Hier, je lisais :
« ...Louis-Edmond Hamelin, le père du concept de « nordicité », s’est donné comme but d’enrichir le vocabulaire de l’hiver, un vocabulaire singulièrement pauvre dans les dictionnaires écrits par des gens qui habitent des pays sans hiver digne de ce nom.
En s’inspirant des travaux de M. Hamelin, on peut affirmer qu’un hivernant hiverne sans le traumatisme de « l’hivernitude », même durant la phase de « plein hiver » et en demeurant dans son « hivernie » naturelle. Il fait alors la démonstration que « l’hivernité » peut se vivre agréablement, « macrohiver » ou « minihiver » »
(Source : Le Soleil, 6 février 2006)
AU-DELÀ DES MOTS
Pour moi, le pleurnichage hivernal érigé comme un discours national est un peu comme s'obstiner sur le sexe des anges : c'est inutile. Un temps parfois, ça peut faire du bien ; la pluie, la bouillie des derniers jours - comme des dernières semaines -, le yo-yo du thermomètre, bref, les aléas de la saison devenus tendance cette saison-ci, ils m'écoeurent et j'en implore le froid.
A contrario des anges et des chimères, notre hiver doit être l'occasion d'innover, comme ça doit être le cas en économie dans le contexte de la mondialisation ; qu'elle soit économique, sociale ou spatiale, l'innovation réfère tant à des processus qu'à de nouvelles façons de concevoir. Ainsi, en allant au-delà de la nordicité en terme de vocabulaire comme Hamelin, « l'hivernité » rejoindrait la notion d'innovation pour un urbanisme et un aménagement du territoire québécois : « Innovation is viewed as a multi-dimensional concept, which goes beyond technological innovation to encompass, for example, new means of distribution, marketing or design. Innovation is thus not only limited to high tech sectors of the economy, but rather an omnipresent driver for growth. » (Erkki Liikanen in Innovation in the Nordic-Baltic Sea Region - A Case for Regional Cooperation (2004))
Cette nordicité, c'est en quelque sorte du développement durable et une approche écosystémique du territoire. Je lis, je réfléchis et je tente d'articuler le tout.
Envoyé par - François - le février 6, 2006 01:11 PM | TrackBack