samedi, le 1 avril 2006

Une dette c't une dette mais encore

Par curiosité, j'aimerais avoir connaissance de la ventilation de la dette québécoise. Le discours libéral sur l'urgence de rembourser celle-ci, ou du moins réduire son poids dans l'exercice budgétaire gouvernemental apparaît douteux ; si, après avoir fait miroiter des baisses d'impôt toujours attendues, toujours promises par les libéraux, le combat contre la dette n'était que poudre aux yeux ? Dans l'art de la mystification politique, qu'importe leur couleur, les partis politiques savent employer la rhétorique et les dupes s'y accrocher.

Loin de moi l'idée de minimiser le poids de la dette comme d'en réduire son fardeau sur notre économie, mais il y a des zones d'ombre. Par exemple, quel est le jeu des passifs et des actifs, quelle proportion est liée à des emprunts auprès d'institutions étrangères ? Soit, une dette est une dette, mais la dynamique financière dans le cas de capital étranger n'est-elle pas différente de ceux qui sont nationaux ou qui le sont indirectement (le prêteur est national, pas le capital) ? Bien que le budget québécois fut déposé récemment, j'ai survolé le document Consultations prébudgétaires 2006. Perspectives économiques, finances publiques et dette du Québec, disponible sur le site du ministère des Finances du Québec afin d'y trouver des réponses ou du moins les prémices. Ainsi, l'iniquité entre les générations, maintes fois décriée, ne serait pas tant probante comme le laisse entendre les tribuns ; lorsqu'il s'agit d'actifs et d'immobilisations (quart de la dette), les générations futures en profiteront (p. 29). Certes, c'est préoccupant, car il ne faut pas élargir le fossé, mais il faut relativiser et surtout faire preuve de sérénité pour ne pas tomber dans le populisme.

Envoyé par - François - le avril 1, 2006 12:44 PM | TrackBack
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