jeudi, le 25 mai 2006

Sortir Sainte-Foy de la mairesse

Au sujet de la vision éconmique de la mairesse Boucher pour la ville, le président sortant de la chambre de commerce des entrepreneurs de Québec juge qu'elle est inexistante, ce à quoi elle rétorque « que la prospérité de Sainte-Foy [la ville dont elle fut la mairesse] démontre sa capacité de gérer le développement économique de la ville. »

Or, gérer n'est pas prospecter ; j'ai beau chercher, je ne vois poindre aucune politique en ce sens. Aussi est-il curieux d'entendre madame défendre son ancien bilan économique à feue Sainte-Foy alors que celui-ci avait comme caractéristique d'être fortement teinté par une fonction commerciale bénéficiant d'une localisation géographique optimale (tête des ponts comme des axes routiers, entrée de ville) et la présence de l'Université Laval. Bref, elle se donne un peu trop de crédit. Et la réalité fidéenne n'est pas celle de Québec.

Personne ne peut lui reprocher sa gestion rigoureuse. Presque obsessionnelle, elle flirte un peu trop avec ce court terme qui délecte ses électeurs-apôtres et il y a tout ce pan de la ville moderne qu'elle ne saisit pas - à moins qu'elle ne feigne par opportunisme politique - qui échappe aujourd'hui à la ville. Nous ne sommes plus à l'époque où cette dernière était uniquement un prestataire de services et son maire son exécutant. Parce que la concurrence est vive et vient de partout, le développement économique passe par notre rigueur, non seulement à gérer, mais aussi à créer, innover, prospecter dans toutes les sphères de l'urbain, du rayonnement international aux dossiers locaux.

Envoyé par - François - le mai 25, 2006 12:41 PM | TrackBack
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