Parlons foot et parlons France pour nous demander si l'édition 2006 qui peine au présent mondial et ce, depuis ses succès de 1998 et 2000, est à l'image de ce pays en refusant les remises en questions.
Les Henry, Zidane et Barthez, malgré leurs qualités, seraient-ils porteurs d'une nostalgie de laquelle on croit tirer la victoire comme d'un automatisme, en pensant que les autres n'ont pas changé ? Difficile de ne pas faire de parallèle avec la vie publique française ; l'humilité d'une classe politique qui fait défaut, toujours prompte à en appeler aux valeurs de la République, des jeunes qui poussent, se heurtant à la hiérarchisation et à la rigidité des institutions et leurs acteurs. C'est le sentiment que j'ai.
Envoyé par - François - le juin 20, 2006 01:08 PM | TrackBackAlors là, François, je ne te suis pas du tout sur ce parallèle.
Autant, je suis très critique envers nos hommes politiques. Autant, je peux l'être avec notre équipe de foot. Autant, je pense que cela n'a rien à voir.
Benoit > En suivant jour à jour l'actualité française, de même qu'au fil de mes discussions avec ma petite amie qui est française et qui compare nos deux sociétés, je remarque une difficulté de la France à la remise en questions, à assouplir ses acquis. Quant aux hommes et femmes politiques, leur côté « diplômé ENA », comme l'appel aux valeurs républicaines leur donne un côté science infuse qui me chatouille.
Sur le parallèle foot/politique, mon impression - peut-être est-elle fausse, à la limite boiteuse -, mais y a une lisibilté du jeu du premier avec ses joueurs marqués et dont on connait les réactions, un peu comme la classe politique. Le CPE n'a-t-il pas été un exemple de ce qui se fait souvent : réforme menée et adoptée cavalièrement, braquage de la société, puis recul. Sauf erreur, une réforme du BAC vers une formation continue n'a-t-elle pas déjà subi le même sort ?
Si je reviens au foot, le France/Espagne semble m'avoir donné tort, sportivement parlant, et honnêtement, je m'en réjouis ! :c)