mardi, le 29 août 2006

A +

A. est au Québec depuis un an. A. étudie fort pour son MBA. A. a d'excellentes notes. A. réussit très bien à concilier travail/études ; les emplois qu'elle occupe ou a occupés, en un an, sont liés à sa carrière. Après que je lui aie expliqué certains rouages pour les contacts, voilà qu'un réseau a pris forme et ne cesse de se développer. Après cette première année universitaire, A. a appris que son nom figurera au tableau d'honneur de sa faculté.

Ah oui... Avec un certain effroi, A. s'est aussi rendu compte qu'au Québec, on peut faire des études de maîtrise même en ne sachant pas écrire... C'est que, voyez-vous, chère élue de mon coeur, nous sommes une société composée de nombreux — trop — poissons qui mordent aux lignes qui leur sont tendues et qui passent à travers les mailles du filet.

Après un an, je suis fier de vous annoncer que A. fait la barbe à ces Québécois bavards qui ont raté les défis du savoir et de l'éducation. Pas de statistiques pour appuyer mes dires, je l'admets volontiers, mais le j'ai le sentiment d'une paupérisation de ma société.

Envoyé par - François - le août 29, 2006 07:11 PM | TrackBack
Commentaires

A+... LOL...

C pô vra que la lang francase fait pitie au kebec. Les jeuns save écrire, c sur. C koi le problem?

Apprendre a lire au son, sa nous empaiche pô de savoire ékrire.

lol lol lol...

(mais finalement, quand j'y pense, pas beaucoup de laugh... même l'anglais est mal écrit: la loi du moindre effort gagne du terrain d'année en année)

;-) (-:

Envoyé par: Serge Alain le août 29, 2006 09:34 PM

C'est difficile d'écrire comme du monde quand on sait que le gouvernement va baisser les exigences pour embaucher des professeurs !!! Pis bon, facile aussi d'écrire en SMS :)

ET BRAVO à A.

Envoyé par: Looange le août 29, 2006 09:52 PM

En fait moi ce que je ne comprends pas c'est pourquoi parler correctement sa langue maternelle est considérée comme "snob", il me semble que c'est un minimum dans la vie. Et j'avoue que oui j'ai été effarée de lire certains travaux de Québécois avec qui je travaillais, pas d'écriture en sms/tchat mais des fautes d'orthographes, de conjugaisons, de constructions de phrases. D'un autre côté quand un prof nous dit qu'elle ne compte pas les fautes d'orthographe à l'examen alors qu'on est en maitrise, bon... ceci explique peut-être une part du problème. Je peux vous dire qu'en France les fautes sont comptées et depuis le collège/secondaire alors on acquiert certains reflexes. Long débat... Quand F. m'ouvrira les portes de son blogue (c'est prévu bientôt) je pourrai m'expliquer plus longuement.

Envoyé par: A. le août 30, 2006 08:40 AM

Serge > Autre article qui décrit cette réalité dont tu fais mention, juste ici.
Looange > L'Etat baisse ses exigences certes, mais en copie de la société, ô malheur...

Envoyé par: Francois le août 30, 2006 12:50 PM

Merci pour le lien, François.

Déplorable en effet. Oui, je crois que les Français (à la base) s'expriment avec beaucoup plus de nuances que nous. Comme j'ai déjà écrit, un sans-abri là-bas s'exprime souvent mieux que nos élus d'ici, c'est tout dire.

Concernant le système d'éducation, y en aurait long à jaser! Le laxisme qui y règne est sans doute le reflet de la paresse globale de notre société en matière de langue parlée et écrite: la langue est devenue un outil comme un autre pour communiquer le plus rapidement possible, alors qu'elle devrait être la clé de la communication.

Quant aux professeurs, je ne les blâme pas trop. Je connais une enseignante fort compétente qui a vu passer le courant dans les 25 dernières années et, d'amoureuse de son métier, elle est devenue avec les années une rêveuse de la retraite, par dépit. Les générations actuelles ne pensent plus qu'à la vitesse, à l'apparat et refusent presque toute forme d'enseignement, sous prétexte que ça vient des plus vieux...

En tant que Baby boomers, on a voulu mettre un terme à l'autoritarisme sous toutes ses formes, glorifier l'enfant et les contraintes au minimum. En cela, la publicité et le commerce nous ont beaucoup aidé.

Voilà le résultat.

Envoyé par: Serge Alain le août 30, 2006 08:28 PM

Faudrait peut-être monter un peu le niveau scolaire ?!! Ça aiderait !
Juste sur les sites de rencontre, on se rend compte (ouf un jeu de mot sans le vouloir) que c'est vraiment poche côté français (même si je sais que j'en reperds un peu, je ne suis pas encore rendue la)

Envoyé par: Looange le août 31, 2006 07:56 AM

Si je peux me permettre une "confidence", alors sur l'un de ces réseaux j'ai rencontré plusieurs filles et je me suis (entre autres!) basé sur leur manière de bien écrire avant de prendre rendez-vous avec elles... La première "vraie" n'a duré que trois mois mais cela n'a rien à voir avec son niveau de langage qui était super! La deuxième, eh bien, ça fait quatre ans maintenant.

Mais oui, lorsque je commençais une relation épistolaire avec une madame, dès que ça tournait dans le LOL et autres niaiseries, je passais à la suivante.

Outre les farces habituelles à propos de la "langue", je dois reconnaitre que je faisais une sélection dès le départ sur l'écrit d' une femme.Et jusqu'ici, je ne me suis pas trompé!

Envoyé par: Serge Alain le août 31, 2006 10:04 PM

Et si avant d'apprendre une autre langue, on apprenait d'abord la nôtre ? Je constate que en France, les élèves de collège ne savent pas bien écrire, ni parler d'ailleurs, quand j'entends un adulte dire "Il a tombé par terre" hum hum !!! Bon maintenant moi aussi je fais des fautes, ce qui me sauve c'est que je lis pas mal.

Envoyé par: Sophie le septembre 1, 2006 09:31 AM
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