mardi, le 5 septembre 2006

Entre espoir et résignation

Réflexions d’un urbaniste pour une ville en réflexion. Meurtrie, jamais morte, Sarajevo est un défi :

[...] On oublie trop souvent qu’une ville est d’abord un site spécialement choisi par des hommes pour y vivre. De l’Antiquité à nos jours, différentes sociétés se sont succédées à Sarajevo en bâtissant des lieux sur des espaces qui correspondaient à leurs choix de vie. La civilisation romaine installa des thermes à l’ouest, proches des sources naturelles dans la vallée de Butmir, les marchands de l’empire ottoman préférèrent habiter le cirque calcaire à l’est, à proximité du débouché de la rivière Miljacka pour pouvoir transformer les matières premières en produits finis (cuir, or, cuivre, tissus, tapis). Les quarante années d’occupation austro-hongroise virent l’organisation de la ville moderne avec les lieux de la représentation du pouvoir, organisés le long de la vallée de la Miljacka canalisée et tout son cortège d’innovations techniques ; le chemin de fer, l’électricité, le tramway, l’université... Jusqu’en 1950, les historiens parlent de Sarajevo comme de la « belle assoupie », 70.000 habitants y résident entre Bentbasa et Marindvor (Stari Grad et Centar) [...] Dix ans après la fin de la guerre, tout est bouleversé et, malheureusement, tout est désespérément comme avant. Le problème est aujourd’hui : comment faire vivre décemment les 450.000 habitants de la capitale de la Bosnie-Herzégovine ? [...] (Repenser la ville de Sarajevo : réflexions d’un urbaniste, Jean-François Daoulas, Courrier des Balkans)

Envoyé par - François - le septembre 5, 2006 01:16 PM | TrackBack
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