
Je n'ai pas lu la totalité des impressions des autres blogueurs qui furent présents à Québec, Carrefour International. Qu'un bref survol pour ne pas être « contaminé ». Alors j'y vais de courtes observations, impressions, post-évènement :
RAYONNEMENT CULTUREL
Soit, la souveraineté donnerait au Québec des outils dans « le combat pour la diversité culturelle », comme l'a martelé l'ancienne ministre Louise Beaudoin. Un joueur somme toute mineur, une voix aux côtés d'une France, par exemple, mais un Québec toujours protectionniste de son « industrie » culturelle. Pour cette raison, l'exception culturelle devient une condition. Et le Canada, joue-t-il ce rôle ? Je le crois, mais se peut-il que celui-ci soit tributaire du gouvernement en place ? Par exemple, un gouvernement conservateur est-il plus enclin à faire jouer les forces du marché, au grand dam du Québec ? Quant au souhait de madame Beaudoin qu'un secrétariat sur la diversité culturelle voit le jour à Québec advenant la souveraineté, ça me semble présomptueux. Ne relèverait-il pas de l'UNESCO ?
Pour clore le thème du rayonnement culturel, le producteur Yves Fortin a claironné que la ville de Québec est discriminée par des organismes de financement fédéral — notamment Téléfilm Canada pour la production audiovisuelle — au profit de Montréal. Ce cri ne m'a pas ému ; au-delà des clivages qu'on a tenté de dessiner encore une fois entre fédéralisme canadien et québécois, entre Montréal, Québec et les régions, je demeure sur l'impression d'une mystification qui masque l'incapacité des politiciens de Québec à parler d'une voix et à imposer nos vues.
À GRANDE VITESSE
Comme le TGV : un thème passé à toute vitesse. Le PDG du National Corridor Initiative aux États-Unis, monsieur James P. RePass, a causé train à grande vitesse. Rappelons le désir du Bloc que Québec soit branchée à un réseau TGV nord-est américain. Un Québec-Windsor ou un Québec-New-York. Dans un français hésitant mais louable, monsieur RePass a multiplié les anecdotes et les millions. Pas convaincant. Mais à sa défense, notons que les dix minutes qu'on lui a accordé n'ont pas aidé sa cause... Et le TGV, ça part et ça revient dans l'actualité. Rien de nouveau pour moi.
Quant à Mario et son intervention sur la ville sans fil — internet accessible partout —, lui aussi a dû l'amputer. Dommage et déplorable qu'on l'ait précipité de la sorte, car voilà un projet dans l'air du temps qui serait rassembleur et surtout, réalisable à court terme.
Envoyé par - François - le octobre 23, 2006 11:21 PM | TrackBackLe TGV, le Loch Ness du Québec... Cannon qui balance d'avance que ce ne serait pas rentable et qu'on n'y réfléchira même pas. Je pense que si on avait fait des vrais analyses coûts-bénéfices pour tous les grands projets de développement, sans avoir une vision globale autre que le retour sur bidous à 5 ans, on n'en aurait fait aucun
Envoyé par: Stéphane Z. le octobre 24, 2006 10:23 AM