Comme un peu partout le long du fleuve, les glaces se font rares. C'est que l'hiver a fait une saison de lui en retard.
Et de ce fleuve aux grandes eaux qu'on considère mer tellement il est vaste, je me souviens de ces moments où il faisait froid à pierre fendre. Un moins trente au bout du quai de Kamouraska, un facteur éolien aux allures de fouet sur des bouts de peau aventureux et que je m'empressai de couvrir. Là, je vous assure, vous sentiez la vie et j'étais bien.