vendredi, le 13 avril 2007

Urbanisme et présidentielle

Grâce à Thierry Paquot, l'urbanisme s'invite dans la campagne présidentielle française. Au cœur de son intervention, ce qui animent urbanistes, aménagistes et géographes : la notion de territoire, les relations qu'entretiennent les hommes entre eux ainsi qu'avec leur milieu et l'espace vécu. Et peut-être une autre manière de considérer le territoire et d'y intervenir.

Sauf erreur, voilà un thème qui a été absent lors de la récente campagne électorale québécoise. Un de plus direz-vous...

« [...] Ce qui associe ces différentes préoccupations, de nature et de temporalités variées, se nomme “écologie existentielle”. Il s’agit d’un rapport amical et pacifique entre humains et entre les humains et la Terre. Il s’agit d’un art urbain de vivre, aux mille facettes, aux mille inventions, aux mille désirs, aux mille effets insoupçonnés qui sans cesse redistribue les cartes de ce jeu où chacun se doit de gagner un peu plus d’estime de soi, un peu plus de confiance en soi, un peu plus de soi dans sa capacité à appréhender l’Autre, à grandir sous son regard, à progresser à son rythme, à se connaître dans le miroir de son étrangeté. Oui, c’est cela l’urbain, la possibilité d’être soi avec et parmi autrui [...] L’éco-urbanisme (ordinaire et extraordinaire) doit être impulsé par le gouvernement, un gouvernement soucieux de cette écologie existentielle au point de ne pas lui attribuer un ministère mais d’en imprégner toutes ses décisions, ses réflexions, ses engagements. La culture politique n’ajoute pas un volet “écologique” à ses prérogatives, elle baigne dedans. [...] »
(Thierry Paquot, Avis aux candidats. Être “responsable” signifie avant tout “tenir sa parole”, via Le blog de la ville)

Envoyé par - François - le avril 13, 2007 12:55 PM | TrackBack
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