Catherine m’a soumis ce sujet de discussion que je trouve fort intéressant et qui fera l’objet d’un colloque dans le cadre des Entretiens Jacques Cartier qui se tiendront à Lyon en décembre 2003 :
Les villes ont-elles achevé leur transition ?
« Le vingtième siècle a été un siècle de multiples transitions pour les pays industrialisés. Une véritable transition urbaine a accompagné ces évolutions. Les deux manifestations majeures en ont été d'une part la concentration des hommes et des activités dans les villes et d'autre part une extension progressive des périmètres urbains.
Les villes ont-elles désormais achevé leur phase de transition ? Leur organisation spatiale ne risque-t-elle pas d'être modifiée par les changements démographiques à venir, en particulier le vieillissement de la population, susceptible de générer des besoins plus importants en termes de proximité (des personnes, des services…), et donc le désir accru d'une ville plus compacte ? »
(Source : INRETS)
Ma première réflexion pour lancer la discussion est que les éventuelles modifications de l’organisation spatiale dont il est question ici conduiront sans doute à une plus grande autonomisation de certaines banlieues ou si vous préférez, à la création de sous-centres urbains et la consolidation de ceux existants. Par exemple, on peut penser que la ville de Laval au Québec est un sous-centre avec un parc industriel florissant, une fonction commerciale très développée et un technopole bien implanté. Malgré qu’elle ne soit pas une ville dite compacte, pourrait-elle prétendre devenir la ville centre de la couronne nord montréalaise, si ce n’est déjà fait ? Je me souviens qu’il y a quelques années, les autorités municipales avaient mandaté une firme - Trizec si mon souvenir est bon - pour qu’elle étudie l’opportunité de « créer » un centre-ville. Bien que l'idée de créer de toutes pièces un centre-ville m'apparaisse boîteuse, est-ce que ça s'inscrit dans ce qui a été dit au préalable ?
J’attends vos premiers commentaires avant d’explorer plus à fond les diverses questions énoncées précédemment.
Désolé pour tous ceux qui avaient posté certains commentaires dans la fin de la journée et le début de soirée du 25 juin mais il y a eu de la maintenance sur mon serveur et certains commentaires ont été effacés par la compagnie lors de l'opération, à ma grande frustration. Mes plates excuses...
M.AJ. J'ai réussi à retrouver les commentaires après quelques acrobaties. Je les ai remis en ligne avec par contre un problème dans la chronologie...
J’ai bien aimé les petits commentaires de monsieur P. et d’Isa à la suite à mon article du 24 juin. Me suis bien marré quoi ! Voici une petite réplique à chaud :
Pour monsieur P., le Marcel dont je fais allusion est un maire ou plutôt un ex-maire... Peut-être croit-il que je me payais la tête de l’ex-maire de St-Augustin, Marcel Corriveau. Si monsieur P. avait lu l’article du 4 juin, il aurait peut-être compris que je me moquais de citoyens, dont l’un se prénommait Marcel et qui était cité dans le journal Le Soleil... Même la référence y est. Mais si vous préférez Pierre, André ou Alfred, je n’ai aucune objection. Quant à vos leçons de savoir vivre, sachez que je n’en ai pas à en recevoir. Je n’ai diffamé personne et je me sens à l’aise d’utiliser le style qui me plaît, selon mes humeurs.
Par contre, si ça peut vous rassurer, je n’ai pas l’intention de consacrer tout mon temps à dépeindre les personnes qui ne pensent pas comme moi comme des connards, des imbéciles, des retardés ou le sobriquet que vous préférez. Dans votre cas, celui qui vous répugne le moins. Pas mon genre. Mais alors, dîtes-moi comment vous appelez ces personnes qui se sont réellement objectées à la construction d’un foyer de personnes âgées et d’une coopérative destinée aux ménages à faibles revenus en argumentant mille et une conneries ? Je n’invente rien. C’est arrivé récemment sur le territoire des anciennes municipalités de Loretteville et de Val-Belair.
Monsieur P. me dit : « Doit-on en conclure que c'est parce que vous n'avez pas la capacité d'émettre des interventions constructives, articulées et nuancées. »
Où étiez-vous monsieur P. quand j’ai parlé des questions de gouvernance urbaine, de développement durable ou j’ai glissé un mot sur la notion d’espace vécu ? Avez-vous nourri la discussion ? Je n’ai pas vu l’ombre d’une de vos interventions. C’est certainement plus facile pour vous de jouer à la petite vierge offensée.
Enfin, Isa parle de son aversion pour ceux qui osent « exercer de la violence verbale », que mon carnet n’est qu’un « prétexte servant à diffuser une haine ». Comme vous avez la peau courte ! Je me souviens de votre commentaire en réaction à mon article sur la nouvelle règlementation sur l’eau potable envisagée par la Ville de Québec où vous insistiez sur la nécessité de sensibiliser et d’éduquer les citoyens, plutôt que de brandir le bâton comme je le suggérais. Dans un tel dossier, vous êtes sûrement du genre kiosque d’informations ou prospectus trois couleurs broché, alors que n’importe quel quidam sait que le gaspillage coûte cher. Moi, dans un tel dossier comme d’autres, je considère que c’est plus que tout le portefeuille qui aura raison des gaspilleurs. Pour ce qui est de la petite erreur que vous soulignez dans l’article du 13 juin, vous trouvez le moyen de faire deux fautes stupides dans deux courts paragraphes : profesionnalisme (sic) et faite (resic !). Alors les p’tites donneuses de leçons ! Il m’arrivera encore d’en faire des erreurs. De simples coquilles comme des mots de trop, à mon grand malheur.
J'ose espérer que tous ceux et celles qui m'ont vilipendé sauront aujourd’hui bonifier le contenu de mon site et faire de moi un être pacifique et plein d'amour. Tous les commentaires sont bienvenus. Plus sérieusement, j'ai toujours l'intention de lancer parfois mes coups de gueule au gré de l'actualité. Cependant, je vous assure que je ne perds pas de vue mon objectif de faire découvrir les territoires. Pour moi, un territoire n'est pas seulement quelque chose de physique qu'on touche du doigt mais surtout la somme des actions humaines qui le modèlent, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Ce qui est bon ou mauvais demeure mon point de vue et je n’ai pas la prétention d’avoir raison. Si vous n’êtes pas d’accord, non pas avec mes opinions mais avec mon approche de cybercarnet, je vous suggère un joli site où « tout le monde il est beau, tout le monde il est fin ». Le territoire du merveilleux quoi !
C’est là !
La semaine dernière, j'ai publié un petit article à la suite du dépôt du projet de loi sur les consultations devant mener éventuellement aux défusions. J'ai envoyé un résumé de ce même article sur un forum de discussion de Radio-Canada. Parlez-moi de mauviettes et de petite rectitude pour ces responsables du forum. On a censuré le mot « connard » ! J'en fais pas un drame et ne pleurerai pas au viol de ma liberté d'expression mais tout de même. Un si joli petit mot, plein d'amour et de douce tendresse...
Texte original :
« Des Marcel de banlieue se sont senti bousculés. Pas tous des lumières ces Marcel. Quelques connards pour qui un terre-plein fleuri est synonyme d'identité ou d'autres qui perçoivent en l'arrivée d'une coop ou un foyer de vieux comme un viol de leur qualité de vie. »
Texte modifié par Radio-Canada :
« Des Marcel de banlieue se sont senti bousculés. Pas tous des lumières ces Marcel... pour qui un terre-plein fleuri est synonyme d'identité ou d'autres qui ressentent l'arrivée d'une coop ou un foyer de vieux comme un viol de leur qualité de vie. »
L’art de changer l’air en eau
Dectron International filtre l’eau produite par les climatiseurs
afin de la rendre potable
Extrait
Dectron International peut changer l’air en eau potable, et ce n’est pas un miracle. L’an dernier, cette entreprise montréalaise qui possède sept usines, dont six dans la région métropolitaine, a fait l’acquisition d’une technologie brevetée pour produire de l’eau à partir de l’air. Et ça marche!
Tout le monde peut constater que les appareils de climatisation, en refroidissant
l’air, laissent un résidu d’eau, laquelle est toutefois impropre à la consommation
humaine. Des clients de Dectron, un consortium d’entreprises spécialisées dans l’industrie de la qualité de l’air ambiant, ont demandé s’il était possible de récupérer ce liquide condensé qui sort des climatiseurs. «Nous leur avons dit que
nous allions essayer d’avoir une technologie pour filtrer cette eau, lui enlever toutes les impuretés, les particules de poussière et les gaz pour la rendre potable», raconte Brian Monk, vice-président exécutif de Dectron et ancien président de Circul-Aire, une compagnie acquise en 1998.
Pour l’instant, Dectron fabrique surtout des prototypes pour l’application de
cette technologie étonnante, dont l’un fonctionne fort bien sur une plate-forme
de forage d’Exxon dans le golfe du Mexique, avec une production de 600 litres d’eau potable par jour. En mer, il y a trois possibilités d’approvisionnement en
eau potable: en transporter par bateau ou par hélicoptère depuis la terre ferme,
transformer l’eau de mer en eau douce ou alors extraire l’eau qui se trouve dans
l’air. En mer, cet air est salé; il faut alors le purifier du chlore et des émanations de gaz qui proviennent de la plate-forme elle-même et des appareils qui s’y trouvent, notamment des génératrices d’électricité dont on a besoin pour les travaux de forage et pour le fonctionnement de l’appareil qui produit l’eau.
(Source : Claude Turcotte, Le Devoir, samedi 21 juin et dimanche 22 juin 2003)
Vous connaissez la LNI (Ligue nationale d'improvisation) et son arbitre Yvan Ponton ? Parfois, lorsque l'impro. va tous bords tous côtés, que les joueurs jacassent mais ne s'écoutent pas, l'arbitre siffle et lance dans la salle un « confusion ! ». Le PM et ses p'tits namis (sic!) y auraient droit aujourd'hui avec le projet de loi sur les consultations menant aux défusions. Je ne vous tracerai pas un résumé de la loi, les médias s'en chargent et on peut la lire sur le site du MAM.
La loi sur les fusions était loin d'être parfaite : peu innovante dans les structures, bâclée et pour certains, antidémocratique. Des Marcel de banlieue se sont senti bousculés. Pas tous des lumières ces Marcel. Quelques connards pour qui un terre-plein fleuri est synonyme d'identité ou d'autres qui perçoivent en l'arrivée d'une coop ou un foyer de vieux comme un viol de leur qualité de vie. Mais surtout, un discours d'une incroyable ignorance de la ville. La vraie. Et Québec c'est pas Rio, New-York ou Mexico avec des problèmes de grande ville. Québec, c'est blanc, franco. Ça ne pue pas, c'est propre, tranquille et sécuritaire. Loin de la méga ville que certains laissent entendre dans les médias.
La loi 1 proposée la semaine dernière porte sur l'adhésion. L'occasion est belle de s'assoir, se gratter l'esprit pour accoucher d'un projet de développement pour notre ville. Mais peut-être est-ce trop demander à bien des nostalgiques. S'il faut leur confier la gestion des vidanges pour les rendre heureux, alors faisons-le... Depuis hier, cette façon qu'on a d'avancer de reculon me furieux. Je m'y attendais par contre.
Ces derniers jours, j'ai vu un reportage sur Prague. Ville superbe et un pays fascinant. J'ai vécu quelques mois dans l'ex-Tchécoslovaquie et je me suis passionné pour ce pays. Un Québécois qui y vit se disait impressionné par l'ardeur des Tchèques à relever des défis et leur esprit d'initiative depuis la chute du communisme. Croyez-moi la tâche était beaucoup plus importante que « bâtir » une ville d'à peine un demi-million d'habitants. Une leçon.
Voilà. C'est tout et ça me suffit. Une année de pure perte d'énergie se profile. On les entendra trop ces peureux et paresseux. J'aurai bien d'autres occasions de revenir sur le sujet.
La semaine dernière, j'ai fait une petite montée sur le gaspillage de l'eau potable alors que dans mon complexe résidentiel, on arrosait abondamment, même après plusieurs jours de pluie. La Ville de Québec a proposé pour adoption un règlement sur l'utiisation de l'eau. Voici en quelques lignes l'essentiel de la proposition :
Le règlement proposé :
- détermine les conditions de l'utilisation de l'eau potable provenant du réseau d'aqueduc municipal pour les périodes d'arrosage, le remplissage des piscines, le lavage de véhicules et le nettoyage des stationnements;
- fixe à 6 litres la quantité maximale d'une chasse d'eau pour tout cabinet d'aisance qui sera installé à compter de la mise en vigueur du règlement;
- interdit l'installation de tout système de refroidissement et de réfrigération ou de congélation muni d'un système de refroidissement à l'eau.
Selon Mme Ann Bourget, conseillère municipale associée au comité exécutif, « la Ville souhaite ainsi se doter d'un des règlements les plus complets au Québec, facile d'application et tout en n'imposant pas de contraintes excessives aux citoyens et citoyennes ».
En vertu du règlement proposé, l'arrosage d'un jardin, d'un potager, de la pelouse, d'un arbre ou d'un arbuste sera permis entre 20 h et 23 h, sauf les samedis :
- les dates paires pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre pair;
- les dates impaires pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre impair.
Autres dispositions réglementaires :
Le projet de règlement R.V.Q. sur l'eau potable propose que le remplissage des piscines soit autorisé en tout temps, sauf au cours des mois de mai et de juin où il sera permis uniquement de 20 h à 6 h, selon le même calendrier que celui de l'arrosage : dates paires, sauf les samedis, pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre pair, et dates impaires, sauf les samedis, pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre impair.
Le nettoyage des entrées, des allées d'accès et des stationnements ne sera permis qu'en utilisant un boyau muni d'une fermeture automatique et uniquement du 1er avril au 10 mai de chaque année lors du grand ménage du printemps ou encore lors de travaux de peinture, de rénovation, de pose d'enduit protecteur ou de nettoyage d'une surface comportant des produits pétroliers ou des substances gommeuses.
En ce qui a trait au lavage d'un véhicule, celui-ci sera permis en tout temps à la condition d'utiliser un boyau à fermeture automatique.
À la refonte des règlements des anciennes villes s'ajouteront d'autres actions de la Ville de Québec pour économiser l'eau potable, dont la recherche et la réparation des fuites sur le réseau d'aqueduc, l'optimisation du traitement de l'eau potable, la gestion de la pression d'eau, l'éducation et la sensibilisation (notamment par sa participation au Programme d'économie d'eau potable de Réseau-Environnement).
(Source : communiqué de presse, Ville de Québec)
Bien hâte de voir les modalités d'application du règlement. J'espère que le baton va frapper fort !
Je vous recommande fortement d'écouter l'émission Thalassa de cette semaine qui devrait être fidèle à son habitude : tout à fait passionnante !
THALASSA : vive la marée noire !
Cette semaine, l'émission THALASSA nous livre une enquête fouillée où l'on découvre qu'en matière d'hydrocarbures, il vaut mieux guérir que prévenir, nettoyer les plages que multiplier les contrôles dans les ports, gratter les rochers mazoutés que faire le ménage dans le milieu des pollueurs, ces rois du pétrole qui sont les vrais gagnants des marées noires. Un milieu opaque et verrouillé, une filière qu'Antoine Mora a remontée (avec Patrick Boileaux) de la Suisse à la Russie, sur les traces du Prestige, le si mal nommé pétrolier coulé au large de la Corogne cet hiver. Un voyage hallucinant dans un monde où l'argent pue plus encore que les hydrocarbures ! Récit autour d'un naufrage annoncé.
Ce vendredi 20 juin, 19 h 30, à l'antenne de TV5
Rediffusion le samedi soir à 0 h 30 et le mardi à 15 h. HE
(Source : infocourriel TV5)
Tous les samedis je lis mon journal Le Devoir et chaque fois, je me régale de la chronique de Jean Dion. Cette semaine ne fait pas exeption. Je vous en propose un extrait qui porte sur la lecture du programme du Grand Prix de Formule Un qui se tient à Montréal cette fin de semaine. Aucun rapport avec l'urbanisme ou l'aménagement du territoire, mais l'ironie et le ton sarcastique de Jean Dion valent cette petite digression. J'aime bien le petit commentaire de la fin à l'intention des prétentieux de publicitaires.
AU FOND DU PUITS
Toute une performance
(extrait)
Autre petite chose : dans le programme, il y a beaucoup beaucoup d’annonces publicitaires. Or comme, à l’exception de Playboy et de la Neue Rheinische Zeitung, je n’achète aucune publication pour les articles, j’ai pensé vous en livrer un petit résumé (des annonces). Lisez à tête reposée, faites les cent pas, dégagez-en les lignes de force, jasez-en avec votre âme sœur au souper et revenez-nous après la pause.
La Subaru Impreza WRX STI est «équipée d’un système de traction intégrale symétrique ultra haute performance ». La Mercedes-Benz C32 AMG? «Avec de telles performances, vous pourriez croire qu’il faut être Kimi Räikkönen pour la conduire.» Les pneus Yokohama sont des «radiaux de performance » qui vous offrent «l’ultra-haute performance à son meilleur». (NDLR: À son pire, il paraît que l’ultra-haute performance n’est pas belle à voir. Comme si elle venait de se lever.)
La Mazda 6 2004 GS-14: «Des performances dynamiques ». Avec Mobil, «exigez la performance»; «donnez-lui [à votre moteur] la chance de performer». La montre Tag Heuer: «100 % prestige, 100 % performance ». Les 130 000 employés de Michelin ont la ténacité de «se dépasser tous les jours pour améliorer sans cesse nos performances». Les petites voitures Hot Wheels proposent «des lignes stylisées et des performances grisantes ». Jaguar: «L’instinct de la performance ».
Le Soin ultra-hydratant Biotherm Homme offre «le pouvoir des sources thermales, oligo-éléments et vitamines qui performent pendant des heures pour votre peau». L’Acura 3.2 TL Type S A-Spec offre une «performance Type S». Qu’ont en commun McLaren Mercedes et Computer Associates? «La passion de la performance ». Le carburant Shell Optimax Or est «conçu pour garder votre moteur au sommet de sa performance ». Castrol et Juan Pablo Montoya sont «des partenaires en performance» (sic). La moto BMW est munie d’«un moteur à injection haute performance». Ford : «Cent ans de fierté et de performance». La série Fran-Am Pro 2000 offre «un tremplin haute performance aux meilleurs jeunes pilotes». Et pendant que Panasonic propose «des performances records», Air Canada est une «high performance airline» qui commandite un «high performance event» et apporte à ses clients tout plein de «high performance ».
Voilà. Vous trouvez maintenant celui qui a dit que les concepteurs publicitaires étaient les grands créateurs originaux postmodernes de notre temps et vous lui envoyez un courriel pour lui dire que, ben, il s’est fourré.

Avez-vous vu ce que la ville de Rimouski vient d'inaugurer une promenade le long du fleuve ? Quelle horreur ! Béton, asphalte, du grand art d'aménagement ressucité des années soixante.
Je me suis bien marré ce midi. J'ai tendu l'oreille du côté de la radio pour entendre feue mairesse Boucher de feue Ste-Foy et je l'ai entendue brailler à propos des voyages du maire l'Allier. Que c'est misérable et minable à entendre ! Échanger, voir ce qui se trame ailleurs, horreur ! Vaut mieux se regarder le nombril, jouer avec sa petite mousse et se dire combien nous sommes beaux, fins et bons. Je propose qu'on limite nos échanges avec Laval : le chemin est quasi-direct et eux peuvent nous montrer comment on bâtit une ville avec des belles autoroutes... Et pour les fêtes du 400e anniversaire de Québec en 2008, pour pas que ce soit trop gros et trop cher, apportez vos chaises et vos guimauves, on va chanter autour d'un beau feu de camp sur les plaines !!!
Mercredi, je me suis amusé à explorer le site internet de la Ville de Québec question de voir ce qu’il a dans le ventre. Je suis allé un peu partout en cliquant ici et là. En entrant dans la section Communiqués de presse, mon attention a été attirée par le communiqué Vers un développement durable. De 2002 à 2005, au-delà de 225 millions $ investis dans Limoilou . Je m’y suis arrêté, car j’ai toujours trouvé drôle la manière dont on traite cette notion. On dirait que dès que c’est vert, les acteurs publics parlent de développement durable et on remarque des mots qui sonnent souvent et qui reviennent presque à tout coup. Le texte n’y fait pas exeption : qualité de vie, amélioration de l’environnement, planification, gestion, positif et concertation. Bref, le développement durable c’est chic, à la mode et surtout fourre-tout. Je retiens surtout le dernier mot : concertation. Et qui dit concertation, dit processus de consultation, mais aussi son aboutissant, la prise de décision.
La ville est une communauté aux intérêts divers que les pouvoirs en place doivent concilier et en ce sens, le développement durable appelle à l’idée de la gouvernance pour son succès. L’Observatoire universitaire de la Ville et du Développement durable de Suisse publiait dans son journal Vues sur la ville un dossier intitulé Gouvernance urbaine et durabilité qui rend compte de l’importance de la gouvernance dans la conciliation des valeurs et des intérêts mis en cause par le développement durable, mais surtout dans leur arbitrage.
D’abord, deux approches sont populaires dans la gouvernance. La première, dite normative, renvoie à une approche style management (normes, analyse des politiques, efficacité de l’action) tandis que celle analytique privilégie l’évaluation des transformations de l’action publique territoriale. Elle permet de comprendre la coordination des actions et leur acceptation chez les différents acteurs.
En ce qui a trait spécifiquement à la gouvernance urbaine, l’auteur précise que « ce qui est en jeu [c’est] la possibilité et la capacité des acteurs urbains à mettre en œuvre des politiques, en particulier de développement économique, mais aussi d’aménagements urbains, à travers leur capacité à intégrer les divers groupes sociaux et politiques et à produire des visions partagées du développement urbain. » (LERESCHE J.-PH.) Bref, privilégier la gouvernance c’est chercher l’adhésion du plus grand nombre.
Noble ambition qu’est le consensus ! Mais à mon humble avis, la gouvernance urbaine a ses limites. Par exemple, accoucher de compromis est parfois néfaste, car ils peuvent compromettre la qualité des décisions. On sait que le développement durable nécessite des changements dans nos « façons de faire », des changements douloureux pour certains et qui demandent des efforts. Pensons seulement à notre type d’habitat disséminé et éparse, l’étalement urbain ou notre dépendance à l’automobile. D’où l’idée d’avoir des citoyens et des décideurs éclairés qui se feront les apôtres de changements de valeurs.
Je faisais mention ces derniers jours du forum sur l’avenir de Québec qui s’est tenu en fin de semaine dernière. Parmi les premiers constats on parle de l’importance d’un aménagement urbain intégré ou si vous préférez, de planifier la ville comme un système où les décisions prises dans un domaine ont un impact sur un autre. C’est peut-être ça en partie le développement durable et que la Ville doit assimiler et appliquer. Loin d’être une mince tâche, j’en conviens, mais il s’agit de semer pour pouvoir éventuellement récolter.
Observatoire universitaire de la Ville et du Développement durable : Vues sur la ville. Dossier gouvernance urbaine et durabilité, no. 3, juin 2002.
Un bilan de la soirée d'arrosage : les gicleurs ont fonctionné pendant 1h30 !!! Le sol était tellement gorgé d'eau que celle-ci n'y pénétrait même pas. Je suis découragé...
Ce soir et cette nuit :
Quelques nuages. Ennuagement graduel au cours de la nuit. Vents d'ouest de 40 km/h devenant légers ce soir. Minimum 11.
Mercredi :
Pluie débutant le matin et cessant en fin de journée. Quantité totale de pluie prévue de 15 à 25 mm. Vents du nord-est de 20 km/h. Maximum 16. Indice uv de 1 ou bas.
On prévoit de la pluie demain. Une quantité appréciable nous annonce Environnement Canada. Pourtant, de ma fenêtre, j'entends les gicleurs qui arrosent les fleurs et le gazon sacré. C'est vrai qu'il a fait soleil aujourd'hui. Faut arroser ces végétaux mais pas avec n'importe quelle eau. Non monsieur ! Ils exigent de l'eau traitée, celle qui ne coûte rien... On dit tellement que la pluie est acide. On est jamais trop prudent.
En fin de semaine dernière s'est tenu le forum public Une vision pour Québec – L'avenir maintenant ! organisé par la Ville de Québec et qui devrait être l'amorce de la réflexion menant au Plan stratégique de la Ville de Québec, puis à l'élaboration du Plan directeur d'aménagement et de développement. Voici le compte-rendu préliminaire de la journée. La Ville devrait publier les actes du forum à la fin juin.
Sept thèmes ont été traités en particulier : l'administration municipale et la fiscalité, l'aménagement du territoire et l'habitation, le développement économique, l'environnement; la démographie, le développement communautaire, la solidarité et la cohésion sociales et, enfin, le transport. Quelques grandes tendances ont donc été dégagées lors de cette journée d'échanges.
Sur le plan de l'administration municipale, il est entre autres ressorti que la prestation des services de proximité devrait être du ressort des arrondissements, alors que les grandes orientations relèveraient de l'administration centrale. De plus, la flexibilité et l'évaluation continue devraient prévaloir dans les pratiques de l'administration municipale. Enfin, au plan financier, il conviendrait d'innover et de gérer de manière responsable tout en diversifiant les revenus sans augmenter la taxation. Quant à la tarification éventuelle de certains services, elle devrait être appliquée avec discernement.
En aménagement urbain, l'application du concept d'intégration a été mis de l'avant, notamment au plan de la mobilité, des services de proximité et de l'environnement. En ce qui a trait à l'environnement, la protection du milieu naturel et l'accessibilité aux plans d'eau devraient être au cœur du projet urbain. Au chapitre du développement, l'étalement urbain, la desserte en transport et le respect des choix résidentiels devrait être systématiquement pris en considération, tout comme la mixité des fonctions et la variété dans l'offre d'habitation devraient l'être pour que ce développement soit socialement équitable.
Le développement de créneaux d'excellence, un meilleur équilibre intersectoriel, la rétention de main-d'œuvre par le développement de la qualité de vie et la création d'emplois dans les champs de compétences des jeunes nouvellement formés ainsi que le développement de meilleurs accès en matière de transport ont été les principaux éléments évoqués dans l'atelier sur le développement économique.
Les participantes et les participants de l'atelier sur la démographie ont favorisé la mise en œuvre de mesures d'encouragement, notamment au plan du support à la conciliation famille-travail, de la rétention des jeunes et de l'accueil des personnes immigrantes.
Pour leur part, les personnes inscrites à l'atelier sur le développement communautaire, la solidarité et la cohésion sociales ont favorisé des actions telles que créer et soutenir des espaces de dialogue favorisant une meilleure interaction entre les partenaires du développement communautaire, promouvoir une citoyenneté active, notamment par l'intermédiaire des conseils de quartier et favoriser l'accessibilité physique et sociale aux lieux et aux activités communautaires.
En ce qui a trait au transport, le développement du transport en commun, notamment par une vision intégrée d'un réseau rive nord/rive sud, la complémentarité des modes et le contrôle du développement du réseau routier ont été les approches privilégiées.
Source : Ville de Québec, communiqué de presse, 9 juin 2003.
Je serais curieux de connaître la provenance des participants. Combien venaient des quartiers périphériques ? Ces personnes qu'on entend pleurnicher pour des noms de rues seraient-elles capables de soumettre des propositions intelligentes ?
Claudio Magris:
Aux sources du Danube
Par Evelyne Pieiller
magazine littéraire n°262 -
Février 1989
Claudio Magris a descendu le Danube, comme Wilhelm Meister a traversé l'Allemagne : pour aller à la rencontre de soi, par la découverte des autres. "Danube" est un récit de voyage, il peut également être utilisé comme un merveilleux guide, mais c'est avant tout une réflexion morale, l'acte d'un homme qui entreprend de se demander ce que signifie, tout uniment, une vie d'homme. Avec "Danube", Magris entreprend le grand voyage qui mène de l'affirmation de son identité à la fascination pour l'étrangeté du monde, de l'exploration du monde à la nécessité de se trouver un centre, une règle, une éthique.
Ce n'est évidemment pas par accident que ce vagabondage initiatique choisit le Danube pour se déployer. Au fil des 3000 kilomètres qui mènent de sa source, en Forêt Noire, au delta, en Mer Noire, ce fleuve, beau comme l'archétype même de tous les fleuves, dit le temps qui passe, et les légendes qui le transmettent. Il dit l'Histoire qui bouleverse, et la pérennité têtue des paysages, les brutalités infligées aux peuples, et leur grandeur. Parce qu'il coule à travers toute la Mitteleuropa, il est le symbole magnifique des mondes qui s'effondrent, et qui se refont. Mais ce que Magris va chercher le long de ses berges, c'est moins le souvenir d'un grand Empire qui s'est décomposé, que les traces de ce qui fut, les mélanges qui s'y opérèrent, la singularité de chaque coin de terre.
Magris, dont on sait qu'il est un spécialiste de l'ère des Habsbourg et de la culture autrichienne fin de siècle, qu'il a écrit des études importantes sur W.Heinse et sur Roth, ne pratique pas ici le regret. Ce qui lui importe, ce sont les questions que pose un double mouvement : celui du temps, celui des frontières. Il ne s'agit en aucun cas pour lui de le déplorer, mais tout au contraire, de transformer ce qui pourrait s'y dire de possibilité d'effacement, en affirmation du pouvoir de la mémoire, et en célébration discrète du grand jeu déroutant du vivant. Il descend le fleuve, il salue, ville par ville, le formidable poids du passé, mais c'est pour en voir la particulière beauté aujourd'hui. Tout au long du Danube, c'est moins aux écrivains qu'il fait référence, qu'au génie du lieu, tel que l'ont inventé les faits réels, les anecdotes, les gens, tel aussi, parfois, que subitement il s'offre à lui, Magris, au détour d'une rue, ou dans un café, saisi par son regard à lui, sa disponibilité, son propre réseau d'images. Magris n'entend pas proposer un Baedeker danubien, même littéraire. Il va, il se laisse porter par les méandres du fleuve, il se laisse envahir par ses souvenirs, par la mémoire commune, il se situe, et se dépouille, pour mieux lentement appréhender l'essence de cette vieille Europe du milieu, et écouter ce qui en lui fait écho à la fin de la Cacanie, et à sa métamorphose en petits Etats compliqués.
Magris se promène, de petits chapitres en petits chapitres, fait la pause, commente ses réactions, se laisse, splendidement, inquiéter. Tout "Danube" tient dans la conjugaison du bonheur pris à regarder, à décrire, à "lire" le paysage, et du vertige devant la question de la sagesse à faire advenir en soi, alors que l'Histoire exhibe sa folie. Magris n'est jamais là où on l'attend. Il glisse sur Vienne, il se contente de quelques allusions à Musil ou Roth, alors qu'il rêve tranquillement autour de Stifter, et est exactement fasciné par la multiplicité des
langues en Roumanie. Mais c'est que Stifter, le grand romancier autrichien, lui parle d'un rapport à la vie, humble, obstiné, qui se satisfait de regarder l'arbre d'en face et de transformer ce simple regard en action de grâces, c'est que les vingt-quatre groupes ethniques de la Volvodine, le hongrois, le serbe, l'allemand, le slovaque, l'ukrainien, le yiddish, présents en Roumanie, lui évoquent un passé insurmontable, une richesse irréductiblement vivante, malgré tous les efforts contraires, une diversité fabuleuse que rien jusqu'à maintenant n'a pu tuer. Plus que l'effacement, c'est la trace qui lui importe. Tout ce qui fait résistance au néant. A l'oubli. A l'indifférence. A la neutralisation des valeurs.
Magris ne parcourt pas la Mitteleuropa pour nourrir sa nostalgie. Tout au contriare, il la définit comme "une grande civilisation de la défense, des barrières opposées de la vie", pour lui "la culture danubienne est une forteresse", et quand il fait allusion à un de ses héros, Musil, c'est pour remarquer qu'il "n'aurait jamais pu écrire l'Evangile", alors que "Dostoievski y est presque arrivé". Magris n'est pas vraiment un ardent défenseur de la vieille Europe du centre, il lui reconnait sa force d'ironie, son élégance, mais il n'est pas sûr que c'est lui qui permettra, à lui, homme de cinquante ans, homme de livres, citoyen d'un monde effrayant, de vivre. Ce qu'obstinément il traque, c'est l'horreur du mépris, la crainte de l'autre, l'étranger, la toute-puissante bêtise. Ce qui est omniprésent, dans ce Voyage, c'est le nazisme, de Céline à Heidegger, d'Auschwitz aux vieux juifs qui, à 80 ans, écrivent, pour la première fois, des poèmes. Toute la beauté de ce livre tient à la souffrance discrète de Magris, à cette butée contre l'enfer, à cette obsession de la mort, de la mise à mort, qu'il repère aussi bien dans l'indifférence qu'on éprouve envers les formes de vie animales, que dans le renoncement à la réflexion.
Le Danube est, littéralement, un pré-texte : il lui permet de faire jouer toutes les données qu'il possède, toutes les amours et ses indignations, de les faire converser avec les données du réel, détail livresque ou contemplation, pour tracer le champ de ses perturbations, et chercher un apaisement. Mais ses perturbations, il nous les donne, il les fait nôtres. Il les fait nôtres en cassant les fantasmes autour de la Mitteleuropa, en privilégiant son "babelisme", en rappelant les chagrins des peuples, en insistant sur leur extravagante incompréhension les uns des autres, en faisant trembler les frontières. Il les fait nôtres en nous invitant à suivre le cheminement mental d'un homme, dans sa pluralité, dans ses contradictions : au long d'un monologue intérieur tramé de faits, d'informations érudites ou bizarres, qui dérivent vers une émotion, puis se construit une théorie, et on continue. Il y a là un courage et une liberté fastueuse, qui suscitent à la fois une rêverie joyeuse, et le retour sur soi.
Quand on apprend que le Delta est le royaume des Lipovènes, ces Vieux-Croyants venus jadis de Moldavie parce qu'ils refusaient de croire au même Dieu que le Tsar, qu'un ingénieur a consacré sa vie au Danube, sur lequel il a écrit 2614 pages, qu'il y a là-bas un tout petit coin de France, réservé à la tombe vide de La Tour d'Auvergne, on est heureux. On flâne dans un immense roman, tout en tours et détours. Quand on lit que la syntaxe de Jean-Paul est à l'image de l'Allemagne d'alors, tout en particularismes, close sur son village, et dépourvue de centre, on est stimulé. Et, ayant ainsi accès à notre propre pouvoir de rêverie douce et d'organisation de notre réflexion, nous sommes prêts à entendre cette voix qui, modestement, radicament, se demande comment penser l'atrocité, la douleur, comment vivre la peine, comme vivre, tout court. Magris est un contemporain : c'est dire qu'il ne se remet pas du deuil de la totalité, de l'impossibilité des synthèses globales, tout en reconnaissant leur leurre. C'est dire aussi qu'il sait qu'un homme, c'est une mémoire double, la sienne propre, et celle de son temps, et qu'il faut se débrouiller avec ça. Il n'y a plus de héros, parce que tout le monde l'est.
Le récit de Magris a des accents comparables à ceux de Walter Benjamin. Il faut faire du savoir un acte, lire le monde et se lire semblablement, tout en restant ouvert à l'étrange confluent où l'individu devient impersonnel, tout comme le Danube, gros de milliers de ruisseaux, devient le Danube, puis se perd dans la mer. Magris est un mystique d'aujourd'hui : nerveux, laconique, il cherche la joie, et la dignité. Au terme du parcours, on a fait un chemin qui, du passé jusqu'à maintenant, de la littérature aux échos de village, du génocide à l'idiotie banale, de l'"illumination" devant un visage ou une place au détail d'une colonne, nous permet de regarder avec plus de défiance l'individu multiple que nous sommes. "Danube" est le livre du milieu du chemin, du milieu d'une vie : il est porteur de gaieté et de trouble, comme un Montaigne électrisé.
Fascinant ce que les « défusionneux » peuvent avancer pour la promotion de leur option...
J'ai entendu il y a plusieurs semaines une bonnefemme témoigner à TQS qu'elle ne se sentait plus chez elle à Ancienne-Lorette (la femme de notre ami Marcel ???) depuis la fusion avec Québec et donnait un exemple négatif de cette fusion :
« La semaine dernière, je suis allée chez Provigo et j'ai appelé un taxi pour revenir chez moi. Le chauffeur ne savait même pas où se trouvait ma rue. »
Et ce matin, à la radio de CJMF, une femme du secteur de Charlesbourg réclamait elle aussi la défusion parce que le gazon du terre-plein en face de chez-elle n'a pas encore été coupé...
Est-ce que j'ai besoin d'ajouter ce que j'en pense ?
Je viens de prendre connaissance du projet de loi du ministre Jean-Marc Fournier sur « l’adhésion » aux nouvelles villes et qui précède celui sur la consultation populaire pour une éventuelle défusion. Donc, aujourd’hui, on ne retrouve rien pour rassasier les « défusionneux » comme notre sympathique Marcel d’Ancienne-Lorette. Non, il faut dire que Marcel vient de l’arrondissement Laurentien, question qu’il ait de petits cauchemars ! Déjà qu'il a un souci de plus, car le Ministre n'entend pas s'interposer sur les changements de noms de rues. Monde cruel qu'est le nôtre !
Grosso modo, le texte de loi précise par quels processus les villes peuvent soumettre des propositions d’améliorations à la situation actuelle. Quant au projet de loi sur les consultations populaires, le communiqué de presse du ministre se contente de mentionner qu’il « suivra prochainement ».
Ça nous ramène donc à la question de savoir si les autorités municipales, et en ce qui me concerne Jean-Paul l'Allier et la Ville de Québec, doivent soumettre ou non des propositions de changements sur la mécanique municipale. Il faudrait au minimum se demander si on s’est déjà interrogé sur le modèle de gouvernement municipal idéal ou si simplement on a fait un copier-coller avec les anciennes villes de banlieue. À mon avis, on a plutôt privilégié la deuxième option en retenant quelques propositions soumises par l’ancien comité de transition. Pour éclairer la situation, je soumets une citation intéressante en rapport avec un exercice de réflexion sur notre gouvernance urbaine.
« La notion de gouvernance urbaine permet, à tout un courant de pensée, d'analyser l'organisation et la formation d'un acteur "ville". Les mouvements de décentralisation et de mondialisation ont en effet conduit à transformer certaines villes et même certaines régions en acteurs politiques et sociaux à part entière. La notion de gouvernance permet de rendre compte de ce renforcement de l'organisation politique et sociale des villes. Elle permet d'analyser les transformations du pouvoir local, l'organisation des intérêts et des élites, les mécanismes de création d'identité collective, les formes d'action publique moderniste qui se développent en réponse aux défis qu'ont à relever les autorités politiques locales. » (Source : http://www.urbanisme.equipement.gouv.fr/cdu/accueil/bibliographies/gouvernance/note.htm)
Pour télécharger le texte de loi : Loi relative à des propositions de réorganisation administrative de certaines municipalités et modifiant diverses dispositions législatives
Pour Marcel, la fusion municipale dont il a été « victime », cette dure épreuve dans sa vie, ça signifie qu'il a « perdu son sentiment d'appartenance après s'être fait dérober son nom de ville. » (Le Soleil, 4 juin 2003, p. A3) Pauvre Marcel, c'est vrai qu'on a aussi déplacé ses voisins à 50 kilomètres plus loin, que l'épicerie au coin de sa rue a été forcée de fermer ses portes pour avoir plutôt pignon sur rue dans l'ancienne ville de Beauport, parce que la nouvelle administration trouvait qu'il en manquait dans ce secteur. Pire, Marcel est un ornithologue amateur et son nom de rue, rue des pinsons, le faisait rêver à ses ballades d'observation. Ça l'émeut quoi ! Rue Pablo-Picasso, c'est trop abstrait. Il y a des limites à ce qu'un Homme peut endurer sans broncher.
Marcel est aussi un homme heureux. Dans la société où il vit, tout va pour le mieux. Alors lui et ses copains ont décidé de prendre en main une vraie cause, celle du nom des rues. Faut dire que leur ville, Ancienne-Lorette, n’existe plus et que leur arrondissement ne s’appelle même pas Ancienne-Lorette mais Laurentien. Donc, mardi soir, ils se sont présentés à une soirée de consultation où les délégués du comité de toponymie voulaient faire connaître les 80 propositions de noms de rues destinés à leur arrondissement. « On va les barbouiller vos noms de rue ! » (idem), a lancé haut et fort un copain de Marcel, encore tout tremblant de colère. C’est ce qui arrivé hier soir.
Vous aurez vite compris que le déménagement des voisins et de l’épicerie, tout comme les noms de rues, je les ai inventés. Pour le reste, l’assemblée semble s’être déroulée dans un tel climat selon le journaliste du Soleil. Je voulais seulement illustrer qu’en réalité, rien n’a changé dans le quotidien des
« défusionneux ». Ce qu’on appelle « l’espace vécu », c’est-à-dire la relation à l’espace et l’environnement, il est exactement le même qu’avant la fusion. L’appartenance c’est ça. Je ne dis pas qu’un nom n’a aucune importance, au contraire. Mais on se sert de ce prétexte pour justifier l’opposition à la fusion. Je peux me tromper mais je crois que ces gens cachent à peine la véritable raison : la peur. Peur que des « pauvres » s’installent dans leur secteur (pensez aux gens qui s’opposaient à la coop à Loretteville) ou que des personnes âgées viennent s'établir dans leurs quartiers résidentiels (souvenez-vous de Val-Belair récemment). Le vieux réflexe que tout ça doit être dans le centre-ville.
Je pourrais en ajouter sur d’autres aspects de la question mais je m’arrête ici...
La qualité de l'environnement dans les villes canadiennes : le rôle du gouvernement fédéral - rapport de la série « l'état du débat »
La Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (TRNEE) a rendu public son nouveau rapport sur l'État du débat intituléLa qualité de l'environnement dans les villes canadiennes : le rôle du gouvernement fédéral, au cours d'une conférence de presse à Winnipeg, le vendredi 30 mai 2003.
De plus en plus de Canadiens vivent dans les villes. La qualité de l'environnement est une composante majeure de la qualité de vie en général. En outre, la qualité de l'environnement urbain joue un rôle important dans l'attraction et la rétention des talents créateurs de richesse. À l'heure actuelle, les politiques du gouvernement fédéral touchant les villes manquent d'orientation et de coordination. Une réforme de la politique budgétaire serait une contribution extrêmement bénéfique pour les villes canadiennes.(Source : Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie) Merci à mon amie Julie TELLIER pour l'information.
Pour télécharger :La qualité de l'environnement dans les villes canadiennes : le rôle du gouvernement fédéral
Quand on jette un oeil sur cette étude, on conclut rapidement qu'on y répète le même bla bla maintes fois ressassé dans plusieurs études. Faudrait que les décideurs se bougent et appliquent les politiques lorsque, heureusement, elles existent. Et j'aime bien la phrase «La TRNEE se compose d’un président et d’un maximum de 24 membres distingués de la société canadienne. Les membres sont nommés par le Premier ministre... ». Pas de grosses surprises attendues...
Fernand de Magellan (v. 1480-1521) était un explorateur portugais qui fut le premier navigateur à traverser l'océan Pacifique et à réaliser une circumnavigation.
D'abord au service du roi du Portugal Manuel I le Grand, il participa à plusieurs expéditions maritimes, scientifiques et militaires aux Indes. En 1517, en raison d'un conflit avec le roi du Portugal, Magellan offre ses services au roi d'Espagne Charles I (futur Charles Quint, empereur du Saint Empire romain germanique). Celui-ci approuve le principe d'une expédition qui tenterait d'atteindre les Moluques en naviguant vers l'ouest ? en empruntant les mers réservées aux Espagnols par le traité de Tordesillas ? et dont le succès pourrait apporter de grandes richesses à l'Espagne, la route de l'est étant alors contrôlée par le Portugal.
En 1520, il prend la route vers l'océan Pacifique par le passage qui porte aujourd'hui son nom (le détroit de Magellan) et le 28 novembre 1520, ses trois navires, après 38 jours de navigation et 530 km parcourus, parviennent dans l'océan que Magellan nomme « pacifique » pour le calme de ses eaux. Dans les mois qui suivent, il atteint plusieurs territoires, dont :
- l'île de Guam, dans l'archipel des îles Mariannes ;
- l'archipel des Philippines ;
- l'île de Cebu.
L'apport de Magellan a été important non seulement d'un point de vue géographique, mais il a aussi posé les jalons du commerce Pacifique entre le Nouveau Monde et l'Orient asiatique. C'est pour ces raisons que j'ai voulu nommer ainsi ce premier cybercarnet.
Alors qu'au Québec les projets de mini-centrales hydroélectriques soulèvent bien des protestations et des inquiétudes chez une partie de la population (dont je fais partie), voyez plutôt ce que les Chinois inaugurent...
En Chine, la mise en eau du barrage des Trois Gorges a commencé même si la persistance de fissures suscite des interrogations sur la solidité de l'ouvrage, le plus grand du genre au monde. Le réservoir a quelque 600 kilomètres de long et le niveau du Yangtse sera porté à 135 mètres au-dessus du niveau de la mer vers le 15 juin. L'ouvrage a une hauteur de 185 mètres. Les dernières inspections ont montré que les travaux de réparation des fissures n'avaient pas été une réussite complète. Ce barrage, dont le coût est de 25 milliards de dollars, a été construit pour lutter contre les inondations et pour produire éventuellement près de 85 milliards de kilowatts/heure d'électricité par année. Il a entraîné le déplacement de 725 000 personnes et la destruction de 13 villes et 116 villages. (Source : Radio-Canada)
Rien de moins. J'ai cru même entendre que le gouvernement chinois envisage la construction de trois autres ouvrages de ce type...
Dans son édition de la fin de semaine du 31 mai-1 juin 2003, le journal Le Devoir contient une section environnement fort intéressante. Je retiens principalement l’entrevue avec Harvey Mead, président de l’Union de la conservation de la nature (UQCN), qui espère que le nouveau gouvernement libéral aille de l’avant avec l’idée d’un Plan vert pour le Québec. Je partage aussi son inquiétude sur la relance possible des projets de mini-centrales hydroélectriques sur certaines rivières québécoises, surtout que le ministre des Ressources naturelles, Sam Hammad, semble favorable dans une certaine mesure à cette option...
Par ailleurs, je suis aussi rassuré que le nouveau ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, soit d’accord avec la Politique de l’eau et la nouvelle règlementation sur les pesticides développées sous l’ancien gouvernement péquiste. Reste à voir comment le ministre entend les appliquer...
Aussi au menu : l’industrie porcine, l’assainissement et l’industrialisation des eaux, le développement durable et l’urgence d’une planification intégrée pour l’application de cette dernière.
Ce jeudi 5 juin, TV5 présente le documentaire « Le barachois », un habitat naturel de la péninsule gaspésienne. Ce film documentaire de Harold Arsenault nous fait découvrir un habitat exceptionnel de la Gaspésie. Le barachois est un milieu humide séparé de la mer par un banc de sable renommé comme l'un des plus prolifiques habitats naturels au monde.
LE BARACHOIS, 5 juin 21:00 (en reprise vendredi 15:00)
Pour en connaître plus sur le barachois
de la Gaspésie. Pour un tour d’horizon d'habitats naturels du fleuve St-Laurent, visitez le site Saint-Laurent Vision 2000.