samedi, le 26 juillet 2003

Celui se cachant derrière Magellan

À l'origine, j’ai conçu ce cybercarnet comme une fenêtre ouverte sur ces disciplines afin de faire découvrir des initiatives ou des projets qui ont une incidence sur la mise en forme de l’espace et des territoires. Au cours de mes études en géographie et en urbanisme, mes centres d’intérêts se sont portés particulièrement sur le développement durable, l’urbanisme qu’on pourrait qualifier de climatique - surtout en ce qui a trait aux villes nordiques - et la planification intégrée ou stratégique.

Dans un deuxième temps, ce cybercarnet me permettra aussi de faire à certains moments des réflexions personnelles en rapport avec les territoires, tandis que d'autres seront à coup sûr des coups de gueule... ou des coups de coeur. Et sachez le bien : un blog ou un cybercarnet, ça ne rime pas nécessairement avec un exercice rigoureux de rhétorique, pas plus que ce n'est de la littérature ou du journalisme. Personnellement, je n'y vois qu'une simple forme d'expression.

Envoyé par - François - le 26 juillet 2003

vendredi, le 25 juillet 2003

L'horticulture est-elle une maladie ?

Le thème de ce cybercarnet est les territoires dans toute leur dimension. Comme c'est mon carnet et j'écris ce que je veux, j'ai déjà fait part dans le passé de mon intention de me permettre parfois des digressions sur mille et un sujets. En voici une :

On a eu quoi... une bonne semaine de pluie à Québec ? Des orages, de fortes averses... Ce matin, j'ai entendu et vu quelqu'un dans mon voisinage arroser ses plates-bandes et nettoyer au grand jet d'eau ses roches. Oui, avec la popularité grandissante des petites fleurs et des parterres qui veulent rivaliser avec les jardins de Versailles, les gens deviennent complètement fous...

Qui a pris le temps d'arroser les forêts ?

Envoyé par - François - le 25 juillet 2003 | Commentaire (2)

mercredi, le 23 juillet 2003

« Toutes ces coupes d'arbres pour étendre de la merde sur des terres de Caïn »

J'adore ce commentaire d'un aménagiste que m'a rapporté Julie ! Criant de vérité. Pour vous donner un portrait de l'industrie porcine au Québec, je vous suggère de louer et d'écouter le film Bacon, un pamplet fort intéressant sur le sujet qu'a réalisé mon ami Hugo LATULIPPE.

Ceci dit, en examinant plus attentivement le site web du BAPE, y a un lien vers une section consacrée à la question du développement durable de la production porcine au Québec où on a mis en ligne des dizaines d’études sur des problématiques qui lui sont associées comme la diversité biophysique ou la santé publique. On peut aussi consulter des portraits régionaux.
On clique ici !

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Envoyé par - François - le 23 juillet 2003 | Commentaire (1)

lundi, le 21 juillet 2003

Pause baleine

Rien à dire, sinon que c'est beau... Une baleine bleue et son petit immortalisés à Cap bon désir (Grande Bergeronne).
Merci à mon amie Julie TELLIER pour la photo.

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Envoyé par - François - le 21 juillet 2003 | Commentaire (8)

Lotbinière championne du déboisement

C'est dans Lotbinière qu'on retrouve l'une des plus fortes concentrations de porcheries au Québec et on sait que beaucoup de producteurs font l'acquisition de terres boisées, les défrichent et y étendent le lisier de porc. Je n'ai pas réussi à trouver le rapport complet sur le site du BAPE, mais c'est sans doute une explication au déboisement.

***

Lotbinière championne du déboisement

« Il ne fait pas bon être un arbre sur une ferme dans la région. Le rythme de déboisement des terres agricoles s'est accéléré de 38 % sur le territoire Chaudière-Appalaches. Et dans la seule MRC de Lotbinière, 28 km2 de forêt sont passés au fil de la hache en trois ans. Tout cela, sous le regard impuissant des municipalités.

De Lotbinière à l'Islet, en passant par l'Amiante, la forêt au sud de Québec perd très rapidement du terrain. Un rapport publié par le bureau des audiences publiques de l'environnement (BAPE), dévoile que dans la région Chaudière-Appalaches, le rythme annuel de coupe des arbres a bondi de près de 40 % entre 1999 et 2002. Résultat : la forêt a été amputée d'au moins 154 km2, soit 2 % de sa superficie totale.

À l'intérieur des terres réservées à la culture, là où le phénomène est le plus flagrant, « c'est la MRC Lotbinière qui compte, de loin, la plus importante superficie déboisée », peut-on lire dans le document. L'Amiante se classe bonne deuxième, ayant dénudé un territoire de 24 km2 à l'intérieur et à l'extérieur des zones agricoles. Et Beauce-Sartigan est troisième, avec 21,3 km2. »
(Source : Violaine Ballivy, journal Le Soleil, lundi 21 juillet 2003)

Envoyé par - François - le 21 juillet 2003 | Commentaire (1)

jeudi, le 17 juillet 2003

Les édifices de ma ville

Y a Francis VACHON de Québec urbain qui m’a refilé l’adresse d’un site internet consacré aux édifices qui peuplent les villes du monde. Une visite y est fort intéressante, car on peut accéder à une galerie de photos classées géographiquement comme à un forum de discussion où les internautes peuvent parler de certains coups de coeur ou coups de gueule. Sur ces derniers, Francis m’a aiguillé sur une section du forum où un citoyen de Montréal se plaint de la construction d’une tour résidentielle. Fait cocasse, celui-ci semble habiter dans ce genre de bâtiment comme le font remarquer certains internautes. Pour voir ce dont il est question, cliquez ici.
Merci du tuyau Francis !

Envoyé par - François - le 17 juillet 2003 | Commentaire (0)

mardi, le 15 juillet 2003

Puer bruyamment dans la nature

Des « amants » du plein-air comme certains d'entre eux aiment se décrire...
« ...plus ça pue plus y'aiment ça... » Elvis GRATTON

***
Tiré intégralement du site web de Radio-Canada

VTT et écologistes aux îles de la Madeleine: reprise des débats...
Les écologistes des îles de la Madeleine protestent de nouveau contre les passages répétés des amateurs de véhicules tout-terrain sur les dunes très fragiles de l'archipel madelinot.

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Le passage répété des véhicules dans les dunes cause des dégâts permanents réaffirme Pascal Poirier du groupe écologiste Attention Frag'Îles: «Il y a plusieurs dunes qui sont dans un état de dégradation quand même avancé. » Pourtant, l'an dernier, le Club VTT des Îles concluait une première entente expérimentale avec le ministère de l'Environnement qui autorisait les amateurs de VTT à circuler à l'intérieur de sentiers balisés.

Le Club entretient 300 kilomètres de sentiers d'un bout à l'autre des Îles. La circulation des VTT ne devrait donc être permise que sur les dunes et les plages identifiées à cette fin et aménagées conformément au règlement.

Des délinquants
Le problème, ce sont les délinquants qui malgré les avertissements continuent d'enfreindre cette interdiction et circulent un peu partout hors des sentiers.
Le président du Club VTT, Jacques Poirier reconnaît qu'il faudrait envisager certaines mesures: «Probablement qu'on devrait être rendu à la partie coercition et émettre certaines sanctions.»

Pour le moment, la Sûreté du Québec, qui manque d'effectifs, ne patrouille qu'une journée par deux semaines ce qui n'est pas très efficace pour éliminer la circulation illégale. Les policiers ont émis deux contraventions en deux ans.
(Source : site web SRC)

Envoyé par - François - le 15 juillet 2003 | Commentaire (0)

lundi, le 14 juillet 2003

Nouvelle publication sur le thème de la requalification territoriale

Pour tous ceux qui s'intéressent à la question du débordement des grandes zones urbaines sur les espaces périphériques et de ses conséquences, l’IAURIF publie un dossier sur ce sujet dans le numéro récent de ses Cahiers de l’IAURIF.

Franges des métropoles - Des territoires de projets
Les Cahiers de l’IAURIF, n°136, 2003

Modelés par l’extension spatiale des villes sur les espaces ruraux, souvent déstabilisés, « rurbanisés », les territoires qui composent les franges des métropoles (Ceinture verte ou « Green Belt » « Groen Hart » ou « Grünzüge ») font l’objet de politiques innovantes. Sous l’appellation de renaissance urbaine en Angleterre ou de renouvellement urbain en France, la requalification de ces territoires hybrides est devenue une priorité. La plupart des métropoles européennes s’efforcent d’instaurer une dynamique périurbaine et d’opposer à la dialectique centre/périurbanité un véritable « système » métropolitain, indispensable à leur propre équilibre. La tâche des territoires est double : réussir la conquête d’une identité propre et d’une polyvalence urbaine, économique et sociale. Pour y parvenir, ont-ils les moyens de se doter d’un projet local durable, compatible avec une stratégie d’échelle régionale ?

Ce numéro des Cahiers de l’IAURIF, pour répondre à la question, présente les expériences de plusieurs pays européens dont les échanges et les travaux ont abouti à une « Déclaration pour l’avenir des franges des métropoles » et à un recueil de bonnes pratiques. Dans le cadre de l'initiative communautaire INTERREG II C financée par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), le projet " Franges des métropoles ", initié par l’IAURIF dès 1998, a en effet réuni les cinq régions urbaines du nord-ouest de l'Europe : l'Ile-de-France, le Sud-Est anglais, la région de la Ruhr, la Province de Hollande méridionale et la région Rhein-Neckar. Ces régions se sont donné pour objectif de définir ensemble, grâce au transfert d’expériences, une stratégie de planification, axée sur de nouvelles méthodes et de nouveaux outils de gestion et d'organisation des territoires. Elles démontrent les vertus d’une approche intégrée des politiques d'habitat, de développement économique, d'équipement, de déplacement et d'environnement. Soutenir la vitalité économique et sociale des communes rurales est une priorité pour le Sud-Est anglais comme pour les parcs naturels régionaux en Ile-de-France.

La première partie de ce Cahier donne une synthèse des cadrages régionaux et locaux ainsi que des visites de terrain. La seconde partie présente une analyse ordonnée autour de quatre thèmes complémentaires : préservation, requalification et gestion des espaces agricoles et naturels péri-urbains- interaction ville-campagne dans ses dimensions sociales, économiques et spatiales- maîtrise des déplacements et réduction de leur impact environnemental, - institutions et méthodes d'organisation et de gestion des territoires périurbains.

La synthèse du séminaire transnational par lequel s’est conclu le projet, complète ce panorama. Au cours de ce séminaire trois thèmes ont fait l'objet d'ateliers animés par chacun des partenaires du projet :-parcs régionaux et ceintures vertes, -articulation entre vision stratégique d'échelle régionale et démarches locales, - approches intégrées pour un développement durable.
(Source : IAURIF)

Pour en savoir plus sur cette publication, voir le site de l'
IAURIF

Envoyé par - François - le 14 juillet 2003 | Commentaire (0)

jeudi, le 10 juillet 2003

Troublantes inégalités au coin de la rue

Le journal Voir a débuté récemment une série d'articles sur les quartiers de Québec et cette semaine, c'est le quartier Saint-Roch qui est à l'honneur. J'ai beaucoup fréquenté ce quartier au début des années 1990 et j'ai été témoin de sa revitalisation et de sa transformation. Néanmoins, voici un extrait de l'article qui fait état des disparités qui existent encore entre le quartier et d'autres secteurs de la ville de Québec.

« On note ainsi une espérance de vie de cinq ans inférieure à celle des résidants de Sainte-Foy, un taux de scolarisation peu élevé chez les jeunes mères, des naissances prématurées et des bébés de faible poids dans des proportions inquiétantes. Les maladies diverses, particulièrement le cancer, ainsi que le taux de suicide sont aussi anormalement élevés. »
Source :
journal Voir, 10 juillet 2003

Envoyé par - François - le 10 juillet 2003 | Commentaire (0)

samedi, le 5 juillet 2003

Architecture et cadre de vie

Jean-Claude MARSAN, un architecte, urbaniste et professeur bien connu de l’École d’architecture de l’Université de Montréal, publie un article dans l’édition du journal Le Devoir des samedi 5 et dimanche 6 juillet au sujet du projet de construction du complexe culturel et administratif de Montréal qui doit loger la salle de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), les conservatoires de musique et de théâtre et des bureaux de fonctionnaires provinciaux.

J’ai retenu en vrac quelques réflexions de l’auteur qui représentent bien l’essentiel de ses propos sur la question du décalage existant parfois entre l’architecture théorique, de firme je dirais, et une approche de rénovation urbaine en meilleure adéquation de la culture et des caractéristiques du milieu et de l’environnement. Je mets la photo de la maquette. Difficile de se faire une idée juste du projet mais elle me semble assez révélatrice des inquiétudes de monsieur MARSAN.

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Un gigantisme dissonant
Que gagnera Montréal en «formalisant» la culture
d’une façon aussi dissociée de son identité?
Extraits

« Il est étonnant qu’il puisse encore exister des architectes qui s’imaginent qu’une place publique aménagée sous des bâtiments sur pilotis et, pour sa partie dégagée, plongée dans l’ombre la moitié de la journée constitue un lieu d’usage attrayant et convivial. Sans doute, lors du Festival du jazz ou d’autres manifestations du genre, les gens s’en accommoderont-ils. Mais aménage-t-on des places publiques pour une utilisation de 15 jours par année ? »

« Celui-ci traduit une vision ostentatoire et désincarnée de la culture de l’ancien gouvernement péquiste, vision qui n’a rien à voir avec les besoins et l’identité de Montréal. »

«...mais que gagnera Montréal en «formalisant » la culture d’une façon aussi désincarnée et dissociée de son identité ? »

«...l’énorme cube de verre qui caractérise ce complexe est totalement hors d’échelle par rapport au site et projettera une ombre gênante sur la place publique adjacente, et ce, pendant les heures les plus intéressantes pour l’usage de cette dernière. »

« Fort bien [l’inscription du projet dans un courant architectural néomoderniste], mais si on en juge par d’autres projets contemporains réalisés à travers le monde, il n’est pas obligatoire qu’une architecture soit rébarbative à la population pour satisfaire les attentes des experts. D’autant plus que l’architecture et les lieux urbains qui finissent par s’inscrire dans l’histoire des villes sont ceux que le public s’approprie. »

« La tragédie par rapport à ce projet de complexe culturel et administratif, c’est qu’après 30 ans, il s’inscrit dans la même approche désincarnée à la rénovation urbaine que celle qui a présidé à la conception de l’édifice Marie-Guyart [complexe G à Québec]. »

(Source : Le Devoir, samedi 5 et dimanche 6 juillet 2003, page B5)

Envoyé par - François - le 5 juillet 2003 | Commentaire (2)

vendredi, le 4 juillet 2003

Des compteurs d'eau pour les gaspilleurs ?

Le ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, a annoncé hier son désir qu’on installe des compteurs d’eau afin que les Québécois prennent conscience de leur surconsommation d'eau que je qualifierais d’excessive, sinon d'honteuse. Notons au passage que la plupart des municipalités québécoises font payer les services d’aqueduc par l’impôt foncier et que peu d’entre elles possèdent des compteurs d’eau.

Dans mon cas, feue ville de Ste-Foy, ma résidence est munie d’un tel compteur et j’ai beau fouiller au fond de ma mémoire, je ne me souviens pas avoir reçu la visite d’un préposé venu en faire la lecture... Toujours sur le même sujet, le magazine Protégez-Vous proposait un mini-débat sur cette question dans son édition d’août 2002. Voici le lien PDF de l’article Des compteurs d’eau dans nos maisons ?

Quelques chiffres sur l’eau et notre consommation :
- la population du Québec représente à peine un millième de la population globale et nous avons 3 % des ressources en eau douce ;
- une consommation moyenne de 400 litres par jour (l/j), juste derrière les Américains, qui nous dépassent de peu avec 425 l/j et plus que la moyenne canadienne de 350 l/j (gonflée par celle des Québécois) ;
- une production annuelle de 1,7 milliard de mètres cubes d'eau traitée, dont 1,4 milliard de mètres cubes proviennent des eaux de surface ;
- entre 1940 et 1990, 80 % des budgets d’infrastructures ont été affectés
à la construction de nouvelles infrastructures, 20 % seulement à la réfection.

En ce qui a trait à la réfection des aqueducs, on note avec effroi que des réseaux dans certains secteurs de la ville de Québec peuvent perdre jusqu'à 25 % de l'eau en raison des fuites et de leur vétusté.

Envoyé par - François - le 4 juillet 2003 | Commentaire (7)

Une climatisation douce

Dans son article du 4 juillet 2003, le journaliste Louis-Gilles FRANCOEUR s’intéresse à la technologie des toits réfléchissants, « cool roofs » comme disent les Américains, pour rafraîchir les édifices lors des chaudes journées. Une sorte de climatisation douce quoi.

Francoeur note les réticences de l'Association des constructeurs d'habitation du Québec et de l’Association des maîtres couvreurs du Québec pour cette technique somme toute peu coûteuse et efficace. Du côté de Agence de l'efficacité énergétique du Québec qui a édicté la norme Novo climat, on avoue que ce dossier est « embryonnaire » et on s’en remet à l’industrie de la construction et « aux spécialistes de la maison, qui vont étudier le dossier et accoucher de recommandations au cours de la prochaine année. » Peut-être aurait-on intérêt à être plus pro-actif si vous voulez mon avis.

Aux États-Unis, les normes en ce domaine préconisent le rafraîchissement des maisons par les toits réfléchissants mais aussi par les toits verts (végétaux) et l’ombrage des arbres. Grosso modo, selon le journaliste, « l'idée de base consiste à empêcher que les rayons ultraviolets qui frappent un toit soient absorbés par sa surface et transformés en rayonnement infrarouge, qu'on ressent sous forme de chaleur. Dans les parties plus anciennes des villes nord-américaines, plus de 50 % de l'espace urbain est occupé par les toitures de bardeaux ou de membranes d'asphalte, de 20 % à 30 % par des rues asphaltées et le reste par du ciment et un peu de verdure. Or l'asphalte est un des plus puissants accumulateurs de chaleur parce qu'il est noir et très inerte. » (FRANCOEUR, Le Devoir, 4 juillet 2003) À Montréal, deux nouveaux édifices auront droit aux toits réfléchissants, soit le futur édifice de la Gendarmerie royale du Canada et le nouveau pavillon de l'École polytechnique.

Pour en savoir plus, voir Le Devoir du 4 juillet 2003.

Envoyé par - François - le 4 juillet 2003 | Commentaire (0)

mercredi, le 2 juillet 2003

Chauvin

Ça vient de tomber. La ville de Vancouver a été choisie pour tenir les Jeux olympiques de 2010. Je me souviens de ma déception lorsque l'Association olympique canadienne (AOC) avait préféré la ville de Vancouver à celle de Québec pour représenter le Canada, alors qu'une règle non-écrite veut qu'une ville ait deux chances à l'échelle internationale. Échec pour 2002 à l'échelle internationale, baisée pour 2010 au Canada.

C'est pas le pied en terme de développement territorial des Jeux olympiques, mais le projet de Québec comportait des aspects non-négligeables, notamment le village olympique sur le site du campus de l'Université Laval qui aurait été converti en résidences étudiantes ou la mise en valeur du secteur du Massif de la petite rivière St-François, en respect du territoire. Je ne peux m'empêcher de penser au panorama qu'aurait offert un stade TEMPORAIRE sur les plaines.

Alors je suis un peu déçu que Québec ait été écartée par l'AOC au départ. Faute d'autres projets de développement sur la table à ce jour à Québec, m'en serais contenté... Vancouver a sept ans pour se trouver de la neige en dehors de Whistler.

Envoyé par - François - le 2 juillet 2003 | Commentaire (0)

mardi, le 1 juillet 2003

Déplacements

Je l'attendais depuis longtemps ce nouveau Magris. Tellement impatient que je n'ai pu attendre que mon libraire le commande et le reçoive. Parfois, ça peut être long. Alors j'ai profité de l'occasion que ma « matante-chanteuse » se produise à Paris pour lui demander de faire un détour par la FNAC ou quelconque librairie pour me l'acheter. Finalement, elle l'a pêché dans une librairie de Quimper et maintenant, je l'ai. Vais alors le lire.

En attendant de vous donner mon opinion et faire une petite critique sur le bouquin, voici ce qu'en pense Lionel BEDIN de l'excellent site « Un livre dans le sac à dos ! » (Voir section Liens web...) :

Claudio MAGRIS – Déplacements

«La réalité n’est qu’une façade du présent.»

Magris est l’un de ces écrivains « à qui il arrive de vivre plus ou moins longtemps ailleurs que chez eux, dans un autre espace-temps. » Suivons-le donc, de la route de Don Quichotte au palais de Raskolnikov. A Madrid ou Barcelone, aux Canaries ou aux îles Fortunées, à Londres ou à Berlin, et bien sûr en des lieux et sur les traces de personnages chers à l’auteur : la Forêt Noire, Hanovre, Goethe, Ludwig et ses châteaux rêvés, le Danube, Zagreb, l’Istrie, la Bisiacarie, l‘Adriatique, Prague et le pont Charles, la Mitteleuropa et son « histoire labyrinthique », pour finir par un détour en Scandinavie et un saut en Australie. Tout comme ces « aventureux navigateurs des mers indéchiffrables de la vie », Magris nous trimballe dans des déplacements géographiques, mais aussi dans le temps.

Beaucoup de lieux, de villes, de villages, de rencontres, de personnages, parfois inattendus, d’histoires, petites et grandes, parfois violente : c’est le style de Magris, sorte de nomade intemporel, qui interroge le temps, l’Histoire et les paysages (l’espace) pour en restituer avec beaucoup de détails et de précision, « une précision grotesque », comme il le dit lui-même, une « épopée des petites choses » qui, en apparence insignifiantes, forment un tout et finissent par donner un sens à ce qu’il voit et raconte. Tout est important : un meuble ancien, une histoire colportée de bouche à oreille, un reportage, une photo : tout s’imbrique, tout se superpose, comme des couches archéologiques, et finalement ce qui semblait disparate trouve sa résolution et son sens. Comme dans le bureau de Schönberg, « maestro et créateur de dissonances, on perçoit l’importance de l’harmonie. »

Rares sont les livres comme celui-ci, dans lesquels on se plonge sans retenue, intéressé, heureux d’apprendre quelque chose. Car avec Magris il n’y a pas un seul instant d’ennui, c’est intelligent, c’est bien écrit. « Le voyage est un incessant préambule, un prélude à quelque chose qui est toujours encore à venir et toujours derrière le prochain coin de rue. » Soit. Partons, alors. Non sans cet avertissement : rien de plus temporel que le récit de voyage. « Les pages de voyages sont caduques par excellence, parce qu’elles sont le récit et le portrait d’un moment particulier, d’une réalité aussitôt enfuie. » Ce qui n’est pas un problème : c’est justement ce que nous attendons d’une relation de voyage ! (Le livre contient d’ailleurs de nombreuses réflexions sur le voyage et le voyageur, acteur ou spectateur, qui devraient figurer dans toute anthologie.) Un livre de base, indispensable. (Lionel BEDIN, Un livre dans le sac à dos !)


Les premières lignes de Le Pays sans nom :
« Il est curieux de se retrouver dans un pays riche comme celui-ci d’une histoire et d’une culture pluriséculaires et qui, depuis quelques semaines, n’a pas vraiment de nom. Après la séparation de la Slovaquie, Prague est la capitale d’un Etat, la République Tchèque, qui se cherche une appellation, un mot à écrire sur les cartes de géographie et à utiliser dans la (sic) langage quotidien. »

Traduit de l’italien par Françoise Brun ; éditions La Quinzaine littéraire – Louis Vuitton 2002, collection Voyager avec…

Envoyé par - François - le 1 juillet 2003 | Commentaire (0)