Il n’y avait foutrement rien d’intéressant à la télévision ce dimanche soir. Alors, j’ai renoué avec l’émission Par 4 chemins sur la Première Chaîne radio de Radio-Canada. J’ai écouté ce vieux routier qu’est Jacques LANGUIRAND pour son intelligence, sa curiosité, son calme et ce rire si unique qu’il répand sur les ondes depuis 34 ans.
Y a une ambiance à la réflexion ici. Les lumières éteintes, le viol de la noirceur n’est dû qu’à l’écran de l’ordinateur et la lumière bleutée du radio qui joue dans le coin de la pièce. Non, c’est pas vrai. Y a aussi un lampadaire qui éclaire un peu dans la pièce et qui projette une ombre sur le mur en face de moi, celle des branches de l’arbre qui dansent parce qu’il y a un léger vent.
Et dans cette ambiance, j’ai beaucoup réfléchi. Pour n'aboutir à rien.
Un ami qui travaille dans une épicerie s'est déjà fait demander le plus sérieusement du monde les deux choses suivantes :
« Est-ce que vous avez ça du sel facultatif ? »
« Auriez-vous des noix de beurre ? »
C'est pas des blagues que je vous raconte...
Vous vous souvenez de ce vieux sketch au festival Juste pour rire qui date d'il y a plus de 15 ans ? Ben je viens d'y penser (assez bizzarre tout de même ce flash) en lisant un article de journal. J'ai déjà parlé de ce complexe québécois par rapport à son hiver et comme ça m'énerve de lire ces bêtises sur le traitement de l'hiver dans les journaux et les médias. Et je ne parle pas de ce que je peux entendre dans la populace.
Et l'hiver qui n'est pas encore commencé...
« La faible tempête de neige qui a balayé Québec hier soir... »
Je la cherche encore, cette moindre trace de tempête...
«...ont dû bien se vêtir pour braver les vents froids. »
Ben oui... Faut s'habiller.
« Mais les plus braves ont tout de même pu assister à un événement... »
Sûrement nos bonnes vieilles racines de coureurs des bois ? Vraiment...
Source : Le Soleil
La notion de distance est bien relative. Le nombre de kilomètres entre deux peut être le même qu'il a toujours été, l'éloignement devient plus grand une bonne journée. Plus grand et plus lourd.
Je n'ai jamais été un adepte des voix féminines dans la chanson. Trop de criage bien souvent. Mais elle, que je viens de découvrir, je l'ai adoptée. Veux-tu m'épouser ? (Qu'est-ce que je suis bête...)
Dans la langue inuktitut des Inuits, il existe plus d'une vingtaine de noms pour définir la neige :
Aniu :
neige que l'on fait fondre pour obtenir de l'eau (pour boire ou pour la cuisson des aliments).
Aniugaviniq :
neige très dure, compacte et gelée.
Apigianngaut :
la toute première chute de neige de l'automne.
Apijaq :
couverture de neige laissée par une tempête.
Aput :
neige au sol.
Katakartanaq :
neige à croûte dure qui cède sous les pas.
Kavisilaq :
neige durcie par la pluie et le gel.
Kinirtaq :
neige compacte et mouillée ; elle a la consistance d'un « pain de bannique » ou de la pâte à pain. De consistance épaisse, elle contient peu d'eau. Ce mot est employé pour décrire de la pâte, de la mélasse ou de la neige mouillée qui est compacte parce qu'imbibée d'eau, bien qu'elle se soit égouttée un peu.
Mannguq :
neige mouillée fondante.
Masak :
neige mouillée qui tombe (mais pas la neige au sol).
Masavuq :
chute de neige douce.
Masaaqijuq :
neige douce qui tombe.
Cet après-midi, c’est une qannialaaq qui tombe, une chute de neige légère. Une neige qui devient une natiruvaaq parce que le vent qui souffle fort la pousse. Elle se ballade presque parallèle au sol, cherchant vainement un endroit où elle pourra se déposer.
Elle est comme ces personnes qui ont malheureusement perdu la maîtrise de leur propre vie, prises dans un tourbillon qui les balote et qui cherchent vainement à s’ancrer.
Vient de sonner 3 heures. Quand je dis « sonner », c'est bien vrai : il y a quelques mois, on a rapatrié la vieille horloge de la maison familiale qui dominait la salle à manger et qui se trouve maintenant accrochée à un mur du salon. Elle sonne les heures comme les demi-heures. On aime ou on déteste l'entendre. Moi qui ai une ouïe très développée et qui détecte le moindre bruit, elle ne me dérange pas. D'abord, parce que je ne l'entends presque plus, ensuite, parce qu'en sonnant, elle indique non seulement l'heure qu'il est, mais elle rappelle surtout du beau, un peu comme le parfum d'une passante rappelle cette femme qu'on a aimé.
Des sons, des odeurs et parfois même des images comme des scènes déjà vues et jouées. Des souvenirs. Une sorte de mélancolie ou de nostalgie quoi. Des trucs parfois vagues qui ne me rendent pas toujours triste. Non, rien de maladif. Ça sert parfois de catalyseur à poursuivre notre route.
Y a aussi les mots qui rappellent. Ceux qu'on a écrits et dits. Ceux qu'on nous a dit et écrit. Les dits ne s'effacent pas, tandis que les écrits se brûlent ou disparaissent d'une sélection et d'une touche de clavier.
Fait drôle de voir un vieux copain du secondaire que j'ai perdu de vue depuis quoi... pfff, plus de dix ans, et qui est comédien dans une télésérie québécoise. En plus, faut pas le dire trop fort... il est pas très bon... :-(
Alors soyez discrets, hein ?
Il arrive qu'on fasse des fautes de français sur notre cybercarnet. Je m'efforce d'en faire le moins possible mais certaines parviennent à se glisser, malheureusement. Autrement, je préfère une personne qui en fait, mais qui s'exprime, s'extériorise et prend la parole sur ce qu'elle entend bien partager.
Par contre, je déteste cette paresse qui consiste à massacrer la langue sous prétexte que c'est trop long à écrire. Sur le « chat », passe encore qu'on utilise parfois des raccourcis (je plaide coupable) mais bâtardiser la langue comme j'ai lu sur ce carnet (dont je tairai le nom...), ça m'énerve !
« j ai dormi chez mon namour cette nuit, bon, jé pas bcp dormi, environ 5h, mé g bien dormi. jsui allé a oriaction, (un truc d orientation pr ceux ki connaissent pas), un gd hangar ac plins de stand ki parlent des plins de métiers différents, o debut ca me fesé tro chier dy aller, jpensé kje trouveré rien a propos de cki m interresse et pi en fait, ben jle suis plantée, c était super, enfin super, pê pas a ce point, mé ca m a apporté plins de renseignements . O moins mtn, je sé exactement cke jdoi fr, pcq leur documentation de merde o CDI, c bon!! En plus jdevé avoir cours de 4 a 5, mé la prof a deplacé le cours, dc g kité a 12h !!!! yipiiiii!! c cool koi. »
Le réveillon de Noël, ça se prépare ! Et cette année, le réveillon intime se fera sans les traditionnelles tourtières de grand-maman et il semble bien qu'on aura droit à cette fondue au fromage coulée dans des miches vidées de leur mie. Puis, ces petites tartes au sucre d'érable et à la crème au dessert. Un gros merde au cholestérol !

Fondue Québécoise aux 3 Fromages
(fromage suisse québécois (!!!) (Descôteaux), Cantonnier au lait cru (Warwick) et Valbert (Saguenay Lac St-Jean))

Tartelettes au sucre d'érable
Sucre d'érable et crème 35 %
Deux magnifiques recettes, gracieuseté de Daniel VÉZINA, l'un des meilleurs chefs de Québec et qui les a exécutées à l'émission À la di Stasio. Les recettes peuvent y être consultées. Émission du 7 novembre 2003.
Rarement on ne m’a intimidé. Rarement ce qui s’est présenté à mes yeux ne m’a fait peur. La crainte, l’angoisse et la peur sont pour moi des visages qui prennent la forme d’un flou. Je suis comme les personnages de Maupassant dans les deux récits de sa nouvelle « La peur » (1) (2), eux qui ont peur de l’inconnu et de ce qu’ils ne comprennent pas.

Un phoque sur la grève à Rivière-Ouelle
(Extrait)
M. Paul Charbonneau de Rivière-Ouelle a eu toute une surprise mardi matin lorsqu'il a découvert un petit phoque bien vivant se reposant sur la plage face à sa résidence à Rivière-Ouelle.
Intrigué par cette rencontre et surtout par le fait que l'animal ne se déplacait pas et qu'il se laissait approcher, M. Charbonneau a contacté le service de la Protection de la faune, qui l'ont mis en contact avec l'Institut Maurice-Lamontagne.
Après leur avoir transmis des photos de l'animal par Internet, M. Charbonneau a été informé qu'il s'agissait d'un petit phoque du Groenland, qui se reposait après un long voyage. Normalement, ce phoque fréquente les banquises flottantes du golfe du Saint-Laurent en hiver et au printemps. En été, il migre vers l'Arctique. C'est donc inhabituel qu'il se retrouve dans notre région.
[...]
Source : Gilles LeBel, Le St-Laurent-Portage
Vers la fin de la semaine dernière, on a retrouvé le corps sans vie de l’abbé Roland LECLERC, bien connu pour être l’animateur du Jour du Seigneur, une émission religieuse qui présente la messe dominicale à la télévision de la SRC depuis très longtemps. Je ne suis pas croyant, du moins dans ce que nous enseigne globalement la religion catholique. Néanmoins, j’ai fait miennes certaines de ses valeurs comme la fraternité, la solidarité ou le respect. J’ai mes limites tout de même et je ne les érige pas en dogmes.
Je disais donc qu’on a retrouvé mort cet homme. Selon l’enquête du coroner, il se serait noyé, possiblement à la suite d’un accident de la route où sa voiture a plongé au fond d’un lac. Le médecin a conclu qu’un état confus suite à une tumeur au cerveau expliquerait pourquoi il s’est perdu et a abouti dans le lac. Ce décès ne m’a pas bouleversé, mais tout de même ému ; c’est un homme que j’aimais bien écouter pour son calme, sa voix posée et son humanisme. Malgré ce qu’on peut dire sur la religion lorsqu’on sort ces histoires sordides de prêtres abuseurs ou de religieux qui se seraient livré à des sévices sur des enfants, il y a des hommes et des femmes religieux dévoués au bien des autres et je crois sincèrement que l’abbé LECLERC en faisait partie.
Cette mort d’homme par noyade m’a rappelé cette chanson de Michel RIVARD intitulée L’oubli et qu’il a écrite à la mort du cinéaste Claude JUTRAS, lui aussi décédé par noyade, même si les circonstances diffèrent. JUTRAS s’est jeté dans les eaux du fleuve St-Laurent pour fuir la maladie d’Alzheimer qui le rongeait. Ces deux hommes noyés dans les eaux froides.
L’oubli
Paroles et musique : Michel Rivard (1992)
Extrait
[...]
Il notait tout dans un carnet
Le nom des gens
L'odeur des choses
Et quand le vent virait morose
Pour se souvenir il relisait
Mais il voyait entre les lignes
Grandir le trou blanc de l'oubli
L'oubli, l'oubli
L'oubli des mots
L'oubli des gestes
Oubli de tout ce temps qui reste
Prisonnier de ce funeste oubli
Un jour en rentrant du café
Où chaque matin venait s'asseoir
Par le trou blanc de sa mémoire
Il sentit sa vie s'en aller
Il écrivit comme à l'école
Son nom en lettre détachées
Puis il épingla sur le col
De son manteau
Le bout de papier
Dans l'eau glacée
Du Saint-Laurent
Il revit couler son enfance
Et offrit son corps en silence
Au démon qui suit le courant
[...]
Avoir été cette pourriture dont l'âge n'a rien changé aujourd'hui. C'est Pinochet ça. Extrait de la BBC :
Fury over Pinochet 'angel' claim
Chileans have expressed outrage over an interview in which ex-dictator Augusto Pinochet said he was a "patriotic angel" with nothing to apologise for.
His military government killed more than 3,000 political opponents.
"Apologise for what? They should be asking for pardon from me," he told a US television channel.
The government dismissed the comments as "pathetic and terrible", while a rights activist said the general was, if anything, an "angel of death".
[...]
He said he had nothing to apologise for during his rule from 1973 to 1990 and, on the contrary, it was his opponents - the "Marxists, Communists" - who should ask forgiveness for attempting to assassinate him.
"I never aspired to be a dictator because... I considered that to be a dictator would end badly," the general said, speaking from his home in Santiago.
He added that he had "always acted in a democratic way".
[...]
Source : BBC.
Une belle initiative prise à l'École d'Architecture de l'Université Laval dans le cadre de l'atelier de design « Habitats et cultures », donné par le professeur André Casault - que j'ai eu le plaisir d'avoir lors de mon passage en architecture - et qui consiste à concevoir un habitat spécifique aux Innus de la Côte-Nord. Non seulement il s'agit d'une démarche qu'on pourrait qualifier d'architecture vernaculaire, c'est-à-dire faite en fonction de la satisfaction des nécessités de la vie courante, mais il y a ce souci de la prise en compte du climat qui me plaît bien :
« Un autre projet met l'accent sur l'orientation des fenêtres afin rapprocher nature et résidence et faire en sorte que cette dernière profite d'un maximum d'ensoleillement tout en la protégeant des vents dominants. »
L'article complet est ici.
Sur le carnet Saute-ruisseau, j'ai lu ce billet intitulé Le métier de Pénélope avec émotion. Il rend compte d'une adolescence difficile mais surtout d'une quête de connaissance et de découverte d'une jeune Roumaine.
- Salut Martin ! Est-ce que ça te tente de jouer au hockey après le souper ?
- OK. Viens chez-moi vers 7 heures.
- J'amène mon but, que je lui répondais.
Les belles soirées d'hiver de ma jeunesse ressemblaient à ça avec mon ami Martin. Je partais de chez-moi avec mon but de hockey accroché sur l'épaule ou on sortait le sien du cabanon chez-lui et on jouait au hockey dans la rue pendant des heures à des -20 degrés. On se les gelait, on morvait et on se donnait des noms de joueurs de hockey de la Ligue nationale de hockey. Parfois, on recevait la balle en pleine gueule ou dans les couilles et on se tordait de douleur. L'autre riait.
- À mon tour de faire le gardien, qu'on se lançait à tour de rôle.
Et on s'amusait. On s'amusait à jouer, mais aussi à faire fâcher la bonnefemme Bédard qui rageait et qui frappait dans sa fenêtre quand on grimpait sur le banc de neige chez-elle pour aller chercher la balle qui y atterrissait parfois.
C'est le souvenir qui m'est venu en tête samedi soir en écoutant le match de hockey entre les Canadiens de Montréal et les Oilers d'Edmonton qui jouaient exceptionnellement à l'extérieur par un froid frôlant les moins vingt degrés. L'hiver, le froid, la neige et le hockey.
J'aime beaucoup cette toile que je viens de découvrir sur le net. Voici sa petite histoire :
« La toile a été créé juste au début du XXème siècle par Viktor Oliva, peintre et illustrateur connu. Les visiteurs du café et du restaurant Slavia étaient habitués à voir ce tableau et ont été très déçus lorsque le Slavia a été fermé, en 1992, à la suite d'une location du café à une firme américaine. Parmi les personnalités qui ont participé à la campagne lancée pour la réouverture du café, il y avait aussi le Président Vaclav Havel. Finalement, le bail de la firme américaine a été résilié, le Slavia a été rouvert et le tableau "Buveur d'absinthe" a retrouvé sa place dans la grande salle du café. » Source : Radio-Prague

Viktor OLIVA, « Buveur d'absinthe »
Supputer v. tr.
Évaluer à partir de certains éléments, de certains indices. Supputer à combien s'élèvera une dépense. Supputer ses chances de réussite.
J'aime bien le son de ce verbe :-)
Déjà auteur du livre Le livre noir de l'automobile qui traite des coûts humains, sociaux et économiques de l'automobile, Richard BERGERON vient de publier L'économie de l'automobile au Québec dans lequel il plaide pour un meilleur financement du transport en commun au Québec. Le communiqué de presse émis lors du dévoilement de l'étude peut être lu sur le site web du Conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE-Montréal) et on télécharge cette même étude en format PDF en cliquant ici.
Je suis curieux de voir pendant combien de temps le gouvernement québécois va laisser marcher les Montréalais en raison du conflit de travail à la Société de transport de Montréal (STM). Si la grève s'étire en longueur, quand le gouvernement promulguera une loi de retour au travail ?
En 1994, les utilisateurs du transport en commun de Québec ont dû subir des semaines de grève avec un service minimal et merdique aux heures de pointe, sans que les élus ne bronchent. Peut-être que les libéraux aujourd'hui au pouvoir seront-ils moins patients que les péquistes. Peut-être même qu'un Montréalais doit moins subir les contrecoups d'un tel conflit qu'un utilisateur de Québec.
Dobry den,
Poslal som adresu mojich Web stranok Tvojmu otcovi, aby si si ich mohla pozriet, ak Ta to zaujima.
Bol by som velmi rad, ak by si mi mohla o sebe nieco povedat po vsetkych tych rokoch, ako sa mas, a tiez Ti porozpravat ako je to so mnou. Ak mozes, ozvi sa mi, budem sa tesit.
François

La nuit dernière, j'ai bien tenté d'écouter le film Jules et Jim qui était présenté à la SRC, ne serait-ce que pour revoir Jeanne MOREAU chanter « Le tourbillon de la vie ».
Mais Radio-Canada a toujours l'idée heureuse de nous foutre ces films à des heures si tardives que le sommeil nous rattrape à tout coup. Qu'est-ce que je la trouvais belle Jeanne MOREAU et c'est surtout sa bouche et ses lèvres qui m'ont toujours séduit. Le genre de bouche dont j'ai déjà été amoureux.
Malheureusement, je crois que la cigarette l'a fait vieillir bien prématurément. Mais au-delà de cet aspect, elle est une femme intelligente et fascinante à écouter. Voici les paroles de cette jolie chansonnette qu'elle interprète dans le film.
Jules et Jim
« Le tourbillon de la vie »
Elle avait des bagues à chaque doigt,
Des tas de bracelets autour des poignets,
Et puis elle chantait avec une voix
Qui, sitôt, m'enjôla.
Elle avait des yeux, des yeux d'opale,
Qui me fascinaient, qui me fascinaient.
Y avait l'ovale de son visage pâle
De femme fatale qui m'fut fatale {2x}.
On s'est connus, on s'est reconnus,
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue
On s'est retrouvés, on s'est réchauffés,
Puis on s'est séparés.
Chacun pour soi est reparti.
Dans l'tourbillon de la vie
Je l'ai revue un soir, hàie, hàie, hàie
Ça fait déjà un fameux bail {2x}.
Au son des banjos je l'ai reconnue.
Ce curieux sourire qui m'avait tant plu.
Sa voix si fatale, son beau visage pâle
M'émurent plus que jamais.
Je me suis soûlé en l'écoutant.
L'alcool fait oublier le temps.
Je me suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant {2x}.
On s'est connus, on s'est reconnus.
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue
On s'est retrouvés, on s'est séparés.
Dans le tourbillon de la vie.
On a continué à toumer
Tous les deux enlacés
Tous les deux enlacés.
Puis on s'est réchauffés.
Chacun pour soi est reparti.
Dans l'tourbillon de la vie.
Je l'ai revue un soir ah là là
Elle est retombée dans mes bras.
Quand on s'est connus,
Quand on s'est reconnus,
Pourquoi se perdre de vue,
Se reperdre de vue ?
Quand on s'est retrouvés,
Quand on s'est réchauffés,
Pourquoi se séparer ?
Alors tous deux on est repartis
Dans le tourbillon de la vie
On à continué à tourner
Tous les deux enlacés
Tous les deux enlacés.
Novembre file et c'est le temps des fêtes qui se profile. Encore cette année, le Père Noël arrive trop tôt dans ces centres commerciaux et ces magasins qui pensent déjà à l'instant où ils vont nous balancer les bermudas et les t-shirt d'été.
Qui dit temps des fêtes, dit traditions. Parmi elles, y a celle que de nombreux Québécois connaissent bien et qui se nomme Ciné-Cadeau ; pendant près deux semaines à cheval entre décembre et janvier, Télé-Québec ressort les classiques des dessins animés comme les Astérix, Tintin et Lucky Luke. Depuis que je suis ti-cul, je les écoute chaque année comme un rituel. J'ai vu ces dessins animés des dizaines de fois peut-être et je ne me tanne jamais.
Puis, vieillesse oblige, j'aime bien écouter aujourd'hui ces vieux documentaires québécois de l'ONF. Cette année, j'ai décidé de visionner ceux de Pierre PERRAULT comme Pour la suite du monde dont j'ai parlé récemment sur mon site. En cliquant sur le titre, vous accéderez à la fiche descriptive du film et vous pourrez visionnez un extrait. Avertissement, à mes lecteurs francophones hors Québec : aiguisez vos oreilles, l'accent des p'tits messieurs est très prononcé !
Finalement, y a ce superbe documentaire intitulé Mission Arctique qui est présentement diffusé à Télé-Québec et qui rappelle le parcours de scientifiques québécois en quête du Nord, le vrai, le beau et le grand, mis en péril par le réchauffement planétaire et potentiellement par des armateurs qui y voient une route pour rejoindre l'Europe et l'Asie. Le site en flash est superbe.
Un couple d'amis est venu souper en ma compagnie ce vendredi. La jolie demoiselle est enceinte et j'ai pu poser ma main sur ce ventre dans lequel il y a un petit être qui pousse. La future maman m'a dit qu'elle commence à sentir cette présence qui se manifeste parfois par de petits mouvements. Un moment tout en douceur qui m'a bien ému.
Article écrit, publié et enlevé hier mais remis ce samedi matin...
C'est ce qu'on peut faire du silence. Y a même une loi paraît-il. La société, qui n'est que la somme des individus, répugne à l'idée du silence et le bannit. Faut meubler ce qui semble à première vue le vide.
Solitaire, j'aime le silence. Pas toujours tout de même. En fait, pour être plus précis, je dirais qu'il existe des silences qui prennent plusieurs formes, qui parlent chacun à leur manière. Là, par exemple, y a celui-ci qui ne me dit pas ce que je voulais bien entendre mais qui est criant de vérité.
Lorsque nos ciels sont à la grisaille et qu'une lumière déjà loin s'éloigne encore plus, celle au-dessus de nos têtes qui se faufile parmi les nuages est tout de même un réconfort.
À Rivière-Ouelle

Source : Paul CHARBONEAU, Le soleil du jour
Combien de fois ai-je pu me faire poser cette question quand j'étudiais en urbanisme ? Lorsque je rencontrais des demoiselles, la famille à Noël ou des amis, on me le demandait souvent. Alors, voici une définition très générale des tâches que peut accomplir un urbaniste.
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Urbaniste
Personne qui planifie et contrôle l'aménagement d'un territoire municipal en vue d'assurer une utilisation rationnelle et harmonieuse de l'espace et de répondre aux besoins des citoyens. À cette fin, elle conçoit des projets d'aménagement visant à améliorer la qualité des services et des infrastructures, elle prépare les plans, elle planifie les budgets et assure la réalisation des projets. Elle s'occupe également de définir un plan de mise en valeur et d'expansion à long terme et d'établir des normes que les entrepreneurs devront respecter. Elle veille à tenir compte des divers facteurs géographiques, économiques et sociaux dans ses choix afin de créer un milieu de vie bien organisé et attrayant pour la collectivité.
Un jour, alors que mon grand-père bûchait dans un chantier près de Saint-Joseph de Kamouraska, le cheval en eut assez et décida de s’enfuir. Il s’arracha à la sleigh et s’enfuit avec son attelage qui traînait derrière lui. Le temps que mon grand-père réalise ce qui venait de se produire, il se mit à courir pour le rattraper, malgré que la bête s'éloignait rapidement.
Le village de St-Joseph se trouve à une vingtaine de kilomètres en aval de St-Pascal et malgré la distance et l’hiver mordant, le gros percheron, la bave à la gueule et tout transpirant d’avoir couru, a su retrouver le village où un habitant réussit à l’arrêter sur le chemin de la maison pour le reconduire enfin jusqu’à la ferme où ma grand-mère fut bien surprise de cette visite. Quelques heures plus tard, alors que la noirceur était tombée, c’est mon grand-père qui arriva complètement frigorifié. Il avait suivi les traces dans la neige et constatant qu’elles pointaient vers le village, il avait décidé de les suivre, tout bonnement. Une randonnée de vingt kilomètres à pied sur des chemins mal déneigés. Quand je vous parlais d’un homme déterminé et têtu… J’ajouterais même le qualificatif de courageux.

J’ai intitulé ce texte Le centaure parce qu’en écrivant cette histoire de relation entre un homme et son cheval, c’est l’image de ces personnages de la mythologie grecque qui m’est venue en tête : une tête et un buste d'homme sur un corps de cheval, comme la fusion entre la puissance et l’intelligence. Les centaures sont connus dans la légende comme étant des créatures féroces, sauvages et brutales, ce que n’était surtout pas mon grand-père. Il était plutôt comme le centaure Chiron : bon et généreux.
Le centaure est aussi une célèbre constellation du ciel austral qui foisonne d’étoiles lumineuses et remarquables comme les Centauri, dont Proxima Centauri est la plus près de nous. Lorsque grand-papa nous a quittés voilà une dizaine d’années, il est allé s’assoir parmi elles. Tout là-haut, je suis convaincu qu'il voit en moi ce qu'il m'a légué : la force et le courage.
En compagnie de ma mère, j’écoutais un documentaire qui montrait des chevaux attelés travaillant avec des hommes en bordure de mer. Une race de chevaux dont j’oublie le nom, mais ils étaient des mastodontes, des bêtes immenses et puissantes. Ma mère m’a alors raconté l’histoire d’un homme et de son cheval.
Il y a quelques décennies, la vie rurale au Québec était rythmée par les saisons qui conditionnaient les activités des hommes et des femmes sur la terre. Dans ma famille maternelle, cette terre était autrefois une mère nourricière, parfois ingrate, parfois généreuse, et dans laquelle des hommes et des femmes ont mis la main pour puiser ce qui allait devenir le pain et le beurre. L’été, on récoltait ce qu’on avait semé plusieurs semaines auparavant pour nourrir les personnes ou les bêtes, ces dernières donnant le lait et ultimement la viande. L’hiver pointant son nez avec le retour du froid, la terre entrait alors dans son hibernation et les hommes quittaient leurs champs pour gagner les terres forestières.
Parmi ces hommes, y avait mon grand-père maternel. Il rejoignait l’arrière-pays du Kamouraska, là où le plateau appalachien est inondé de forêts, tandis que grand-maman avait la tâche importante et parfois ingrate de veiller sur la famille et au bon fonctionnement de la ferme. Comme beaucoup d’hommes, mon grand-père allait arracher les arbres à la terre et à la forêt pendant les longs mois d’hiver, luttant contre le froid et la neige. Cependant, il ne partait pas seul, car son coéquipier l’accompagnait.
Avant la grande mécanisation des chantiers, bûcher était un travail d’équipe entre l’homme et le cheval ; les deux entraient dans la forêt dense, le bûcheron abattait l’arbre, attachait la bille à l’attelage du cheval avec des chaînes et celui-ci la tirait dans un sentier. Une opération de transport qu’on nomma le halage. Mais ce qui m’a fasciné dans le récit de ma mère, c’est cette relation et cette symbiose qui existaient entre mon grand-père et le cheval. La bête effectuait parfaitement son travail en suivant ce que lui commandait la voix et parfois il anticipait même ce qu’on allait lui demander. Un cheval déterminé, têtu et au caractère bien senti paraît-il, comme mon grand-père qui était le seul à pouvoir l’approcher.
À suivre...
Drôle de sensation ce soir alors qu'on frôle les 21h00. J'arrive pas à me l'expliquer mais y a un truc qui fait tout drôle en moi.
Ce qui semble n'être que du noir est l'infini. Ce qui semble absent est là. Une photo prise un peu tard en cette soirée d'éclipse lunaire. Qu'un maigre croissant de lune capturé avant cette noirceur totale. Loupé, si vous voulez.
Lorsque je m'adonnais à la photographie, l'un de mes plaisirs était de pointer l'objectif de l'appareil photo vers le ciel et laisser l'objectif ouvert pour que s'impriment le mouvement de la lune et des étoiles. Ce qui semble immobile est une course.
Puis, ce qu'il y a de beau dans les astres et les planètes, c'est qu'à un moment précis, on peut se donner rendez-vous et regarder ensemble le même point, au même instant, peu importe les kilomètres qui nous séparent.

Qu'il est toujours agréable d'avoir de petites mains féminines qui se balladent dans nos cheveux, même si c'est pour les réduire de quelques centimètres... :-)
Premier épisode d'une série documentaire sur René LÉVESQUE, père de la nationalisation de l'électricité et ancien premier ministre du Québec. Les autres épisodes seront présentés les jeudis à 20h00 sur les ondes de Télé-Québec. J'ai lu sa biographie voilà plusieurs années mais le fait de le revoir et le réentendre m'a fait du bien. Un géant.
Vieille discussion qui remonte à plusieurs années avec mon ancienne petite amie slovaque qui parle très bien français (à faire rougir bien des Québécois en passant...) :
- Mon père viendra nous chercher demain après sa rencontre à Grand-mère, lui dis-je.
- Très bien, qu'elle me répond.
Quelques heures plus tard...
- Ton père arrivera quand après être allé chez ta grand-mère ?
- Hein ? Il est pas chez ma grand-mère, lui dis-je.
- Mais tu m'as dit qu'il allait chez ta grand-mère ???
Immense éclat de rire de ma part devant elle qui ne comprend pas.
- C'est que Grand-mère est le nom d'une ville du Québec...
La toponymie a de ses trésors...
Une ville se donne au petit matin lorsqu’on peut la respirer avant les touristes, mais au passage de ses habitants : le cravaté pensif allant au boulot, le gamin au sac à dos et qui traîne sur le chemin de l’école, la femme à la poussette et le touriste planté là, contemplant une ville qui se frotte les yeux pour mieux tenir, car je crois qu'elle ne dort jamais complètement. Elle ne s’est que reposée. Dutronc a chanté l’éveil de Paris et Sylvain Lelièvre celui de Montréal en la regardant s’étirer par la fenêtre. Moi, je ne chante pas. Par contre, les villes que j’ai foulées, je les ai presque toutes observées au petit matin. Près de moi, c’est Québec et Montréal. Plus loin, les Paris, Bruxelles, Prague, Budapest, Bratislava, Vienne et j’en passe.
Vous vous immobilisez à un endroit précis de la ville, vers 6h00, vous attendez et vous observez. L'éveil d'une ville et de vos sens.
Prague et le pont Charles, découverts au matin en attendant les retrouvailles du soir.

Petit moment rigolo...

TOKYO - La société de lingerie Triumph international a dévoilé à Tokyo un prototype de soutien-gorge antitabac dont l'objectif est d'aider les femmes à arrêter de fumer, grâce à une capsule diffusant une odeur de lavande censée calmer le sentiment d'irritation lié au sevrage tabagique.
Baptisé "Soutien-gorge manifeste contre le tabac", ce prototype blanc à la forme pointue est décoré du pictogramme officiel "Interdiction de fumer" représentant une cigarette noire dans un cercle rouge.
La capsule, également disponible au parfum jasmin, s'insère dans le décolleté du soutien-gorge. Selon la compagnie, l'odeur qu'elle diffuse transforme le goût des cigarettes pour le rendre désagréable.
Par contre, l'article ne mentionne pas s'il y a des difficultés supplémentaires pour l'enlever ;-)
Québec, le 4 novembre 2003
18h44
Un regard furtif par la fenêtre pour constater que nous avons une premère neige au sol, une mince pellicule. Sans aucun doute que les Miss malheurs de la température du petit écran parleront de tempête...
Hier, j’ai commencé cet article sur cette dame dont j’ai caché l’identité, question d’enrober le tout d’un petit halo de mystère, mais qui est simplement la maison familiale du bas du fleuve. J’en ai publié une partie, car je voulais peaufiner le reste. Voilà, je suis un peu moins enclin à étendre mes mots aujourd’hui. C’est peut-être novembre qui est entré en moi. Voici le reste.
C’est une vieille dame dans un pays tout jeune, un pays qui ne se nomme pas. Une centenaire que j'aime, qui porte les rides de ses cent soixante ans et comme elle est âgée, elle craque, surtout lorsque le vent souffle fort et se joue d'elle en se faufilant dans le grenier. Vieille, mais solide. Peut-être l’est-elle même plus que ces jeunes filles qui poussent aujourd’hui. Elle a entendu et écouté des hommes et des femmes : les disparus que j'ai souvent connus que par quelques photos et la voix des vivants, ces mêmes vivants que j’aime et qui m’aiment malgré l’adversité. Dans son corps résonnent encore des chants, des rires, des pleurs, des cris, ceux de la joie ou de la colère. Elle a aussi vu naître et mourir. Puis, il y a moi.
Un petit garçon qui dormait dans un lit souvent trop haut et trop grand pour lui et qui craignait tant les bruits de la maison que ses silences, eux que je fuyais sous les couvertures. Y a tout un amalgame d’odeurs, de sons, d’images et de touchés qui sont imprégnés dans mes sens et qui composent un chapitre important de mon enfance.
Devenu un homme, tout ça a plutôt apaisé et bercé mes nuits lorsque je la visitais. Récemment, on l’a en quelque sorte violé en la vidant de son contenu parce que l’autre vieille dame, ma grand-maman, a dû la quitter pour un foyer. Sa séparation a sans aucun doute été plus malheureuse que la mienne. Pour ma part, y a des montagnes que je ne grimpe plus, si petites soient-elles. La montée qui mène au ciel de cette maison, celui qui a veillé au-dessus de moi et que je voulais à mon tour léguer à mes enfants, est un autre Everest qui fait partie d’une chaîne déjà très longue et à laquelle s’est ajoutée encore une montagne cette semaine.
« Je pense, donc je suis »
René DESCARTES
Mais alors, si je pense, donc je sais ?
C'est ce genre de conclusion bien hâtive que font beaucoup de personnes, notamment dans le cas du dossier du réseau de la prostitution juvénile à Québec où les racontards et les ragots circulent abondamment. La manifestation d'hier soir devant l'hôtel de ville de Québec illustre à merveille cette idée que parce qu'on pense que telle ou telle chose s'est déroulée comme ça, on sait ce qui s'est passé.
Elle m’a toujours habité.
Depuis que la connais, j’en ai été séparé trop souvent ; plus d’une centaine de kilomètres nous éloignent, mais l’image que j’ai d’elle n’a jamais été altérée, malgré la distance et l’absence.
Parfois, j’ai été tout près d’elle. Je pouvais enfin la toucher du doigt, la respirer et lorsque j’entrais en elle, elle m’enveloppait d’une chaleur réconfortante qui m’apaisait.
À suivre…
« Pour toi c'était rien », a-t-elle dit.
L'heure des bilans si vous voulez.
Plutôt, les mots pour résumer une « relation » qui s'est étirée depuis des mois dans toute sa virtualité, sans qu'il n'y ait eu un regard échangé. J'attache beaucoup d'importance aux yeux et au regard parce que lorsqu'il y a cet échange, on peut véritablement y lire l'autre personne, la connaître, établir une véritable intimité et je dirais même faire le don de soi.
J'ai toujours été exigeant avec la notion d'amitié et encore plus avec celle de l'amour. Peut-être trop. Je peux partager facilement mais je ne donne pas mon entièreté avec cette même aisance. Dans ce cas-ci, il y a eu les semailles à l'amitié par des échanges, tantôt banals, tantôt personnels, et j'ai eu envie de tout faire grandir, en vain.
Récemment, je me suis bousculé, ce qui m'a précipité à écrire des mots qui ont été le prélude à des gestes maladroits. Pas ces mots dégueulasses, mesquins, misérables qui renvoient à une profonde immaturité et au peu d'envergure, mais ceux qui témoignent d'un certain désarroi devant ce qui se dessine : rien ne grandira. Des sentiments ? Si, mais peu de nos gestes quotidiens en sont dénudés. Un sentiment est-il la même chose qu'une émotion. Est-ce son prélude ? Par exemple, si je parle d'affection, je considère qu'il s'agit d'un sentiment tandis que pour moi l'amour est une émotion. Une simple question de degré peut-être. Bon. Je fais pratiquement de la sémantique pour expliquer des choses qui sont dans le domaine du quasi inexplicable.
Je fais dans le gris et je déteste. Parce qu'il y a quelque chose qui m'échappe.

Vision d'aurore à Hyvinkää
Cette aurore boréale, photographiée vendredi à Hyvinkää dans le sud de la Finlande, est la conséquence de l'éruption solaire qui s'est produite mercredi. Cette dernière a en effet provoqué une nouvelle tempête magnétique, qui, en touchant terre jeudi a entraîné d'inhabituelles aurores boréales. Source : Libération