Cette année là, je suis parti en même temps que l'hiver se pointait avec ses bottes. C'était à mon tour d'aller rejoindre M. Six mois de séparation, un visa tchécoslovaque de trois mois, un billet d'avion ouvert pour une année et de l'espoir plein le coeur. Je m'envolais.
Deuxième série en vingt-cinq petites vignettes de souvenirs de voyage : hiver 1992-93, Paris, Tchéco-Slovaquie et petites escapades limitrophes au pays, à l'âge de vingt ans.
- Les yeux de cet Ukrainien qui me parlait de sa vie dans le bus vers Prague. Humble.
- Le contraste encore visible entre deux mondes : l'avant et l'après rideau de fer, l'Ouest et l'Est, l'Allemagne et la Tchécoslovaquie. Frappé.
- Écouter la Vltava de Smetana au milieu du Pont Charles, fermer les yeux quelques instants et les ouvrir, Prague devant soi. Serein.
- M. qui marche vers moi sur le pont, habillée d'un long manteau de feutre beige, les cheveux attachés. Heureux.
- Mon premier matin à Bratislava et ce sentiment étrange. Inquiet.
- L’odeur de charbon qui se dégageait des cheminées des maisons dans les villages. Pénétré.
- Le grand-père de M. qui me servit un verre de fort à 8h00 du matin, le sourire aux lèvres. Assommé.
- Les petits lampions sur les pierres tombales allumés pour perpétuer le souvenir des disparus et qui brillaient dans la noirceur de la nuit. Calme.
- La petite dame de l’épicerie qui a couru après moi, panier à la main et qui me sermonnait parce que je n’en avais pas. Obligation.
- Mon invention et mon utilisation du mot « Québecski » au lieu de « Canadski ». Fier. ;-)
- Le réflexe d’avoir répondu en slovaque à une boulangère pour le choix d’un gâteau. Surpris.
- Le son du moteur des trolleybus. Graduel.
- La gardienne d’une salle de musée toute énervée de me montrer les mots Marc-Aurèle FORTIN et Québec dans une revue slovaque. Souriant.
- Les décorations de Noël à Vienne. Émerveillé.
- La lumière dans le vieux cimetière juif de Prague. Ému.
- Plus de cigarettes un dimanche soir et que tout, tout est fermé. Manque.
- Paris qui m’accueille encore en peine. Nostalgique.
- À l’aéroport Charles-de-Gaulle, mes oreilles qui sourirent d’entendre l’accent québécois après trois mois de silence. Amusé.
- L’est de la Slovaquie et la beauté des montagnes Tatras. Grandeur.
- Mes pirojki préférés que je mangeais chaud en attendant le trolley. Régalé.
- La savoureuse soupe piquante de la maman de M. Réconfortante.
- La vieille tzigane qui avait essayé de me passer des zlotys polonais au lieu des couronnes sur le marché noir. Méfiant.
- Le mot adieu prononcé à M. au départ pour Paris, elle qui me dit au revoir. Raison.
- La rue Mouffetard au petit matin à Paris et ses commerçants. Sympathique.
- Lire Libération aux jardins du Luxembourg une belle journée de printemps. Détendu.
Écrire un petit billet sur le « t » et le « beaucoup ».
Le « t » comme pronom avec son apostrophe pour lier et le « beaucoup » comme adverbe qui vient marquer la grandeur et l’intensité. Le « beaucoup » me laisse parfois songeur, comme dans la phrase célèbre « je t’aime beaucoup ».
« Je t’aime » versus « je t’aime beaucoup ». Notre adverbe, qui devrait déclamer avec force un sentiment, me semble l’atténuer, sans toutefois le banaliser comme si on disait « je t’aime bien ». La phrase n’a pas la force des trois petits mots.
Et l’apostrophe ? C’est le trait d’union entre elle et ce fort sentiment, celui qu’un « je » n’a jamais eu peur de dire, mais qui ne se commet pas facilement. Il n’est pas un « je » facile, malgré tout ce qu’il est.
Dire « je t’aime » n’est pas une envolée du moment guidée par si peu, si attirant et si invitant soit-il. Il demande beaucoup…
Dominique STRAUSS-KAHN est le premier politicien d'importance en France à avoir créé son blogue. On note quelques réactions et je me contenterai de dire que je souhaite que l'initiative soit suivie par des politiciens québécois. Les interactions entre la population et le politique m'apparaissent bien intéressantes.
Message aux membres du présent gouvernement libéral québécois : vous auriez intérêt à créer un blogue pour expliquer à la population où s'en va votre gouvernement. Mais peut-être y a-t-il une première chose à régler : savoir vous-même où vous vous en allez...
« En démocratie, on peut tout faire si on est prêt à en payer le prix. Je peux faire brûler votre maison si je suis prêt à aller en prison. Je peux tuer quelqu’un si je suis prêt à aller en prison ».
Me Guy Bertrand, avocat bien connu au Québec.
Hop ! Voici un nouveau venu au club des mal-cités. Plaidant aux audiences publiques du CRTC en faveur du renouvellement de la licence de la station radiophonique CHOI FM à Québec, un véritable ramassis de crétins et de p'tits cons qui se servent de la liberté d’expression pour diffamer, maître BERTRAND a déclaré cette belle connerie. Bien sûr, il se défend maintenant d'avoir dit qu'on peut tuer. Venant d'un très bon avocat, amant de la langue de Molière et grand défenseur du « petit peuple et des gens ordinaires », la déclaration laisse perplexe, car elle mêle pouvoir comme droit et pouvoir comme capacité de poser un geste. Puis, quelqu'un peut me dire quel est le rapport avec la démocratie ? Je n'en vois aucun.
ZDNET | 18.02.04 | 08:54 « Les éditeurs de logiciels antivirus alertent leurs clients sur la propagation rapide sur le net d'un nouveau virus-ver baptisé Bagle.B (alias Tanx.A). Il s'agit d'une variante de Bagle, le ver apparu en janvier dernier et qui transformait les machines contaminées en autant de relais pour envoyer des "spams", ces messages électroniques non sollicités à caractère commercial.
[...]
Bagle.B est un mass mailler des plus classiques. Il cible les machines équipées du système d'exploitation Windows. Les utilisateurs d'un OS GNU/Linux ou de MacOS sont donc à l'abri. »
Encore une fois, j'ai l'esprit en paix avec M. Mac...
Revenue récemment d'un séjour d'une année en Europe, principalement en France, Akelia a eu la bonne idée de nous faire partager quelques-uns de ses regards de voyage, ces odeurs qui l'ont enivrée ; bref, tout ce qui l'a soûlée et marqué ses sens.
À mon tour, j'ai puisé dans mes souvenirs de voyages pour ressortir quelques instants qui les ont ponctués et qui m'ont marqué. Première série en vingt petites vignettes : 1991, France et Bruxelles, à l'âge de dix-huit ans.
- Le chauffeur d'autocar à Bruxelles qui ressemblait à Jacques BREL avec cet accent belge si typique.
- Le mec qui faisait les cent pas devant moi au Jardin des Tuileries à Paris, qui me souriait et qui s'est approché de moi en me demandant :
- T'es seul ? Tu cherches du boulot ?
Oh Oh...
- La soirée à Paris dans une chambre d'hôtel avec L. et H., à boire et rigoler en compagnie d'un Anglais, de Polonais, de Finlandaises et un Moldave.
- Le métro parisien et ses sans-abris qui récitaient des poèmes en échange d'une petite pièce.
- Le voyage de nuit de Paris vers le Languedoc en train couchettes.
- La rencontre de M.
- Les longues minutes à parler avec M. assis sur les remparts de Carcassonne pour connaître chacun notre monde.
- Cette nuit passée à nous embrasser dans un parc de Lézignan en Aude, follement amoureux. Le début.
- Les champs de lavande et de rosiers sauvages de l'Aude.
- Les ruines du château de Peyrepertuse, ancienne citadelle cathare, et le vent chaud qui inondait tout mon corps.
- L'une des Finlandaise qui ne souriait jamais et qui rechignait sur tout.
- Le petit coup de rouge dans chaque cave à vin visitée...
- Les fous rires avec H. et L.
- Olivier, l'un des accompagnateurs français que j'appelais silencieusement « La tronche ».
- Cette dame du village qui se pâmait en m'écoutant parler et qui criait :
- Comme c'est joli ! Comme c'est joli ! Comme c'est joli !, faisant référence à mon accent québécois.
- L'hôtel situé à côté d'un bar gai... rue des Mauvais-garçons à Paris. J'ai ri.
- Le 14 juillet à festoyer seul dans ma chambre d'hôtel en compagnie d'une bouteille de rouge, le cul assis sur le bord de la fenêtre.
- La lecture des journaux aux Jardins du Luxembourg à Paris.
- La découverte du peintre Magritte dans un musée de Bruxelles.
- Le Mannekenpis à Bruxelles :
- Hein ? C'est ça ?

Les drapeaux rouges qu'on aperçoit sur la photo est celui de l'Union soviétique, l'ex-URSS. L'image a été captée hier après-midi en face du parlement du Québec lors d'une manifestation d'étudiants qui réclamaient la gratuité scolaire. Quand ça s'est échauffé, les gaz lacrymogènes ont fusé. Le méchant État policier - si, je l'ai entendu celle-là - a attaqué ses pauvres enfants.
Des drapeaux soviétiques... Risible... Tout comme cette idée de la gratuité universitaire. Le meilleur moyen de former des parasites comme j'en voyais trop au CÉGEP. Une petite lecture à suggérer aux porte-étendards de la faucille et du marteau : Le livre noir du communisme. Avant qu'on me taxe de gars de droite, je tiens à préciser que je me considère à gauche, mais que je n'avale pas tout des discours.
Voici ce qui s'offre à nos yeux lorsque nous sommes à Bratislava et qu'on regarde de l'autre côté du Danube : la cité de Petrzalka où vivent plus de 100 000 personnes dans d'immenses complexes d'habitations. Croyez-moi, on s'y perd facilement... Désolé pour la piètre qualité de la photo : les marques du temps. Avant que vous vous demandiez ce qu'il y a dans l'espèce de saucoupe volante posée au-dessus du pont, c'est un restaurant. Du moins, c'en était un à l'époque.

Les ciels de la dernière fin de semaine.
Du bleu et de l’étoilé.
Celui d’un samedi entouré de l’amour des amis. Le vrai, l’inconditionnel, qui dure malgré l’adversité et la fatalité. Et ce petit être qui serre le doigt de la main. Et ces deux roses au chaud qui écloront bientôt.
Vous vous reconnaîtrez. Je vous aime.
Du gris.
Celui des mots commis. Des mots envoyés. Des mots qui auraient dû être tus.
Quelques autres mal compris.
Du dégagé et une lumière.
Bach qui berce au son des cordes. Merci.
Voici la photo qui a remporté ce vendredi le 47e prix World Press Photo pour l'année 2003.
Elle montre un prisonnier irakien qui s'efforce de réconforter son jeune fils âgé de quatre ans. Elle est signée Jean-Marc Bouju et a été prise le 31 mars 2003 dans un camp de regroupement de prisonniers de guerre près de Najaf en Irak.

©Jean-Marc Bouju/Associated Press/ REUTERS
Dans la course à l'investiture démocrate aux États-Unis, le sénateur John KERRY semble avoir pris une confortable avance pour mener la lutte au président BUSH aux prochaines élections américaines.
KERRY est présentement sénateur du Massachusetts et j'ai eu la bonne surprise d'apprendre qu'il parle un excellent français. Or, il appert que son entourage lui ait conseillé de ne pas faire étalage de cette connaissance, selon ce que nous a appris une journaliste de la SRC. Pourquoi ? Primo, en raison de ce stupide sentiment anti-français qui plane encore chez une partie de la population américaine (y a seulement les Français qui parlent français, hein ?), ensuite parce que ça lui donnerait un air cultivé, ce qui ne serait pas bon pour son image...
J'ai sursauté en entendant cette dernière, mais ça ne me surprend pas. Après les gens reprochent aux politiciens mille et un défauts, justifiés ou pas. J'ignore la valeur de KERRY. Jusqu'à ce jour, je n'ai pas trop fouillé pour en connaître plus sur le bonhomme parce que la politique américaine m'intéresse peu. Mais que des gens puissent détester ou être seulement rébarbatifs à donner leur appui à un politicien sous prétexte qu'il est cultivé m'échappe totalement. Au Québec, un Jacques PARIZEAU et un Bernard LANDRY ont toujours été victimes de cette étiquette de snob ou d'hautain parce qu'ils ont une culture générale très large. Dommage de se borner à si peu...
C'est peut-être l'objet non-technologique que j'ai toujours préféré par rapport à ces petites merveilles comme les Palm qui sont tout de même très pratiques pour emmagasiner les données. Mais y planifier ses activités et son temps ne m'a jamais branché. Vive les ratures et les gribouillis dans les agendas !
Onze années plus tard, je relis le journal de ce rendez-vous avec celle que j’aimais alors. Le style d'écriture a changé, mais pas tant que ça je dirais. Première page des premières impressions de Prague découverte au matin du 21 décembre 1992, une journée avant mon vingtième anniversaire de naissance. Le corps fatigué d'une longue nuit en autocar depuis Paris, la Tchécoslovaquie, qui disparut le 1er janvier 1993 pour faire place à deux états, était sous mes pieds. Voici une page de ce journal que j’aurai écrit durant trois mois :
Prague, le 21 décembre 1992
Je suis arrivé à Prague vers 7h30. La consigne du terminus de bus n'étant pas trop rassurante, je trimbale les kilos de mon sac à dos... sur mon dos. Il est un peu plus de 11h00 et j’écris d’un petit café situé place de la Vieille Ville où je me suis réfugié pour manger et boire un peu. La place est entourée de superbes bâtiments et joliment décorée d’un immense sapin et de lumières de mille couleurs qui rappellent que Noël n’est plus que dans quelques jours. Sur le menu du café, j'ai reconnu les mots pivo et sandwich. Alors je me suis rabattu sur une bière et ce qui s'avère être un petit sous-marin au jambon. Le petit resto est calme et joue de la musique et des chansons tchèques. Normal, j'y suis, enfin. Une année et demie après notre rencontre en France, six mois après son séjour trop court au Québec, me voilà enfin dans son pays à quelques heures de nos retrouvailles. Elle doit me rejoindre à 16h30 au beau milieu du pont Charles. Ensuite, nous quitterons la ville pour rejoindre la sienne, Bratislava. J’ignore si nous voyagerons en train ou en bus mais je serai crevé après les 400 kilomètres qui séparent les deux villes. Je crains 16h30. L’excitation est mêlée d’appréhension.
Je me souviens que la ville m'avait littéralement enivré. Ce jour-là, malgré le poids de mon attirail, j’ai sillonné les rues des différents quartiers du centre, me régalant de l’architecture et des cours intérieures où je m’engouffrais pour sentir la vie praguoise. Je regardais nerveusement ma montre aux cinq minutes pour voir si le temps avançait plus rapidement et comme on surnomme Prague « la ville aux mille clochers », les horloges qui les ornent battaient en moi le rappel de l’heure de sa chaleur et de ses bras.
Faudrait en revenir là... Magellan est enfin redevenu le mot-clé le plus populaire pour trouver mon site depuis l'affaire Janet Jackson :
1. magellan 18
2. janet 12
3. sein 11
4. jackson 11
Je suis convaicu qu'il en existe des plus jolis sur le net. Cherchez un peu :c))
Aujourd'hui, j'en suis à dessiner un bilan qui conclut un vaste remue-méninges personnel. Y a des jours ainsi, où des images et des mots sont des parcelles, tantôt de bonheur, tantôt d'une profonde mélancolie. C'est drôle parce que je viens de lire que Victor HUGO a dit de cette dernière qu'elle est le bonheur d'être triste. Serait-ce alors se complaire dans la tristesse ? Si c'est le cas, ça ne me ressemble pas, mais je revendique ce droit de me plonger dans un passé que j'ai maintes fois idéalisé, c'est bien vrai. À un moment de ma vie, a-t-il paralysé certains de mes gestes ? Sans aucun doute, mais c'est ce passé des expériences qui m'a forgé et poussé là actuellement. J'ai par contre atteint mes limites trop rapidement pour en faire des choses valables, du moins celles à mon programme.
Je me suis mis en tête d'entreprendre un projet colossal : numériser tant mes photos personnelles que les centaines de la famille et les mettre sur CD. Y a du boulot...
Pérenniser mon passé. De mes voyages, de cet intermède de ma vie en Slovaquie, des fêtes, bref de tous ces instants si chers qui ont façonné ma vie, je n'en conserve que peu en photographie. Je ne saurais l'expliquer, mais j'ai toujours eu une réserve à figer sur pellicule. Pourtant, j'ai déjà suivi des cours où j'ai appris les techniques de photographie, travailler en chambre noire, développer mes pellicules, etc. J'aimais. Photographier le bâti ou l'immobile pour qu'il s'anime et le faire vivre ne m'a par contre jamais branché. Je préfère les gens, mais j'ai toujours senti un malaise à les croquer sur le vif et dans leur quotidienneté. Et là, je ne parle pas de surprendre l'oncle Roger bien saoul. Une espèce de sensation de voyeurisme...
Depuis hier, je suis petit. Il y a ce petit confirmé, l'infiniment petit, qui ramène ma grandeur d'homme à une expression de petitesse. Un petit tout en moi, mais qui a une dimension immense et un poids si lourd qu'il m'a fait plier l'échine. L'autre petit devra jouer au géant pour remporter une première victoire.
Même le Seigneur est contre le projet de la centrale thermique du Suroît d'Hydro-Québec...
Une promenade le long du fleuve comme une victoire. M'y rejoindre.
Tu verras, la route 132 s'avale facilement pour rejoindre ce bord de fleuve. Qu'on y arrive de l'est ou l'ouest, la plaine du St-Laurent est un tapis au pied d'un plateau que des villages et de petites collines habitent, mais l'entrée dans le village est certainement plus grandiose en venant de l'ouest, de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie. Là, le mot plaine prend tout son sens avec le vent qui a tout l'espace pour s'amuser. Une fois entrée dans le village, il y a une petite rue que tu trouveras presque au coeur de Kamouraska. Elle s'appelle tout simplement route du Quai pour annoncer la destination. Tu n'auras qu'à descendre la pente douce pour arriver au quai. Au bout, tu me trouveras, assis sur ce banc de béton à jouer avec les projets pour rattraper cette idée du temps perdu.

Via Branchez-vous, on apprend une nouvelle façon de baptiser vos enfants...
Hydro-Québec joue du sophisme ce matin dans certains journaux québécois pour justifier la construction de la centrale thermique du Suroît. Fidèle à elle-même depuis le début de ce dossier, la société d'état, par la plume d'un de ses présidents, justifie de façon encore boiteuse le projet :
le Québec est peu responsable des émission des gaz à effet de serre (je n'ai plus les chiffres...), donc Hydro-Québec peut se permettre d'augmenter la pollution.
J'espère que la levée de boucliers dans la société québécoise va inciter l'Hydro à refaire ses devoirs.
Conversation imaginée, mais peut-être pas si imaginaire :
- Dis, Chéri, il me semble que notre vie de couple manque de piquant.
- Ah oui ? de lui répondre l'homme.
La jeune femme, quelque peu mal à l'aise puisque elle a fait récemment du comptoir avec Maître Tremblay, lui dit tout de même :
- Chéri, que proposes-tu pour que notre couple s'épanouisse à nouveau ?
L'homme, quelque peu décontenancé par le commentaire de Chérie, a cette merveilleuse idée :
- Nous pourrions, ensemble, naviguer sur le net et aller sur des blogues pour écrire des commentaires imbéciles, histoire de foutre la merde et s'amuser. Ça te dit ?
- Quelle merveilleuse idée ! s'exclame Chérie devant le génie de Chéri.
Depuis ce jour, Chéri et Chérie écoulent des jours heureux. Le soir venu, ils s'assoient tous les deux devant l'écran d'ordinateur et tappent et tappent. Parfois, Chérie interrompt la cadence effrénée de Chéri et lui susurre à l'oreille :
- Comme je suis fière de toi.
Le soleil est revenu dans la vie de notre couple et Chérie a même obtenu une promotion au bureau pour ses bons services...
À l'irrespect, aux moqueries et aux saloperies, je réponds de même. Si un jour quelqu'un s'avise de jouer avec moi le même jeu que j'ai lu ailleurs, je répondrai de la sorte, mais avec encore plus de virulence. Qu'on me critique ou qu'on n'aime pas le contenu de tel ou tel billet et qu'on me l'écrive, je n'ai aucun problème et j'apprécie le débat. Mais ce n'est pas la première fois que je lis des commentaires et des articles qui s'amusent à miner la confiance d'autrui et à détruire intentionnellement une personne. Que de faibles pour prendre leur pied ainsi... Voilà dit.

De Super Bowl à Super Boule hier soir à Houston. On sait que les Américains aiment se scandaliser pour peu et les choses futiles. Dans ce qui ressemble à une joyeuse mise en scène, le chanteur Justin TIMBERLAKE a, ô scandale, dénudé un sein de la chanteuse Janet JACKSON lors du spectacle de mi-temps du match du Super Bowl. Arrangé avec le gars des vues si on se fie à la photo où on voit le sein de JACKSON quelque peu décoré.
Mais la question que je me pose connaissant le goût de la demoiselle et du frérot pour les chirurgies plastiques est la suivante : est-ce un vrai sein ???
Immense fatigue du vide cette fin de semaine.
Stade d'intolérance pour certains mots entendus, d'autres lus.
Une chanson sur mon grand-père, son père, qu'elle m'a fait écouter vendredi soir et qui sera sur son prochain album. Grand-papa et des arbres.
- Tu aimes ?
J'ai détourné la tête pour ne pas qu'on y voie l'émotion.
Et ma mère, d'ajouter à son tour :
- Tu te souviens des quatre érables à notre ancienne maison ? C'est ton père et ton grand-père qui les avaient cueillis dans la forêt et plantés à ta naissance. Ils ne mesuraient que quelques centimètres. Ils ont le même âge que toi.
Le même âge...