Encore question de pomponnage, mais cette fois-ci, c'est le site qui sent bon et le neuf. Rien de trop élaboré : de nouvelles couleurs et une en-tête rafraîchie avec cette aurore boréale très colorée.
Ce n'est pas parce qu'on est un homme qu'on ne peut céder parfois à la coquetterie et sentir bon...

Tout simplement sublime ce dossier des archives de Radio-Canada sur l’émergence et le triomphe de la banlieue comme symbole de l’identité nord-américaine.
Le J du jour qu’on appuie pour bien affirmer son unicité et que rien ne sera plus jamais pareil. À moins que ce fut cela : le signal parce que les jours se suivront et se ressembleront, un jour. Un J du jamais pour qu’il ait pu être utilisé comme un veto, ce jour.
Y avait un beau ciel en fin d'aprem aujourd'hui : je le regardais passer tranquillement au noir, alors que le bleu du ciel jouait avec le rouge que le soleil projetait de ses derniers feux. Un autre ciel s'éteignait, celui-là derrière l'érable massif et ses rameaux que je voyais noirs.
J'avais l'appareil photo à portée de main, prêt à figer les branches ballottées par le vent, puis je me suis dit merde, je garde tout pour moi : le passage à la noirceur, le vent que je vois mais que je n'entends pas, les branches qui saluent, puis encore elles, qui s'écartent chacune vers leur partie de ciel, patientant encore quelques semaines avant de pousser les bras un peu plus haut lorsque la chaleur les nourrira. La banalité d'un instant dont j'ai cherché à saisir le sens. Non non non... Foutaise. Saisir en soi ce qu'on a en pleine gueule, écrit au feutre rouge ?
Un ciel, un coucher, un arbre et la danse de ses filles, c'est bon pour écrire. Rien de plus. Je termine comme ça, pendant qu'on nous vomit de l'émotion à la Star Ac. De l'émotion ? On voit les cordes qui les enveloppent grosses comme des câbles de bateaux. J'aime mes branches avec leurs noeuds, cette ramée et ses ramilles toutes fines. Je les préfère.
Piqué dans la chronique de Jean DION publiée dans Le Devoir de la fin de semaine. J'aime.
Voici une petite réplique assassine de Winston Churchill qui montre bien son sens de la repartie :
- M. Churchill, vous êtes tellement détestable que si j’étais votre épouse, je mettrai du poison dans votre thé.
– Et si vous étiez mon épouse, madame, je le boirais.
Une fin de soirée d'un samedi. Au lieu de mots pour dire ce qu'on voit en soi, qu'une image pour me résumer.
À Rivière-Ouelle, Québec

Source : Le Soleil du jour
Vint un jour où il fut assis sous une épée, à l’image du mythe de Damoclès dans lequel l’arme était suspendue au-dessus de sa tête sur un simple fil, en l’occurrence un fin écrin de cheval. La fable se veut alors la représentation de la précarité du bonheur de Damoclès et si on veut enrichir son symbolisme, la fragilité de l’existence.
L’arme, à l’image du prédateur qui fixe sa proie du regard, pointe son tranchant pour rappeler la fatalité, non seulement de l’existence, mais aussi la qualité de son essence et la nature des rapports avec la vie. À la différence du récit issu de la mythologie grecque, l’épée à laquelle je pense lacéra et découpa, petit à petit, les ambitions, les rêves et les aspirations. Désormais, on parle d’utopies et de chimères pour bien affirmer les désirs devenus vains.
À propos de ce billet de Francis où il montre le résultat final de la construction de condominiums dans le secteur du Vieux-Québec Basse-Ville, j'ai qualifié le projet d'ennuyant. J'aurais pu aussi écrire moche, morne, morose ou sans saveur. Pourtant, je crois que l'architecture, lorsqu'elle s'exerce dans un milieu sensible comme le Vieux-Québec, doit apporter un nouveau langage, une nouvelle façon de définir la relation entre l'histoire et l'époque contemporaine. À Québec, toujours cette peur de détonner.
Toutefois, on a seulement qu'à regarder quelques uns de ces projets pour se rendre compte qu'on peut créer et oser sans trop choquer, juste chatouiller gentiment.
Tant qu'à donner dans le showbiz, un petit message personnel à celle qui se reconnaitra si elle me lit : j'espère que ton spectacle à Madrid a bien été, comme ceux qui sont à venir. ;c)
Ben quoi ??? Ça sert aussi à ça un blogue...
Ça tombe dans la mièvrerie un invité qui va rencontrer pour la première fois les candidats du Star académie québécois et qui déclame à son départ :
- Je vous aime tout le monde !
Bah... Peut-être que ça fait partie de leur apprentissage du monde artistique : apprendre à décoder ceux et celles qui sont condescendants, voire hypocrites.
Ce billet de Thierry qui fait remarquer à juste titre l'espèce de macédoine de groupes et de personnes qui se rassemblent sous l'étiquette d'alter-mondialistes ou d'anti-mondialisation pour manifester, m'a fait penser à une scène rigolote que j'avais vue dans le passé.
La caméra de télévision montrait une femme qui, elle, manifestait contre les cultures transgéniques. C'était son combat. On la voyait, pancarte en main et sourire éclatant, qui sautillait dans le froid tous bords tous côtés en scandant :
- Les graines, les graines, les graines !
Je vous laisse le soin d'imaginer comment elle avait l'air ridicule...
Ces derniers jours, on nous a assommé de son arrivée dans les médias : le printemps. J'adore l'hiver, mais j'apprécie aussi ces jours qui s'étendent et qui préfigurent l'été dans quelques mois, malgré que je déteste ses quelques journées chaudes et humides où je ne me supporte pas. Je bénis le ciel d'être revenu vivre à Qébec il y a quelques années, parce qu'une canicule à Montréal, asphalte et béton, ça tue. Pour revenir au printemps, disons que lorsque j'étais à Montréal, je le voyais venir en même temps que les jupes et les petites robes sur St-Denis : avec hâte. Elles sout tout aussi belles à Québec, mais en moins grand nombre.
Le printemps est aussi l'ouverture : la végétation vers le soleil ou l'humain vers l'autre qui voit ses sens plus aiguisés. Paraît-il. On ne peut que s'en réjouir. Mais, aujourd'hui, tout compte fait, je préfère l'automne pour son repli. Peut-etre me ressemble-il-mieux. Y a eu de ces printemps semeurs d'espoirs, surtout celui de cet ancien sourire, voilà des lunes et des lunes. Depuis peu, j'ai appris à faire de mes printemps des automnes.
J'ai toujours un petit frisson quand je lis ceci : « L’ancienne ville de Montréal s’était donné un plan d’urbanisme pour la première fois en 1992. » (Le Devoir, 20-21 mars 2004, A6)
L'article souligne l'adoption du premier plan d'urbanisme du Montréal « une île, une ville ». Reste à voir quel sort réservera-t-on à ce plan avec le chant des défusionnistes qu'on entend encore.
Est-ce moi qui suis, comment dire, trop relaxe peut-être, ou bien est-ce eux qui sombrent dans la parano, du moins dans le discours ? Don't be afraid !
Un jeune homme se réveilla en pleine nuit après un effroyable cauchemar. Dans son rêve, il était dans un lieu qu’il ne connaissait pas, face à un lion qui le regardait et qui tournait parfois autour de lui pour mieux observer sa proie. Tout à coup, la bête féroce, lasse de l’examiner, s’approcha de lui, saisit son bras droit dans sa gueule et le mordit. Le garçon, horrifié, hurlait en retirant son bras ensanglanté et se tordait de douleur.
Le lendemain, il raconta en riant son expérience à ses copains qui étaient bien amusés de l'entendre. En face de l’église où tous se trouvaient, il remarqua deux statues de pierre qui étaient des figures de lion, la gueule grande ouverte. Il s’approcha de l’une d’elles et mit son bras dans cette gueule de pierre pour se moquer de son rêve. Il se mit aussitôt à crier, tandis que ses amis riaient en regardant la scène. Grimaçant de douleur, le garçon retira son bras qui saignait, tandis qu’un insecte, peut-être un scorpion, sortait de la gueule de la statut pour se sauver.
Peut-être méprise-t-on facilement. Peut–être se moque-t-on trop rapidement de l’inconnu et nous ne nous en méfions pas assez.
Un quai vu. Un quai rêvé.
Malgré les meurtrissures de la maçonnerie du premier et le bois neuf dont est bâti le deuxième, ces deux ouvrages sont chacun un rempart. L'un repousse et défie encore les attaques du fleuve en dépit de ses plaies béantes, et c'est surtout sur celui-ci que je me suis projeté à maintes reprises vers l'avant. L'autre, bien plus beau, baigne et s'avance dans une mer de calme, issue de l'imaginaire. Malheureusement, ce quai était certainement fabriqué de pin, un bois mou qui pourrit rapidement, contrairement à la pruche pour qui les éléments et le temps auraient eu moins de prise. Un quai de l’éphémère sur lequel on s’aventure, le temps d’un regard.
C'est curieux. Un rêve dans lequel je raconte un rêve.
Y en a marre de ce qu'on appelle faussement la télé « réalité » et ces émissions où on crée du vedettariat. Récemment, j'entendais à la télévision une jeune fille à qui on demandait pourquoi elle s'était présenté aux auditions de Canadian Idol, la version américaine de cette émission qui cherche à créer la vedette de la chanson de demain :
- Ben... Ça nous donne une chance de réussir dans ce domaine sans avoir besoin de persévérer.
En substance, c'est ce qu'elle racontait : pas besoin de bûcher, la vie sur un plateau, l'illusion d'un facile.
Puis, ce soir, j'ai regardé d'un oeil Star Académie parce qu'on y accueillait Samantha FOX, le sex symbol de la mi-années quatre-vingt, le fantasme de beaucoup de garçons de ma génération. Qu'une image qui m'est venue en tête. Une seule : le gros Vallée, Martin de son prénom si je me me souviens bien, qui m'arriva un beau matin à l'arrêt du bus scolaire, vêtu de sa veste de cuir pour se donner un air de dur de 13 ans, mais qui avait épinglé trois ou quatre macarons de la Samantha, la grosse poitrine dénudée.
-Regarde, m'avait-il lancé tout fier en en me mettant la veste dans le visage, les nichons de la Samantha presque palpables.
Et ce soir, Samantha à quarante ans, petite jupe vêtue, qui joue à la petite fille pour promouvoir la sortie de son nouvel album...
Une gare comme le lieu d'un départ. Des quais de petits gestes : ici deux mains se saluent pour un au revoir, là des lèvres se goûtent et se savourent ou encore cet homme cravaté, cette femme en tailleur, pressés de rendez-vous. Des trains à destination inconnue.

Dans le tourbillon de la nostalgie qui frappe plusieurs sociétés occidentales, l'Allemagne est gagnée par ce qui est appelé l'ostalgie, une sorte de regret de l'ex-Allemagne communiste (RDA), mais plus exactement des histoires et des objets qui en sont issus. J'écoutais d'une oreille l'émission radiophonique Indicatif Présent ce jeudi et on racontait qu'on s'arrache les dernières Trabant encore vivantes.
La Trabant est l'ancienne voiture nationale est-allemande sous l'ère communiste. Faut la voir : une petite bagnole angulaire avec une carrosserie de plastique et la transmission manuelle au volant.


Avec mon amie C., nous avions préparé un stage en Belgique sur les transports en commun en Wallonie et à Bruxelles. Dix jours grâce à l'AQWBJ qui subventionnait une partie des frais de notre voyage, puis une petite escapade à Prague.
En souvenir de notre voyage, ma belle C. :c)
Troisième série en vingt petites vignettes de souvenirs de ce voyage : mai 1994, Bruxelles et la Wallonie et Prague.
- 1 ère station : C. trébuche pour la première fois, mais ne tombe pas. Rires.
- Les coteaux de la ville de Liège derrière la maison de nos hôtes. Fraîcheur.
- Les Olivettes, un petit bar liégeois où nous avions fraternisé avec plusieurs personnes. Sympathique.
- Les flics qui tabassaient un automobiliste, il me semble. Troublés.
- Monter, grimper, escalader la rue Pierreuse de Liège. Effort.
- La même rue tard pendant une nuit, gravie tant sur sa largeur que sa longueur. Saouls. Très.
- Mon éveil du lendemain, l'appareil photo de mon père oublié au bar la veille. La vision d'une corde au cou, panique, course jusqu'au bar : fermé. Finalement, retrouvé. Soulagé.
- 2e station : C. trébuche pour la deuxième fois, mais ne tombe pas. Rires.
- Le trajet Liège-Prague en autocar et ce dégénéré saoul qui chantait à tue-tête son !#@! d'air d'opéra et qu’on aurait dû larguer aux abord de l'autoroute. Regrets.
- La petite voix dans les rames du métro praguois qui annonçait notre station :
- Ciste stanica : Flora.
Craquante.
- L’appel à Bratislava pour revoir M. à Prague, mais qui est partie à l'étranger. Déçu. Immensément.
- Le représentant du TEC Charleroi (transport en commun) qui nous parlait de ses états d'âme conjugaux. Mal.
- Notre hôte à la STIB (transport en commun Bruxelles) qui nous accueillit si gentiment et qui nous fit visiter le réseau. Sympathique.
- La tête de nos hôtes liégeois quand C. leur dit qu'on allait leur jaser plus tard. Surpris.
- Les rues piétonnes et le calme de la ville de Maastricht au Pays-Bas. Charmé.
- Revoir Prague et mon envie d'y venir une année. Décidé.
- La belle et bonne brune bue chez U Fleku à Prague. Où est Bohumil HRABAL ? Relaxe.
- Le rituel du passage de la pièce d’une couronne pour prendre un caddie dans l’épicerie à Prague. Amusés.
- Les agentes de bord de KLM. Miam !
- 3e station : C. trébuche pour la troisième fois, mais ne tombe pas. Rires.
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La veille, la température s'est un peu assoupie et la pluie a mouillé. Le froid venu, il a congelé l'eau et un mince vernis a recouvert les arbres qui se sont illuminés grâce au soleil du matin. Des arbres d'argent.

Quelque part dans la journée de vendredi, l'un ou l'une d'entre vous a effectué la 10000e visite sur Magellan depuis juillet 2003.
Je n'écris pas pour me faire de l'audience, mais ça fait plaisir de savoir qu'on est lu et qu'on est apprécié. Merci.
Celle-là, je l'ai trouvée bien drôle...
Rien de bien intéressant, si ce n'est cette petite phrase qui m'a poursuivi toute la journée : la vie comme un cinéma.
Si j'avais pu, j'aurais eu la chance de m'occuper de la maison à Kamouraska durant quelques jours au printemps. Y être pour attendre près du fleuve que les glaces se fondent dans le lit du fleuve et son eau, marée haute, marée basse et regarder le printemps s'éveiller, y être avec elle pour son éveil au matin. Chaque matin.
Pour le peu de temps que j’y passerais, mes levers seraient certainement entre l’aube et l’aurore. Comme les petits jours sont encore frisquets au pays de ce fleuve, faire craquer le feu pour ajouter à la lumière du jour est encore de mise, même si l'hiver entre dans sa retraite annuelle. Les bûches de bois craqueraient et le feu crépiterait dans le poêle, comme le plancher du haut sous ses pas. En regardant et en écoutant le plafond, je saurais qu'elle s'habille pour descendre. Le son serait plus écho quand elle avalerait chaque marche de l’escalier pour le descendre, puisque la cage sous lui est vide. Au bout du salon, ce serait moi qu'elle verrait devant les grandes fenêtres, planté à observer la marée qui fuit au loin.
J'habite dans une copropriété. Un condominium si vous préférez. Dans l'ensemble, c'est assez chouette : les résidents sont sympathiques, il y a de l'entraide et nous payons des frais communs pour l'exécution des certaines tâches comme l'entretien du terrain ou le déneigement. Il y a toutes sortes de personnes parmi les trente propriétaires et l'assemblée générale annuelle est assez marrante. On y retrouve ceux qui sont débrouillards et les autres pour qui se servir d'un tournevis est un exploit. Comme beaucoup des ces personnes sont relativement aisées financièrement, elles préfèrent payer au lieu de se salir les mains.
Par exemple, j'ai lu dans les derniers états financiers qu'un montant d'argent que je juge important a été dépensé pour les services d'un exterminateur. Des rats ? Des souris ? Des essaims de guêpes ? Non. Des fourmis. Pas n'importe quelles fourmis, mais des fourmis charpentières, est-il précisé. On a dépensé du fric pour faire venir un exterminateur pour venir à bout de fourmis, qui bien que désagréables, n'emmerdent pas longtemps dans la saison puisque que nous en avons eu dans notre unité il y a quelques années. Alors on va faire un petit tour à la quincaillerie pour acheter une poudre insecticide et un liquide à répandre dans les fourmilières puis hop, on en est débarrassé. Des fourmis CHARPENTIÈRES... Ça fait peur !
Autre point à l'ordre du jour qui m'a fait bondir, mais qui a heureusement été battu : l'installation de nouveaux gicleurs. Déjà que ceux en façade des unités m'emmerdent et gaspillent de l'eau parce que surutilisés, il était proposé d'en installer dans la grande cour intérieure. Un système automatisé s'il-vous-plaît. La raison ? Lorsqu'il y a une canicule, le gazon jaunit... Désespoir. Il pleut ensuite et ça reverdit, merde.
Tout ça pour dire qu'en copropriété, on est chez-soi et on ne l'est pas...
Le journal Le Devoir a publié dans son édition de la dernière fin de semaine cette carte préparée par Environnement Canada qui montre le potentiel éolien québécois. Bien sûr, cette capacité de produire de l'électricité propre par ce moyen est sous-exploité, mis à part les champs d'éoliennes en Gaspésie. Le rouge montre les zones les plus venteuses du Québec.

Source : Environnement Canada, in Le Devoir.