Hé bordel... Il semble que la fonction commentaires cause des problèmes : plusieurs n'ont pu commenter l'article sur « Tout le monde en parle ». Le spam c'est réglé, mais essayez de mettre un blabla ici, juste pour voir.
La langue française au Québec regorge de spécificités. Elle est remarquable dans son évolution, fruit de plusieurs siècles de l'influence étrangère, principalement anglophone. Néanmoins, le Québécois francophone a su puiser dans son patrimoine pour créer des mots colorés et savoureux. Parmi eux, il y a les sacres ou jurons issus de nos racines catholiques et qui sont des mots à la fois des noms communs, des verbes, des adverbes et des adjectifs. On les dit vulgaires et c'est vrai. Leur usage courant doit être proscrit, mais il arrive parfois qu'ils décrivent à merveille un état, un sentiment ou une situation donnée.
Soyez de retour ce vendredi 29 octobre 2004, car nous illustrerons comment le sacre et ses variations s'imposent lors de certaines situations.
Parce que le syndicat des chauffeurs de bus du RTC a déclenché la grève, que les travailleurs ont rejeté l'offre dite finale de la direction, qu'une partie de bras de fer a lieu entre cette dernière et le syndicat pendant que le service de TEC est minimal et merdique, voilà que je lis et j'entends que les syndicats sont inutiles et dépassés au Québec. Il fait bon de casser du sucre sur le dos des syndicats en associant bêtement celui des chauffeurs AUX syndicats. Tant qu'à ratisser large, aussi bien dire que le patronat est une grande oeuvre caritative. Simpliste
Ainsi, comme l'a écrit ce monsieur - un autre X de la liberté ? - dans un commentaire sur ce blogue, c'est qu'il « [le syndicalisme] était p-e essentiel dans les années 20, mais aujourd'hui tout les travailleurs sont déjà protégés par la commission des normes du travail du québec et peuvent faire appel à la CSST. » Vraiment ?
Primo, c'est mélanger la protection des travailleurs dans l'exercice de leur travail (grosso modo ce que fait la CSST au Québec) avec les conditions de travail définies par la Loi sur les normes du travail et la Commission des normes du travail qui les applique. Ainsi, l'état définit à travers des lois et des normes minimales et maximales, comme celles qui ont trait au salaire minimum, au nombre d'heures de boulot par semaine avant le temps supplémentaire, etc. Bah, une confusion, je suppose...
Secundo, ce qui me dérange encore plus du climat anti-syndical, c'est comment on s'en remet à l'État pour le bien-être du travail au lieu du nécessaire jeu de négociation. C'est curieux, car dans les derniers mois, j'ai rarement entendu autant de personnes crier leur ras-le-bol de l'ingérence étatique... Alors, si nous faisons l'hypothèse suivante d'un gouvernement très à droite, pouvant légiférer comme bon lui semble et acoquiné au patronat, vous espérez quoi ? Un salaire minimum minime, fin des journées fériées payées, etc. Voilà la possibilité.
Le syndicalisme est un rempart à mon avis. Que certaines cultures syndicales soient encore à la lutte des classes comme il y a des décennies à démoniser tout ce qui est patronat, ça existe bien et ça m'énerve. À ce jeu, le syndicat des chauffeurs de bus du RTC suit bien les règles. C'est que leur coach excelle encore, dix années plus tard... La nuance a encore sa place vous savez.
Soit. La version québécoise de Tout le monde en parle est trop mielleuse, souffre d'un manque de débats et il y a trop peu d'interactions entre les invités. Puis, quand un invité, en l'occurence un Français, parle de la peine de mort sous ses aspects éthiques et moraux, voire philosophiques et que les invités se regardent d'un air dépité et déclarent : C'est un Français. Il parle beaucoup, c'est que soi-même on n'a pas de mots et qu'on est peu de chose. Ainsi parle-t-on...
![]() | Nessi, le monstre du Loch Ness. |
|---|---|
![]() | Oussama Ben Laden, cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001. |
![]() | Badaboum, la mascotte de nos défunts Nordiques de Québec, club de la Ligue nationale de hockey. |
![]() | Youppi, la mascotte de nos non moins défunts Expos de Montréal de la Ligue nationale de baseball. |
![]() | Abu Musab al-ZARQAWI, qui n'en finirait plus de se laver les mains du sang qu'il répand en Irak. |
![]() | Le bonhomme carnaval, la mascotte du carnaval d'hiver de Québec qui aurait caché en lui Ben Laden lors de sa fuite. |
Que de suspense. La réponse dans quelques jours !
Faut dire que l'ancien ami sur lequel j'ai écrit ce billet faisait partie - ou fait partie - de ces personnes aimant bien la manipulation. Alors un jour, lorsqu'on en a ras le cul, on claque la porte tout en prenant soin de faire quelques photocopies, juste au cas...
Eh oui, faut pas me chercher.
Mon copain C. m'a souligné qu'un de mes anciens amis était cité dans le journal de samedi, alors qu'il fait partie de l'équipe d'un politicien qui lorgnerait la mairie de Québec. Il semble que nos années de militantisme côte à côte, puis profession aidant, lui ont permis de s'assoir dans la sphère politique. C'est correct et j'espère qu'il est demeuré fidèle aux idées et valeurs qu'on a défendues, parfois avec la naïveté de nos vingt ans, mais en y croyant fermement.
J'aurès voulu ètre un profeçeur pour les jeunes. Ben oui. Montrer l'exenple au plus jeune et devenire un modele comme eux-autres.
P.S. Ça s'appelle de l'ironie ce billet...
J'ai six invitations Gmail pour ceux et celles que ça intéresse. C'est quoi ce truc ? C'est simple, c'est un service de messagerie gratuit offert par Google à l'image d Hotmail, mais avec une capacité de stockage gigantesque : 1 Go, soit 1000 mégaoctets. Pour en savoir plus. Donc, si vous voulez avoir un courriel... envoyez-moi un courriel !
Voilà. Nous sommes à quelques heures du déclenchement d'une grève des chauffeurs d'autobus du Réseau de transport de la Capitale, le transport en commun à Québec. Dix années plus tard, j'ai l'impression qu'on revit le même scénario, alors qu'en 1994, on s'était tapé deux mois de grève de novembre à janvier où seul le service de base aux heures de pointe en semaine était disponible. En fait, c'est le service minimal tel que stipulé par la Loi sur les services essentiels ; donc, gens de Québec sans bagnole, vous pourrez bouger vos fesses aux pointes du matin et du soir, sans les parcours express. Les fins de semaine, niet, aucun service.
Ayant eu connaissance de très près du climat de négociation qui a prévalu il y a dix ans et de l'intimidation du clan syndical, je crains un long conflit. J'ai vu à la télé les mêmes gueules et il y a sûrement encore dans l'ombre ces chieux de gros bras qui se livreront aux menaces téléphoniques... Réponse s'il y a grève ou pas samedi matin.
J'ai terminé ma réplique à la lettre de la dame publiée dans un quotidien Québec à qui je l'ai aussi fait parvenir. La voici :
Leçon polissonne
On ne peut accueillir qu'avec une bonne dose de scepticisme la leçon environnementale servie par madame Linda Girard dans le Carrefour des lecteurs du 20 octobre. Policière à la Ville de Québec, celle-ci répondait à un citoyen qui reprochait aux policiers de laisser fonctionner leurs voitures inutilement, ce qui est une source de pollution. Elle arrive à justifier ce comportement en soulignant l'absence d'un règlement qui interdit cette pratique, banalisant au passage son propre rôle et celui de ses collègues, à savoir prêcher par l'exemple. Du même souffle, elle dénonce la Ville qui conserve les pneus d'hiver en été sur les véhicules d'urgence, ce qui résulte en une surconsommation de carburant. Soit, elle a raison sur ce fait et c'est tout à fait inacceptable que l'administration municipale laisse perdurer cette situation. Cependant, comment peut-elle justifier un comportement stupide (laisser fonctionner les voitures) de leur part (les policiers) et contester une décision et une attitude de la Ville qui le sont tout autant ? Son discours s'écroule et le procédé de la dame devient alors un faux-argument. Alors, on peut affirmer sans se tromper que porter l'étendard de l'environnement n'est qu'une comédie qui s'inscrit uniquement dans un contexte de négociation syndicale.
Dites donc, ça mérite une réponse un tel condensé de mauvaise foi publié dans le journal. À écrire sur le champ.
Blogueurs du plat pays, votre État et sa structure donnent des idées à certains. Ça inclut la bière belge ???
Les Cris envisagent de développer l'éolien au pays de l'or bleu. Enfin.
Le p'tit cul que j'ai été et qui a joué et rejoué dans ce vaste secteur vous l'aurait dit. Ces terrains bornés par une rivière où des maisons s'enfoncent sont de véritables « swamp » au sol meuble. Y en a qui ont de la boue sur les mains...
Désolé, mais la dépression, je ne comprends pas. La déprime et la mélancolie comme un coup de blues, oui, ok. J'y goûte aussi. Mais la dépression, la profonde et abyssale, non... Je compatis, à un certain point.
Plusieurs érables de mon voisinage sont dénudés et les feuilles des autres essences vivent leurs derniers jours. Souvent, le vent s'occupe de les arracher aux branches et les trimballe partout, dont dans les gouttières des maisons. Tout à l'heure, j'ai vu un mec juché en-haut de son escabeau qui passait l'aspirateur d'atelier dans ses gouttières... Si vous aviez vu la minutie avec laquelle il les nettoyait. Ça fait peur.
Ça fait pompeux, mais je n'ai rien trouvé d'autre comme titre... Je me trompe si j'écris que l'accès à la connaissance et au savoir n'ont jamais été aussi faciles qu'aujourd'hui dans notre société ? En plus de l'éducation classique menant aux diplômes, on peut aisément se tourner vers des sources plus flexibles. Deux petits exemples que j'aime bien : au Québec il existe la formation continue comme l'offre l'Université Laval à Québec et en France, il y a l'Université de tous les savoirs qui permet d'assister physiquement ou virtuellement à des conférences et des cours. Par exemple, en cherchant dans le champ Architectures - Urbanisme, j'ai eu accès à ces titres :
- L'architecture, entre image et usage ;
- L'urbanisme face à une nouvelle révolution urbaine ;
- La ville Globale.
Bien sûr ça demande aussi des efforts, tant pour assimiler et digérer qu'arriver à en faire quelque chose qui va nous amener plus loin, mais surtout ça nourrit plus que tendre bêtement l'oreille vers les grandes gueules des ondes.
Que dire si ce n'est que le temps est moche : vent, pluie intermittente et le froid qui s'installe tranquillement. Novembre avant l'heure dirait-on. Alors allons-y avec un billet d'humeur...
Ainsi, le temps a été maussade aujourd'hui. Pourtant, j'aime. J'aime pour le silence, parce que c'est lourd dehors et que les gens demeurent à l'intérieur ou fréquentent les centres commerciaux, si bien qu'on n'en voit pas. Suffit d'un dimanche un tantinet tristounet - voire dimanche tout court - et voilà les magasins envahis, ces nouveaux temples des familles. Exception : les Néo-écossais résistent à la tentation de violer la journée du seigneur. Hey ! Adresse à certains parents : un peu de temps en famille à vous oxygéner le corps ou l'esprit dans les biblios ou les musées, ça ne vous tente pas ? Ou simplement donner du temps à la famille et aux enfants, plus que ces minutes minables ?
Tiens... Voilà que la mafia montréalaise se manifeste. Quand les portes de l'hôtel de ville de Montréal seront-elles défoncées ?
Me semble qu'il y a un autre truc qui me titillait... Ah oui... Savez-vous qui est le pire ennemi des Québécois ? Les Québécois, bien sûr. Et le pire ennemi du Parti Québécois ? Lui-même, bien sûr. Et l'ennemi de l'indépendance ? Bis, le parti souverainiste, le PQ, avec son obsession référendaire et cette façon de banaliser l'exercice et sa démarche. Constat d'un indépendantiste...
Parce que j'en ai marre de toute cette merde de pubs qui se logent dans mes commentaires, j'ai commencé à les fermer aux articles archivés. Seul le mois courant pourra être commenté.
Je crois bien que l'université me manque. J'aurais bien aimé poursuivre encore quelques années. Peut-être un doctorat en géopolitique urbaine. La curiosité, la quête de savoir et le choc des idées, ça m'anime. Ça m'amène à une réflexion sur la connaissance. Je vais y revenir.
C'est bien joué par la pomme. C'est bon et ça promet pour le reste.

Dans la continuité du dernier billet : ça se pratique seul ou à plusieurs aussi... Merci à P. pour le lien.
Certains aimeraient avoir quelques livres en plus...
Ce serait trop bête de ne pas figer ces couleurs d'automne qui sont saisissantes.

D'un côté, il y a cet illettré chronique : un animateur de radio pour qui plusieurs se sont presque immolés ou lacéré les poignets cet été pour sauver la « liberté ». Toujours aussi pitoyble, voici une petite phrase que Filion déclarait ce matin dans sa charge contre l'État québécois actuel (subventions, taxes, impôts. etc.) :
- C'é tu la bonne solution ? Je sais pas, mais je dis non.
Hein ?!?!?
Au simplisme primaire de l'un et de sa remise en cause du rôle de l'État - qu'on peut questionner fort légitimement - , voici que l'ancien ministre québécois François LEGAULT a publié dans les quotidiens une lettre où il s'interroge sur la façon dont le Parti Québécois aborde la souveraineté du Québec et la conduite des affaires de l'état qu'il a présidé récemment de 1994 à 2003. Le texte complet est disponible sur le site du député.
Pour le lever de mardi, quelques couleurs offertes par l'automne québécois que j'ai eu le plaisir d'immortaliser pour égayer une autre journée.


D'abord, Brel nous offrit la chanson « Comment tuer l'amant de sa femme... » en 1968, puis il y eut début 1980 le film « Comment se débarrasser de son patron » avec la talentueuse (!!!) et surtout plantureuse Dolly PARTON. Enfin, automne 2004, je prépare un mode d'emploi qui s'intitule « Comment liquider l'ado attardé qui vous sert de voisin ». Des idées ? Suggestions ?
« Toute connaissance comporte en elle le risque de l’erreur et de l’illusion. L’éducation du futur doit affronter le problème à deux visages de l’erreur et de l’illusion. La plus grande erreur serait de sous-estimer le problème de l’erreur, la plus grande illusion serait de sous-estimer le problème de l’illusion. La reconnaissance de l’erreur et de l’illusion est d’autant plus difficile que l’erreur et l’illusion ne se reconnaissent nullement comme telles.
Erreur et illusion parasitent l’esprit humain dès l'apparition de l'homo sapiens. Quand nous considérons le passé, y compris récent, nous avons le sentiment qu’il a subi l’emprise d’innombrables erreurs et illusions. Marx et Engels ont justement énoncé dans L’Idéologie allemande que les hommes ont toujours élaboré de fausses conceptions d’eux-mêmes, de ce qu’ils font, de ce qu’ils doivent faire, du monde où ils vivent. Mais ni Marx, ni Engels n’ont échappé à ces erreurs. »
Edgar MORIN, Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur
Voilà l'extrait d'un texte toujours pertinent d'Edgar MORIN sur le savoir, la connaissance et l'éducation. La lecture intégrale passe par ce clic.
Je vous l'annonce : Bush sera réélu. Avec un récent sondage qui donne 50 % des intentions de vote à Bush contre 46 % à Kerry, on se rend compte que la campagne de ce dernier ne lève pas. C'est l'image de Kerry le problème ? Les chiffres sont tellement statiques que Bush va se faufiler ; la Floride, une clé électoral, dévastée en partie par les récentes intempéries, sera inondé de millions de dollars qui auront tôt fait d'acheter le vote des Floridiens.
La pluie et le vent venus du ciel... God est-il républicain ?
Lecture... jouissive ??? Qu'importe. Toujours est-il que parcourir les derniers numéros comme les archives de OTAN Hebdo, le journal de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, est un fascinant cours de géopolitique mondiale depuis 1945.
Courrier international a consacré récemment un dossier aux élections américaines. Illustrant l'imbroglio du comptage des bulletins de vote de l'élection de 2000 en Floride, l'image de ce juge qui s'arrache les yeux pour deviner le vote sur des bulletins litigieux m'avait traumatisé. Comment, dans ce pays qui défend la démocratie et la liberté, pouvait-on accepter un système èlectoral aussi archaïque ?



Esprit vif ? Tordu ? Toujours est-il qu'à l'écoute d'une entrevue d'un journaliste qui demandait à une gardienne de but de hockey quelle est son point fort, celle-ci a répondu les jambes, s'empressant de préciser tout bonnement que « rien ne rentre entre mes jambes. »
Je n'ai pu m'empêcher de rire en me disant : voilà des parents qui seront rassurés de la vertu de leur fille.
Je devrai me faire violence. J'ai honte. J'ai accusé à tort Fero, mon mac, d'un mal dont il n'est pas responsale. Le responsable, plutôt la, est cette coquine de souris qui n'est pas de marque Apple. Il ne reste qu'à faire respecter la garantie. Bonne chance...
On a parlé d'un tramway à Québec pour relancer le transport en commun. En misant sur l'apect plus « sexy » du tram versus le bus, plusieurs croient trop faciement en cette vertu magique qui permettrait alors au TEC de gagner une plus grande part de marché dans les déplacements urbains.
Dans un article publié dans le bulletin Transflash du CERTU et portant sur la pertinence des sites propres, j'ai noté cet extrait suivant qui établit que le succès d'un tram ou du bus est indissociable d'un choix politique en sa faveur :
Néanmoins, face à cette contrainte financière, les collectivités semblent désormais se tourner de plus en plus vers des systèmes moins capacitaires mais moins coûteux (lignes de bus structurantes comme le TEOR à Rouen ou le TVM en Ile de France). Une autre voie pourrait privilégier l’investissement du seul projet transport et ignorer l’opportunité que représentent de tels projets pour refaire la ville.
Reste que le développement seul des transports collectifs, dont les TCSP [Transports Collectifs en Site Propre], ne sont pas le seul gage de la réussite dans le rééquilibrage entre modes de transports. Il est évident que cette réussite nécessite des mesures fortes d’accompagnement qui concernent en premier lieu les choix d’aménagement de la ville et du périurbain et le stationnement.
Le choix du transport collectif (site propre ou non) est bien évidemment un choix politique, justifié par des considérations sociales et environnementales entre autres. La « productivité » des transports collectifs dépend certes de l’offre, mais bien évidemment, également des « formes urbaines » et de la « productivité » de la voiture (circulation et stationnement). Le véritable choix politique est dans le partage de l’espace public et dans le respect d’un équilibre (lequel ?) entre les différents modes de transport.
Source : Transflash, no. 296, octobre 2004, pp. 1-2.
En neuf ans de vie commune avec un Mac, c'est la première fois que je n'arrive pas à mettre le doigt sur un bobo.
Avec le froid plus mordant de ce matin, les couleurs rouge, jaune et orange des feuilles chassent un peu plus chaque jour le vert. Le week-end prochain sera sûrement cette orgie de couleurs qu'on aime voir.
Même l'odeur a changé depuis peu. Le mélange de froid, de terre et de feuilles mortes qui se décomposent dans la terre est unique et sous les pas, on entend un murmure que la neige aura tu dans quelques semaines.
Dommage que, si loin, tes pas foulent les pavés et le macadam au-lieu de faire bruisser les feuilles à mes côtés.
Avant de quitter pour la nuit, merci à tous et toutes pour vos commentaires et petits courriels d'encouragement à la suite de mon annonce. J'apprécie.
J'aurais dû fermer ma gueule. Comme j'écrivais hier, la rue des Pignons est en émoi. Je parle de la rue des Pignons - du titre de ce vieux téléroman québécois qui dépeignait le petit quotidien d'habitants de cette rue - pour faire référence à ces personnes de ma famille éloignée et de leurs « gravitaires » qui ont cru bon d'ameuter ma grand-mère parce que le mot « père » n'a pas été écrit dans l'article. Il n'y en aurait que pour ma mère, selon ces sbires de la vertu. J'ai parlé de mon père, de sa retraite récente, de sa disponibilité à m'aider. Idem pour ma soeur.
Et là, on me tient responsable des mots et des oublis de la journaliste qui a résumé mes propos en toute bonne foi. C'est fascinant et troublant voir comment des gens, qui n'ont jamais manifesté la moindre attention soit dit en passant, portent un jugement tellement hâtif sur ce qui est rapporté. C'est écrit. Ce n'est pas écrit.
Aux commères, si elles me lisent, c'est un immense « je vous emmerde » que je vous envoie en pleine gueule. C'est loin de me démonter tout ça, mais que ma grand-mère me fasse la gueule à cause de votre lecture erronée qui frôle la mesquinerie, ça ne passe pas. Dans ce qui me tient, il y a l'espoir, le rêve et l'amour. Y a aussi ma rage qui s'exprime par la haine qui est également mon essence. Dans les dernières heures, j'ai fait le plein.
Non mais il faut avoir du culot pour me reprocher de ne pas avoir souligné l'apport de mon père dans l'article !
La discussion avec la journaliste a duré une heure trente et ce n'est tout de même pas de ma faute si elle n'a pas fait mention que mon père, comme ma soeur, sont présents et que leur amour est inconditionnel.
Quand, vous de la rue des pignons, vous vous saignerez comme ma mère le fait, vous accourrez comme mon père et ma soeur quand je lèverai le bras ou pleurerai de peine comme ma grand-mère que vous inquiétez, vous pourrez vous assoir à ma table. En attendant, silence.
Enfin. Le coming out est publié ce matin dans Le Soleil, page A5. Oeuvre du temps, j'en parle aujourd'hui. Une publicité qui est moins pour moi que pour ma mère afin que les choses changent - avoir un meilleur support des gouvernements - et qu'on reconnaisse le sacrifice de ce qu'on appelle les aidants naturels. Bon. Y a des erreurs dans cet article :
- La chaise roulante et l'handicap, c'est depuis un peu moins de trois ans ;
- Quand Prague s'est évanouie (avec un « e » parce que Prague est une jolie femme...), j'ai étudié à Québec, puis à la maîtrise en urbanisme à Montréal ;
- Ma mère était déjà à la retraite à mon retour à Québec ;
- Je me lave tout seul, ho !
Pour le reste, comme par exemple l'esprit et l'humeur qui oscillent entre résignation et colère, ça oui.
On m'avait pourtant dit que mon entrevue au journal Le Soleil allait être publiée aujourd'hui ce samedi. Or ce n'est pas le cas. Demain alors ???
Mon coming out, il semble que ce sera demain samedi le 2 octobre dans la section Zoom du journal Le Soleil.
On s'attendait à sa disparition prochaine et voilà que ce matin, c'est le deuil. Sa mort, à 35 ans, laisse un vide que nous comblerons rapidement, je l'espère. En séchant mes larmes, merci à toi.