Misère. Le décompte du nouvel an est déjà commencé et certitude, il n'est pas décroissant en cette fin 2004. Nous sommes loin du sous-développement... :c(
Je n'insisterai pas trop sur l'horreur de la catastrophe en Asie, car de nombreux articles s'en chargent. Sinon, que peut-on ajouter en voyant le drame et la désolation chargés par les flots ?
D'un point de vue à la fois géologique et géographique, il est tout de même fascinant de constater comment la Terre est vivante et que la tectonique des plaques modifie les paysages, les écosystèmes et les cartes (selon les échelles). Finalement, je me souviens de mes cours de géographie physique à l'université ; les plaques tectoniques, les zones de subdution et toutes ces notions de géomorphologie qui me semblaient parfois quasi abstraites ont trop parlé ces derniers jours.
Question : est-il possible de dézoner un lecteur DVD nord-américain de zone 1 (je crois...) pour qu'il puisse lire les DVD d'autres, par exemple un film acheté en Europe enregistré zone 2. J'ai fait quelques petites recherches sur le net et ce n'est pas clair. Si quelqu'un peut m'éclairer...
Il y a quelques semaines, le journal Le Soleil brossait dans une série d'articles un portrait de Québec et de ses citoyens. J'ai rapidement écrit sur Magellan que ma vision de développement pour ma ville et sa région était celle du savoir et de l'éducation, comme le promeut si bien mon ami Clément avec l'idée de la cité éducative.
Or, dans le journal de ce matin, le professeur d'aménagement du territoire et de géographie de l'Université Laval, monsieur Paul VILLENEUVE, a fait paraître une lettre dans laquelle il traite de la renaissance urbaine à Québec ; actuellement, l'attrait de la ville, malgré le poids majoritaire de la banlieue serait significatif puisque « un plus grand nombre de personnes ont quitté les six arrondissements périphériques pour se relocaliser dans La Cité et Limoilou [du centre], que l'inverse. » Il étaie son proposition du retour vers des aires « urbaines » avec plusieurs hypothèses (plus forte main d'oeuvre féminine, petits ménages, etc.), mais il établit surtout comment Québec doit se positionner face à d'autres entités plus vastes et plus importantes. Ainsi, l'auteur insiste fortement sur la notion du savoir ; malgré sa beauté et de la richesse de son patrimoine, Québec doit déployer « d'habiles stratégies » dont celle de l'éducation et du savoir et je ne peux qu'être d'accord avec lui quand il écrit en conclusion que « les attraits d'une ville, à l'ère de l'économie du savoir et de la créativité, passent d'abord par la qualité de ses ressources humaines. »
J'espère de pas me faire une fausse conception de la cité éducative, mais cette idée de miser sur l'éducation comme le fait le professeur Villeneuve, me semble dans cette voie. À défaut, elle s'inscrit dans une approche de développement stratégique, devenu impératif dans un contexte de mondialisation où les secteurs d'activité à forte main d'oeuvre (notamment les secteurs mous comme le textile) se délocalisent de plus en plus. Sans trop espérer, je dois dire, peut-être qu'une telle vision saura inspirer les candidats à la mairie de Québec l'automne prochain.
Tout à l'heure, j'ai l'impression d'avoir vécu une scène de Un gars, une fille. Voici :
Alors qu'il y avait une pause publicitaire durant la diffusion du film Le journal de Bridget Jones, A. et moi sommes allés brosser nos dents. Déjà là... Devant le miroir, j'ai dit à madame que j'allais me promener ensuite sur le net, l'abandonnant à son film... de filles.
- Non, j'aimerais qu'on le regarde ensemble, déclara-t-elle.
Hum... Après faut qu'on en parle ??? :c)
Ça y est. Pendant que madame regarde l'interminable et surtout ennuyant film La mélodie du bonheur, j'essaie de faire la sourde oreille. Elle a tout de même délaissé le petit écran et on a solutionné le problème des commentaires par l'ajout d'un code. Il s'agit d'une clé de chiffres que vous aurez à ajouter pour envoyer un commentaire.
Père Noël, s'il-vous plaît, donne-moi pour le 25 décembre un système de commentaires qui ne foire pas...:c(
Voyageurs réguliers, clandestins ou simplement de passage sur Magellan, je souhaite à toutes et à tous un Joyeux Noël.

Comme j'adore l'hiver, une copine m'a offert pour mon anniversaire un joli livre au titre évocateur : Flocons de neige. Chaque flocon est unique et il est une merveilleuse construction qui tombe sur nous :
« Très haut dans le ciel, un flocon de neige naît. Des branches cristallines poussent autour d'un noyau de poussière microscopique, formant ainsi des œuvres uniques. Son poids étant insignifiant, un cristal de neige met parfois des heures à tomber, pour finalement atterrir là où les micro-photographies de Patricia Rasmussen peuvent capter la beauté évanescente et la complexité de l'art de la nature.
Le plus merveilleux, c'est la manière dont les flocons de neige prennent des formes complexes et symétriques en l'absence de tout plan ou de tout code génétique qui en instruirait la construction. Comment en viennent-ils à adopter des structures si compliquées ? Où se trouve le génie créateur qui conçoit l'infinie diversité de leurs motifs ? Pourquoi n'y a-t-il jamais deux flocons de neige semblables ? Malgré ce mystère non résolu, cet ouvrage captivant nous fait mieux apprécier l'intime beauté des flocons de neige et la variété de leurs formes.
Flocons de neige
Kenneth Libbrecht
Photographies de Patricia Rasmussen
Éditions de l'Homme
2003
ISBN : 2761918754
32. Hier, mes trente-deux ans.
Naissait aussi mon hiver, le trente-troisième, officieusement présent sous les pieds et dans les yeux depuis plusieurs jours, mais qui fait des siennes aujourd'hui ; sa neige est une pluie battante et le mercure a poussé au-dessus du zéro pour flirter encore un peu avec l'automne. Néanmoins, la neige affalée contre le sol demeurera, puisque le Celsius redeviendra normal et camouflera nos imperfections plusieurs mois durant.
Mais ce trente-deux du vingt-deux du douze de cette année, celui d'hier, il signifie surtout le dix pour moi parce que les jours de la prochaine année seront parfois un décompte jusqu'à cette date du mois d'août. Un jour comme une vie et une vie comme un décalogue : tu ne feras point, tu n'iras pas, tu ne deviendras pas et M. tu ne retrouveras pas. J'en passe.
Néanmoins, comme un coin de ciel qui aura échappé au gris, A. est ce bleu de mon trente-deux ans et l'inattendu comme l'inconnu sont les maîtres-mots de cette histoire à tisser.

La période des fêtes, c'est beaucoup et surtout les décorations. Cette année, outre les classiques lumières qui habillent arbres et maisons, sont apparus ces trucs gonflables ; oursons du style Winnie the Pooh, personnages de Casse-noisette ou alligators déguisés en père Noël, plusieurs ornent les devantures de chaumières québécoises. De valeureux hommes et femmes ont dû s'époumonner à gonfler ces personnages assez ridicules et de mauvais goût, à mon avis.
Mes voisins ont une chance inouïe aujourd'hui. Et oui. Le petit mécréant que j'étais à treize ou quatorze ans aurait eu un plaisir fou avec ces grosses ballounes :
- Vandale : les dégonfler en tirant avec ma fronde ou ma carabine ma plomb.
- Rigolo : aller les mettre sur le pas de la porte, cogner et sonner à cette porte et m'enfuir.
- Surprenant : les pendre à un lampadaire.
Bref, du bonbon pour moi et mon copain d'enfance M. ;c)
Passage à Rovaniemi, Finlande, pour un petit article bien sympa au sujet de leurs huit saisons.
Ah ! La voilà la débandade du clown avocat et ses zoufs.
Maître Bertrand dans son apparat

D'un célèbre poème :
Soir d'automne, quasi d'hiver
Ah ! comme la merde a merdé !
Ma région est une fosse septique.
Ah ! comme la merde a merdé !
Qu'est-ce que la médiocrité fait vivre
À la raillerie que j'ai, que j'ai !
Pendant ce temps, le clown et ses zoufs qui arguaient qu'il y a contamination du processus judicaire se sont faits débouter par la Cour d'appel. Amateurs. Et je suis gentil.
Paris a choisi : pour l'aménagement des Halles, la Ville a retenu le projet de l'architecte David MANGIN. Pour l'histoire du quartier, les prinicipes directeurs du projet, les projets qui étaient en lice et le lauréat, rendez-vous ici.
Pendant ce temps, Québec erre toujours avec des projets d'aménagement urbain pour le 400e anniversaire...
Esquisse du projet lauréat

Mille excuses à Étolane... A. et moi avons fait une petite escapade à l'auberge qui domine son lac, mais le méchant garnement que je suis a oublié de les inviter, elle et son homme, pour un petit verre. Honte à moi :c(
Pour me faire pardonner, je lui offre l'aurore sur son lac d'hiver.

Vous auriez dû les voir et les entendre, nos miss météo de la télé. D'abord, leur ton se faisait grave, presque solennel : mesdames et messieurs, nous avons reçu plus de quinze centimètres de neige. Ensuite, la respiration devenait haletante, les mots jaillissaient de leur bouche et une petite écume blanchâtre à peine visible rivalisait avec leur rouge à lèvres : mesdames et messieurs, c'est la tempête. Leur petit coeur pomponné sous le tailleur battait la chamade comme un grand cri de désarroi : mesdames et messieurs, dix centimètres supplémentaires sont prévus et les vents continueront à souffler de leurs quarante kilomètres heure.
À travers ces miss, on entend déjà la litanie du Québécois ; au pays de l'hiver, on aime s'en plaindre et être un pleutre de ce que nous sommes. Et ce n'est qu'un aperçu... À plusieurs, ceux qu'on va trop entendre durant les prochains mois, je n'aurais qu'une chose à dire : ça existe la libre circulation des personnes.
En atterrissant sur le site de Aéroports de Montréal afin de vérifier si l'avion de madame sera à l'heure, j'ai lu ce communiqué qui amènera de l'eau au moulin de ceux qui s'étaient opposé au transfert des vols internationaux de Mirabel à l'aéroport de Dorval, rebaptisé Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau. PET pour les intimes.
Ainsi, compte tenu de l'ampleur des investissements, que penser des autorités aéroportuaires et du fédéral - c'est sa juridiction -, si ce n'est qu'ils sont incompétents, lorsqu'on lit que « [l'aéroport Trudeau ] suffirait aux besoins du transport passagers pour au moins trente ans et qu’un retour éventuel des vols passagers à Montréal-Mirabel serait alors possible » ? Ou plutôt n'est-ce qu'un cadeau à Air Canada qui souhaitait ce déménagement ? Bordel pour l'accès, bordel pour les voyageurs, puits financer qui semble sans fond, voilà ce qui se dessine pour l'aéroport PET, alors que le scandale du dossier des aéroports de Montréal est multiple. D'abord, on a exproprié et dépossédé démesurément des citoyens, ensuite on a fermé Mirabel au profit de PET et on a le culot d'envisager un retour ! Précaution mon oeil ! Incompétence, grenouillage et mépris. Voilà un immense scandale au silence médiatique troublant.
La conseillère municipale Ann BOURGET a annoncé qu'elle se lance à la course à la chefferie du Renouveau municipal pour remplacer l'actuel maire qui quittera bientôt. Bonne nouvelle puisqu'elle est jeune, environnementaliste issue de l'organisme Vivre en ville et surtout, elle aimerait « faire de l'hiver un moteur pour le développement économique de Québec. » Pour bibi qui s'est intéressé longuement à cette question lors de ses études en urbanisme, voilà qui est vendeur. C'est à suivre...
Lorsqu'un représentant américain déclare que Kyoto est « un accord politique sans base scientifique », c'est qu'il a les preuves hors de tout doute que le réchauffement planétaire n'est qu'un phénomène naturel et qu'on ne peut inverser cette tendance. Or, j'aimerais connaître ses sources.
On annonce la première tempête de neige. Paraît-il. Le vent s'est déjà mis à souffler les nuages comme les branches, mais la neige, aucun signe. Le vent souffle de l'est et avec lui, viendra ensuite le soleil. Oui : juste après la neige, A. arrivera.
Je partage le plaisir de Jean à la lecture de Pieds nus dans l'aube, un magnifique texte de Félix LECLERC qu'il a eu la gentillesse de reproduire ici.
Voilà un an, j'ai écrit un petit texte sur mon deuil de la maison familiale et des souvenirs qu'elle m'évoque. Les textures, couleurs et odeurs ne sont aussi belles que dans les mots de Félix, mais le voici à nouveau.
Parmi les articles consacrés au cataclysme du 6 décembre 1989, il y a celui de Rosalie, 11 ans. Surtout.
Ce 6 décembre 1989, je n'étais pas encore un homme, mais un grand adolescent qui jonglait avec son futur. Utopies, désirs, illusions, réalisations et au final, la grande désillusion, quinze ans plus tard. Ce 6 décembre 1989, pendait que je dessinais tranquillement ma vie, un homme devint le faucheur de quatorze vies. Quatorze jeunes femmes assassinées parce qu'elles étaient femmes
Blogue sans chat ? Pourquoi pas blogue sans râler tant qu'à y être ??? Pffff...

Il y a quelques jours, les Hautes-Tatras, une portion slovaque de la chaîne de montagnes des Carpates, ont été balayées par d'immenses vents qui ont soufflé douze mille hectares de forêt dans une région peu développée. Une catastrophe naturelle en soi, mais qui pose le dilemme suivant : reboiser pour tenter de retrouver l'intégralité de l'écologie ou simplement laisser la nature à son cours, ou bien profiter de la catastrophe pour ouvrir la région au secteur récréotouristique.
Voilà le combat qui va s'engager entre environnementalistes et promoteurs du développement économique. La question est lancée dans cet article [ANG].