:c))) Vers 14h00 et quelques poussières.
Maintenant que la Cour Suprême du Canada a rejeté la requête de Genex, Gros-gras et de l'Idiot du village, il seront nombreux, comme d'habitude, à crier au complot, à la mauvaise foi et la corruption des juges, mais ils seront incapables d'avouer que le trio n'avait pas de cause.
Reste à appeler Brent TYLER pour lui demander s'il reste de la place dans la bagnole pour l'escapade onusienne, lui, l'avocat-ridicule qui « a promis de porter plainte devant le Comité des droits de l'homme des Nations unies... » (Cyberpresse) dans le cas de la contestation de certaines dispositions de la loi 101.
Après son blogue, Dominique STRAUSS-KAHN vend maintenant le oui européen dans son site leouidedsk.net qui contient le même contenu vidéo que le DVD.
J'aimais l'initiative du blogue politque, alors cette vidéo, qu'on soit en accord ou pas avec la constitution européenne, j'adore, tout simplement. Sauf erreur, il n'y a que le blogue de François LEGAULT dans la politique québécoise et celui d'Ann BOURGET, celui-là au municipal. Que d'autres politiciens s'y mettent !
Du calme, du calme... C'est bien vrai que le gros Airbus A380 a décollé et atterri sans encombre apparente et qu'il consomme moins de carburant qu'un coucou Boeing 747, mais le 3 litres aux 100 km... c'est par passager. Alors, si nous ne sommes que deux, nous serons économes ! ;c))
P.S. : Ne riez pas, car on va certainement l'entendre...
Lorsque l'ex-ministre fédéral Gagliano qui a sa niche dans le scandale des commandites joue les devins et « prédit la fin du Canada tel qu'on le connaît actuellement » (Source : SRC), indépendantistes québécois comme fédéralistes réformateurs ne peuvent que se réjouir. Mais, petite prédiction bien personnelle, les Québécois à qui on donnera quelques petits bonbons auront tôt fait de retourner dans leur tannière.
En 1999, les « bonnes » vieilles méthodes étaient toujours les meilleures... :c(
Le feu glace encore le sang.
Y avait longtemps que Marcel ne s'était pas manifesté. Lui et ses petits se rendent compte aujourd'hui qu'ils sont plutôt des idiots du village, du village, plutôt que de valeureux Gaulois. Le premier réflexe serait de les retourner à coups de pieds au cul, mais si on est conséquent avec l'objectif de bâtir une ville-région, ouvrons les bras et acueillons les brebis égarées.
Je lis sur la constitution européenne sur laquelle les Français, dont madame, auront à se prononcer au mois de mai prochain.
Y a beaucoup d'informations et ça demande un bon effort pour trier ce qui s'écrit. Cependant, si la tendance se maintient, je voterais comme à un référendum sur l'indépendance du Québec...
Oui, oui... Je garde le secret ;c)
L'urbanisme est parfois fait de petites choses qui font la qualité du milieu. Parmi elles, il y a la relation entre la forme et la fonction qui influe sur le rapport aux choses ; le piéton n'aura pas de sentiment de sécurité dans une rue où l'espace qui lui est réservé est marginal par rapport à l'automobile, pas plus qu'il ne flânera sur celle où le bâti est moche et déglingué. L'exemple est simpliste et grossier, mais je veux seulement illustrer comment le choix et la qualité des interventions sont importants à la fois sur les plans de l'appropriation que de l'usage.
Alors quoi de plus simple qu'un petit parc de quartier dans lequel on interviendra : les usages et les fonctions y sont peu nombreux (s'y récréer, s'y reposer, y transiter, etc.), tandis que la forme, c'est-à-dire ses qualités esthétiques, doivent favoriser ces pratiques.
Or, j'attache une grande importance aux petits gestes dans mon mileu et c'est pourquoi en novembre dernier j'écrivais ce billet sur la saloperie faite dans le parc à côté de chez-moi et la réponse idiote de la Ville.
Six mois plus tard et qu'un hiver vécu, voilà ce que donne un travail « fait selon les règles de l'art. »


Alors que les Arméniens commémorent le 90e anniversaire du génocide dont ils ont été les victimes de la part des Turcs et que ceux-ci tardent à reconnaître, il semble que du côté israélien, le mot génocide fasse l'objet d'une appropriation.
C'est ce que soutient l'ancien ministre israélien Yossi Sarid dans les pages du quotidien Haaretz dont l'article a été traduit et repris dans Courrier international (no. 755, p.30). J'en reproduis le contenu :
« Soucieux de plaire à la Turquie mais aussi de renforcer le caractère unique de la Shoah, les gouvernements israéliens ont toujours refusé de reconnaître le génocide arménien, regrette le député Yossi Sarid.
Le 24 avril, la république d’Arménie organise à Erevan une conférence internationale dédiée à la mémoire du million d’Arméniens assassinés par les Turcs. Ce mois d’avril est également marqué par la parution en hébreu du terrifiant ouvrage de l’historien Yaïr Auron, La Banalité de la négation : Israël et le génocide arménien. Israël n’a jamais reconnu le génocide arménien. Et, ce faisant, il a prêté main forte à ceux qui nient le génocide. Notre attitude officielle a toujours oscillé entre l’ambiguïté et le déni, entre “Il n’est pas certain que l’on puisse parler de génocide” et “C’est une question qu’il faut laisser aux historiens”, deux phrases jadis prononcées par un Shimon Pérès imbécile et insultant. L’attitude d’Israël répond à deux enjeux. Le premier, c’est l’importance de conserver de bonnes relations avec une Turquie qui persiste à nier toute responsabilité dans le génocide arménien et exerce de fortes pressions à l’étranger pour ne pas avoir à assumer son passé. Le second enjeu, c’est que la reconnaissance du génocide subi par un autre peuple risquerait d’entamer l’unicité de la Shoah.
Lors des célébrations du 85e anniversaire du génocide arménien, j’avais été invité, en tant que ministre israélien de l’Education, par le patriarcat arménien dans la vieille ville de Jérusalem. A cette occasion, j’avais déclaré : “Nous, Juifs, principales victimes de la haine meurtrière, devons être doublement sensibles et nous identifier aux autres victimes. Ceux qui tournent le dos, regardent ailleurs ou se taisent ne font en définitive qu’aider les assassins, pas leurs victimes. Dans notre nouveau programme scolaire, un chapitre central sera consacré aux génocides et il y sera fait explicitement référence au génocide arménien. C’est notre devoir envers vous et envers nous-mêmes.”
Partout dans le monde, la communauté arménienne avait accueilli mon discours avec satisfaction. La Turquie, quant à elle, s’était plainte violemment et avait exigé des explications du gouvernement israélien. Et MON gouvernement, le gouvernement d’Ehoud Barak, avait bredouillé de vagues excuses avant de décliner toute responsabilité dans des propos qui, à l’entendre, n’engageaient que moi. Et, aujourd’hui, les programmes scolaires israéliens sont à nouveau épurés de toute référence au génocide arménien. »
C'est dérangeant cette appropriation des mots et de l'horreur qu'ils sous-tendent, comme si on voulait en personnaliser le sens. À un degré moindre, ça me fait penser au commentaire de Charron et la controverse qu'il a fait naître chez certains membres de la communauté juive qui voyaient dans l'utilisation du mot nazisme, pour décrire les agissements de Wal-Mart, une banalisation de l'horreur.
La douche du matin a cet effet : de l'envie presque animale de cracher sur le malheur, pas le sien, mais celui des autres et qui lui donne des allures de merveilleux et de refuge, comme Cyrulnik le décrit si bien, elle est un vacuum.
Alors, on se racle la gorge et on avale. Pour un instant.
Via Mac4ever, j'ai trouvé Shiira, un navigateur web extra : il est léger (1 mo au chargement), efficace et rapido. Et parfait : c'est juste pour Mac.
Infos ici, téléchargement là en version française.
En Afrique, au Bénin, des jeux plutôt que du pain ?
L'un des ex eut ses reconnaissances : d'abord, l'homme d'Église devint pape, puis ici, bitume pour sillonner Limoilou lorsqu'il termina son chemin ici bas.
Benoît XV le boulevard, l'histoire nous dira si le nouveau Benoît méritera d'être un boulevard, une avenue ou une simple ruelle de service. Ou un cul-de-sac ?

Hier, des oiseaux rares nous ont rendu visite : des cardinaux. Alors qu'on me racontait comment ils sont flamboyants et magnifiques, d'autres cardinaux tout aussi rouges déambulaient au Vatican sous l'oeil des caméras. Moi, ayant toujours en tête les oiseaux, ma mère les messeigneurs qu'elle voyait à l'écran, je demandai, bien innocemment :
- Les cardinaux, je ne sais pas s'ils mangent des graines...
Oh... Regard interloqué de ma mère : confusion, à la fois sur les oiseaux que les graines...
À force de faire pousser des légumes, y a des producteurs maraîchers qui font du mimétisme.
De tels cons, c''est une insulte au souvenir de Passe-Partout et ses amis qui ont rendu les légumes si sympas...
Du côté des lâlâ - j'ai troqué l'accent grave pour le circonflexe -, le débat sur LEUR autoroute ressemble de plus en plus à de la démago et de l'hystérie collective. Et, lorsque que l'une des lâlâ-bleuets parle, ça donne ce truc :
« La région ne laissera pas tomber. La route, il nous la faut. [...] Dans ces audiences-là, il n'a été question que d'économie. Par contre, ils (les opposants) se sont demandés comment faire pour protéger les caribous et les orignaux. Nous, on se préoccupe de protéger la personne humaine, dans le parc des Laurentides » Source : Radio-Canada

J'aurais pu patienter quelques semaines qu'un macro comme moi m'en refile une copie, mais voilà, je viens de céder à la tentation : Tiger rugira sous peu dans l'antre de mon Mac.
Ah oui... Je dois patienter jusqu'au 29 avril pour qu'on l'envoie à un petit monsieur ou une madame, que ce monsieur ou cette madame l'envoie à un monsieur ou une madame, que lui ou elle dise au livreur :
- Hey ! Va porter ça au xxxx, rue xxxxxxxx à Québec.
Puis, le ding-dong va retentir, Capucine la chatte sera tirée du sommeil et fera l'équation :
sonnerie + ouverture de porte = possibilité de fuir mon quotidien de misère...
Et, conclusion oblige : jeune homme se fera petit garçon avec son nouveau jouet. ;c))
En consultant Robert pour lire ce qu’il raconte au mot mieux, j’ai vu qu’il cite Sartre : « Le mieux qu’on puisse faire, c'est de détourner les yeux et de penser à autre chose »
Mais regarder Lemieux, c’est le mieux qu’on puisse faire, car y plonger les yeux, c’est penser. Et qui n'a jamais vu les oeuvres de Jean Paul Lemieux rate une magnifique lecture de notre terre et peut-être de soi-même.
Jeudi, alors que c'était un jour de printemps plutôt frisquet sur Québec où le soleil était peu flatteur et le vent un peu trop câlin, je suis allé lire le peintre au musée, car comme la neige, l’exposition disparaîtra sous peu et les œuvres rejoindront d’autres murs.
Dans les deux salles consacrées au peintre, cinq îlots comme autant de thèmes : le temps, la nuit, la ville, la plaine et l’hiver. Cinq sujets qui sont un Lemieux. Et moi qui les ai regardés, je m’y suis d’abord perdu en émotions : sa plaine est l’étendue qui s’étire derrière la maison familiale, verte de juillet, jaune des céréales d’août, sa plaine blanche est celle qui dort sous la neige entre Kamouraska et St-Denis, sa nuit, leur ciel et leur lune sont ceux de mes mille questions et de la recherche de gens comme de sens.
Ensuite, les émotions deviennent des explications non loin des premières : l’horizontalité est une perspective vers l’infini, le clergé sans visage est l’anonymat et la noirceur de ce Québec d’il y a un demi-siècle et la ville basse est le malheur et la promiscuité d’autre temps. Puis, il y a les personnages dont on devine qu’ils sont des proches : certains sourient, d’autres sont plutôt froids, comme ce temps-là.
Lemieux et son univers, je me les approprie ; les toiles, les couleurs, les mouvements et les textures ne sont pas différents des mots de quelques livres ou de chansons qui parlent, chacun dans son langage.
Quelques reproductions de Lemieux

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« Après le nom du cardinal Marc Ouellet, voilà qu'on mentionne également celui de Jean-Claude Turcotte dans la liste des candidats qui pourraient succéder à Jean-Paul II. » (Source de l'extrait : Cyberpresse)
Dans cet article, on se demande si le cardinal Turcotte de Montréal ne serait pas papabile.
Papabile... La langue permet tant de possibilités :c)
C'est pitoyable de la part du gouvernement fédéral et de son ministre de l'Environnement d'annoncer aujourd'hui un « plan global de mise en oeuvre du protocole de Kyoto » (Cyberpresse), lui qui cache mal son improvisation en la matière puisqu'un tel plan, déjà modifié, avait été présenté en 2002 L'accord de Kyoto ayant été entériné en 1998 et mis en oeuvre au mois de février dernier, ça donne l'impression d'un état qui s'est traîné les pieds.
Dans le même sujet, que dire sinon que je suis tiède par rapport la position de son homologue québécois. Sa dénonciation du bonbon fait à l'ouest canadien, soit la diminution des objectifs de réduction des gaz, est amplement justifiée, mais il s'assoit trop sur le fait que le Québec émet moins de gaz à effet de serre (GES) - grâce à l'hydroélectricité plus propre - et il y a une odeur de satisfaction et de devoir accompli qui me déplaît. En quelque sorte, le ministre justifie le peu d'efforts québécois en matière de lutte aux GES dans les domaines du transport et de l'industrie, par exemple.
Un peu plus X, le 29 avril. Un vrai.

Un peu de lecture : la décision du juge ALAIN dans la cause Chiasson c. Fillion. Même en parcourant uniquement le jugement en diagonale, on remarque que non seulement l'idiot du village est idiot de son idiotie, mais qu'il est un petit mégalo du micro et un peureux.
Je suis un amateur de ce cinéma français des années 70. La nuit dernière, c'était César et Rosalie de Claude SAUTET, avec le duo Montand-Schneider qui devient rapidement le trio Montand-Schneider-Frey. Mais j'ai un faible pour les films avec Lino VENTURA et sa gueule de dur.
Quand j'étais ti-cul, j'entrais dans les champs et les bois aux abords des terrains de pratique de golf, je ramassais les balles perdues et je les vendais aux proprios des terrains. Ça faisait quelques sous qui me permettaient de m'empiffrer de bonbons et de chocolat.
Je vais être gentil ce midi : idiot du village, grand amateur de golf, suis mon expérience, ça paye.... Et en gang, ça devrait être payant :c))
Ça ne fait qu'une journée de plus et de moins. Tout dépend de l'endroit où on la range. Cent, c'est moins long à écrire que quatre-vingt-dix-neuf avec tous ses tirets, mais c'est plus long.
Quatre-vingt-dix-neuf en chiffre, c'est deux nombres. Cent, c'est trois nombres avec ce un qui se tient droit et solide devant deux insignifiants ; leur conjugaison fait que le verbe « attendre » est un long soupir.
99, ça ressemble de mieux en mieux à un décompte.
Pas, peu ou prou compris ce billet ? C'est un billet comme une note à moi-même.
Je m'insurge !!! JE suis François... Pas ce François, usurpateur d'identité...
Salutations, francois petit f ;c))))
Au pays des làlà (l'accent des habitants de cette région fait que le mot « la » se prononce souvent ainsi), on a la peau courte lorsque le maire de Québec ose questionner la pertinence d'une autoroute au lieu de la route actuelle entre Québec et le Saguenay, le royaume làlà.
Comme il est risible le maire de la Ville de Saguenay, située à côté de la rivière Saguenay, dans la région de Saguenay (vous voyez...), lorsqu'il s'excite avec le reste des conseillers municipaux parce que le Conseil de l'environnement de la région de Québec (CRE) leur met la pédale douce. Petits élus qui jugent frivole « ...la demande d'audiences publiques du CRE, [ce qui] devrait amener le premier ministre à mettre un terme au mandat d'audiences que le ministre du Développement durable et de l'Environnement, Thomas Mulcair, a confié au BAPE [Bureau des audiences publiques sur l'environnement] à ce propos. » (Le Soleil, 30 mars 2005) Frivole, assurément, car après tout, l'autoroute ne sera que dans une réserve faunique...
Je me demande où est le problème et pourquoi il y a un tollé de commentaires négatifs avec le site internet alternatif de la Ville de Montréal qui propose une lecture d'un texte simplifié ou rédigé d'une orthographe alternative. Il suffit de lire la mise en garde suivante :
« Le site Accès simple s’adresse à des personnes qui ont des incapacités intellectuelles sévères ou de graves problèmes de lecture ou de langage. Le site « Accès simple » offre trois façons d’accéder à l’information soit, le texte simplifié, l’orthographe alternative et le son. »
Or, pour qui se donne la peine de lire ces explications supplémentaires, on constate que cette méthode en est une d'apprentissage, pas de « nivellement par le bas », comme j'ai lu en réaction aux textes.
Je crois en celle-ci, car il est clairement établi qu'elle favorise l'apprentissage linguistique de clientèles-cibles pour qu'elles acquièrent une plus grande autonomie. En ce sens, elle met les bases linguistiques pour la lecture dite normale.
C'est un père et son fils. Quand on lit à nouveau ce magnifique texte de Magris dans lequel le drame porte les noms de deux vies, on regarde la sienne.
Alors, il suffit d'être le fils de son père comme je l'ai été aujourd'hui en sa compagnie et apprécier d'être, malgré ma tragédie qui est la nôtre.
Il suffit de peu pour me trouver...

Sympa le tuyau mon cher Francis
Le délire rend alors une personne dans un état lamentable ; parfois, on note que les mots s’articulent convenablement, mais ne sont que fabulations et enflures verbales, et ladite personne prête des intentions risibles à elle-même comme à un regroupement quelconque de personnes quelconques. Du vide qu’on essaie de combler avec du tout aussi vide on obtient encore du vide. Et de la stupidité et de l’idiotie du pape de plusieurs, pas celui de Rome, je vous rassure, on obtient des divagations tout aussi lamentables.
Or, depuis le départ du pape du village, d’abord en raison de son incapacité à manoeuvrer dans l'adversité et à éviter les pièges, ensuite parce qu'il a noué la corde autour de son cou et tiré, juste pour voir, des fidèles de l'idiot à odeur de sainteté ont du sursaut dans l'estomac. Serait-ce qu'ils crient famine ou leurs cris primaux sont dus à de soudains afflux sanguins ? Vous savez, c’est ce qui arrive lorsque le sang monte un peu trop à la tête ; on voit rouge, la pression monte comme dans une cocotte et constatant que ça chauffe un peu trop, le bon samaritain aura beau crier « minute papillon », les vaisseaux sanguins éclatent et la tête tombe, faut d’être bien alimentée. Et tel Robespierre, gauche en moins, mais nigaud en plus, un fidèle parmi d'autres, déraille au nom de la liberté :
[...] « La liberté n’est pas morte avec le départ de Jeff Fillion. Elle renaîtra sous d’autres formes. Jeff Fillion prêtait une voix aux sans voix, à la majorité des Québécois qui votent non lors des référendums, à la majorité des Québécois qui pensent que les politiciens sont corrompus et qui ont sans doute raison de le croire. [...] Je prédis qu’il finira par se passer au Québec ce qui s’est passé en Ukraine il n’y a pas si longtemps. Je prédis la mort du totalitarisme version Made in Québec. (Source : Bouchard, Totalitarisme Made in Québec, in Revue Égards) Texte devenu introuvable. * Le gras est de mon initiative.
Voici qu’on nous annonce le temps nouveau ! Basta la Révolution française, la Révolution des œillets, la Révolution des roses, la Révolution de velours et la toute récente Révolution orange en Ukraine, monsieur anticipe sa révolution Made in Quebec. Drapeaux jaunes au vent, le X à l’avant, la Révolution des Alpha-Bits gronde.
Ces malheureux hérétiques que sont les protestants ont mis le doigt sur la dimension et l'ampleur prises par la mort du pape. Via la revue de presse de Courrier international qui s'est abreuvé chez The Independant, ce dernier note que les journaux d'inspiration catho ont débuté leur opération d'hagiographie, soit la « biographie excessivement élogieuse » (Robert) du pape. Autrement dit, on a déjà bâti le culte et une odeur de sainteté mêlée d'encens se fait déjà sentir...
La mort du pape et sa couverture médiatique ici bas auront permis de faire ce constat : après quarante-huit heures de retransmission télé quasi ininterrompue où l’on demande à x comment il s’est senti lorsque la papemobile a roulé près de lui à Montréal en 1984, quel est le sens qu’accorde y à l’agonie papale et pourquoi z a participé à une nuit d’adoration collective, force est de constater que la laïcisation de la société québécoise est un voile qui cache mal ce vieux fond judéo-chrétien aujourd'hui résurgent.
Comme mademoiselle Looange, je laisse passer un peu de soleil sur mon parcours. Dévoilement, à ma discrétion, de rayons de soleil et de passages nuageux dans le ciel de l’existence.
Décembre 1972 : le premier jour d'hiver, les premiers cris au creux des bras de ma mère.
1972-1988 : la vie banlieusarde dans un bungalow de Charlesbourg avec les mauvais coups de gamins, quelques cigarettes faites de feuilles mortes et fumées dans le champ, en ne voulant pas m'étouffer, les raclées, données et reçues, la marche à pieds vers l'école. Bref, un bien heureux.
1985 : les parents au goût du jour : divorce.
1986 : la première, ouvrez les guillemets, petite amie, fermez les guillemets, avec rendez-vous au parc ou dans la cour d'école.
1987 : M.-C., séduite lors d'une fête. Véritable premier amour avec sa tendresse, mais aussi ses questions et les erreurs du novice.
1990 : le Charlesbourgeois devient un Fidéen d'adoption. Déménagement.
1990 : l’entrée au CÉGEP avec des lettres plein la tête et des mots à dire.
1990-1992 : les mots, parfois naïfs et nés de l'innocence, sont souvent des revendications : je m'implique dans un comité politique et l'association étudiante.
1991 : le premier voyage transatlantique. Découverte de la France, rencontre de M. et coup de foudre pour elle, un jour de juillet, assis tous deux sur des remparts.
1992 : la participation à la résurrection d'une association d'utilisateurs de transport en commun. Premiers pas dits urbanistiques.
1992 : le départ vers M. et son pays pour Noël.
1992 - 1993 : les mois ont passé, les projets avec M. se conjuguent au passé, je quitte Bratislava et je reviens à Québec. Dring dring à la porte :
- Coucou maman, c'est ton fils.
1993 : l’entrée universitaire pour des études en littérature française, mais écoeuré par la lecture du roman Du côté de chez Swann de Marcel Proust, je reviens à ma première idée : la géographie.
1994-1997 : le baccalauréat en géographie.
1995 : l’admission à l’Université Charles de Prague.
1995 : deux semaines avant le départ, coup de poignard dans ma vie. Retour à Québec sans avoir quitté ma ville.
1998 : un saut en architecture pour un certificat universitaire, mais avorté à mi-chemin pour des études de maîtrise en urbanisme à Montréal
1998 – 2001 : les études d'urbanisme à Montréal.
2001 : le retour à Québec, par la force des choses.
2004 : un vent, tant inattendu qu’inespéré, devenu un voile sur l’aléa de ma vie. A. qui souffle et que je sens de mieux en mieux. Souffle le chaud.
2005 - : Oser une réponse serait jouer. Je n’aime pas le jeu.
Passez un excellent week-end ! :c)