On encense des idiots, un idiot du village a de la pei-peine et se sent trahi.
Ah marketing... Je crie ton nom.
Et de la parlote comme de la vomissure, les mots écrits de tout aussi idiot trouvent aussi écho. Dernière trouvaille, un texte signé par un certain Michael Walsh de l'Association des ami(e)s de Cuba paru dans le journal Le Soleil le dimanche 29 mai 2005.
Intitulé Cuba : opposition fabriquée, l'auteur rappelle que l'opposition cubaine en exil a le soutien inconditionnel de l'administration américaine dans la lutte anti-castriste. Jusque là, il n'y a rien de nouveau sous le soleil cubain : la géopolitique américaine rigide à l'île n'a pas fléchi. Par contre, lorsque la sympathie au peuple cubain se mêle à la couchette de Fidel, monsieur Walsh s'enlise de la même façon qu'il le reproche aux « ennemis » de Cuba et aux journalistes : manque de rigueur, malhonnêteté.
Comment en serait-il autrement avec cet extrait :
« Il est déplorable de voir s'amener en territoire cubain des « délégations » américaines et européennes, qui viennent donner des leçons de démocratie, quand aucun cas de torture, de disparitions ou d'assassinats politiques n'ont été rapportés par les organismes humanitaires internationaux depuis la prise de pouvoir de Fidel Castro en 1959. »
Rien de moins ! Et que dire du passage sur la notion de « liberté d'expression »... J'ai donc fait une petite requête sur le net et en quelques clics, on trouve sur les sites de Human Rights Watch et Amnesty International des rapports sur la question des droits humains à Cuba. Pas de surprises pour ma part et bien honnêtement, comment peut-on se maintenir au pouvoir depuis 1959 sans devenir un despote ?
Extrait de l'article :

Selon le ministre suédois des Finances, monsieur Pär Nuder, la bonne santé économique des pays nordiques s'explique par sept raisons :
- Les pays nordiques sont ouverts à la concurrence mondiale et au libre-échange ;
- Ils investissent massivement dans la recherche et l'éducation ;
- Les pays nordiques ont des économies publiques fortes [par des politiques publiques fortes ?]
- L'égalité hommes-femmes est acquise ;
- La qualité des politiques familiales permet aux femmes de travailler ;
- Les pays nordiques bénéficient d'un bon environnement ;
- Le monde du travail se caractérise par une bonne coopération [syndicale-patronale, je suppose] ;
- Les habitants des pays nordiques sont ouverts au changement.
Source : Norden
Autre article
« Si je me fie aux futures directives, je devrai tout enlever. Dois-je subir les caprices de quelques sous-fifres de la Ville ou n'en faire qu'à ma tête et ne rien modifier sur mon appartement ? Dois-je me priver de divertissement télévisuel et me contenter de tous ces postes de niaiseries et dépourvus de contenus intellectuels qu'on attrape par des antennes UHF et souffrir de la chaleur en été ? Pas question. Je suis conscient que trop d'antennes peuvent nuire surtout s'il s'agit d'un immeuble de quatre ou cinq logements tous munis d'antennes paraboliques, mais il est bon de rappeler que nous vivons dans un pays libre et démocratique. Nous ne sommes pas en Iran, à ce que je sache. Le message est donc lancé : j'ai la tête dure et je ne suis pas du genre à me laisser intimider... »
Pour commencer, je vais donner raison à l'auteur de la lettre d'opinion précédente (dont je n'ai pas le titre, ni le nom de l'auteur, car la lettre a disparu du site) que j'ai ramassée sur Cyberpresse. Je suis d'accord avec son auteur : nous ne vivons pas en Iran, pas plus que nous sommes cubains ou lybiens. Simple constat simpliste.
Le monsieur réagissait fortement à l'intention de la Ville de Québec de règlementer l'installation d'antennes paraboliques, de climatiseurs et de thermopompes, à la fois pour des raisons esthétiques que d'usage (réduction des nuisances), surtout dans les immeubles multi-logements. Et pour abonder encore en son sens, c'est aussi vrai que nous vivons dans un pays libre et démocratique. Autre simple constat, simpliste de simplisme.
Toutefois, ce pays ne s'appelle pas Utopia, où on se passerait de règlements parce que la responsabilité individuelle se confondrait avec la collective. En ce sens, ce que le monsieur qualifie de « caprices de quelques sous-fifres de la Ville », c'est en quelque sorte une mitigation au-lieu que le voisin vienne lui casser la gueule parce que le bruit de sa thermopompe l'empêche de fermer l'oeil la nuit. Puis moi, le discours du mec à la Elvis GRATTON, celui des sacro-saints droits, du « je suis conscient » mais on vit dans un pays libre, ça m'énerve parce que ça pue l'incapacité de concevoir la notion de droits et de responsabilités.
Pas chanceux avec mes oui constitutionnels : un non oui européen, loin de moi, mais que je trouve regrettable, avec un oui souverainiste québécois qui, malgré les optimistes, m'apparait éloigné. Deux oui contradictoires ? Du tout, car je considère que pour renoncer à une partie de souveraineté et redéfinir des rapports, il faut exercer la première.
Mais bon, le débat d'ici qui m'a déja passionné, j'en suis maintenant gavé. Quoique à ce sujet, je demeure un bon client aux sympathiques empoignades.
J'hésite entre le fou rire et les pleurs : sur un forum, on m'a servi deux affirmations, à savoir que les provinces canadiennes sont comme les états européens et l'Union europénne, c'est comme le Canada. Ensuite, que la constitution européenne, c'est exactement la constitution canadienne. Certes, toutes deux définissent des pouvoirs et des juridictions, sont des chartes, mais comment dire, y a un léger, mais un léger manque de nuance, avec un « exactement » que j'ai lu comme une conformité.
Il semble qu'à vouloir dénoncer un discours nationaliste en le jugeant simple - ce qu'il est parfois -, y a de ces fédéralistes dont le non (sic) est Simplet.
Alors qu'il y aura une élection municipale à l'automne, le nouveau carnet Politiqc propose un espace de réflexion et de discussion sur la politique municipale. J'espère qu'on y réfléchira, avec sérieux, des orientations à donner à la ville pour relever les défis que posent la gouvernance urbaine.
Je détestais les PC. Et aujourd'hui je déteste encore plus les PC et leurs portables. Et je déteste encore plus les PC parce que je les magasine sur le net : un fouillis. Pas pour moi, mais pour madame. Pour ses études. Quelle belle preuve d'amour, hein ? Moi qui suis un Mac.
Il y a 25 ans, en disant non, les Québécois crachaient en l'air plutôt que dans leurs mains.
Tombés du ciel, arrivés d'on ne sait où, Monsieur et Madame amerrissent dans la piscine à chaque printemps depuis plusieurs années et ce, pour un repos de quelques jours. Au menu : bouchées de pain et coins-coins.
Madame
Monsieur
Madame et Monsieur
C'est inné : je dois tuer. C'est un bas instinct animal et malgré mon joli harnais rose, la laisse et mes pattes avant orphelines de leurs griffes, j'incarne toujours le mal pour ces petites bêtes.
Ah le Jedi... Même à Québec nous avons nos Jedi ; armés de leur épée lumineuse de Jedi, de leur chaise de parterre de Jedi et de leur tente de Jedi, il ne sont toutefois pas aussi valeureux que les Jedi américains. Montant la garde devant un cinoche de Québec, un brave Jedi avouait à la caméra qu'il faisait dodo sous les étoiles depuis deux nuits, alors que des Jedi américains veillent depuis des semaines. Jedi, le Satellipopette te dit : que la force soit avec toi !
Un Newfie (un Français dirait un Belge et vice-versa) dit à un autre :
- Vois-tu la forêt là-bas ?
- Non, les arbres me cachent, lui répond-t-il.
Un promoteur immobilier dit à son associé :
- Vois-tu (avec le peu d'imagination) un bâtiment et son stationnement ?
- Non, les arbres me cachent, lui répond-t-il.
Qu'à cela ne tienne : coupons, construisons et reboisons, selon une vieille formule établie.
ATTAC, comme ça arrive trop souvent au mouvement alter-mondialiste (ou anti ?), donne dans la démago, les amalgames faciles et les campagnes débilisantes. Ainsi, du grotesque noté par Petit Padawan, après que j'eus zieuté chez Embruns.
Non, l'urbaniste n'est pas mort. Je lis : Planning for Sustainable Development – the practice and potential of Environmental Assessment, un joyeux document de plus de 300 pages à la suite du 5th Nordic Environmental Assessment Conference, tenu à Reykjavik en 2003.
Trop tôt pour vous faire un quelconque résumé des vingt interventions d'auteurs, mais mentionnons simplement qu'au coeur des discussions, on disserte sur l'importance de la planification et de l'évaluation environnementale pour la mise en place de politiques de développement durable. Faut aimer, dira-t-on... ;c)
Ma souris les a manqués, mais pas Prométhée qui a fait un lien vers cette série d'articles du magazine français L'Express sur le « miracle » scandinave, Le nouveau modèle scandinave. On aurait dû utiliser le terme nordique plutôt que scandinave puisqu'il est aussi question de la Finlande, mais hormis ce léger détail, grand bien que cette lecture et je la recommande à plusieurs : d'abord, aux syndicats et cette gauche qui ne prêchent que par État-providence, aux libéraux englués dans leurs desseins de partenariats privé-public (PPP), acronyme hasardeux, et pour plus de cohérence, à cette classe d'indépendantistes du Parti Québécois obsédés de référenums sans réforme étatique préalable, à une droite québécoise maladroite en manque cruel de maturité et à tous ces animateurs et auditeurs radio synonymes d'amateurs.
Et moi, je suis un icônoclaste qui pêche dans plusieurs eaux et je vous assure : y a quelques saumons, mais beaucoup de crapets et de barbotes sans intérêt.
Ou un violoncelle. Tiens oui, je me réincarnerais en un violoncelle, mais pas celui d'un débutant, car je ne ne veux pas recommencer. Je serais l'instrument d'une virtuose.
Me réincarner, je serais un aéroport et je m'appelerais Schiphol ou Heathrow pour pouvoir observer ceux qui partent et reviennent.
Ou encore, je deviendrais Noire, fille de fleuve, mère de Caucase.
Je n'aurais pas de sommeil puisque chez l'un et l'autre, il est vrai qu'il y a les pleurs des retrouvailles comme ceux des séparations.
Mon article commençait ainsi :
« Serait-ce le signe d'un changement de mentalité dans l'aménagement et le management des artères commerciales à Québec ? Voilà une nouvelle qui a coulé la semaine dernière : l'Association des gens d'affaires de la rue St-Jean réclame que la rue soit réservée uniquement aux piétons lors d'événements et la période estivale et ce, entre 10h00 et 23h00. Cette prise de position, un 180 degrés de ce qu'elle a déjà été, elle me fait sourire et me laisse un petit goût de victoire en bouche.
L'année dernière, la Ville de Québec a revitalisé l'artère commerciale... »
Puis hop, pas de fin, comme un coït interrompu. C'est sûr, je jouis tout de même de cette ouverture des commerçants, moi qui dans le passé avec mes maigres moyens et ma petite voix de militant ou de chargé de projet pour une autre association de commerçants, demandais pourquoi tant de frigité à innover. Parce qu'il faut l'avouer : prôner plus de piétonniers ici, c'est prêcher dans un désert québécois.
Or, je termine abruptement ce soir par perte d'appétit et parce que j'ai le ventre barré par une sorte d'inquisition. Habituellement, j'aime chercher et fouiller jusqu'à farfouiller pour le simple désir de comprendre, alors que ce soir, j'ai le dos au pilori attaché par le jugement. D'urbanisme à personnel, j'écris de satisfaction à l'incompréhension. Et alors que c'est une démission forcée du premier par la vie, il est hors de question que je m'exprime dans ce qui a de personnel avec cette elle en me disant « advienne que pourra. » Car vois-tu, la route, elle est à nous et ce n'est pas quelques trous qui me feront prendre un détour.
Bon... Ça va la présentation du site ? On m'a signalé des problèmes.
Oui, la bougeotte ici, pour quelques petits changements à Magellan.
Via Info-Finlande, je vous ramène où vous étiez il y a quelques mois. Souvenez-vous, Québécois, vous brailliez, un peu comme si vous débattiez du sexe des anges ; tous deux inutiles, à la différence que le premier se débat avec une réponse. Bienvenue à nouveau au nord, au froid et leur hiver.
Cliquez sur ce lien pour voyager sur la Baltique gelée et écoutez la glace se fracturer comme l'eau prisonnière de votre fleuve en hiver.
Ça y est, j'ai mis le doigt sur quelque chose ce matin. L'index tapant le « up » et le « down » de la télécommande radio, je suis parvenu à la cette conclusion : l'idiot du village parti, en l'occurrence son excellence Fillion, je me rends compte aujourd'hui qu'il était un creuset de culture. Et quand on regarde un peu, comme celle-ci a fait des petits et germé !!!

Ainsi, parlons de cette culture, celle qui permet le développement et la propagation de bactéries aux noms d’abord presque poétiques : E. coli, Salmonella, puis quelconques de Pierre-Jean-Jacques dont j'oublie les prénoms exacts tellement ils n'ont aucune propriété, sinon sentir.
Pour la suite des choses, il faut que vous sachiez que le vendredi, c’est jour de repos du foie pour Arthur et le micro est arrosé par une bactérie x, qui ce matin, broyait du prof, alors que des milliers d’entre eux ont érigé des piquets de grève de 24 heures. Bien sûr, il a répété ce qu’on entend souvent : les profs ont de nombreux jours de vacances, les profs et le personnel de soutien ne pensent qu’aux augmentations salariales, les profs, ils prennent en otage nos jeunes. Bref, une litanie boueuse où tout débat sur les conditions d’exercice de l’enseignement est évité, car il faut casser du sucre, c’est la recette.
Moi, fils de profs retraités qui totalisent soixante-dix ans d’expérience, frère d’une enseignante qui tente de bâtir sa niche dans une école à coups de remplacement et ami d’enseignants dévoués à une profession qui est une cause, ce discours intestinal m’écoeure et me pue par sa médiocrité et sa fausseté. Voilà un autre être unicellulaire contre lequel des gens vont s’agglomérer et se multiplier. Médiocre dans la médiocrité, c’est peu dire…
De temps en temps, je ne dis pas non aux rayons laser et aux batailles inter-galactiques, mais cette sorte d'ados attardés trouvés chez Rooxy, comme je les trouve ridicules à attendre pendant des semaines l'arrivée de leurs héros avec des capes, des masques et autres babioles. Ça ne fait de mal à personne, je sais, mais il reste à espérer qu'ils feront preuve d'une aussi grande patience au guichet automatique ou à la caisse enregistreuse…
Ceci dit, j'ai reçu, enfin, le DVD de Un pays sans bon sens, l'extraordinaire documentaire du regretté Pierre PERRAULT que j'avais commandé sur le site internet de l'Office national du Canada (ONF), le 18 mars...
De cette oeuvre, certes moins bandante pour les sus mentionnés, l'ONF écrit ceci :
« Ce film est un essai sur une question cruciale dans l'état actuel du monde : la notion d'appartenance à un pays, telle qu'elle trouve racine dans le coeur de l'homme. Sentimentalisme attardé ou réalité psychologique profonde? L'action se déroule dans le contexte d'une nation qui se cherche : les Canadiens français, et d'autres peuples sans pays : les Indiens du Québec, les Bretons de France. On tente de cerner cette notion difficile; on relève les déviations qu'engendre la privation de pays, de patriotisme. On déniche un authentique réfugié culturel, un Canadien français ayant fui l'Ouest canadien pour s'installer à Paris. On pose la question fondamentale : quels sont les peuples «viables» dont la «maturité» leur permet de «se donner» l'autonomie et le territoire? Et inversement, quel est le milieu qu'un peuple puisse appeler «son pays»? » (Source : ONF)
Je ne cesse de me questionner sur ces trente-cinq années qui me et nous séparent de la réalisation de ce film. J'avoue avoir été touché comme bouleversé par son écoute, elle qui permet un regard introspectif sur la collectivité québécoise et ce « nous », d'abord défini en terme ethnique auquel on cherchait un sens en 1970 et qui est aujourd'hui élargi et plus inclusif, mais toujours au nom flou et vague.
Mon questionnement, que je limite volontairement à la dimension territoriale, précisément à la notion d'oekoumène de Paul Vidal de la Blache, soit l'interdépendance entre l'humain et son habitant, je la trouve vitale à la compréhension de l’état des lieux et le destin de la collectivité québécoise. Autrement dit, du rapport au territoire, peut-on comprendre les choix (politiques) et les interventions (architecturales, aménagistes, urbanistiques, etc.) ? La mise en forme de mots et d’images, elle commence.
L'homme et la froidure

Dans le très communiste, socialiste, trotskiste et maoïste (!!!) (au diable les nuances, selon une recette à la mode...) New Yok Times, un article sur Wal-Mart dans lequel on brosse un portrait des salaires et des avantages sociaux consentis par la multinationale à ses employés.
Il y a plusieurs semaines, lorsque l'entreprise a annoncé la fermeture de son magasin de Jonquière, on a entendu des animateurs de foule jeter le blâme sur les employés qui ont désiré exercer un droit légitime, répéter sur leurs tribunes que « ceux qui sont pas contents, ben qui s'en aillent ! » ou que Wal-Mart est un employeur qui s'occupe très bien de ses employés, sans nuancer, encore. Qu'importe : je me contrefous qu'on aime ou pas les syndicats, mais pas qu'on se moque de notre législation en invoquant des faux-fuyants comme s'amuse à le faire Wal-Mart. L'article apporte, à mon avis, un bon éclairage.
Demain, je fais de la télé.
À la question-concours :
« La bière tchèque : Qu'est-ce que cela évoque pour vous ? », je répondrai par les souvenirs de la bouche de mes vingt ans et mes doigts de trente-deux hivers bien comptés sauront les écrire. Et je gagnerai.
Il s'en trouvera, encore, pour brailler :
- Ah ! Cent millions pour une bibliothèque et la culture, alors qu'on manque d'argent pour les hôpitaux !
À ceux-là, alors qu'a été inaugurée la Bibliothèque nationale du Québec, François leur dira que la santé, c'est aussi entre les oreilles. Et collectivement parlant, la santé c'est créer des lieux de savoir et d'échange qui vont permettre d'alimenter les têtes.