jeudi, le 30 juin 2005

Jésus de Québec

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On peut comprendre l'émotion d'une jeune femme dont le père risque d'être déporté dans son pays d'origine, le Rwanda.

Mais bouleversée en conférence de presse, la fille de l'homme aux mots de sang a comparé le célèbre avocat Guy BERTRAND, défenseur de la veuve et de l'orphelin, à nul autre que... Jésus !

Au nez de clown, assoyez maintenant une couronne d'épines sur la tête du nouveau monarque, l'envoyé des causes désespérées.

Envoyé par - François - le 30 juin 2005 | Commentaire (0)

mercredi, le 29 juin 2005

En quelques mots

Une petite phrase bien grande prononcée par le chanteur Bernard LAVILLIERS : il faut du courage pour partir, car on sait ce qu'on laisse, pas ce qu'on va y trouver.

C'est pour A. ma douce.

Envoyé par - François - le 29 juin 2005 | Commentaire (1)

Pays arc-en-ciel

Faudra réviser la devise du Canada A Mari usque ad Mare (D'un océan à l'autre) et penser à Rose d'un océan à l'autre avec la décision du parlement canadien d'autoriser le mariage civil entre conjoints de même sexe. Si bien qu'un jour, vous risquez de recevoir ce faire-part :

Jean-Louis et Marcel
sont heureux de vous annoncer
leur mariage qui aura lieu
le samedi douze août
deux mille cinq
à treize heures
en le Palais de Justice de Québec

Pourquoi pas ? L'addition de ce droit ne soustrait pas le mien et quant à la question morale et la notion du sacré que plusieurs brandissent, y a bien des couples hétéros qui l'ont foutu aux oubliettes...

Envoyé par - François - le 29 juin 2005 | Commentaire (0)

mardi, le 28 juin 2005

La fraîcheur verte

C'est en passant dans le petit chemin du boisé près de chez-moi, ombragé par les arbres, qu'on prend conscience de la valeur des végétaux. Sitôt entré dans cette espèce de cage végétale, on est plongé dans un bain de fraîcheur qui nous sauve durant quelques minutes de la chaleur.

Ironiquement, j'habite un complexe résidentiel baptisé Le boisé pour ces nombreux arbres dont on assassine maintenant quelques individus à chaque année : de l'ombre dans la piscine, pas assez de soleil sur ma terrasse entre 14h et 15h, les racines sont dangereuses, entends-je comme justification pour couper ces majestueux. Récemment, c'est un chêne de trente ans qui osait faire de l'ombre à un propriétaire qu'on a réduit en billes de bois. Sus alors à la climatisation végétale, qui est certes limitée, mais il est assez pathétique de voir les adeptes du plein soleil dépenser des centaines de dollars en appareils de climatistion et en auvents.

Envoyé par - François - le 28 juin 2005 | Commentaire (1)

lundi, le 27 juin 2005

Dans les oreilles

Ce matin, écoute de Dumas, un jeune chanteur québécois qui mérite une, puis des écoutes.

Envoyé par - François - le 27 juin 2005 | Commentaire (3)

vendredi, le 24 juin 2005

Jour de rouge...

C'est dommage. C'est la Saint-Jean-Baptiste, la fête nationale des Québécois et je suis de mauvaise humeur. Je n'ai pas les bleus. Je suis seulement d'un sale caractère aujourd'hui, à voir rouge pour être précis. Curieuse couleur pour un souverainiste québécois, comme un mauvais « timinig » une semaine trop tôt, car l'anniversaire de la fédération canadienne, c'est le 1er juillet. Le rouge bougon, il m'irait mieux à cette date. M'enfin... On ne décide pas toujours. Par contre, je choisirai quel rouge on boira ce soir.

Bonne Saint-Jean-Baptiste.

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Envoyé par - François - le 24 juin 2005 | Commentaire (3)

jeudi, le 23 juin 2005

Qui m'aime voudrait me lier

Pour monsieur Prom comme pour tous ceux et celles qui veulent icônement parlant me lier, j'ai ajouté une petite image de l'en-tête de Magellan dans la colonne de droite.

Envoyé par - François - le 23 juin 2005 | Commentaire (0)

Classiques cinoche

Tapisserie d'affiches de films à voir et à revoir dans plusieurs cas sur les ondes de Télé-Québec cet été.

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Envoyé par - François - le 23 juin 2005 | Commentaire (2)

mercredi, le 22 juin 2005

Retour de mots

Parfois, j’arrive à me souvenir d’une lecture que j’ai faite suite à l’écriture d’un billet, comme si elle remontait à la surface. Ainsi, suite à ce billet, j’ai retrouvé un extrait que j’aime beaucoup sur l’esprit des lieux :

« Les hommes et les choses de leur vie – les lieux surtout – s’interpénètrent et se confèrent mutuellement une valeur ; certains lieux suffisent en eux-mêmes à tenir compagnie, parce qu’ils contiennent, comme les cercles dans le tronc d’un arbre, l’existence qui y a été vécue et les personnes qui l’ont partagée, contribuant à leur donner sens et forme. » (Magris, 2001 : 132)

En continuant, il y a cet autre morceau que j’ai arraché au bouquin, celui-là sur la notion d’interprétation et dont la finale est belle comme l’instant où le regard saisit un coin de ciel bleu :

« Les philosophies, les religions, la psychologie doivent d’une manière ou d’une autre comprendre, interpréter, exorciser, classifier la mort [j’ajouterais la vie qui lui est indissociable], émousser l’anomalie que constitue une réalité incompréhensible et irreprésentable, la faire rentrer à l’intérieur des digues du concept et de l’intelligence, comme la démesure du ciel s’encadre dans le châssis d’une fenêtre. » (Idem)

Source : Claudio Magris : Utopie et désenchantement, éd. Gallimard, coll. L'Arpenteur, 2001, 450 pages

Envoyé par - François - le 22 juin 2005 | Commentaire (3)

mardi, le 21 juin 2005

Une image, moins de mille mots

L'image comme les mots, volés. Simplement ici, pour les mots et leurs nouvelles images.

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Extrait : « Le Château ambulant. Photographie, face à la Banque de France, rue Augier, Grenoble, hiver 2005. Autant de précisions invitent à croire à l’immobilité. À tort, assurément. Le vaste hublot derrière lequel se trouve l’affiche du Château ambulant reflète le mouvement de la ville. Une voiture passe au premier plan, un homme marche à l’arrière-plan. D’ailleurs, regardons bien, il tient un calepin d’une main, et téléphone de l’autre. Il est simultanément entre deux lieux ; sa conversation relie sa pratique urbaine de Grenoble et l’endroit de son interlocuteur – curieuse ubiquité. L’impermanence redouble le mouvement, avec la neige qui fond, la façade de la Banque de France qui a cédé son pouvoir de battre monnaie à la Bce de Francfort. Le reflet même sur la surface vitrée est fugace : que le soir tombe, une autre lumière s’y reflètera. L’immobilité apparente de la photo est donc trompeuse. Le cliché témoigne du mouvement à plus d’un titre. Par les reflets mouvants qu’il présente, par les mouvements qui s’y projettent, mais aussi par l’affiche même d’un film qu’on ne sait plus où situer : l’adaptation japonaise par Miyazaki d’un roman britannique de Diana Wynne Jones, film distribué par Buena Vista International. Plus étonnant, la photo nous met à la jonction de deux espaces, nous donne accès à deux univers : celui de la fiction représentée, celui du réel qui est reflété. Alors entrons dans le cinéma et, puisque la photo nous y invite, cherchons des correspondances entre ces deux univers. »

Source : Matthieu Giroud et Olivier Milhaud, "Sur Le Château ambulant.", EspacesTemps.net, Mensuelles, 30.05.2005

Envoyé par - François - le 21 juin 2005 | Commentaire (0)

lundi, le 20 juin 2005

Fais de l'air

De ma fenêtre, je viens d'apercevoir le profil d'un camion qui roulait rapido ; la rue résidentielle est un boulevard. Sur le côté, un slogan commercial écrit en grosses lettres, rouges et criardes : un air pur, se vante-t-on. C'est qu'il ne manque pas d'air.

Envoyé par - François - le 20 juin 2005 | Commentaire (0)

Pédagogie urbaine

Sympa l'initiative de la ville Viroinval, dans la région de Namur en Belgique. Déjà que l'expo « Bière et pierre » m'intrigue, voici qu'elle me plaît bien avec l'inauguration de la Maison de l'Urbanisme, un centre qui vise à informer la population sur ce domaine et sa pratique et si on se fie à son responsable, à dépasser la vision contraignante de l'urbanisme qui est souvent la seule perçue par les gens.

Envoyé par - François - le 20 juin 2005 | Commentaire (0)

dimanche, le 19 juin 2005

Concerto dominical

Après la pluie, le beau temps. Après une semaine de pluie, le beau temps. Avec le beau temps, les tondeuses.

Envoyé par - François - le 19 juin 2005 | Commentaire (3)

samedi, le 18 juin 2005

Variation avec les arabes (II)

Pour être précis, j'aurais dû intituler ce billet Variation avec les chiffres pour faire suite à ce billet, car il s'agit encore de chiffres et de nombres qui fondent pour faire le double signifiant : la zéro pour la fin d'un décompte, le zéro pour un autre. Ainsi, le dix-huit d'aujourd'hui fait le mois, le 1 dans sa maigritude : nombre de l'unique, simple piquet planté (|) pour certains, piquet « paletté » (1) pour d'autres. Ensuite, le dix-huit du prochain mois fera zéro. C'est mathématique, non ? ;c)

Bon... Au moins, c'est signifiant.

Envoyé par - François - le 18 juin 2005 | Commentaire (1)

vendredi, le 17 juin 2005

Le bonheur est dans l'asphalte

« Le premier ministre du Québec, monsieur Jean Charest, et le ministre des Transports du Québec et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, monsieur Michel Després, ont annoncé ce matin le début des travaux du prolongement de l’axe routier du Vallon. Ils ont également procédé à la levée de la première pelletée de terre en présence du maire de la Ville de Québec, monsieur Jean-Paul L’Allier, ainsi que de la députée de Chauveau et présidente du caucus des députés libéraux de la région de Québec, madame Sarah Perreault. [...] » (Source : Gouvernement du Québec)

On le savait déjà et compte tenu de notre pauvreté, ce n'est pas une surprise, car politiquement, on fait du chemin avec les routes. Je l'avale vraiment de travers cette « nouvelle ». Vraiment.

Envoyé par - François - le 17 juin 2005 | Commentaire (0)

jeudi, le 16 juin 2005

De la vieille rivalité

« Montréal est l'endroit où les Québécois ne veulent surtout pas vivre. Et si on leur donnait le choix de déménager n'importe où, emploi rêvé compris, ils s'installeraient à Québec ou, encore mieux, à la campagne [...] » (Source : La Presse et Québec urbain)

Extrait d'un sondage dont plusieurs Québécois feront la gorge chaude, car Québec est préférée à Montréal. En réalité, c'est le genre d'enquête à prendre avec un gros grain de sel puisqu'elle se base sur des perceptions et des impressions, plus que sur du vécu. Personnellement, je trouve l'exercice inutile et ridicule qui ramène à la bonne vieille opoosition ville-campagne ; pour plusieurs, Montréal la métropole, la cosmopolite, l'urbaine, incarne presque le mal, tandis que Québec est un objet de faïence, fragile et pur. En terminant, j'ajouterais simplement que tout se résume à une question de rythme : Montréal vit à une autre vitesse que sa capitale et le reste du Québec.

Envoyé par - François - le 16 juin 2005 | Commentaire (1)

Chansonnette

Bonjour les tout petits ! Comment ça va aujourd'hui ? Ho... Vous avez fait un long, mais un mauvais dodo ? Oncle François va braver la grève et chanter une petite chanson pour vous aider à ouvrir vos petits yeux, car vous avez déjà trop dormi. Ce n'est pas compliqué : chantez avec l'air de La ferme à Maturin. C'est une nouvelle version popularisée par Jean Charest, elle-même inspirée de celle du sénateur HÉBERT qui avait déjà parlé de « vache séparatiste » pour décrire une dame. On y va :

LA FERME À CHAREST

Dans la ferme à Jean Charest i a i a o
y a des centaines de chiennes i a i a o
y a des wouf par-ci
y a des wouf par-là
ici des wouf, par-là des wouf, toujours des wouf etc.
wouf wouf wouf wouf wouf wouf

Envoyé par - François - le 16 juin 2005 | Commentaire (0)

mardi, le 14 juin 2005

Sur le pont d'la 25... (sur un air connu)

Puis merde... Encore cette foutue 25. Prolongera ? Prolongera pas ? Du déjà vu, encore ce projet.
Souvenir d'un atelier d'urbanisme, automne 1999...

Envoyé par - François - le 14 juin 2005 | Commentaire (1)

La laisse à quatre temps

Sympa la petite dissertation L’absurdité du coût de la possession des voitures publiée par Ludovic sur son blogue Le réverbère.

L'automobile ou quand un objet utilitaire devient la laisse de plusieurs. Ou lorsque la notion de choix tombe trop facilement dans l'obligation, à la fois de la posséder à titre individuel, ensuite que la société doive toujours satisfaire la demande, notamment en inifrastructures.

Envoyé par - François - le 14 juin 2005 | Commentaire (8)

Faire moins « dur »

Ça arrive que les libéraux accouchent d'un bon coup. À moins que ce ne soit qu'une souris, surtout lorsqu'un projet x sentira les billets verts ? Les billets verts, les billets verts, comme chanteraient l'énervante ; c'est ce qui est en jeu et le PM a beau parler de « nouveau cadre de responsabilisation » pour définir la loi sous l'angle des pratiques - en matière d'aménagement notamment -, c'est celles-ci qui doivent surtout être changées et c'est là que doivent être concentrés les efforts. Le plus difficile, c'est modifier les pratiques et la portée des gestes.

Envoyé par - François - le 14 juin 2005 | Commentaire (0)

lundi, le 13 juin 2005

Partir pour mieux revenir

352 commentaires, c'est le nombre de messages laissés sur le dernier billet d'André BOISCLAIR, candidat pressenti à la chefferie du Parti Québécois, mais pas encore confirmé par le principal intéressé.

Si l'ancien ministre plonge, je réadhère au parti, j'écoute et je vote pour lui si ses idées me séduisent. Et comme le chef du Bloc Québécois reste à Ottawa, le parti souverainiste québécois au fédéral, y a de fortes chances que j'achète ma carte...

Envoyé par - François - le 13 juin 2005 | Commentaire (1)

dimanche, le 12 juin 2005

Mercure

Vivement l'automne. Je, mais je déteste la chaleur.

Envoyé par - François - le 12 juin 2005 | Commentaire (2)

samedi, le 11 juin 2005

Brochette à l'ontarienne

Ben oui, c'est connu : le nationaliste québécois est une menace pour les petits enfants. Au final, c'est pratique pour certains les indépendantistes québécois ; ça permet de s'agiter en fournissant des explications loufoques

Bon, faut j'y aille : fait beau et j'ai un môme qui tourne sur la brochette du barbecue dehors... :c((

Envoyé par - François - le 11 juin 2005 | Commentaire (1)

jeudi, le 9 juin 2005

Revoilà mes lâlâ !

Du beau et du bon dans nos infrastructures, comme dans l'ensemble de l'aménagement du territoire, ça va de soi. Cependant, y a de ces projets qui font tellement bander leurs promoteurs qu'ils oublient de les justifier intelligemment. Il y avait déjà le maire lâlâ et l'hystérique lâlâ en symbiose orgasmique avec leur autoroute, mais voilà les comptables lâlâ mirifiques qui nous annoncent que la reconstruction de l'Étape, une halte routière avec services au milieu d'une immense réserve faunique, en choisissant un site aux abords d'un lac « permettrait notamment de séduire les touristes et de les attirer en grand nombre dans la région du Saguenay. » Face à une analyse si simpliste qui suit les précédentes, je me questionne : ce qu'on appelle « Le royaume », serait-il devenu le refuge des fous ?

P.S. Je vous aime bien quand même, chers lâlâ ;c)

Envoyé par - François - le 9 juin 2005 | Commentaire (4)

Jour C. Retour.

Petit retour sur ce Jour C, alors que mardi aprem, j'ai acheté le dernier bébé de Coldpay, dont les premières critiques sont élogieuses, à l'image de celle-ci. Même la pochette pique la curiosité.

Commentaire : excellent, avec des sonorités à la U2 et Beatles qui donnent l'envie de quelques pintes de bière dans un pub anglais. J'adore l'album, mais Parachutes demeure la référence.

Envoyé par - François - le 9 juin 2005 | Commentaire (6)

mercredi, le 8 juin 2005

Des sons et des mots

Avant de pieuter, un autre questionnaire, gracieuseté de Looange.

La chanson qui :
Vous rappelle un(e) ex-petit(e) ami(e) : Don't Dream It's Over de Crowded House.
Qui vous fait rire : La java des hommes-grenouilles de Ricet Barrier.
Qui vous fait réfléchir sur la vie : Decision (du film Tu ne tueras point) de Zbigniew Preisner. Une musique, aucun mot, mais tout se dessine.
Qui vous rappelle celle ou celui que vous aimez : Summer 78 de Yann Tiersen.
Que vous auriez aimé écrire : La ville s'endormait de Jacques Brel.
Qui vous rend nostalgique aujourd’hui : Hier encore de Charles Aznavour.
Que vous aimez d’un artiste que vous détestez : Ouf... Sais pas.
Que vous admettez aimer honteusement : Le jardin du Luxembourg de Joe Dassin et Smalltown Boy de Bronski Beat.
Qui vous rappelle votre enfance : Chanson thème de Passe-Partout.
Qui résume votre adolescence : West End Girls des Pet Shop Boys et Beds are Burning de Midnight Oil.
Dont vous aimez les paroles : La ville s'endormait de Jacques Brel.
Avec laquelle vous aimez vous réveiller : Aucune.
Qui vous fait penser à quelqu’un qui est mort : Le ciel se marie avec la mer de Jacques Blanchet.
Qui vous fait penser aux vacances : Un air d'été de Pierre Bertrand.
Qui vous fait penser à votre solitude : Rivière de Stephan Eicher.
Que vous pouvez chanter entièrement : Aucune ?
Qui vous rappelle votre meilleur(e) ami(e) : Aucune. Désolé...

Envoyé par - François - le 8 juin 2005 | Commentaire (5)

Où va W. ?

Là où les Étas-Unis trouvent grâce à mes yeux, c'est dans la capacité de certains états comme la Californie et Washington de mener des politiques novatrices en matière de protection de l'environnement en opposition aux politiques floues et nébuleuses du président BUSH.

W. soulève plusieurs interrogations sur ses réticences et ses rejets de politiques et d'accords, notamment Kyoto. Ainsi, il n'en faut pas plus pour soulever la thèse selon laquelle « ExxonMobile, le plus important groupe pétrolier au monde, entretient des liens étroits avec le pouvoir et joue un rôle prédominant dans la définition de la politique environnementale des Etats-Unis », comme on le rapporte dans cet article de Courrier international.

Envoyé par - François - le 8 juin 2005 | Commentaire (2)

mardi, le 7 juin 2005

Il est un oiseau, elle est une fleur

Vous savez quoi ? À Québec, nous sommes des gens sérieux et nous ne prenons pas de décisions - le pluriel est là pour renchérir - à la légère. Que non ! Dans le respect de la différence et de l'appartenance, nous prenons soin de ne choquer personne. Ainsi, les petites bêtes, les végétaux et les saints à qui nous nous sommes longtemps et trop voué ont droit à toute notre reconnaissance ; l'écureuil a sa rue, l'église donne son nom à plusieurs macadams, il y a au moins une rue des Érables qui a poussé dans chaque ancienne municipalité et les St-Ste se sont multipliés, selon le vieil enseignement.

Depuis des mois, plusieurs veulenn=t jouer de toponymie à Québec pour mettre un peu d'ordre depuis la fusion municipale, mais on tarde, car il faut permettre « aux candidats à la mairie de s'exprimer sur ce dossier », répond le chef de l'opposition à l'Hôtel de ville de Québec, Paul Shoiry. Que de défis et d'enjeux dans notre cité !

Néanmoins, je me console : d'ici là, écureuils, mulots et oiseaux de toutes plumes continueront de batifoler.

Envoyé par - François - le 7 juin 2005 | Commentaire (2)

Un lieu pour diverses significations

« On constate aujourd’hui une mobilité géographique accrue des individus pour l’essentiel de leurs pratiques. La mobilité géographique change de multiples façons le rapport aux lieux des individus. En effet, on assiste à une recomposition des lieux familiers et des lieux étrangers pour les individus. Ce ne sont pas nécessairement les lieux proches qui sont les plus familiers. Cette recomposition se laisse appréhender de façon particulièrement claire dans le cas des pratiques touristiques. Par définition, celles-ci impliquent un changement de lieu : d’un lieu du quotidien vers un lieu du hors-quotidien ainsi que des pratiques de recréation, caractérisées par ce que Norbert Elias (1994) appelle un « relâchement contrôlé des contraintes sur l’émotion » : des activités « dé-routinisantes ». Ce « cocktail » est explosif en ce sens que les lieux touristiques pratiqués ne restent pas des lieux de « non-sens », mais participent de la façon dont les individus habitent les lieux géographiques du Monde. Non seulement, le lieu touristique peut être investi, « habité » au sens plein du terme, mais aussi l’expérience touristique change les manières d’être au quotidien. »

C'est grâce à une alerte Google, un courriel envoyé par le système lorsqu'un ou des mots-clé qu'on a préalablement choisis sont publiés sur le web, que j'ai découvert la fabuleuse revue EspacesTemps et l'article intitulé Les sociétés à individus mobiles : vers un nouveau mode d’habiter ? L’exemple des pratiques touristiques dont j'ai tiré l'extrait précédent.

Un long titre pour une idée assez simple : l'espace n'est pas neutre, car il est investi de valeurs. De prime abord, ça peut paraître ésotérique, mais disons qu’on associe des pratiques (de tourisme, de travail, de passage, etc.) à des lieux qui deviennent des espaces vécus en raison de l’expérience. L’auteur de l’article, Mathis STOCK, insiste sur le concept des pratiques qui mettent en cause des émotions ; il est vrai qu’on n’aborde pas un « lieu du quotidien » (franchir une place pour aller bosser) comme un « lieu du hors-quotidien » (la traversée de la même place en touriste) et vice-versa.

D’autre part, STOCK me rejoint quand il parle de « l’effet de lieu », soit « l’intervention de la qualité d’un espace dans les pratiques des individus, permettant ainsi la co-constitution de la pratique et du lieu ». Par exemple, j’écrivais dans l’introduction de mon mémoire de géographie que « la nature de ces relations [entre les citoyens et l’espace urbain] est susceptible d’être modifiée par certaines opérations de restauration ou de reconstruction urbaines » au sujet de la Place Royale de Québec dont la reconstitution a eu comme effet la muséification de l’espace ; de milieu de vie initial voué à la satisfaction des besoins primaires des résidents (se loger, y résider, s’y restaurer, etc.), la reconstitution d’un espace urbain tel qu’il était au 18e siècle en faisant table rase de l’évolution urbaine a conduit à la dite muséification, soit un décor pour touristes, si on résume grossièrement.

En terminant, voici un lien vers un autre article du même auteur, L’habiter comme pratique des lieux géographiques, toujours sur le même thème.

Envoyé par - François - le 7 juin 2005 | Commentaire (6)

lundi, le 6 juin 2005

Jour C

Demain est une petite journée qui est un grand jour.

Envoyé par - François - le 6 juin 2005 | Commentaire (2)

dimanche, le 5 juin 2005

Fierté d'un dimanche

Ce midi, je suis un homme encore plus fier d'être l'homme de cette femme.

Envoyé par - François - le 5 juin 2005 | Commentaire (1)

samedi, le 4 juin 2005

Il est parti

Le chef est mort. Vive le chef. Le ? La ?

Envoyé par - François - le 4 juin 2005 | Commentaire (2)

vendredi, le 3 juin 2005

De passage

Son blogue est au point mort depuis la fin du mois de mars, mais de passage au Québec, l'ex-ministre André BOISCLAIR a donné une entrevue très intéressante dans laquelle il parle de sa transition de « vieux » politicien à nouvel étudiant, de son prochain passage au secteur privé et enfin, aborde quelques défis qui attendent la société québécoise. Écoute par ici.

Envoyé par - François - le 3 juin 2005 | Commentaire (0)

jeudi, le 2 juin 2005

... au volant

Via le blogue anti-voitures, quelques initiatives amusantes et frappantes à l'encontre du stationnement sauvage, qui heureusement, n'est pas une plaie dans les villes québécoises, a contrario de plusieurs villes européennes.

À ce sujet, ça me rappelle une anecdote d'un stage effectué en Belgique en 1997 sur le thème du réaménagement urbain. À Liège, dans le quartier d'Outre-Meuse, l'un des urbanistes de la Ville était particulièrement fier de me montrer le résultat d'un projet de design urbain sur lequel il avait planché : de nouveaux pavés, la rive de la Meuse réaménagée et une meilleure délimitation entre l'espace piétonnier et automobile, grâce à des bornes. Or, à un moment, voilà qu'une petite voiture arrive dont la jeune conductrice décide de stationner sa bagnole sur le trottoir ; elle débute ainsi un bal qui n'a rien de gracieux : elle avance, recule, la tête sortie par la fenêtre de la dite voiture pour bien s'enligner afin de se stationner, au prix de maints efforts.

Triomphante, la voilà qui sort, emmerdante de piétons, croisant le regard de mon urbaniste médusé qui la regarde en soupirant et haussant les épaules. La demoiselle lui répond alors en lui faisant un joli doigt d'honneur. Elle aurait mérité un magnifique autocollant « Pouffiasse emmerdante » que j'aurais apposé avec joie aur le front ou le cul de sa voiture, ou sur elle-même...

Envoyé par - François - le 2 juin 2005 | Commentaire (2)

mercredi, le 1 juin 2005

La vie devant l'écran

Je me rends compte : aujourd'hui, ce carnet a deux ans. Magellan à deux ans, il en a certainement plus derrière lui que devant, car la vie, ce n'est pas un écran. Mais pour l'instant, la barre est toujours en main,

Envoyé par - François - le 1 juin 2005 | Commentaire (4)