Une mairesse qui déclarait que ses voyages devraient rapporter aux payeurs de taxes de Québec, mais qui préfère la vigne à la visite d'une usine de filtration de l'eau, y a de quoi crier au scandale ? Ben non. Pourtant, je me souviens d'une femme et d'adeptes dans son sillage qui poussaient des hauts cris lorsque l'ancien maire faisait de même. Où sont les vierges offensées aujourd'hui ?
Pincez-moi !!!
Et résonne à nouveau Brel, cette fois Les bonbons. Politique sur les gaz à effet de serre - qu'on doit saluer -, le règlement sur l'équité salariale, bénéfices syndicaux, la soudaineté n'a d'imprévisible que des rumeurs d'élections.
Je vous ai apporté des bonbons
Hier, elle honnissait les voyages de son prédécesseur ; trop coûteux, inutiles, on est si bien chez-soi. D'abord à reculons comme sa politique, Madame la mairesse a pris le large et se dit « fascinée » par ce qu'elle voit.
Et voilà que cette soudaine maturité m'inspire un air de Brel :
« Madame promène son cul sur les quais de Bordeaux et sa Garonne
Madame promène son cœur sur les rails de cette cité
Madame promène son ombre sur les grand-places d'un autre pays
Je trouve que Madame vit, enfin, la mairie »
Adapté de Les remparts de Varsovie
Paroles et musique : Jacques Brel, 1977
Cet aprem, un vieil homme que je ne connais pas m'a arrêté au supermarché pour me dire : « C'est bon de vous voir de bonne humeur. »
Plaît-il ???
Lecteur cordial ? Automobiliste que j'aurais apostrophé ? Peut-être mêle-t-il des pommes et des oranges, comme l'humeur et le caractère ? Car si j'ai du caractère, il n'est pas mauvais ; trop souvent les gens font cet amalgame. Et les sautes d'humeur ? Revendiquons-les haut et fort !!!
Le 24 juin, c'est la Saint-Jean-Baptiste, la fête nationale des Québécois ambivalents durant laquelle des miliers se saoulent d'une vague idée d'indépendance et cette année, de grande séduction pour une majorité parlementaire. Avec la tradition du gâteau au Château Frontenac qui sera offert le 1er juillet, fête du Canada, les Québécois aiment se bourrer la gueule avec les parts qu'on veut bien leur donner, ou leur faire croire... Quelle belle image de leur incapacité à comprendre et faire de la politique.

Pour José, ça passe et ça se passe entre les jambes. Entre les oreilles du gardien de but de hockey, ça semble aussi grand ouvert. Son style papillon aura-t-il fait de lui un être volage ?
Lisez l'entrevue de Jobboom avec Alain Dubuc au sujet de son essai Éloge de la richesse – Des idées pour donner au Québec les moyens de ses ambitions dans lequel il aborde les défis du Québec d'aujourd'hui et de demain. Les diagnostics sont brutaux et on pourrait en débattre, mais j'ai retenu ses pistes de solutions auxquelles on ne peut qu'aquiescer. Extrait.
Quelles seraient vos trois priorités pour remettre le Québec en marche et le rendre plus prospère?
D’abord, changer le discours. La parole fait partie de la vie politique. Être capable d’énoncer clairement et simplement les problèmes, les solutions et les objectifs pour être bien compris. Ça doit être difficile, parce qu’aucun parti politique n’y parvient!
Ensuite, l’éducation. C’est fondamental. La question à venir ne sera plus comment créer de l’emploi, mais comment créer des travailleurs. Il n’y aura plus de lutte au chômage, mais une lutte à la formation de la main-d’œuvre. Il ne faudra plus sauver des entreprises agonisantes, mais s’assurer que les Québécois ont les outils intellectuels pour naviguer dans le marché de l’emploi du futur et suivre son évolution. Investir dans l’éducation envoie le message que le développement économique n’est pas nécessairement néo-libéral, que croissance économique et justice sociale n'ont pas à être en opposition.
Finalement, ma troisième priorité, c’est pousser la recherche et l’innovation. Même si le Québec se comporte relativement bien en recherche et développement, avec des taux assez élevés, il peut faire encore mieux, afin que cette capacité d’innover se traduise par plus de richesse. Car nous sommes condamnés à innover, de toute façon. Source : Jobboom, 15 juin au 15 août 2006.
Parlons foot et parlons France pour nous demander si l'édition 2006 qui peine au présent mondial et ce, depuis ses succès de 1998 et 2000, est à l'image de ce pays en refusant les remises en questions.
Les Henry, Zidane et Barthez, malgré leurs qualités, seraient-ils porteurs d'une nostalgie de laquelle on croit tirer la victoire comme d'un automatisme, en pensant que les autres n'ont pas changé ? Difficile de ne pas faire de parallèle avec la vie publique française ; l'humilité d'une classe politique qui fait défaut, toujours prompte à en appeler aux valeurs de la République, des jeunes qui poussent, se heurtant à la hiérarchisation et à la rigidité des institutions et leurs acteurs. C'est le sentiment que j'ai.
Zut. Caroline a gagné. La bonne nouvelle ? Ses habitants sauront à quoi ressemble le hockey et que oui, ils ont une équipe.

Géographiquement et historiquement, la région des Balkans est une mosaïque de plusieurs pays : la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Monténégro, la Macédoine, le Kosovo, l'Albanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie, la Grèce et la Turquie. Bref, le sud-est européen.
Dans sa définition la plus stricte, la géographie est une science descriptive et si on s'en tient à cette seule qualité, il faut un minimum de rigueur dans son utilisation. Or, à écrire et dire n'importe quoi, les médias deviennent parfois sources d'ignorance comme le fut Canoë avec ce titre : Balkans. La Slovaquie passe à gauche.
Pointilleux le mec ? Si, car c'est aussi ça ma géographie.
Hier, Genex et son manitou Demers - jusqu'à tout récemment proprio de CHOI - défendaient l'Agora bec et ongles. Parmi les points soulevés en faveur du maintien de l'équipement à la Pointe-à-Carcy dans le Port de Québec, il y avait la connexion au milieu urbain, les restos à proximité et les bars pour arroser une belle soirée. Bref, la totale.
La décision tombée (une Agora (sic) sur les plaines d'Abraham ou à la baie de Beauport), Demers « estime que cet emplacement pose des problèmes d'accessibilité notamment en fonction du manque de stationnements au centre-ville. [Il] croit que le site de la baie de Beauport pourrait être plus approprié. » Ainsi, pour le visionnaire des aveuglés, des habitués à crier bien fort les mots des maux de la société québécoise tout étant eux-mêmes porteurs de naïveté, d'incohérence et du simplisme, l'accessibilité est devenue obstacle. Or, il semble bien que la notion d'accessibilité se résume à la bagnole ici, puisque ce soit les plaines d'Abraham ou le Vieux-Port de Québec, celle-ci n'a que peu de droit de cité. Encore que... Par contre, si le discours d'un Demers se veut jeune et pro-actif comme il le matraque, Québec et ses plaines devraient être le choix ; à la baie de Beauport, le transport en commun est inexistant et vous venez de pénaliser les dits jeunes. Enfin, c'est exit l'expérience urbaine.
Cependant, la justification de Demers est peut-être ailleurs ; avec les Plaines, Genex serait probablement écarté, du moins si on se fie au président de la Commission des champs de bataille nationaux : « S'il y a une agora un jour sur les plaines, ce sera géré par la Commission des champs de bataille... » (SRC)
Résumons le battage à une appropriation ; bien plus qu'un principe de scène musicale, c'est le beurre et l'argent du beurre ou un promoteur-producteur-percepteur - ce qui n'est pas mal en soi - se déguise en visionnaire. Mais comme à Québec les borgnes sont rois, les aveugles n'hésitent pas à donner la main sans poser trop de questions.
Via Embruns, j'apprends le décès de Roba, papa de Boule, Bill, Caroline la tortue. Est aussi disparu celui qui, un jour de Salon du livre de Québec, dessina son Bill disant dans une bulle « Bonjour François ». Le lendemain à l'école, j'étais fier d'en faire baver.
Oui, je l'ai admis à madame : avoir traité de conasse la demoiselle qui m'a barré la route, car elle a mal fait son arrêt obligatoire était un tantinet excessif. Mais ta bagnole, demoiselle déguerpissante, tu l'arrêtes, tu me cèdes le passage lorsque j'ai priorité, sinon y aura tout de même ce « Hey ! » et ce regard qui te suivra... nunuche.
Lorsque qu'on pouvait lire dans le journal Le Soleil du dimanche 30 avril 2006, page A3, que Québec « se classe au dernier rang parmi les 12 plus grandes villes canadiennes pour le taux d'immigration », qu'à l'image d'autres villes elle « aurait avantage à [adopter] une politique d'accueil des immigrants [et] arriver à changer les mentalités », on ne pouvait mieux décrire l'un des défis de Québec. Or, la ville et sa population ont un potentiel énorme, mais elles souffrent de frigidité. Et là, derrière des micros comme des porte-voix à l'insignifiance, sinon la médiocrité, les gourous de la radio savent les satisfaire. Mais ensuite ?
Ensuite et hier, il y a eu Le Soleil avec ce titre tapageur : « Les « importés » s’emparent du taxi ». Ainsi, le quotidien aura rejoint les personnages, faiseurs de bruit. Même si les guillemets voulaient évoquer le bonhomme qui déclarait dans l'article : « Il n’y a plus que les esclaves comme les “importés” pour payer ce prix et réussir à passer à travers », le journal a défié les ados attardés de la radio de Québec en devenant le papier des ondes avec ce titre malsain. Il semble que l'immigration ne soit qu'un défi : la maturité aussi.
Tel qu'annoncé, il y aura apprentissage ludique de l'anglais dans les écoles pour les enfants de première année, alors qu'actuellement il commençait en première (grosso modo 6 ans au lieu de 9). Ce bonbon du yes or no cache les défaillances de son enseignement par la suite. Enfin, ça m'inspire ceci : une réaction demi-teinte, car les baragouineurs feront les gorges chaudes, en porteurs du « multilingusme », analphabètes du français maternel, encore tire-pois de la société québécoise. Tsé veux dire ???
Vu chez Looange, ce petit exercice qui consiste à colorer les pays qu'on a colonisé de nos pas. Là, l'Europe de mes voyages.
create your personalized map of europe
or check out our Barcelona travel guide
À propos des voyages de représentation, notre squaw municipale déclare : « C'est des affaires de fonctionnaires. Je ne sais pas ce qu'un élu va faire à se traîner la savate là. » La mairesse préfère rester dans ses terres, auprès de ses indigènes, qui fort heureusement, ne pensent pas comme elle. Du moins ceux interrogés qui y voient peut-être l'occasion de se donner un peu de perspective, voire de la prospective pour un chef.

Il faut de la force pour être pacifique et surtout, le demeurer. Une fois les naïfs évacués - je crois qu'il existe des personnes qui sont pacifiques par peur, non pour parvenir à une fin -, les Martin Luther King, Gandhi et Mandela ont toute mon admiration.
À l'aube des années soixante-dix, être pacifique outre Atlantique dans une Irlande occupée était un exploit. Samedi, madame et moi avons plongé à cette époque en regardant le nerveux Bloody Sunday du réalisateur Paul Greengrass (United 93, La Mort dans la peau), un film secousse sur un des nombreux épisodes sanglants qui ont éclaboussé l'Irlande du Nord. D'abord, du point de vue formel, notons la caméra dynamique, agitée, presque « parkinsonienne» par moments. Et fouilleuse ; à la fois lors des préparatifs que durant la marche dramatique, elle entre dans l'enfer des personnages. Le rythme, il est haletant et le montage parallèle qui montre les manifestants et les forces de sécurité, elles-mêmes découpées entre para-militaires revanchards qui désirent en découdre et officiers mal préparés rapidement dépassés, est d'une efficacité redoutable. La conclusion connue, le drame devient notre doute ; pendant un instant, sûrement une brève satisfaction, les mots deviendraient cailloux et fusils pour être une réponse sans penser à lundi, mardi...
On pourrait appeler ça « Mettre les Charest avant les boeufs ». Avec les Hommes du PM, le premier Charest est un récidiviste ; avançons encore à reculons. Le second rêve de professionnalisme en amateur. La flamme ravivée, titre le journal. La flamme d'un feu follet ???
Aujourd'hui j'ai trois ans. En plus de mille billets, des petits aux plus étoffés, d'urbanisme à ce quotidien des choses où p'tits comme gros cons se surpassent pour mon grand plaisir, mais aussi de belles choses qui me touchent, le moi virtuel est surtout un moi réel qui apprécie les quelques deux mille deux cents quarante-cinq commentaires.
Magellan continue son tour du monde.