Pendant ce temps, dans la ville jumelle de Québec. Et je retiens :
"Le tramway ne peut être vu simplement comme un moyen de transport, dit Francis Cuillier. C'est un outil de requalification de l'espace public et de recomposition urbaine, qui offre une mise en scène de la ville. Il s'oppose au métro, qui ne change rien en surface et n'oblige pas à faire des choix, notamment pour limiter l'emprise de la voiture."
La vengeance est douce au coeur de l'indien et la rancoeur obessionnelle au coeur de la squaw municipale. Ainsi pourrait-on qualifier la nouvelle inflation verbale d'une mairesse qui ne trouve mieux que déverser son éternelle frustration en terre... roumaine :
Des fusions municipales... à Ceausescu
Ce n'est un secret pour personne, la mairesse a les fusions municipales sur le coeur. Rien que d'y repenser, elle bout. "Peut-être que les gens de Bucarest ont beaucoup à la mémoire la présence de Ceausescu, moi j'ai beaucoup à la mémoire la période des fusions forcées." Les Roumains ont enduré les misères d'un quart de siècle de dictature communiste sous la poigne de Nicolae Ceausescu. (Source : Le Soleil, mardi 26 septembre 2006, p. 3)
Si minime soit-il, mêler le despotisme de Ceausescu et les malheurs roumains à son « drame » des fusions municipales me pue au nez et c'est digne d'une précieuse ridicule. Ajoutez cette ânerie à l'aveuglément de sa combinaison psychédélique et vous obtenez une personne qui manque de jugement et de respect. Madame n'a pas digéré les fusions municipales ? Madame n'a pas assimilé les responsabilités dont elle est ambassadrice.
L'enflure verbale est un mal dont madame souffre. Un jour, elle parla de ce projet comme celui d'un mégalomane. Or, madame qui est à Bucarest dans le cadre du Sommet de la Francophonie devrait sauter dans ses escarpins pour une petite virée dans la ville. Elle y verrait l'oeuvre d'un mégalo. dans ce qui a été appelé d'abord et sinistrement le Palais du Peuple. Pour son éducation, voici ce qu'on en dit :
Le projet en quelques chiffres :
- la destruction de 520 ha de la ville de Bucarest (1/5 de la superficie totale, l'équivalent de 3 arrondissements parisiens) ;
- le travail de 20 000 ouvriers jour et nuit pendant sa construction ;
- l'expulsion et le relogement de 40 000 personnes dans des immeubles parfois insalubres (ni eau, ni gaz, ni électricité) ;
- la démolition ou le déplacement d'une trentaine d'églises ;
- le projet a coûté 40 % du PIB chaque année de sa construction.
Le Palais du Peuple aujourd'hui :
- 2e plus grand bâtiment administratif au monde après le Pentagone (USA) ;
- 45 000 m² de surface au sol ;
- 400 000 m² habitables ;
- 100 m de haut ;
- salles de 20 m de haut (la plus grande a la taille d'un terrain de football).
Source : Wikipedia
Conseil à la France : se tenir loin de la ville de Québec et son 400e anniversaire d'immaturité, car c'est un panier de crabes !!!
Le bonheur, ça dure une journée. Et que deux p'tits cons de deux radios du matin, l'un qualifiant l'initiative de « fête de gauchistes extrémistes », l'autre, tout aussi langue enflée, en profitent donc pour marcher : paraît-il que ça déniaise et peut-être que ça les dépoussiérera de ce conservatisme qui rime avec un peu trop avec misérabilisme.
***
S'appeler Petit et raconter ces balivernes, c'est être conséquent avec son nom... Le défendre, au nom de la liberté d'expression, comme un Gravel de radio aussi petit intellectuellement que le Petit, c'est mettre cette liberté au même niveau que le manque de jugement.
De la leçon de Son Honorable Gros-Gras qui dénonce le « manque de maturité de la société canadienne », on a envie de lui foutre en pleine gueule, lui rappelant qu'il a fait sa carrière radiophonique en l'entretenant et la nourrissant, puis en profitant pour se faire élire.
Via VNUnet.fr, un article sur le web communautaire parisien ou comment internet peut « stimuler la vie de quartier en organisant une vie sociale et en favorisant les échanges entre Parisiens. » La totalité de l'article est ici. D'abord limité au 17e arrondissement, le projet Peuplade semble avoir fait boule de neige et s'étend à toute la ville et la vie parisienne. Bref, une belle initiative pour développer le sentiment d'appartenance, gage de la qualité de vie.
Ça donne des idées. Par contre, les administrations sont-elles prêtes à revoir l'espace accordé à la bagnole ?
Le blogueur-journaliste, que je ne devais plus lire, mais qui traîne ses mots dans mon agrégateur (je l'apprécie, pas certains troufions qui y commentent), y était allé d'un billet fort à propos sur un autre épisode de bashing québécois ; une journaliste a laissé entendre que la loi 101 et l'affirmation du français au Québec explique en partie la récente tuerie à Montréal.
Comme il faut rendre à César ce qui appartient à César, rendons justice au PM Charest avec cette lettre de protestation fort pertinente.
Ça brasse en Hongrie. Le PM aurait menti, notamment sur des baisses d'impôts. Résultat : les Hongrois cassent.
Vu d'ici, ben c'est déjà vu : élire un gouvernement avec ses promesses de baisses d'impôts, finalement promesses de neige au soleil auxquelles ont cru nos naïfs.
Ici, pas de casse, fort heureusement. Et ceux qui souhaiteraient le contraire sont ces mêmes naïfs assommants pour qui un peu de jugeotte fait défaut. À moins que ce soit moi qui n'ai rien compris ? Dans ce cas, expliquez-moi.
Les Hongrois cassent, aux oubliettes le gouvernement, tandis que les Québécois rééliront le parti au pouvoir, incohérent qu'il est. Prédiction perso.
Les voies du net ne sont pas impénétrables. J'ignore par quels clics j'ai atterri ici, un blogue bien sectaire, mais force est de constater qu'il existe des croisés du net. Pour preuve, lisez ceci, mais surtout les commentaires. Le pape a de nouveaux zouaves qui semblent être des ouailles bien fanatiques. Bonjour chez-vous !
Ce qui fait du bien à mon urbanisme :
[...] Je ne suis pas contre la maison individuelle, mais un village s'est toujours constitué avec un clocher, l'hôtel de ville à côté, une grande densité au centre et une densité plus faible au fur à mesure qu'on s'éloigne. Il y a une certaine gradation, une organisation de l'espace urbain. Aujourd'hui, le laisser-faire se généralise. Esthétiquement, on retrouve le problème qui se pose dans le grand ensemble : la monotonie, la répétitivité, l'absence de repères. Ce sont des lieux sans âme, des cités-dortoirs où il n'y a pas de hiérarchie. On a pourtant construit dans les années 30 des cités-jardin qui étaient superbes. On peut faire de l'habitat individuel de qualité, mais cela nécessite une mixité. Les cités-jardin mélangent du collectif et de l'individuel, elles ont des commerces et des équipements. Ce que je constate, c'est qu'avec le lotissement, la ségrégation spatiale, sociale et fonctionnelle s'accentue au lieu de diminuer. [...]
Tiré de : Le pavillonnaire, un mauvais remède aux grands ensembles, Libération
Tout ça au pays de l'or bleu, avec les petites algues bleues qui deviennent reines. Ce n'est guère surprenant avec des cochons comme sujets : toujours plus verts les gazons, plus que celui du voisin. Et le bateau : toujours plus puissant, plus bruyant, plus puant. Je pollue, donc je suis.
De cette envie de virer le pape et son irresponsabilité comme son insignifiance, sinon qu'il représente la stupidité. Numéro 16 méritera son cul-de-sac quelque part sur un île sortie de nulle part... Bonjour chez-vous ! (Vous comprenez la référence ?)
Je vous offre un baume, un cinq minutes de pur ravissement tiré du savoureux film « Les Aventures de Rabbi Jacob ». Du Funès comme je l'aime, avec en toile de fond ce mini édito contre la bêtise qu'incarne le monsieur Pivert de Funès... Cliquez, appréciez.
Ici, on parle brièvement de ces théories à la con du complot du 11 septembre. Parce qu'il subsiste des zones d'ombres — compte tenu de l'ampleur de cette catastrophe, pourrait-il en être autrement ? —, les délires paranoïaques foisonnent. Par contre, l'après 11 septembre et son appropriation pour mener les combats afghan et irakien sont quant à eux « questionnables ».
Enfin. Tout ça est fort triste comme complexe, mais je suis désolé de vous l'annoncer, ça ne m'émeut que peu. Certes, ça frappe mon imaginaire, mais le « je me moi » a déjà vécu un 11 septembre quelque part en un mois d'août.
Là, je décroche du blogue du journaliste. Sympas le mec comme les billets, mais les commentaires sur celui-ci m'étourdissent : trop de coq-à-l'âne ; des sujets des billets, on personnalise trop et rapidement les personnes (sic) dont il est question. De temps en temps, une, deux craques avec un minimum d'esprit, j'achète, mais l'exutoire d'un paumé qui éjacule : « jacques parizeau et liette [ancien PM du Québec et sa femme], quelle couple affreux, maintenant la laideur a un nom, un gros soulon qui pu le vin et une femme qui ressemable a une truie enragée... ouachhh sont affreux ». Ou encore, en parlant du chef du PQ, homosexuel et ayant admis avoir déjà consommé de la cocaïne : « Un chef gai, drogué et completement non present, des candidats passé date qui ne serais meme pas engager pour travailler chez Walmart et des vieux finis qui vont teter leurs café chez Mc Donald le lundi matin ».
Assez.
Les quinze minutes que met ma voisine à frotter le pare-brise et les vitres de la voiture de sa fille, sitôt celle-ci arrivée, me font sourire.
Le passage du balai-mécanique dans la rue et le nuage de poussière qu'il soulève, au grand dam de la voisine qui doit recommencer son balai sur la bagnole, font que je m'esclaffe. C'était une tranche de vie d'une banlieue bien tranquille.
Réflexions d’un urbaniste pour une ville en réflexion. Meurtrie, jamais morte, Sarajevo est un défi :
[...] On oublie trop souvent qu’une ville est d’abord un site spécialement choisi par des hommes pour y vivre. De l’Antiquité à nos jours, différentes sociétés se sont succédées à Sarajevo en bâtissant des lieux sur des espaces qui correspondaient à leurs choix de vie. La civilisation romaine installa des thermes à l’ouest, proches des sources naturelles dans la vallée de Butmir, les marchands de l’empire ottoman préférèrent habiter le cirque calcaire à l’est, à proximité du débouché de la rivière Miljacka pour pouvoir transformer les matières premières en produits finis (cuir, or, cuivre, tissus, tapis). Les quarante années d’occupation austro-hongroise virent l’organisation de la ville moderne avec les lieux de la représentation du pouvoir, organisés le long de la vallée de la Miljacka canalisée et tout son cortège d’innovations techniques ; le chemin de fer, l’électricité, le tramway, l’université... Jusqu’en 1950, les historiens parlent de Sarajevo comme de la « belle assoupie », 70.000 habitants y résident entre Bentbasa et Marindvor (Stari Grad et Centar) [...] Dix ans après la fin de la guerre, tout est bouleversé et, malheureusement, tout est désespérément comme avant. Le problème est aujourd’hui : comment faire vivre décemment les 450.000 habitants de la capitale de la Bosnie-Herzégovine ? [...] (Repenser la ville de Sarajevo : réflexions d’un urbaniste, Jean-François Daoulas, Courrier des Balkans)
En ce dimanche pluvieux, je m'interroge sur la santé mentale de mes concitoyens, hésitant à ne retenir d'eux que la première consonne, ou tout compatissant que je suis, leur diagnostiquant une sorte de Complexe d'Œdipe qui expliquerait leur attitude.
Il pleut et la squaw urbaine danse...
Il y a l'Irak, le Liban... et les garderies. La crise des CPE (Centres de la petite enfance) donne lieu à son lot d'épithètes dignes de nos « crisettes » ; du journaliste de torchon qui renvoie grossièrement à Fidel, ensuite à Mario, le discours qui se veut de droite fait que celle-ci se folklorise. Et lorsque ce dernier parle de « gogauche québécoise » de « modèle socialiste » en déplorant « l'intention des syndicats d'enseignants [...] de lancer une «campagne de sensibilisation» dans les cégeps pour «éveiller les consciences» sur la réduction de la taille de l'État, la loi 142 sur les conditions de travail du secteur public et d'autres «politiques néolibérales» », il justifie ses ses 13 %.
Quand dans le dossier des garderies Mario nous assaille de « liberté de choix aux parents », allant jusqu'à parler de « socialisme », voire de « nivellement par le bas », rien de moins, il mérite amplement sa banquette au fond de l'Assemblée nationale. Populiste et amateur, pour qui les 15 % d'intentions de vote sont une habitude, toujours assoiffé des mamelles d'un Rackham le Jaune et son auditoire de p'tit lait, Mario aime ces envolées spectaculaires qui tombent vite à plat. Ainsi, au sujet du refus gouvernemental que des parents paient des frais supplémentaires pour des services bonifiés, Mario déclare, ironiquement, « que Carole Théberge et Jean Charest [ministre et premier ministre] savent mieux que les parents du Québec ce qui est bon pour leurs enfants ». Or, de cette notion de choix, j'aimerais l'opposer à une autre qui découle de ses discours, soit la responsabilité. Un parent prêt à payer pour que son bambin ait une activité « d'initiation à la propreté », à la politesse, de musique, ou d'arts, se peut-il qu'il y a là un geste d'irresponsabilité ? Alors, que fait-il avec son rejeton ? Le stress et le manque de temps, largement invoqués auraient-ils le dos large ?