Encore des extrémistes gauchistes environnementalistes, n'est-ce pas ???
Ici, le nouveau nanan asphalté de l'automobilus ridiculus se fait attendre. Un « boulevard vert », selon les bonnes consciences, un 47 millions de billets verts de demandes, avalisé par des politiciens coupeurs de rubans et la populace qui a le culot de se scandaliser quotidiennement de la détérioration de nos infrastructures...
Vendredi matin, le roi, la reine, mais sans leur p'tit prince
Sont venus chez moi pour nous serrer la pince...
D'un partenariat, il faudrait créer de meilleurs liens avec les pays nordiques — une notion plus large que celle de pays scandinaves qui exclut la Finlande.
Ainsi, j'attends de lire impatiemment Le rebond du modèle scandinave pour mieux distinguer le mythe de la réalité.
« Les pays scandinaves semblent aujourd’hui cumuler toutes les performances : l’économie y est plus compétitive, l’indice de bonheur plus élevé, les relations sociales plus harmonieuses et le niveau de corruption plus faible que dans tous les autres pays industrialisés.
Maire-Laure Le Foulon montre que ces performances s’inscrivent dans une histoire et une géographie particulières, marquées par un isolement contraint et un climat rude, mais aussi par l’éthique du luthérianisme, la proximité de la nature, le goût de l’innovation et de l’action tout autant que de la simplicité, et une passion, plus concrète qu’en France, pour l’égalité.
L’éthique protestante et coopérative, relayée par la social-démocratie, a permis aux pays scandinaves de bâtir un Etat-providence qui, de triomphant qu’il était dans les années 1970, a su surmonter les difficultés des années 1980 et s’adapter à la globalisation des années 1990. » (Source : LIGNES DE REPERES, Le rebond du modèle scandinave)
Des extraits ici.
On a demandé : «Parmi les 20 personnalités suivantes, identifiez les deux personnalités qui sont selon vous les plus influentes dans la région de Québec?». Sans surprise, la mairesse Boucher caracole en tête avec 45 % des répondants qui la considèrent comme la personnalité les plus influente de la région, suivie de l'homme d'affaires Jacques Tanguay (37 %). Plus loin, on peut lire :
« Quatre autres personnalités ont obtenu un pourcentage supérieur à 10 %. Il s’agit de l’ex-animateur de radio devenu député indépendant de Portneuf-Jacques-Cartier, André Arthur (14 %) [...] Sept personnalités ont obtenu la faveur de plus de 5 % des répondants. Il s’agit dans l’ordre du propriétaire de Garneau sports, Louis Garneau, et de l’avocat et ex-propriétaire des Nordiques de Québec, Marcel Aubut (9 % chacun), de l’homme de radio, Jeff Fillion, et de l’archevêque de Québec, Mgr Marc Ouellet (8 % chacun) » (Source : Québec Hebdo, Andrée P. Boucher et Jacques Tanguay remportent la palme)
Fillion et l’archevêque de Québec à égalité... Entre la perception de leur influence respective et ce qu'elle est réellement, on pourrait discuter, mais que chacun soit une religion pour plusieurs, n'est-ce pas indiscutable ?
Si vous êtes dans la région de Québec, mais que votre tête est ailleurs ou décorative, que vos doigts farfouillent là où il ne faut pas, ce rendez-vous est le vôtre.

Fidèle à lui-même, le Musée de la civilisation nous convie à une autre exposition fascinante.
Je me permets un retour sur un volte-face environnemental, précisément au sujet d'un projet de loi qui a de vagues contours de plan vert. Je suis comme le monsieur qui écrivait :
« Est-ce utile de commenter le fameux Plan Vert en question renommé Clean Air Act (aussi connu sous le doux nom de projet de loi C-30) en cours de route et qui a été publié aujourd’hui ? En fait j’aurais beaucoup à dire, mais trop peu de temps pour l’écrire et étayer mes propos. Globalement, tout de même, beaucoup d’effets de manches, d’annonces, de pré-annonces, d’annonces d’annonces de quelque chose de grand pour finalement pas grand chose. » Source : Suite de Garth Turner
Mouais... Un plan vert concocté par des jaunes ; l'environnement est un frein à l'économie, selon une vieille théorie qui satisfait son électorat. Pour s'en convaincre, lire Le développement durable comme compromis. La modernisation écologique de l’économie à l’ère de la mondialisation. Ça se lit comme une thèse de doctorat (normal, c'est une adaptation de la thèse de l'auteur...) : c'est aride, pas sexy, mais bigrement intéressant et instructif sur la conception du couple environnement-économie. Détails ici.

Je n'ai pas lu la totalité des impressions des autres blogueurs qui furent présents à Québec, Carrefour International. Qu'un bref survol pour ne pas être « contaminé ». Alors j'y vais de courtes observations, impressions, post-évènement :
RAYONNEMENT CULTUREL
Soit, la souveraineté donnerait au Québec des outils dans « le combat pour la diversité culturelle », comme l'a martelé l'ancienne ministre Louise Beaudoin. Un joueur somme toute mineur, une voix aux côtés d'une France, par exemple, mais un Québec toujours protectionniste de son « industrie » culturelle. Pour cette raison, l'exception culturelle devient une condition. Et le Canada, joue-t-il ce rôle ? Je le crois, mais se peut-il que celui-ci soit tributaire du gouvernement en place ? Par exemple, un gouvernement conservateur est-il plus enclin à faire jouer les forces du marché, au grand dam du Québec ? Quant au souhait de madame Beaudoin qu'un secrétariat sur la diversité culturelle voit le jour à Québec advenant la souveraineté, ça me semble présomptueux. Ne relèverait-il pas de l'UNESCO ?
Pour clore le thème du rayonnement culturel, le producteur Yves Fortin a claironné que la ville de Québec est discriminée par des organismes de financement fédéral — notamment Téléfilm Canada pour la production audiovisuelle — au profit de Montréal. Ce cri ne m'a pas ému ; au-delà des clivages qu'on a tenté de dessiner encore une fois entre fédéralisme canadien et québécois, entre Montréal, Québec et les régions, je demeure sur l'impression d'une mystification qui masque l'incapacité des politiciens de Québec à parler d'une voix et à imposer nos vues.
À GRANDE VITESSE
Comme le TGV : un thème passé à toute vitesse. Le PDG du National Corridor Initiative aux États-Unis, monsieur James P. RePass, a causé train à grande vitesse. Rappelons le désir du Bloc que Québec soit branchée à un réseau TGV nord-est américain. Un Québec-Windsor ou un Québec-New-York. Dans un français hésitant mais louable, monsieur RePass a multiplié les anecdotes et les millions. Pas convaincant. Mais à sa défense, notons que les dix minutes qu'on lui a accordé n'ont pas aidé sa cause... Et le TGV, ça part et ça revient dans l'actualité. Rien de nouveau pour moi.
Quant à Mario et son intervention sur la ville sans fil — internet accessible partout —, lui aussi a dû l'amputer. Dommage et déplorable qu'on l'ait précipité de la sorte, car voilà un projet dans l'air du temps qui serait rassembleur et surtout, réalisable à court terme.

Madame et moi en revenons à peine. Un souci technique nous a empêché de publier un premier billet écrit par A. Pour ma part, je suis déçu d'avoir raté la conférence Vers l'Atlantique ; le propos géographique et aménagiste m'aurait certes intéressé. Quant au reste auquel j'ai assisté, je cogite quelques réflexions. J'y viendrai plus tard.
Ah oui... C'est une magnifique journée d'automne, les stationnements des centres commerciaux débordaient et le boulevard Laurier affichait mille et une voitures. Québec, carrefour international ou Québec, ville de mille et un carrefours ?

Dimanche, je participerai à l'évènement Québec, Carrefour International à titre de blogueur accrédité. J'assisterai à des conférences et j'écrirai, en direct, mes impressions sur mon blogue.
La couleur du parti politique qui organise cette journée a beau être dans ma palette, il est d'ores et déjà assuré que je ne serai pas un bête porte-voix du Bloc.
Pratique, la vieillesse... La mémoire est une faculté qui s'oublie si facilement. Vieux con.
Après les préliminaires, des guili-guili pour les yeux à côté de chez-moi, voici l'orgie automnale auquelle madame et moi avons participé. Hélas, les voyeurs ne pourront plus se rincer l'oeil ; la pluie, le vent, ont dénudé les arbres à leur squelette.
Au nord de Québec, la rivière Jacques–Cartier qui sillonne le comté de Tewksbury

Des environs de Deschambault à St-Augustin
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Et une pointe dans la région de Charlevoix et ce fleuve, immense

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Pour ces belles photos, c'est madame qu'il faut féliciter !
Faites de même !!! Votre blogue non-fumeur !!!
Bien sûr, chers fumeurs, vous êtes toujours les bienvenus, mais vous écrasez lorsque vous arrivez ici. ;c)

À mon étonnement, la grande urbaniste Jane Jacobs, décédée il y a quelques mois, avait effleuré la question de la souveraineté du Québec en affirmant que la prospérité et l'essor de Montréal passent par ce choix. L'auteur Robin Philpot expose ce point de vue comme le sien ici et là.
En vous conviant à cette lecture, je terminerai moi aussi avec cette citation de Jacobs qui vaut au plan personnel : « Comme nous le savons, la dépendance est débilitante. Sa contrepartie est parfois aussi vraie. C'est-à-dire que, parfois, l'indépendance libère des efforts de tous genres, dégage des sources d'énergie, d'initiative, d'originalité et de confiance en soi jusque-là inexploitées. »
Le moins que l'on puisse dire, c'est que monsieur Pia ne piaffe pas d'impatience pour écraser...
Une orgie d'automne et pourquoi pas quelques préliminaires qui exciteront l'oeil, jusqu'à en écarquiller les yeux. Et les narines, avec ce sent-bon qu'est la forêt d'automne.

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Sur un ciel tombé sur la tête de cinq pauvres innocents, il y a des chiffres qui sont des éléments d'une réponse assez simple : notre incapacité à revoir notre aménagement du territoire. Ainsi, en nous déplaçant à Québec, nous apprenions que sur un budget de 147 millions de dollars dans le réseau routier de Québec, 25,6 millions ont été dépensés pour la réfection des structures contre 23,7 millions et 50,4 millions de dollars pour de nouvelles routes, respectivement pour le prolongement d'une autoroute (du Vallon, qu'on appelle avec culot boulevard vert) et l'élargissement et construction d'une autoroute (route 175, parc des Laurentides). (Source : Le Soleil, 2 octobre 2006)
Longtemps les politiciens ont fait du chemin avec ces derniers. Promesses obligent. Par contre, c'est la population qui a ces morts sur la conscience ; toujours affamée de nouvelles routes elle en redemande. Toujours plus loin, plus vite, toujours friande du mot autoroute, pitoyable est-elle à entendre.
De petits clics, quelques manipulations. En somme, un petit geste et voilà quelques dollars qui aideront peut-être à faire disparaître une saloperie.
Foutaise !!! Un ministre de l'Environnement et du développement durable qui déclare que « que les avantages des grands projets sont souvent éclipsés par les questions sociales et environnementales » oublie ceci : l'incapacité de plusieurs des acteurs économiques à faire des projets intelligents et surtout, à les vendre, au-delà de la valeur économique. Ensuite, les citoyens sont plus éduqués, plus critiques. Bref, y aurait-il des nostalgiques des années cinquante où les populations gobaient n'importe quoi ?