vendredi, le 20 avril 2007

De ce défi qui est le nôtre

Un commentaire qui résume bien ce que je pense du défi auquel notre société est confrontée :

« The world has changed so material products have less value than ideas. Unskilled workers are no longer needed, but there is a need for people who can cope with complex challenges. The rich countries no longer dominate the global economy. Europe is under pressure, not only from the USA, but to a growing extent from Asian countries with strong growth. During a period of knowledge economy it is crucial to educate, attract and develop good talent. »

Professor Børge Diderichsen

Source : Norden, Talent needed in the Baltic Sea Region

Envoyé par - François - le vendredi 20 avril 2007 | Commentaire (0) | TrackBack

mercredi, le 25 octobre 2006

Plan de jaunes

Je me permets un retour sur un volte-face environnemental, précisément au sujet d'un projet de loi qui a de vagues contours de plan vert. Je suis comme le monsieur qui écrivait :

« Est-ce utile de commenter le fameux Plan Vert en question renommé Clean Air Act (aussi connu sous le doux nom de projet de loi C-30) en cours de route et qui a été publié aujourd’hui ? En fait j’aurais beaucoup à dire, mais trop peu de temps pour l’écrire et étayer mes propos. Globalement, tout de même, beaucoup d’effets de manches, d’annonces, de pré-annonces, d’annonces d’annonces de quelque chose de grand pour finalement pas grand chose. » Source : Suite de Garth Turner

Mouais... Un plan vert concocté par des jaunes ; l'environnement est un frein à l'économie, selon une vieille théorie qui satisfait son électorat. Pour s'en convaincre, lire Le développement durable comme compromis. La modernisation écologique de l’économie à l’ère de la mondialisation. Ça se lit comme une thèse de doctorat (normal, c'est une adaptation de la thèse de l'auteur...) : c'est aride, pas sexy, mais bigrement intéressant et instructif sur la conception du couple environnement-économie. Détails ici.

Envoyé par - François - le mercredi 25 octobre 2006 | Commentaire (0) | TrackBack

jeudi, le 4 mai 2006

Faire avaler des couleuvres

Après s'être fait passer un Orford, les Québécois se feront-ils passer une Anticosti ? Or, ces deux cas démontrent que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs de la difficulté à concilier les vocables développement durable et environnement, de même qu'à mettre en place les mécanismes d'une gouvernance nouvelle. Sinon comment expliquer le dépôt d'une loi avant qu'on ne s'interroge sur le type de développement à y faire ?

Envoyé par - François - le jeudi 4 mai 2006 | Commentaire (2) | TrackBack

samedi, le 29 avril 2006

Je lirai...

Les jours de lecture sur la terrasse sont revenus. J'ai profité du dernier Salon du livre de Québec pour garnir ma biblio. Alors voici deux essais, puis un roman, pas du tout léger...



Alain Minc : « Ce Monde qui vient », Éditions Grasset, 2004, 154 p.

Une critique du magazine littéraire Lire et un extrait.










Corinne Gendron : « Le développement durable comme compromis. La modernisation écologique de l’économie à l’ère de la mondialisation », Presses de l’Université du Québec, 2006, 296 p.

Pour un résumé sur le site des PUQ.








Puis, un roman. Prix Renaudot 2004, remis à titre posthume puisque l'auteur est décédée au camp d'Auschwitz en 1942, Suite française est une oeuvre poignante paraît-il. Voici ce qu'on a écrit sur Irène Némirovsky :
« Elle a été encensée à la fois par Kessel et Brasillach, adulée par Cocteau et le milieu littéraire parisien, saluée dès son premier roman, David Golder, paru en 1929 -, puis adapté par Julien Duvivier. Née à Kiev en 1903, Irène Némirovsky vit en France depuis moins de dix ans lorsqu'elle envoie, par la poste, son manuscrit chez Grasset. Fille de banquiers juifs qui ont fui la révolution russe, elle connaît le répit et la notoriété durant l'entre-deux-guerres, se marie, donne naissance à deux filles et offre aux lettres françaises des bijoux comme Le bal. La guerre lui arrache à nouveau son foyer, puis la vie. Emportée sur les routes de l'exode, elle trouve refuge dans un village du Morvan, avant d'être déportée à Auschwitz où elle meurt en 1942. [...] » (Source : Lire) Enfin, lisez ce résumé chez l'éditeur.

Irène Némirovsky : « Suite française », Denoël, 2004, 448 p.

Envoyé par - François - le samedi 29 avril 2006 | Commentaire (3) | TrackBack

jeudi, le 30 mars 2006

Mes aïeux !

Écouter en boucle En famille, le disque de Mes Aïeux offert par madame, c'est baigner dans les eaux du passé que sont les sons, parfois musique, parfois onomatopée, mais qui font dériver l'histoire jusqu'à celle qui s'écrit aujourd'hui.

« Mes aïeux ! », c'est aussi un cri au Québec pour faire sentir notre exaspération. La mienne, elle est pour une montagne et un jardin zoologique victimes du manque flagrant de vision et d'imagination pour le développement, comme pour un Rabaska promu par des simplistes économiques, confirmant que le territoire québécois est en crise, livré en pâture.

Envoyé par - François - le jeudi 30 mars 2006 | Commentaire (0) | TrackBack

mardi, le 21 mars 2006

La montagne

Dans la colonne de droite, vous pouvez voir l'icône S.O.S. Orford menant au site web de la coalition qui s'est donné comme objectif :
- de renoncer à vendre une partie du Parc national du Mont-Orford ;
- de renoncer à légiférer pour permettre cette vente qui va à l’encontre de la Loi sur les Parcs ;
- de faciliter la recherche de solutions pour la conservation et pour la mise en valeur respectueuse de l’environnement du parc Orford.

Le troisième objectif est celui qui m'interpelle le plus. C'est imaginer, innover, intégrer l'environnement au développement, plutôt qu'une bête et simpliste privatisation aux détails bien flous...

Envoyé par - François - le mardi 21 mars 2006 | Commentaire (0) | TrackBack

jeudi, le 16 mars 2006

Du bois, de l'asphalte et de la matière grise

Jobboom nous offre un numéro intéressant qui consacre une section aux nouveaux modèles économiques et à la délocalisation économique des entreprises, plus exactement des régions-ressources vers les aires urbaines. Ainsi, l’extrait suivant me semble assez fidèle des défis auxquels sont confrontées non seulement les régions hors des centres urbains, mais aussi ces derniers avec leurs concurrents mondiaux :

« ...le nouveau modèle économique est d’abord axé sur la connaissance et l’innovation et promet des jours dorés au secteur tertiaire (informatique, finances, ingénierie, sciences, etc.). Or, ces créneaux se développent principalement dans les grandes villes, en raison de la présence de centres de recherche universitaires, de la disponibilité d’un important bassin de main-d’œuvre qualifiée et de la proximité de la frontière américaine, des grands axes routiers et de la voie maritime du Saint-Laurent. [...] » (Source : Jobboom)

Envoyé par - François - le jeudi 16 mars 2006 | Commentaire (0) | TrackBack

lundi, le 6 février 2006

Réflexion de froid

Hier, je lisais :

« ...Louis-Edmond Hamelin, le père du concept de « nordicité », s’est donné comme but d’enrichir le vocabulaire de l’hiver, un vocabulaire singulièrement pauvre dans les dictionnaires écrits par des gens qui habitent des pays sans hiver digne de ce nom.

En s’inspirant des travaux de M. Hamelin, on peut affirmer qu’un hivernant hiverne sans le traumatisme de « l’hivernitude », même durant la phase de « plein hiver » et en demeurant dans son « hivernie » naturelle. Il fait alors la démonstration que « l’hivernité » peut se vivre agréablement, « macrohiver » ou « minihiver » »
(Source : Le Soleil, 6 février 2006)

AU-DELÀ DES MOTS

Pour moi, le pleurnichage hivernal érigé comme un discours national est un peu comme s'obstiner sur le sexe des anges : c'est inutile. Un temps parfois, ça peut faire du bien ; la pluie, la bouillie des derniers jours - comme des dernières semaines -, le yo-yo du thermomètre, bref, les aléas de la saison devenus tendance cette saison-ci, ils m'écoeurent et j'en implore le froid.

A contrario des anges et des chimères, notre hiver doit être l'occasion d'innover, comme ça doit être le cas en économie dans le contexte de la mondialisation ; qu'elle soit économique, sociale ou spatiale, l'innovation réfère tant à des processus qu'à de nouvelles façons de concevoir. Ainsi, en allant au-delà de la nordicité en terme de vocabulaire comme Hamelin, « l'hivernité » rejoindrait la notion d'innovation pour un urbanisme et un aménagement du territoire québécois : « Innovation is viewed as a multi-dimensional concept, which goes beyond technological innovation to encompass, for example, new means of distribution, marketing or design. Innovation is thus not only limited to high tech sectors of the economy, but rather an omnipresent driver for growth. » (Erkki Liikanen in Innovation in the Nordic-Baltic Sea Region - A Case for Regional Cooperation (2004))

Cette nordicité, c'est en quelque sorte du développement durable et une approche écosystémique du territoire. Je lis, je réfléchis et je tente d'articuler le tout.

Envoyé par - François - le lundi 6 février 2006 | Commentaire (0) | TrackBack

mardi, le 16 août 2005

La voie d'or vers le Royaume

Le drame de l'autoroute des lâlâ, ce n'est pas la conclusion prévisible d'un rapport du BAPE [PDF] dans lequel j'ai louvoyé comme un bon automobiliste sur la 175. D'abord, et ce qui est frappant, on y machouille les mots et les concepts. Ainsi, on ne parle pas d'autoroute, mais de route à « quatre voies séparées » pour faire plus soft et le développement durable, comme le tourisme associé, est galvaudé par les commissaires. Par exemple, on y lit que « [l'État] devrait profiter du projet d’amélioration de la route 175 pour intégrer une voie cyclable entre les villes de Québec et de Saguenay. L’accotement pavé pourrait être configuré pour accueillir les cyclistes en toute sécurité. » (Projets d’amélioration de la route 175, p. 105) Sérieusement, croient-ils que le dit accotement pavé, qui ne peut être qu'un site propre, isolé physiquement des bagnoles et des fardiers pour être sécuritaire, sera réalisé ? C'est du bonbon, une pilule dorée pour environnementalistes. Vous pouvez même parier qu'on en annoncera l'abandon - ou bien qu'on le balaiera en douce - en raison de son coût, a contrario de l'énormité pour les bagnoles qui n'offusque personne.

Ensuite, comment ne pas sourire lorsque les commissaires écrivent que « ...quatre voies séparées et la route de contournement permettraient aussi d’améliorer la fluidité de la circulation, principalement en période de pointe... » (p. 111)

Enfin, qu'un cancre municipal, maire au royaume, déclare aux médias qu'il en a marre de ces « processus de consultation qui [...] retardent inutilement certains projets » (Source : SRC), autrement dit qu'il n'en a rien à secouer des impacts tant financiers qu'environnementaux, c'est du mauvais prêche de paroisse du haut de sa mairie. Mais pour le prêcheur, quatre voies, un terre-plein, trêve d'alternative ; je bande, nous bandons, quand il est question d'autoroute, se dit-il.

Le drame est plutôt ailleurs, je vous le dis ; c'est qu'avec une autoroute, les idiots du royaume deviendront plus rapidement idiots au village.

Envoyé par - François - le mardi 16 août 2005 | Commentaire (4)

vendredi, le 17 juin 2005

Le bonheur est dans l'asphalte

« Le premier ministre du Québec, monsieur Jean Charest, et le ministre des Transports du Québec et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, monsieur Michel Després, ont annoncé ce matin le début des travaux du prolongement de l’axe routier du Vallon. Ils ont également procédé à la levée de la première pelletée de terre en présence du maire de la Ville de Québec, monsieur Jean-Paul L’Allier, ainsi que de la députée de Chauveau et présidente du caucus des députés libéraux de la région de Québec, madame Sarah Perreault. [...] » (Source : Gouvernement du Québec)

On le savait déjà et compte tenu de notre pauvreté, ce n'est pas une surprise, car politiquement, on fait du chemin avec les routes. Je l'avale vraiment de travers cette « nouvelle ». Vraiment.

Envoyé par - François - le vendredi 17 juin 2005 | Commentaire (0)

mardi, le 14 juin 2005

Sur le pont d'la 25... (sur un air connu)

Puis merde... Encore cette foutue 25. Prolongera ? Prolongera pas ? Du déjà vu, encore ce projet.
Souvenir d'un atelier d'urbanisme, automne 1999...

Envoyé par - François - le mardi 14 juin 2005 | Commentaire (1)

Faire moins « dur »

Ça arrive que les libéraux accouchent d'un bon coup. À moins que ce ne soit qu'une souris, surtout lorsqu'un projet x sentira les billets verts ? Les billets verts, les billets verts, comme chanteraient l'énervante ; c'est ce qui est en jeu et le PM a beau parler de « nouveau cadre de responsabilisation » pour définir la loi sous l'angle des pratiques - en matière d'aménagement notamment -, c'est celles-ci qui doivent surtout être changées et c'est là que doivent être concentrés les efforts. Le plus difficile, c'est modifier les pratiques et la portée des gestes.

Envoyé par - François - le mardi 14 juin 2005 | Commentaire (0)

dimanche, le 16 janvier 2005

Et de trois... Pour un premier

J'ai perdu l’habitude de me lancer dans des tirades urbanistiques et malgré cela, j’éprouve toujours le même plaisir à creuser ce champ. Alors voici une première réflexion sur ma ville dans le cadre des prochaines élections municipales. Je suis un peu rouillé, mais j’espère pondre d’autres papiers sur des enjeux et des problématiques urbaines que je juge importants à Québec.



Parce que nous sommes des nordiques

Un dicton scandinave dit que l’hiver dure douze mois, le reste c'est l’été… Plus que dans la majorité des centres urbains de cette région du monde, c’est le froid et la neige que l’on doit affronter à Québec. Ils enchantent les enfants, mais font rapidement pester les parents, surtout lorsqu’ils s’appellent la tempête de neige, celle qui paralyse nos déplacements, nos activités et le quotidien, car dans nos milieux urbains, le mode de vie ne se borne pas à un déterminisme climatique ; malgré les caprices de l’hiver, on doit se résoudre malgré nous à poursuivre nos activités.

La ville de Québec est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM) en raison de sa fortification et comme témoin du peuplement français en Amérique. Québec doit sa personnalité non seulement à cette francité dont nous soulignerons le 400e anniversaire en 2008, mais aussi et surtout à la nordicité qui avait tant impressionné les premiers occupants, comme le rapportait Jacques Cartier : « L’hiver vint d’un seul coup. D’épais tourbillons de neige couvrirent le sol, les arbres, les huttes de Stadaconé... » (Cossette, 1999. in Deffontaines, 1957).

En réfléchissant à l'avenir de Québec dans l'optique de l'élection à la mairie l'automne prochain, sa croissance, son efficacité et sa prospérité, je reviens à la conclusion à laquelle je suis parvenu depuis des années : je ne peux dissocier la nordicité de Québec (qui implique l'acceptation de notre climat et son intégration dans notre façon de vivre) avec un projet de ville, ce que les candidats à la prochaine électorale devront proposer à la population.

Or, disserter sur la nordicité est plutôt vague et la notion se situe en aval de ce qu’on appelle le développement durable. Souvent fourre-tout, cette notion doit d’abord servir de cadre de réflexion et d’identification de certaines problématiques tels l’éclatement spatial, fonctionnel et social des villes et la confrontation de certaines méthodes de composition urbaine.

Le développement durable est avant tout un questionnement sur la capacité de la politique urbaine, la planification et l’aménagement du territoire actuels de s’ajuster aux conditions propres du milieu local qui sont en cause.

Ainsi, nous pourrions parler de démarche écosystémique ; c’est l’environnement qui doit être intégré à l’élaboration des politiques, car trop souvent, il s’avère que la planification qui flirte avec le développement durable ne consacre que des changements dans les secteurs de la planification tels les transports et l’utilisation du sol, alors qu’elle doit aussi être captive du contexte spatial local. En d’autres mots, c’est parvenir ici au développement durable par une politique de ville nordique, vue comme une méthode innovante en aménagement du territoire. Cette voie est aussi celle de la culture, car elle appelle à nos valeurs (assimilation de notre nordicité) qui doivent forger notre ville.

Envoyé par - François - le dimanche 16 janvier 2005 | Commentaire (10)

lundi, le 10 janvier 2005

Et de un

Finalement, j'ai beau réfléchir à l'avenir de Québec et de son rayonnement, je reviens à la conclusion à laquelle je crois depuis des années : les candidats à la prochaine électorale doivent paver la voie au développement durable. Bon, la notion est galvaudée et sert de fourre-tout à tous et chacun ; ça fait sexy et consensuel depuis des années, mais je la considère comme un cadre à partir duquel on peut établir des objectifs. Pour Québec (ou tout autre milieu donné), c'est avant tout se demander comment la planification et l’aménagement du territoire actuels peuvent s’ajuster aux conditions propres du milieu local. Sur ce, je poursuis.

Envoyé par - François - le lundi 10 janvier 2005 | Commentaire (2)

jeudi, le 25 novembre 2004

Art de conciliation ?

Le gouvernement québécois a déposé l'avant-projet de loi sur la Loi sur le développement durable, source d'espoirs en matières d'aménagement et d'environnement, mais aussi de craintes qu'elle ne soit qu'une coquille vide. Gouvernement vire capot, car il n'y a pas si longtemps, la filière thermique et la centrale au gaz du Suroît semblaient des voies prioritaires en matière de production électrique. Maintenant que cette dernière demeurera dans les cartons, que l'éolien sera développé, qu'adviendra-t-il du thermique dont on n'a pas signé l'arrêt pas de mort, je le signale ? Est-ce qu'on ouvre la porte au harnachement des rivières avec des mini-centrales hydro-électriques, tous azimuts, sous prétexte que l'énergie sera propre ? Un bon geste cette initiative, mais comme toujours, il y a ces zones grises.

Moi, un éternel insatisfait ? Non, mais la méfiance est de mise. Toujours.

Envoyé par - François - le jeudi 25 novembre 2004 | Commentaire (2)

dimanche, le 1 août 2004

Culture de bâtisseurs

Voillà qui résume bien ma vision de l'urbanisme et de l'architecture ; tous deux, non imperméables aux courants et modes, doivent être une « image construite de la culture ». L' article Un siècle d'architecture finlandaise introduit le rôle et l'influence des éléments de l'environnement comme principes bâtisseurs. C'est aussi ça, la culture.

Envoyé par - François - le dimanche 1 août 2004 | Commentaire (3)

jeudi, le 8 juillet 2004

Roche, bois, détruits (sur un air connu...)

Joli coup de gueule d'un copain ce matin via le courriel. Je le lis, suis ses liens pour me pomper et m'insurger, à mon tour. Il est question de deux dossiers environnementaux où des paysages et des milieux naturels sont mis en danger par les desseins de compagnies.

Dans un premier cas, il s'agit de l'exploitation d'une carrière de granit au Cap-Brûlé sur le territoire de la MRC de la Côte-de-Beaupré, dans la grande région de Québec. Le projet menace un secteur récréo-touristique fort prisé, mais le ministère de l'Environnement a octroyé le permis d'exploitation malgré l'opposition du milieu, prétextant que la loi lui interdit de ne pas octroyer de permis. Voici un bel exemple de nos carences législatives en matière environnementale au Québec. On préfère sacrifier le bien commun.

Puis, il y a la compagnie forestière Kruger qui a déployé mille efforts pour aller sur l'île René-Levasseur comme il est écrit dans cet article que j'ai extrait d'une revue de la compagnie :
« ...plusieurs scénarios ont été analysés, dont l’utilisation d’un pont de glace, le transport de bois en vrac sur des barges et le transport de bois par camion à l’aide d’une barge. »

Pour tout raser, bien sûr.

L'île se trouve dans la partie septentrionale du Québec et est unique, car elle résulte de la chute d'une météorite il y a plus de 200 millions d'années.

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La Coalition Sauvons l'île René-Levasseur se bat actuellement contre le projet de raser la forêt, lui qui défigurerait une formation géologique et une forête boréale exceptionnelles. Faudrait que les autorités comprennent que la forêt et son substrat géologique sont indissociables.

Après tout ça, j'en viens à la même conclusion navrante que mon ami : nos législateurs sont incapables de se projeter, d'avoir une vision du développement durable dans laquelle l'environnement doit être au coeur de celui-ci. Ils rejoignent certainement ce que disait Luc-Normand Tellier dans cette citation que m'a fait parvenir un autre copain en matinée :

« Le problème, […], c’est qu’il existe un blocage mental quand il s’agit d’imaginer des solutions, et un blocage politique quand il s’agit de trouver les moyens de passer aux actes. L’urgence vient de ce que le temps passe. Pendant ce temps, les blocages deviennent insurmontables. Les nouveaux rapports se contentent de citer les anciens, une sorte d’abdication intellectuelle s’installe et les responsables politiques se trouvent de plus en plus d’excuses pour expliquer leur impuissance ».

Envoyé par - François - le jeudi 8 juillet 2004 | Commentaire (2)

vendredi, le 16 avril 2004

Des dollars par le pot d'échappement

L'American Automobile Association (AAA), ou l'Association Américaine des Automobilistes, vient de publier les résultats intéressant d'une étude sur le coût de l'utilisation d'une voiture neuve pour un automobiliste aux États-Unis. Au pays du royaume de la bagnole, il en coûterait 8 431 dollars par année au propriétaire ou 56,2 cents par mille pour rouler. En dollars US of course. Voici la ventilation des coûts selon l'AAA :

« The largest component of vehicle cost is vehicle depreciation. AAA estimates the average new car will depreciate $3,782 per year of ownership. The second biggest expense is full insurance coverage estimated to average $1,603 per year. The cost of fuel is the third largest expense incurred by vehicle owners. AAA estimates vehicle owners will pay about $975 per year for fuel. »

Alors quand j'entends des automoblistes brailler qu'ils sont surtaxés, que l'essence coûte chère, etc., dîtes-vous bien que vous faites le choix de payer. Pour de plus amples détails, le communiqué est accessible ici.

Envoyé par - François - le vendredi 16 avril 2004 | Commentaire (5)

lundi, le 24 novembre 2003

Architecture culturelle

Une belle initiative prise à l'École d'Architecture de l'Université Laval dans le cadre de l'atelier de design « Habitats et cultures », donné par le professeur André Casault - que j'ai eu le plaisir d'avoir lors de mon passage en architecture - et qui consiste à concevoir un habitat spécifique aux Innus de la Côte-Nord. Non seulement il s'agit d'une démarche qu'on pourrait qualifier d'architecture vernaculaire, c'est-à-dire faite en fonction de la satisfaction des nécessités de la vie courante, mais il y a ce souci de la prise en compte du climat qui me plaît bien :

« Un autre projet met l'accent sur l'orientation des fenêtres afin rapprocher nature et résidence et faire en sorte que cette dernière profite d'un maximum d'ensoleillement tout en la protégeant des vents dominants. »

L'article complet est ici.

Envoyé par - François - le lundi 24 novembre 2003 | Commentaire (0)

jeudi, le 20 novembre 2003

Bagnole et transport collectif

Déjà auteur du livre Le livre noir de l'automobile qui traite des coûts humains, sociaux et économiques de l'automobile, Richard BERGERON vient de publier L'économie de l'automobile au Québec dans lequel il plaide pour un meilleur financement du transport en commun au Québec. Le communiqué de presse émis lors du dévoilement de l'étude peut être lu sur le site web du Conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE-Montréal) et on télécharge cette même étude en format PDF en cliquant ici.

Envoyé par - François - le jeudi 20 novembre 2003 | Commentaire (0)

vendredi, le 4 juillet 2003

Une climatisation douce

Dans son article du 4 juillet 2003, le journaliste Louis-Gilles FRANCOEUR s’intéresse à la technologie des toits réfléchissants, « cool roofs » comme disent les Américains, pour rafraîchir les édifices lors des chaudes journées. Une sorte de climatisation douce quoi.

Francoeur note les réticences de l'Association des constructeurs d'habitation du Québec et de l’Association des maîtres couvreurs du Québec pour cette technique somme toute peu coûteuse et efficace. Du côté de Agence de l'efficacité énergétique du Québec qui a édicté la norme Novo climat, on avoue que ce dossier est « embryonnaire » et on s’en remet à l’industrie de la construction et « aux spécialistes de la maison, qui vont étudier le dossier et accoucher de recommandations au cours de la prochaine année. » Peut-être aurait-on intérêt à être plus pro-actif si vous voulez mon avis.

Aux États-Unis, les normes en ce domaine préconisent le rafraîchissement des maisons par les toits réfléchissants mais aussi par les toits verts (végétaux) et l’ombrage des arbres. Grosso modo, selon le journaliste, « l'idée de base consiste à empêcher que les rayons ultraviolets qui frappent un toit soient absorbés par sa surface et transformés en rayonnement infrarouge, qu'on ressent sous forme de chaleur. Dans les parties plus anciennes des villes nord-américaines, plus de 50 % de l'espace urbain est occupé par les toitures de bardeaux ou de membranes d'asphalte, de 20 % à 30 % par des rues asphaltées et le reste par du ciment et un peu de verdure. Or l'asphalte est un des plus puissants accumulateurs de chaleur parce qu'il est noir et très inerte. » (FRANCOEUR, Le Devoir, 4 juillet 2003) À Montréal, deux nouveaux édifices auront droit aux toits réfléchissants, soit le futur édifice de la Gendarmerie royale du Canada et le nouveau pavillon de l'École polytechnique.

Pour en savoir plus, voir Le Devoir du 4 juillet 2003.

Envoyé par - François - le vendredi 4 juillet 2003 | Commentaire (0)

jeudi, le 12 juin 2003

Parvenir à un développement urbain durable

Mercredi, je me suis amusé à explorer le site internet de la Ville de Québec question de voir ce qu’il a dans le ventre. Je suis allé un peu partout en cliquant ici et là. En entrant dans la section Communiqués de presse, mon attention a été attirée par le communiqué Vers un développement durable. De 2002 à 2005, au-delà de 225 millions $ investis dans Limoilou . Je m’y suis arrêté, car j’ai toujours trouvé drôle la manière dont on traite cette notion. On dirait que dès que c’est vert, les acteurs publics parlent de développement durable et on remarque des mots qui sonnent souvent et qui reviennent presque à tout coup. Le texte n’y fait pas exeption : qualité de vie, amélioration de l’environnement, planification, gestion, positif et concertation. Bref, le développement durable c’est chic, à la mode et surtout fourre-tout. Je retiens surtout le dernier mot : concertation. Et qui dit concertation, dit processus de consultation, mais aussi son aboutissant, la prise de décision.

La ville est une communauté aux intérêts divers que les pouvoirs en place doivent concilier et en ce sens, le développement durable appelle à l’idée de la gouvernance pour son succès. L’Observatoire universitaire de la Ville et du Développement durable de Suisse publiait dans son journal Vues sur la ville un dossier intitulé Gouvernance urbaine et durabilité qui rend compte de l’importance de la gouvernance dans la conciliation des valeurs et des intérêts mis en cause par le développement durable, mais surtout dans leur arbitrage.

D’abord, deux approches sont populaires dans la gouvernance. La première, dite normative, renvoie à une approche style management (normes, analyse des politiques, efficacité de l’action) tandis que celle analytique privilégie l’évaluation des transformations de l’action publique territoriale. Elle permet de comprendre la coordination des actions et leur acceptation chez les différents acteurs.

En ce qui a trait spécifiquement à la gouvernance urbaine, l’auteur précise que « ce qui est en jeu [c’est] la possibilité et la capacité des acteurs urbains à mettre en œuvre des politiques, en particulier de développement économique, mais aussi d’aménagements urbains, à travers leur capacité à intégrer les divers groupes sociaux et politiques et à produire des visions partagées du développement urbain. » (LERESCHE J.-PH.) Bref, privilégier la gouvernance c’est chercher l’adhésion du plus grand nombre.

Noble ambition qu’est le consensus ! Mais à mon humble avis, la gouvernance urbaine a ses limites. Par exemple, accoucher de compromis est parfois néfaste, car ils peuvent compromettre la qualité des décisions. On sait que le développement durable nécessite des changements dans nos « façons de faire », des changements douloureux pour certains et qui demandent des efforts. Pensons seulement à notre type d’habitat disséminé et éparse, l’étalement urbain ou notre dépendance à l’automobile. D’où l’idée d’avoir des citoyens et des décideurs éclairés qui se feront les apôtres de changements de valeurs.

Je faisais mention ces derniers jours du forum sur l’avenir de Québec qui s’est tenu en fin de semaine dernière. Parmi les premiers constats on parle de l’importance d’un aménagement urbain intégré ou si vous préférez, de planifier la ville comme un système où les décisions prises dans un domaine ont un impact sur un autre. C’est peut-être ça en partie le développement durable et que la Ville doit assimiler et appliquer. Loin d’être une mince tâche, j’en conviens, mais il s’agit de semer pour pouvoir éventuellement récolter.

Observatoire universitaire de la Ville et du Développement durable : Vues sur la ville. Dossier gouvernance urbaine et durabilité, no. 3, juin 2002.

Envoyé par - François - le jeudi 12 juin 2003 | Commentaire (5)

mardi, le 3 juin 2003

La qualité de l'environnement urbain au Canada

La qualité de l'environnement dans les villes canadiennes : le rôle du gouvernement fédéral - rapport de la série « l'état du débat »

La Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (TRNEE) a rendu public son nouveau rapport sur l'État du débat intituléLa qualité de l'environnement dans les villes canadiennes : le rôle du gouvernement fédéral, au cours d'une conférence de presse à Winnipeg, le vendredi 30 mai 2003.

De plus en plus de Canadiens vivent dans les villes. La qualité de l'environnement est une composante majeure de la qualité de vie en général. En outre, la qualité de l'environnement urbain joue un rôle important dans l'attraction et la rétention des talents créateurs de richesse. À l'heure actuelle, les politiques du gouvernement fédéral touchant les villes manquent d'orientation et de coordination. Une réforme de la politique budgétaire serait une contribution extrêmement bénéfique pour les villes canadiennes.(Source : Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie) Merci à mon amie Julie TELLIER pour l'information.

Pour télécharger :La qualité de l'environnement dans les villes canadiennes : le rôle du gouvernement fédéral

Quand on jette un oeil sur cette étude, on conclut rapidement qu'on y répète le même bla bla maintes fois ressassé dans plusieurs études. Faudrait que les décideurs se bougent et appliquent les politiques lorsque, heureusement, elles existent. Et j'aime bien la phrase «La TRNEE se compose d’un président et d’un maximum de 24 membres distingués de la société canadienne. Les membres sont nommés par le Premier ministre... ». Pas de grosses surprises attendues...

Envoyé par - François - le mardi 3 juin 2003 | Commentaire (1)