samedi, le 28 avril 2007

Au catastrophisme d'écolos, répond celui des affaires...

Je lisais cette conclusion :

« Le porte-parole des Manufacturiers et Exportateurs du Canada, Jayson Myers, pense que la réduction de 20 % des GES d'ici 2020 sera difficile à atteindre, étant donné que les émissions de GES augmentent actuellement de 2 % par année. Il souligne que l'atteinte de ces cibles affectera gravement l'économie, mais pense que l'application du protocole de Kyoto aurait été bien pire.

Le chef de la direction de la pétrolière Encana, Randy Eresman, a indiqué pour sa part que les nouvelles normes édictées par Ottawa auront pour conséquence de faire avorter des projets dans le secteur des sables bitumineux qui, de son point de vue, souffre déjà de peu d'investissements. » (Source : SRC)

Donc, Kyoto aurait été bien pire. Et le plan dévoilé fera « avorter des projets dans le secteur des sables bitumineux ». Curieux...

Selon ces dires, la règlementation ferait fuir des investisseurs... Mais alors, les Norvégiens seraient des cons ??? Au manque de crédibilité que certains associent aux environnementalistes, partisans de Kyoto ou d'un cadre règlementaire plus sévère que celui présenté par le gouvernement canadien, comment peut-on qualifier cette conclusion ?

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vendredi, le 19 janvier 2007

Or noir et nuages gris

La morale de ce reportage : en Alberta, pas besoin d'être très intelligent pour être ministre des finances. Par contre, ministre de l'environnnement, du moment où on ne tient pas à être le fantoche d'intérêts purement économiques et qu'on tient à arrimer développement économique et environnnement, alors il faut de intelligence ainsi que de la détermination.

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mercredi, le 20 décembre 2006

Crédit à l'effort

Si vous le permettez, faisons abstraction de toute logistique et partons du principe du pollueur-payeur en matières d'émissions annuelles de dioxyde de carbone et de gaz à effet de serre. Parlons de points carbone :

« Tous les habitants du pays recevront un même crédit d'émissions annuelles de dioxyde de carbone et, chaque fois qu'ils achèteront un produit synonyme d'émission de dioxyde de carbone — faire le plein d'essence, payer ses factures d'eau et d'électricité, acheter un billet d'avion — des points carbone seront débités sur leur carte de crédit. Comme le système des milles aériens, mais en sens inverse.

Si vous ne vous déplacez qu'à vélo, si vous isolez votre maison et ne voyagez pas beaucoup, vous pouvez revendre vos points inutilisés. Si vous utilisez l'intégralité de votre crédit avant la fin de l'année, il vous faudra alors acheter des points supplémentaires. [...] » Source : Radicalisme dans la lutte au climat, Gwynne Dyer, Le Soleil.

Liberté, rechigeront certains qui verront encore une autre intrusion dans leur sphère privée. Et ben je m'en branle : responsabilisez-vous, assumez et payez, car y en a marre du gaspillage énergétique. Je simplifie à souhait, mais le confort - de leur considération - et l'indifférence de plusieurs m'indiposent.

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jeudi, le 7 décembre 2006

Les vaches qui rient

Les aficionados de la bagnole ont de quoi se réjouir : leur engin pue et pète comme les bovins, mais contribuent moins au réchauffement climatique, est-il écrit. Ce sera leur nouvelle justification.

Il est bien connu que la bagnole rend vache. Aussi, il ne reste à cette dernière que réclamer des autoroutes comme pâturages pour polluer sur le même plancher.

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mardi, le 31 octobre 2006

Message d'extrémistes gauchistes environnementalistes

Encore des extrémistes gauchistes environnementalistes, n'est-ce pas ???

Ici, le nouveau nanan asphalté de l'automobilus ridiculus se fait attendre. Un « boulevard vert », selon les bonnes consciences, un 47 millions de billets verts de demandes, avalisé par des politiciens coupeurs de rubans et la populace qui a le culot de se scandaliser quotidiennement de la détérioration de nos infrastructures...

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mercredi, le 25 octobre 2006

Plan de jaunes

Je me permets un retour sur un volte-face environnemental, précisément au sujet d'un projet de loi qui a de vagues contours de plan vert. Je suis comme le monsieur qui écrivait :

« Est-ce utile de commenter le fameux Plan Vert en question renommé Clean Air Act (aussi connu sous le doux nom de projet de loi C-30) en cours de route et qui a été publié aujourd’hui ? En fait j’aurais beaucoup à dire, mais trop peu de temps pour l’écrire et étayer mes propos. Globalement, tout de même, beaucoup d’effets de manches, d’annonces, de pré-annonces, d’annonces d’annonces de quelque chose de grand pour finalement pas grand chose. » Source : Suite de Garth Turner

Mouais... Un plan vert concocté par des jaunes ; l'environnement est un frein à l'économie, selon une vieille théorie qui satisfait son électorat. Pour s'en convaincre, lire Le développement durable comme compromis. La modernisation écologique de l’économie à l’ère de la mondialisation. Ça se lit comme une thèse de doctorat (normal, c'est une adaptation de la thèse de l'auteur...) : c'est aride, pas sexy, mais bigrement intéressant et instructif sur la conception du couple environnement-économie. Détails ici.

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mercredi, le 20 septembre 2006

La bagnole au banc

Ça donne des idées. Par contre, les administrations sont-elles prêtes à revoir l'espace accordé à la bagnole ?

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dimanche, le 17 septembre 2006

Voir rouge

Tout ça au pays de l'or bleu, avec les petites algues bleues qui deviennent reines. Ce n'est guère surprenant avec des cochons comme sujets : toujours plus verts les gazons, plus que celui du voisin. Et le bateau : toujours plus puissant, plus bruyant, plus puant. Je pollue, donc je suis.

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mardi, le 15 août 2006

Pas de masturbation de carrosse...

Ouf... Les gros... À la maison !!!

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mercredi, le 5 juillet 2006

Gros-petits de nos routes

Si vous êtes gros et puez sur nos routes, c'est pour vous. Voir le film...

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jeudi, le 18 mai 2006

Politicien à la Moore

Al GORE, ancien candidat à la présidentielle américaine, fait aujourd'hui son cinéma. Fera-t-il du bruit ?

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jeudi, le 4 mai 2006

Faire avaler des couleuvres

Après s'être fait passer un Orford, les Québécois se feront-ils passer une Anticosti ? Or, ces deux cas démontrent que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs de la difficulté à concilier les vocables développement durable et environnement, de même qu'à mettre en place les mécanismes d'une gouvernance nouvelle. Sinon comment expliquer le dépôt d'une loi avant qu'on ne s'interroge sur le type de développement à y faire ?

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dimanche, le 23 avril 2006

Hier encore, il y a 20 ans

Sarcasme acide, tu me tiens. (Via Écolo)

visuel_integral.jpg

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vendredi, le 14 avril 2006

Odeur de cuir...

Via le blogueur-journaliste, nous apprenons que le temps est morose pour un scientifique du ministère fédéral de l'Environnement qu'on aurait censuré. Il semble bien que j'aie eu raison ; Mère Fouettard, vêtue de cuir noir, a sorti son fouet.

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mardi, le 21 mars 2006

La montagne

Dans la colonne de droite, vous pouvez voir l'icône S.O.S. Orford menant au site web de la coalition qui s'est donné comme objectif :
- de renoncer à vendre une partie du Parc national du Mont-Orford ;
- de renoncer à légiférer pour permettre cette vente qui va à l’encontre de la Loi sur les Parcs ;
- de faciliter la recherche de solutions pour la conservation et pour la mise en valeur respectueuse de l’environnement du parc Orford.

Le troisième objectif est celui qui m'interpelle le plus. C'est imaginer, innover, intégrer l'environnement au développement, plutôt qu'une bête et simpliste privatisation aux détails bien flous...

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mardi, le 7 mars 2006

Les grosses maisons dans le parc

Les choses s'expliquent. En congédiant le ministre de l'Environnement pour nommer son yes man, qui hop, sitôt en place, donne son accord à un projet contestable et contesté, le PM Charest fait peine à voir ; Intrawest et le Mont-Tremblant ont fait école et du moment où des millions de dollars valsent, la recette vaut partout. Un ministre qui juge « que la consultation ayant eu cours sur un changement de vocation sur 143 ha (proposition L'Espérance) vaut tout autant pour les 649 qu'on entend privatiser » (Le Devoir) n'est pas rassurant. Bah, une superficie quatre fois plus importante, avec une qualité de milieu naturel qui varie, fort probablement, pourquoi attendre ???

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lundi, le 3 octobre 2005

Maux dits

Le cours du pétrole s'est envolé, pas l'oiseau « pétrolé ».

prix-petrole.jpg

Et un proprio écolo d'un Hummer, ça existe.

green_hummer_project.jpg

Source : Anti-voitures

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mercredi, le 7 septembre 2005

Au goutte-à-goutte avant la chaudière

« ...en 2005, l'administration Bush a réduit de 80% le budget prévu de 27,1 millions de dollars demandé par le Génie civil de l'armée pour améliorer les digues, qui est tombé dans un premier temps à 3,9 millions avant d'être légèrement relevé par le Congrés à 5,7 millions (contre 10 millions de dollars en 2001). Le budget prévu de 100 millions de dollars demandé par l'organisme de contrôle des crues de Louisiane a été réduit à 34 millions de dollars, contre 69 millions en 2001. Mercredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan, avait pourtant nié tout sous-financement par l'administration, affirmant qu'il n'avait reçu aucune plainte du Génie civil de l'armée. "Nous avons ignoré le problème jusqu'à la catastrophe", souligne Mark Fischetti, éditorialiste au Scientific American Magazine, dans une tribune publiée par le New York Times vendredi. » (Source : TF1)

La goutte d'eau budgétaire est devenue un océan. À moins que les coûts de réparation, estimés à 150 milliards de dollars selon ce j'ai lu plutôt aujourd'hui, soient un puits sans fond...

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jeudi, le 21 juillet 2005

Au son du trait prolongé

Vous savez ce qu'on dit lorsque les Américains éternuent ? Ben nous, voisins du nord, nous attrapons la grippe. Ce sera identique suite à la décision américaine que nous suivrons de prolonger l'heure avancée pour des raisons d'économie d'énergie, dit-on, mais qui ressemble plutôt à un faux-fuyant des élus et de l'industrie pour se soustraire à des politiques environnementales à la fois plus contraignantes et audacieuses.

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mardi, le 28 juin 2005

La fraîcheur verte

C'est en passant dans le petit chemin du boisé près de chez-moi, ombragé par les arbres, qu'on prend conscience de la valeur des végétaux. Sitôt entré dans cette espèce de cage végétale, on est plongé dans un bain de fraîcheur qui nous sauve durant quelques minutes de la chaleur.

Ironiquement, j'habite un complexe résidentiel baptisé Le boisé pour ces nombreux arbres dont on assassine maintenant quelques individus à chaque année : de l'ombre dans la piscine, pas assez de soleil sur ma terrasse entre 14h et 15h, les racines sont dangereuses, entends-je comme justification pour couper ces majestueux. Récemment, c'est un chêne de trente ans qui osait faire de l'ombre à un propriétaire qu'on a réduit en billes de bois. Sus alors à la climatisation végétale, qui est certes limitée, mais il est assez pathétique de voir les adeptes du plein soleil dépenser des centaines de dollars en appareils de climatistion et en auvents.

Envoyé par - François - le mardi 28 juin 2005 | Commentaire (1)

mardi, le 14 juin 2005

Sur le pont d'la 25... (sur un air connu)

Puis merde... Encore cette foutue 25. Prolongera ? Prolongera pas ? Du déjà vu, encore ce projet.
Souvenir d'un atelier d'urbanisme, automne 1999...

Envoyé par - François - le mardi 14 juin 2005 | Commentaire (1)

mercredi, le 8 juin 2005

Où va W. ?

Là où les Étas-Unis trouvent grâce à mes yeux, c'est dans la capacité de certains états comme la Californie et Washington de mener des politiques novatrices en matière de protection de l'environnement en opposition aux politiques floues et nébuleuses du président BUSH.

W. soulève plusieurs interrogations sur ses réticences et ses rejets de politiques et d'accords, notamment Kyoto. Ainsi, il n'en faut pas plus pour soulever la thèse selon laquelle « ExxonMobile, le plus important groupe pétrolier au monde, entretient des liens étroits avec le pouvoir et joue un rôle prédominant dans la définition de la politique environnementale des Etats-Unis », comme on le rapporte dans cet article de Courrier international.

Envoyé par - François - le mercredi 8 juin 2005 | Commentaire (2)

mercredi, le 27 avril 2005

Vol initial du coucou

Du calme, du calme... C'est bien vrai que le gros Airbus A380 a décollé et atterri sans encombre apparente et qu'il consomme moins de carburant qu'un coucou Boeing 747, mais le 3 litres aux 100 km... c'est par passager. Alors, si nous ne sommes que deux, nous serons économes ! ;c))
P.S. : Ne riez pas, car on va certainement l'entendre...

Envoyé par - François - le mercredi 27 avril 2005 | Commentaire (2)

lundi, le 18 avril 2005

Bébés làlà à lâlâ

Du côté des lâlâ - j'ai troqué l'accent grave pour le circonflexe -, le débat sur LEUR autoroute ressemble de plus en plus à de la démago et de l'hystérie collective. Et, lorsque que l'une des lâlâ-bleuets parle, ça donne ce truc :
« La région ne laissera pas tomber. La route, il nous la faut. [...] Dans ces audiences-là, il n'a été question que d'économie. Par contre, ils (les opposants) se sont demandés comment faire pour protéger les caribous et les orignaux. Nous, on se préoccupe de protéger la personne humaine, dans le parc des Laurentides » Source : Radio-Canada

Envoyé par - François - le lundi 18 avril 2005 | Commentaire (6)

mercredi, le 13 avril 2005

le gaz de l'un et de l'autre

C'est pitoyable de la part du gouvernement fédéral et de son ministre de l'Environnement d'annoncer aujourd'hui un « plan global de mise en oeuvre du protocole de Kyoto » (Cyberpresse), lui qui cache mal son improvisation en la matière puisqu'un tel plan, déjà modifié, avait été présenté en 2002 L'accord de Kyoto ayant été entériné en 1998 et mis en oeuvre au mois de février dernier, ça donne l'impression d'un état qui s'est traîné les pieds.

Dans le même sujet, que dire sinon que je suis tiède par rapport la position de son homologue québécois. Sa dénonciation du bonbon fait à l'ouest canadien, soit la diminution des objectifs de réduction des gaz, est amplement justifiée, mais il s'assoit trop sur le fait que le Québec émet moins de gaz à effet de serre (GES) - grâce à l'hydroélectricité plus propre - et il y a une odeur de satisfaction et de devoir accompli qui me déplaît. En quelque sorte, le ministre justifie le peu d'efforts québécois en matière de lutte aux GES dans les domaines du transport et de l'industrie, par exemple.

Envoyé par - François - le mercredi 13 avril 2005 | Commentaire (1)

vendredi, le 8 avril 2005

Bébés làlà

Au pays des làlà (l'accent des habitants de cette région fait que le mot « la » se prononce souvent ainsi), on a la peau courte lorsque le maire de Québec ose questionner la pertinence d'une autoroute au lieu de la route actuelle entre Québec et le Saguenay, le royaume làlà.

Comme il est risible le maire de la Ville de Saguenay, située à côté de la rivière Saguenay, dans la région de Saguenay (vous voyez...), lorsqu'il s'excite avec le reste des conseillers municipaux parce que le Conseil de l'environnement de la région de Québec (CRE) leur met la pédale douce. Petits élus qui jugent frivole « ...la demande d'audiences publiques du CRE, [ce qui] devrait amener le premier ministre à mettre un terme au mandat d'audiences que le ministre du Développement durable et de l'Environnement, Thomas Mulcair, a confié au BAPE [Bureau des audiences publiques sur l'environnement] à ce propos. » (Le Soleil, 30 mars 2005) Frivole, assurément, car après tout, l'autoroute ne sera que dans une réserve faunique...

Envoyé par - François - le vendredi 8 avril 2005 | Commentaire (0)

mardi, le 15 mars 2005

Pouet ! Pouet !

C'est chouette ça : le blogue Anti-voitures. Je l'ai même stationné dans mes liens.

Envoyé par - François - le mardi 15 mars 2005 | Commentaire (0)

jeudi, le 10 mars 2005

Gris sur blanc

« La commune de Horni Jiretin, dans la région de Most en Bohême du nord-ouest [en République tchéque], pourrait dans un proche avenir disparaître de la carte, si le gouvernement ne modifie pas les limites de l'extraction de lignite. Fort inquiets de cette menace, les habitants de Horni Jiretin ont organisé un référendum dans lequel ils se sont prononcés pour la sauvegarde de leur commune. »

Cet article m'aura rappelé un événement vécu il y a longtemps.

J'étais à Bratislava, quelque part en février 1993 et j'écoutais le bulletin télévisé slovaque en compagnie de M. La tempéraure extérieure avait chuté considérablement depuis deux jours et la neige couvrait la capitale slovaque. Les rues, parfois couvertes de pavés, étaient glissantes au point où les trolleybus, des autobus électriques reliés à un fil aérien d'alimentation par une perche, peinaient à gravir les côtes. Pour les Slovaques, les journées étaient glaciales, tandis que pour moi, je ne les trouvais que froides. La température étant mordante, les fournaises (chaudières) des bâtiments fonctionnaient à plein régime et les cheminées crachaient une fine poussière de charbon. Une odeur âcre flottait dans la ville, une senteur que je ne connaissais pas. Douze ans plus tard, elle fait partie de mon patrimoine tellement elle est unique.

Ceci dit, toujours devant la télévision à regarder le bulletin télévisé de fin de soirée, il y avait un reportage qui m'a prondément marqué sur la région de Most et ses bassins de lignite. On y apercevait des gueules noires, ces mineurs qui extraient le charbon, des cheminées qui fumaient et de la neige ayant perdu sa virginité blanche ; elle etait sale, grise et souillée par le charbon. M. me traduisit les propos du journaliste ; ce jour-là, à Most, la pollution de l'air était si importante que les autorités avaient fermé les écoles afin que les enfants demeurent à la maison et on incitait fortement les malades comme les personnes agées à faire de même. Ce n'était pas une vision d'apocalypse, mais assez troublante, vous en conviendrez...

Envoyé par - François - le jeudi 10 mars 2005 | Commentaire (2)

jeudi, le 17 février 2005

Kyoto, un jour de semaine

L'entrée en vigueur cette semaine du protocole de Kyoto cause de l'inquiétude, principalement chez des politiciens et des indutriels qui y voient une entrave à la croissance économique. Outre l'apathie d'une frange de la population qui attend les coups de pied aux fesses avant de modifier par elle-même des comportements qui sont somme toute banals (plus de TEC, réduire la consommation, etc.), l'industrie fronce les sourcils parce qu'elle devrait modifier ses façons de faire. En coulisses, elle nourrit certainement l'adoption de mesures volontaires plus qu'un cadre contraignant.

Alors que le secteur de l'énergie fossile, l'un des grands producteurs de gaz à effet de serre (GES), rechigne à faire sa part pour des questions de sous, la recherche et l'innovation ainsi que des entreprises de pointe comme CO2 Solution permettent de faire le pont ente les notions de développement et d'écologie. Pourquoi les opposer, si ce n'est qu'en réponse aux lobby et une paresse pour innover et se remettre en questions ? En huit années, il semble que la transition vers une industrie plus efficiente ait été peu encouragée. Aurions-nous dormi au gaz?

Envoyé par - François - le jeudi 17 février 2005 | Commentaire (1)

dimanche, le 16 janvier 2005

Et de trois... Pour un premier

J'ai perdu l’habitude de me lancer dans des tirades urbanistiques et malgré cela, j’éprouve toujours le même plaisir à creuser ce champ. Alors voici une première réflexion sur ma ville dans le cadre des prochaines élections municipales. Je suis un peu rouillé, mais j’espère pondre d’autres papiers sur des enjeux et des problématiques urbaines que je juge importants à Québec.



Parce que nous sommes des nordiques

Un dicton scandinave dit que l’hiver dure douze mois, le reste c'est l’été… Plus que dans la majorité des centres urbains de cette région du monde, c’est le froid et la neige que l’on doit affronter à Québec. Ils enchantent les enfants, mais font rapidement pester les parents, surtout lorsqu’ils s’appellent la tempête de neige, celle qui paralyse nos déplacements, nos activités et le quotidien, car dans nos milieux urbains, le mode de vie ne se borne pas à un déterminisme climatique ; malgré les caprices de l’hiver, on doit se résoudre malgré nous à poursuivre nos activités.

La ville de Québec est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM) en raison de sa fortification et comme témoin du peuplement français en Amérique. Québec doit sa personnalité non seulement à cette francité dont nous soulignerons le 400e anniversaire en 2008, mais aussi et surtout à la nordicité qui avait tant impressionné les premiers occupants, comme le rapportait Jacques Cartier : « L’hiver vint d’un seul coup. D’épais tourbillons de neige couvrirent le sol, les arbres, les huttes de Stadaconé... » (Cossette, 1999. in Deffontaines, 1957).

En réfléchissant à l'avenir de Québec dans l'optique de l'élection à la mairie l'automne prochain, sa croissance, son efficacité et sa prospérité, je reviens à la conclusion à laquelle je suis parvenu depuis des années : je ne peux dissocier la nordicité de Québec (qui implique l'acceptation de notre climat et son intégration dans notre façon de vivre) avec un projet de ville, ce que les candidats à la prochaine électorale devront proposer à la population.

Or, disserter sur la nordicité est plutôt vague et la notion se situe en aval de ce qu’on appelle le développement durable. Souvent fourre-tout, cette notion doit d’abord servir de cadre de réflexion et d’identification de certaines problématiques tels l’éclatement spatial, fonctionnel et social des villes et la confrontation de certaines méthodes de composition urbaine.

Le développement durable est avant tout un questionnement sur la capacité de la politique urbaine, la planification et l’aménagement du territoire actuels de s’ajuster aux conditions propres du milieu local qui sont en cause.

Ainsi, nous pourrions parler de démarche écosystémique ; c’est l’environnement qui doit être intégré à l’élaboration des politiques, car trop souvent, il s’avère que la planification qui flirte avec le développement durable ne consacre que des changements dans les secteurs de la planification tels les transports et l’utilisation du sol, alors qu’elle doit aussi être captive du contexte spatial local. En d’autres mots, c’est parvenir ici au développement durable par une politique de ville nordique, vue comme une méthode innovante en aménagement du territoire. Cette voie est aussi celle de la culture, car elle appelle à nos valeurs (assimilation de notre nordicité) qui doivent forger notre ville.

Envoyé par - François - le dimanche 16 janvier 2005 | Commentaire (10)

mardi, le 11 janvier 2005

Kyoto de force

Sérieusement, est-ce que quelqu'un est surpris d'apprendre que l'approche volontariste du gouvernement fédéral pour atteindre les objectifs de Kyoto est un échec auprès du monde industriel et que le rapport des fonctionnaires à l'intention du PM Martin suggère qu'on remplace la carotte par le bâton ?

Les grands pollueurs que sont les entreprises canadiennes d'exploitation et des transformation des ressources naturelles et qui exportent, profitent du confort de la faiblesse de notre dollar. Ce dernier serait-il rassurant, en ce sens qu'il ne les oblige pas à déployer des efforts technologiques pour améliorer leur productivité et leur bilan environnemental ? Dans cet article, on peut prendre note de la paresse de plusieurs quand on lit qu'ils se satisfont de sources d'énergie désuètes comme le charbon. (Courrier international)

Envoyé par - François - le mardi 11 janvier 2005 | Commentaire (0)

mercredi, le 8 décembre 2004

Refroidir les relations

Lorsqu'un représentant américain déclare que Kyoto est « un accord politique sans base scientifique », c'est qu'il a les preuves hors de tout doute que le réchauffement planétaire n'est qu'un phénomène naturel et qu'on ne peut inverser cette tendance. Or, j'aimerais connaître ses sources.

Envoyé par - François - le mercredi 8 décembre 2004 | Commentaire (2)

jeudi, le 25 novembre 2004

Art de conciliation ?

Le gouvernement québécois a déposé l'avant-projet de loi sur la Loi sur le développement durable, source d'espoirs en matières d'aménagement et d'environnement, mais aussi de craintes qu'elle ne soit qu'une coquille vide. Gouvernement vire capot, car il n'y a pas si longtemps, la filière thermique et la centrale au gaz du Suroît semblaient des voies prioritaires en matière de production électrique. Maintenant que cette dernière demeurera dans les cartons, que l'éolien sera développé, qu'adviendra-t-il du thermique dont on n'a pas signé l'arrêt pas de mort, je le signale ? Est-ce qu'on ouvre la porte au harnachement des rivières avec des mini-centrales hydro-électriques, tous azimuts, sous prétexte que l'énergie sera propre ? Un bon geste cette initiative, mais comme toujours, il y a ces zones grises.

Moi, un éternel insatisfait ? Non, mais la méfiance est de mise. Toujours.

Envoyé par - François - le jeudi 25 novembre 2004 | Commentaire (2)

vendredi, le 22 octobre 2004

Et la réplique

J'ai terminé ma réplique à la lettre de la dame publiée dans un quotidien Québec à qui je l'ai aussi fait parvenir. La voici :

Leçon polissonne

On ne peut accueillir qu'avec une bonne dose de scepticisme la leçon environnementale servie par madame Linda Girard dans le Carrefour des lecteurs du 20 octobre. Policière à la Ville de Québec, celle-ci répondait à un citoyen qui reprochait aux policiers de laisser fonctionner leurs voitures inutilement, ce qui est une source de pollution. Elle arrive à justifier ce comportement en soulignant l'absence d'un règlement qui interdit cette pratique, banalisant au passage son propre rôle et celui de ses collègues, à savoir prêcher par l'exemple. Du même souffle, elle dénonce la Ville qui conserve les pneus d'hiver en été sur les véhicules d'urgence, ce qui résulte en une surconsommation de carburant. Soit, elle a raison sur ce fait et c'est tout à fait inacceptable que l'administration municipale laisse perdurer cette situation. Cependant, comment peut-elle justifier un comportement stupide (laisser fonctionner les voitures) de leur part (les policiers) et contester une décision et une attitude de la Ville qui le sont tout autant ? Son discours s'écroule et le procédé de la dame devient alors un faux-argument. Alors, on peut affirmer sans se tromper que porter l'étendard de l'environnement n'est qu'une comédie qui s'inscrit uniquement dans un contexte de négociation syndicale.

Envoyé par - François - le vendredi 22 octobre 2004 | Commentaire (3)

jeudi, le 21 octobre 2004

Et alors madame ?

Dites donc, ça mérite une réponse un tel condensé de mauvaise foi publié dans le journal. À écrire sur le champ.

Envoyé par - François - le jeudi 21 octobre 2004 | Commentaire (1)

mercredi, le 20 octobre 2004

D'eau et de vent

Les Cris envisagent de développer l'éolien au pays de l'or bleu. Enfin.

Envoyé par - François - le mercredi 20 octobre 2004 | Commentaire (2)

mercredi, le 29 septembre 2004

Parfum de bêtise

Le premier, est-ce pour se donner bonne conscience après avoir tant pollué ? Quant au deuxième, pue-t-il autant que ce qu'il sort du gros truck ???

hummerPerfum_Bike.jpg

Envoyé par - François - le mercredi 29 septembre 2004 | Commentaire (0)

mercredi, le 22 septembre 2004

Flics verts

À l'instar de 1500 autres villes dans le monde, Québec participe à la journée En ville, sans ma voiture dont le programme se trouve ici. Une première assez timide qui aura sûrement été une journée de chaos pour plusieurs comme le colporteront plusieurs journalistes et les grandes gueules de la radio. En attendant, j'ai été soufflé par cette nouvelle : nos flics sont des écolos ! Voyez-vous même :

Par ailleurs, quelques policiers, en attente d'une nouvelle convention de travail, ont manifesté à la Place d'Youville dans le cadre de cette journée. Le vice-président de la Fraternité des policiers, Carol Marceau, reproche à la Ville de Québec de tenir un discours sur l'économie d'énergie, mais de ne pas l'appliquer.

« [...] on dit au maire, c'est beau de parler, si chaque petit geste est important comme il le dit, lorsque que les véhicules sont munis de pneus d'hiver en été, d'après une étude de l'Ontario, c'est 4 % de plus de consommation d'essence. Déjà là, en partant, on aime avoir des personnes qui ont un langage logique avec les gestes qui sont posés », soutient M. Marceau. (Source de l'extrait : Radio-Canada)

Oh !!! Défense de parler d'opportunisme, hein ?

Envoyé par - François - le mercredi 22 septembre 2004 | Commentaire (1)

dimanche, le 15 août 2004

Plateau de mousse

Comment peut-on être en désaccord avec lui, à moins d'en fabriquer ???

Envoyé par - François - le dimanche 15 août 2004 | Commentaire (0)

jeudi, le 8 juillet 2004

Roche, bois, détruits (sur un air connu...)

Joli coup de gueule d'un copain ce matin via le courriel. Je le lis, suis ses liens pour me pomper et m'insurger, à mon tour. Il est question de deux dossiers environnementaux où des paysages et des milieux naturels sont mis en danger par les desseins de compagnies.

Dans un premier cas, il s'agit de l'exploitation d'une carrière de granit au Cap-Brûlé sur le territoire de la MRC de la Côte-de-Beaupré, dans la grande région de Québec. Le projet menace un secteur récréo-touristique fort prisé, mais le ministère de l'Environnement a octroyé le permis d'exploitation malgré l'opposition du milieu, prétextant que la loi lui interdit de ne pas octroyer de permis. Voici un bel exemple de nos carences législatives en matière environnementale au Québec. On préfère sacrifier le bien commun.

Puis, il y a la compagnie forestière Kruger qui a déployé mille efforts pour aller sur l'île René-Levasseur comme il est écrit dans cet article que j'ai extrait d'une revue de la compagnie :
« ...plusieurs scénarios ont été analysés, dont l’utilisation d’un pont de glace, le transport de bois en vrac sur des barges et le transport de bois par camion à l’aide d’une barge. »

Pour tout raser, bien sûr.

L'île se trouve dans la partie septentrionale du Québec et est unique, car elle résulte de la chute d'une météorite il y a plus de 200 millions d'années.

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La Coalition Sauvons l'île René-Levasseur se bat actuellement contre le projet de raser la forêt, lui qui défigurerait une formation géologique et une forête boréale exceptionnelles. Faudrait que les autorités comprennent que la forêt et son substrat géologique sont indissociables.

Après tout ça, j'en viens à la même conclusion navrante que mon ami : nos législateurs sont incapables de se projeter, d'avoir une vision du développement durable dans laquelle l'environnement doit être au coeur de celui-ci. Ils rejoignent certainement ce que disait Luc-Normand Tellier dans cette citation que m'a fait parvenir un autre copain en matinée :

« Le problème, […], c’est qu’il existe un blocage mental quand il s’agit d’imaginer des solutions, et un blocage politique quand il s’agit de trouver les moyens de passer aux actes. L’urgence vient de ce que le temps passe. Pendant ce temps, les blocages deviennent insurmontables. Les nouveaux rapports se contentent de citer les anciens, une sorte d’abdication intellectuelle s’installe et les responsables politiques se trouvent de plus en plus d’excuses pour expliquer leur impuissance ».

Envoyé par - François - le jeudi 8 juillet 2004 | Commentaire (2)

lundi, le 5 juillet 2004

Pour le gaz : 1

C'était à prévoir que la Régie de l'énergie allait dire oui au Suroît. Au pays de l'hydroélectricité, on va importer de l'énergie pour en produire... Hâte de voir comment le ministre de l'Environnement justifiera le projet cet aprem.

Envoyé par - François - le lundi 5 juillet 2004 | Commentaire (0)

dimanche, le 4 juillet 2004

Pour le gaz ?

On parie quoi de cette décision ? Vous pouvez miser ce que vous voulez, mais le premier ministre CHAREST dira (s'il ose se présenter en conférence de presse) :
- Le Québec est en face d'un déficit énergétique ;
- La demande d'électricité sera forte ;
- Malgré l'augmentation des gaz à effet de serre, le Québec fait lrgement sa part.
Suroît de l'avant ? Réponse lundi, mais j'ose un oui. La Régie se mouillera pour le gouvernement d'abord.


Envoyé par - François - le dimanche 4 juillet 2004 | Commentaire (0)

samedi, le 15 mai 2004

Le brut

Habituez-vous et modifiez vos comportements, car le cours du brut n'a pas fini d'augmenter.

Envoyé par - François - le samedi 15 mai 2004 | Commentaire (0)

mercredi, le 21 avril 2004

Leçon de vertu

Je me suis esclaffé lorsque que notre PM a déclaré que lorsque le peuple décide, il ne se trompe jamais. Il en est la preuve vivante, c'est bien vrai... (ton ironique, hein). Une déclaration grandiloquente de Charest en rapport avec les référendums sur les défusions municipales et qui me questionne sur un autre dossier controversé au Québec, le Suroît.

Dans mon questionnement matinal qui est assez fécond, je me demandais : est-ce que la vertu démocratique des libéraux provinciaux au pouvoir au Québec sera la même au sujet de la centrale thermique électrique du Suroît, alors que les citoyens de la ville de Beauharnois s'opposent au changement de zonage ? Il a pourtant laissé entendre qu'il pourrait imposer le projet, malgré cette opposition et l'absence de preuve de sa nécessité à ce jour, faudrait-il lui rappeler.

Envoyé par - François - le mercredi 21 avril 2004 | Commentaire (0)

lundi, le 1 mars 2004

Du vent !

Le journal Le Devoir a publié dans son édition de la dernière fin de semaine cette carte préparée par Environnement Canada qui montre le potentiel éolien québécois. Bien sûr, cette capacité de produire de l'électricité propre par ce moyen est sous-exploité, mis à part les champs d'éoliennes en Gaspésie. Le rouge montre les zones les plus venteuses du Québec.

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Source : Environnement Canada, in Le Devoir.

Envoyé par - François - le lundi 1 mars 2004 | Commentaire (4)

jeudi, le 5 février 2004

La voix du Ciel

Même le Seigneur est contre le projet de la centrale thermique du Suroît d'Hydro-Québec...

Envoyé par - François - le jeudi 5 février 2004 | Commentaire (0)

mercredi, le 4 février 2004

Droit de polluer

Hydro-Québec joue du sophisme ce matin dans certains journaux québécois pour justifier la construction de la centrale thermique du Suroît. Fidèle à elle-même depuis le début de ce dossier, la société d'état, par la plume d'un de ses présidents, justifie de façon encore boiteuse le projet :
le Québec est peu responsable des émission des gaz à effet de serre (je n'ai plus les chiffres...), donc Hydro-Québec peut se permettre d'augmenter la pollution.

J'espère que la levée de boucliers dans la société québécoise va inciter l'Hydro à refaire ses devoirs.

Envoyé par - François - le mercredi 4 février 2004 | Commentaire (0)

samedi, le 31 janvier 2004

Effets sur la santé mentale

« Nous ne croyons pas à un lien scientifiquement démontré entre la combustion des énergies fossiles et le réchauffement climatique. »
Lee Raymond, PDG d'ExxonMobil

Dans cet article, on apprend que la pétrolière américaine ExxonMobil a rejeté 20,3 milliards de tonnes de CO2 en 120 ans. Les scientifiques ont démontré un lien de cause à effet entre le CO2 et le réchauffement planétaire. Les quelques voix discordantes ont des bases scientifiques souvent douteuses. Money money.

Envoyé par - François - le samedi 31 janvier 2004 | Commentaire (1)

mercredi, le 14 janvier 2004

Du gaz pas de l'eau

C'est le genre « d'argument » qui fait ce cynisme à l'endroit des politiciens. Justifier la construction urgente d'une centrale électrique fonctionnant au gaz au pays même de l'hydroélectricité, en prétextant qu'il y a une hausse de la demande d'électricité parce qu'il y a internet, plus de cellulaires, de micro-ondes, etc. C'est le ministre qui chante ça. Du côté de Cayer, PDG d'Hydro-Québec, il nous dit grosso modo :
- C'est un bon projet et nous en avons besoin.
Mouin, convaincants les deux messieurs...

Augmentation de la pollution à prévoir et des gaz à effet de serre. Le reportage télévisé peut être vu en cliquant ici.

Envoyé par - François - le mercredi 14 janvier 2004 | Commentaire (1)

lundi, le 8 décembre 2003

Une mer qui se meurt

En feuilletant le journal du samedi, le géographe que je suis a trouvé un article sur un coin du monde qu'il affectionne particulièrement : la région de l'ex-URSS. C'est bien connu qu'en disparaissant des atlas géopolitiques, le territoire de cette ex-URSS a laissé apparaître de nombreuses catastrophes écologiques comme ces vieux dépôts de sous-marins tout rouillés qui pourrissent dans le port de Vladivostok ou comme le cas que je vous présente, la disparition d'une mer intérieure, la mer d'Aral.

Le traces de cette lente agonies apparaissent nettement sur cette carte tirée du journal Le Monde diplomatique et la photo ci-dessous. On y aperçoit clairement les anciennes zones submergées par la mer.

Pourquoi cet assèchement, cette désertification ? La raison principale est la suivante comme on peut le lire dans un article publié dans le journal Le Devoir : « [la mer] se transforme depuis les années 60 en désert de sable et de sel du fait de l’irrigation massive mise en oeuvre pour la culture du coton par les anciens dirigeants soviétiques. Les deux fleuves qui s’y jettent, le Syr-Daria et l’Amou-Daria, n’alimentent plus suffisamment la mer. » (Le Devoir, 6 et 7 déc. 2003, A9)

Image satellite de l'assèchement de la mer d'Aral

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En modernisant les pratiques agricoles, en érigeant une digue et en régularisant le cours de ses affluents, les scientifiques et les autorités espèrent que la mer aura gagné deux mètres d'ici trois ans et 870 km2, ce qui demeure tout de même insignifiant par rapport à la situation qui prévalait il y a plus de cinquante ans.

Quelques chiffres :
- les pêcheurs kazakhs et ouzbeks ont vu les côtes reculer de plus de 150 kilomètres en 40 ans ;
- 28 des 30 races de poissons ont disparu ;
- des 85 000 habitants de l’Aral kazakh, 40 000 vivaient
de la pêche et 16 000 ont quitté la région ;
- la mer a baissé de 53,40 mètres en 1960 à 30 mètres au sud et 40 au nord.

À voir aussi, le dossier Les chantiers de l’environnement à l’Est du Monde diplomatique publié en 2000.

Envoyé par - François - le lundi 8 décembre 2003 | Commentaire (2)

samedi, le 6 décembre 2003

Lire son journal sans se tacher les doigts

Le journal québécois Le Devoir a eu la brillante idée de rendre disponible l'abonnement au quotidien au format PDF. Coût moindre que l'édition papier, contenu et forme identiques, pas de doigts sales, pas de papier qui traîne et économie de ce même papier. Je suis acheteur.

Envoyé par - François - le samedi 6 décembre 2003 | Commentaire (2)

jeudi, le 4 décembre 2003

De l'eau dans le gaz

Désolé pour tous ceux qui rêvaient de faire du Québec un nouvel Alberta (la province canadienne riche en pétrole et en gaz naturel), mais je me réjouis qu'on cesse le projet d'exploration de telles ressources dans le Golfe St-Laurent, du moins pour l'instant. On parlait même d'aller forer sur l'île d'Anticosti, un milieu naturel extraordinaire. Je n'ose pas imaginer à quoi ressemblerait l'ile si on y trouvait gaz et pétrole...

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Extrait

Radio-Canada a appris que le gouvernement du Québec reportera de plusieurs mois le projet d'exploration pétrolière et gazière dans le golfe du Saint-Laurent.

Québec a décidé de créer un comité d'experts et de tenir des audiences publiques dans le but de connaître les impacts environnementaux des tests sismiques sur les mammifères marins.

Cette décision, qui retardera de plusieurs mois le projet d'exploration piloté par Hydro-Québec, réjouit les groupes environnementaux ainsi que Pêches et Océans Canada, qui s'opposent au projet.
Source : SRC

Envoyé par - François - le jeudi 4 décembre 2003 | Commentaire (4)

jeudi, le 30 octobre 2003

Un urbanisme du nord

Dans un article précédent, j'ai insisté sur la nécessité d'accoucher de politiques urbaines mieux adaptées à notre environnement et au climat. Au Québec, notre position nordique et le climat qui lui est associé s’accompagnent de sentiments ambigus dans la population ; rapidement, l’émerveillement des enfants et des adultes pour les premiers flocons cède le pas aux grognements des adultes lorsque s’abat la première tempête de neige qui paralyse la ville.

Bien qu’imprévisibles à long terme, les chutes de neige sont inévitables à chaque année et nous apportent des précipitations de 200 à 500 centimètres en moyenne par an au Canada selon la région. Pour la région de Québec, les données climatiques recueillies entre 1961 et 1990 font état d’une moyenne annuelle de 337 centimètres, ce qui la place au deuxième rang des villes importantes du Canada pour ces précipitations, loin devant Montréal (214,2 cm), Toronto (135 cm) et Ottawa (221,5 cm) :

Moyenne des précipitations de neige dans les agglomérations
urbaines du Canada (1961-1990)

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Source : Environnement Canada

UN CLIMAT RIGOUREUX

Outre les données relatives aux chutes de neige, un outil plus complexe nous permet d’évaluer les impacts de l’hiver sur la ville de Québec, à savoir l'indice de sévérité hivernale dont l’utilité est diverse:

« The Winter Severity Index can be used for a wide range of purposes, including remuneration allowances or compensation for working under severe climatic conditions, designation of localities by those suffering from weather-related illnesses, and knowledge of the data germane to planners dealing with projects related to workplaces, residences or recreational areas. » (1)

D. Philips a construit cet outil en tenant compte de multiples facteurs :

1. Facteurs d’inconfort :
- vents ;
- durée de l’hiver ;
- sévérité de l’hiver (froid) ;

2. Facteurs psychologiques :
- noirceur ;
- moyenne de jours de précipitations ;
- moyenne de la durée des ennuagements ;
- total des heures d’ensoleillement ;

3. Facteurs ponctuels :
- vents forts ;
- total des quantités de précipitations sous zéro degré celsius ;

4. Autres facteurs :
- nombre moyen de jours avec brouillard ;
- total des quantités des précipations sous zéro degré celsius.

Par une méthode de calcul, Philips arrive à assigner aux villes nordiques un indice de sévérité dont le tableau ci-dessous montre les principaux résultats. Ainsi, on a pu déterminer un indice élevé de 54 pour la ville de Québec et un de 49 pour Montréal, ce qui est près d’agglomérations comme Moscou (52), Saint-Petersbourg (50) et Ottawa (50).

Indice de sévérité hivernale pour quelques villes

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Source : Pressman (1995)

L’importance des quantités de précipitations de neige annuelles ainsi qu’un indice de sévérité hivernale élevé démontrent que le territoire québécois doit faire face à un défi important, soit concilier ses politiques territoriales avec un climat hivernal vigoureux. Plus que dans d'autres territoires nordiques comme la Scandinavie, les villes doivent impérativement mettre en place des politiques urbaines pour optimiser les ressources mises en place.



(1) Norman Pressman : « Northern cityscape. Linking design to climate », Yellowknife, Winter cities association, 1995, p. 18.

Envoyé par - François - le jeudi 30 octobre 2003 | Commentaire (2)

lundi, le 29 septembre 2003

Palmarès météorologique

Sur le site d'Environnement Canada, le climatologue David Phillips a dressé un palmarès des villes canadiennes à partir de l'analyse des données météorologiques sur une période de trente ans, comme par exemple les villes recevant le plus de neige, de pluie, etc.

Intéressant à consulter.

Envoyé par - François - le lundi 29 septembre 2003 | Commentaire (0)

jeudi, le 21 août 2003

Pas dans ma cour ?

Je trouve toujours douteux et louche ce type de projet : une entreprise spécialisée en incinération de déchets toxiques veut installer une usine loin d'où originent ces déchets.

Dans la Baie des Chaleurs, du côté acadien, la société Bennett Environmental envisage de construire un tel établissement. L'un des hics, c'est que les rejets, poussés par les vents, se retrouveraient du côté québécois. À raison, y a un vent de contestation qui souffle dans cette partie de la Gaspésie, les gens s'inquiétant pour la pêche, l'agriculture et la santé.

Déjà, une telle usine existe à Saint-Ambroise, à 15 kilomètres au nord-ouest de Chicoutimi. Elle accueille des déchets toxiques en provenance des États-Unis dans son parc industriel depuis 1996. La filiale québécoise de Bennett Environnemental, Récupère-Sol, y est installée en plein bois, face à des champs de patates.

Voyons ce qu'on en dit :
« Les cendres sont enfouies dans un site de la MRC Lac Saint-Jean-Est. D'autres sont mêlées à de la terre et servent de recouvrement ou de remplissage. Lorsque les résidus toxiques dépassent les normes, les cendres partent vers un des 23 sites d'enfouissement de déchets toxiques et de sols contaminés autorisés par le ministère de l'Environnement du Québec (MENV), par exemple ceux d'Horizon Environnement, à Grandes-Piles, ou d'Enfouibec, à Bécancour, en Mauricie. Le 10 avril 2001, le directeur régionale de la santé publique du Saguenay-Lac Saint-Jean, M. Andy Kennedy, a informé Récupère-sol et la municipalité de la présence de plomb, mercure, cadmium, dioxines et furannes dans les sols forestiers avoisinant l'incinérateur de Saint-Ambroise. La direction de la santé publique a demandé un plan de suivi environnemental. La municipalité et l'entreprise n'ont pas répondu. » Source : http://www.mediasol.org/

Non seulement la question environnementale me préoccupe, mais mon problème ici est qu'on fait miroiter des emplois - 35 ici - et des retombées économiques à des régions où le taux de chômage est élevé et en leur faisant croire que c'est du développement économique.

Pour en savoir plus, cliquez ici. On peut écouter un reportage vidéo sur la question.

Envoyé par - François - le jeudi 21 août 2003 | Commentaire (5)

mardi, le 5 août 2003

Récupérer l'eau de pluie pour arroser son jardin

Moins de 1 % de l'eau potable tirée de nos robinets en période estivale sert semble-t-il à la consommation domestique, alors que pas moins de 30 % serait utilisée pour le jardinage. Ne pourrions-nous pas acheminer tout bonnement une partie des eaux de nos gouttières vers un baril pour alimenter nos boyaux ?

Nos ancêtres ne procédaient pas autrement pour faire pousser les légumes du potager. Ils constituaient une réserve et ouvraient le robinet en période de canicule. Ces temps que nous croyions révolus depuis la constitution de nos réseaux d'eau nous rattrapent. Désireuse de juguler les coûts d'entretien et de traitement, la Ville de Toronto a entrepris il y a 10 ans de raviver l'intérêt de ses citoyens pour la récupération des eaux pluviales en distribuant gratuitement des barils à 11 000 foyers.

Toronto a concentré ses efforts dans un vieux quartier où les maisons sont dotées de tuyaux pluviaux reliés à des conduites d'égout. Le débit conjugué peut, durant les orages, engendrer un véritable torrent charriant des eaux domestiques non traitées. Si le flot de ces eaux glauques outrepasse la capacité des usines d'épuration, il fait gonfler le lac Ontario et pollue dès lors ses rives et ses plages, les rendant impropres à la baignade. En résultent aussi des dégorgements d'égouts et l'inondation de sous-sols dans la basse ville. D'où l'idée de canaliser l'eau de pluie vers des réservoirs distincts - et notamment vers des barils installés sur les propriétés pour irriguer les jardins - , pour la relâcher graduellement dans la nature. La contribution individuelle étant bienvenue, on incite maintenant les particuliers à participer au programme en munissant leurs jardins de barils.

Ne pourrait-on pas agir de même au Québec ? Nous le pourrions, en prenant quelques précautions toutefois. Le virus du Nil complique un peu la donne. Il est imprudent de nos jours d'accumuler chez soi une réserve d'eau plus ou moins stagnante, où des larves peuvent éclore. La coop la Maison verte, à Montréal, vend depuis un certain temps déjà des barils en matière plastique ayant contenu des olives et des cornichons. Ils sont très efficaces puisqu'on peut visser le couvercle au corps du baril.

Deux grillages sont également superposés sur le couvercle. Le plus gros tamise les feuilles mortes et empêche l'intrusion d'un enfant ou d'un animal à l'intérieur. Le deuxième, aux mailles très fines, empêche les moustiques d'accéder à l'eau pour y pondre. Logique, puisqu'un déversoir assure plus bas le débordement du trop-plein.

Éco-Pluie n'est pas en vente hors Montréal, mais la direction de la coop la Maison verte envisage sa distribution ailleurs. Pour renseignements, néanmoins : (514) 489-8000.

Source : Le Soleil, 2003.08.02, E10.
Transmis par Francis VACHON de Québec urbain

Envoyé par - François - le mardi 5 août 2003 | Commentaire (33)

mercredi, le 23 juillet 2003

« Toutes ces coupes d'arbres pour étendre de la merde sur des terres de Caïn »

J'adore ce commentaire d'un aménagiste que m'a rapporté Julie ! Criant de vérité. Pour vous donner un portrait de l'industrie porcine au Québec, je vous suggère de louer et d'écouter le film Bacon, un pamplet fort intéressant sur le sujet qu'a réalisé mon ami Hugo LATULIPPE.

Ceci dit, en examinant plus attentivement le site web du BAPE, y a un lien vers une section consacrée à la question du développement durable de la production porcine au Québec où on a mis en ligne des dizaines d’études sur des problématiques qui lui sont associées comme la diversité biophysique ou la santé publique. On peut aussi consulter des portraits régionaux.
On clique ici !

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Envoyé par - François - le mercredi 23 juillet 2003 | Commentaire (1)

lundi, le 21 juillet 2003

Lotbinière championne du déboisement

C'est dans Lotbinière qu'on retrouve l'une des plus fortes concentrations de porcheries au Québec et on sait que beaucoup de producteurs font l'acquisition de terres boisées, les défrichent et y étendent le lisier de porc. Je n'ai pas réussi à trouver le rapport complet sur le site du BAPE, mais c'est sans doute une explication au déboisement.

***

Lotbinière championne du déboisement

« Il ne fait pas bon être un arbre sur une ferme dans la région. Le rythme de déboisement des terres agricoles s'est accéléré de 38 % sur le territoire Chaudière-Appalaches. Et dans la seule MRC de Lotbinière, 28 km2 de forêt sont passés au fil de la hache en trois ans. Tout cela, sous le regard impuissant des municipalités.

De Lotbinière à l'Islet, en passant par l'Amiante, la forêt au sud de Québec perd très rapidement du terrain. Un rapport publié par le bureau des audiences publiques de l'environnement (BAPE), dévoile que dans la région Chaudière-Appalaches, le rythme annuel de coupe des arbres a bondi de près de 40 % entre 1999 et 2002. Résultat : la forêt a été amputée d'au moins 154 km2, soit 2 % de sa superficie totale.

À l'intérieur des terres réservées à la culture, là où le phénomène est le plus flagrant, « c'est la MRC Lotbinière qui compte, de loin, la plus importante superficie déboisée », peut-on lire dans le document. L'Amiante se classe bonne deuxième, ayant dénudé un territoire de 24 km2 à l'intérieur et à l'extérieur des zones agricoles. Et Beauce-Sartigan est troisième, avec 21,3 km2. »
(Source : Violaine Ballivy, journal Le Soleil, lundi 21 juillet 2003)

Envoyé par - François - le lundi 21 juillet 2003 | Commentaire (1)

mardi, le 15 juillet 2003

Puer bruyamment dans la nature

Des « amants » du plein-air comme certains d'entre eux aiment se décrire...
« ...plus ça pue plus y'aiment ça... » Elvis GRATTON

***
Tiré intégralement du site web de Radio-Canada

VTT et écologistes aux îles de la Madeleine: reprise des débats...
Les écologistes des îles de la Madeleine protestent de nouveau contre les passages répétés des amateurs de véhicules tout-terrain sur les dunes très fragiles de l'archipel madelinot.

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Le passage répété des véhicules dans les dunes cause des dégâts permanents réaffirme Pascal Poirier du groupe écologiste Attention Frag'Îles: «Il y a plusieurs dunes qui sont dans un état de dégradation quand même avancé. » Pourtant, l'an dernier, le Club VTT des Îles concluait une première entente expérimentale avec le ministère de l'Environnement qui autorisait les amateurs de VTT à circuler à l'intérieur de sentiers balisés.

Le Club entretient 300 kilomètres de sentiers d'un bout à l'autre des Îles. La circulation des VTT ne devrait donc être permise que sur les dunes et les plages identifiées à cette fin et aménagées conformément au règlement.

Des délinquants
Le problème, ce sont les délinquants qui malgré les avertissements continuent d'enfreindre cette interdiction et circulent un peu partout hors des sentiers.
Le président du Club VTT, Jacques Poirier reconnaît qu'il faudrait envisager certaines mesures: «Probablement qu'on devrait être rendu à la partie coercition et émettre certaines sanctions.»

Pour le moment, la Sûreté du Québec, qui manque d'effectifs, ne patrouille qu'une journée par deux semaines ce qui n'est pas très efficace pour éliminer la circulation illégale. Les policiers ont émis deux contraventions en deux ans.
(Source : site web SRC)

Envoyé par - François - le mardi 15 juillet 2003 | Commentaire (0)

samedi, le 21 juin 2003

Brillant !

L’art de changer l’air en eau
Dectron International filtre l’eau produite par les climatiseurs
afin de la rendre potable

Extrait

Dectron International peut changer l’air en eau potable, et ce n’est pas un miracle. L’an dernier, cette entreprise montréalaise qui possède sept usines, dont six dans la région métropolitaine, a fait l’acquisition d’une technologie brevetée pour produire de l’eau à partir de l’air. Et ça marche!

Tout le monde peut constater que les appareils de climatisation, en refroidissant
l’air, laissent un résidu d’eau, laquelle est toutefois impropre à la consommation
humaine. Des clients de Dectron, un consortium d’entreprises spécialisées dans l’industrie de la qualité de l’air ambiant, ont demandé s’il était possible de récupérer ce liquide condensé qui sort des climatiseurs. «Nous leur avons dit que
nous allions essayer d’avoir une technologie pour filtrer cette eau, lui enlever toutes les impuretés, les particules de poussière et les gaz pour la rendre potable», raconte Brian Monk, vice-président exécutif de Dectron et ancien président de Circul-Aire, une compagnie acquise en 1998.

Pour l’instant, Dectron fabrique surtout des prototypes pour l’application de
cette technologie étonnante, dont l’un fonctionne fort bien sur une plate-forme
de forage d’Exxon dans le golfe du Mexique, avec une production de 600 litres d’eau potable par jour. En mer, il y a trois possibilités d’approvisionnement en
eau potable: en transporter par bateau ou par hélicoptère depuis la terre ferme,
transformer l’eau de mer en eau douce ou alors extraire l’eau qui se trouve dans
l’air. En mer, cet air est salé; il faut alors le purifier du chlore et des émanations de gaz qui proviennent de la plate-forme elle-même et des appareils qui s’y trouvent, notamment des génératrices d’électricité dont on a besoin pour les travaux de forage et pour le fonctionnement de l’appareil qui produit l’eau.

(Source : Claude Turcotte, Le Devoir, samedi 21 juin et dimanche 22 juin 2003)

Envoyé par - François - le samedi 21 juin 2003 | Commentaire (0)

mardi, le 17 juin 2003

Combattre le gaspillage

La semaine dernière, j'ai fait une petite montée sur le gaspillage de l'eau potable alors que dans mon complexe résidentiel, on arrosait abondamment, même après plusieurs jours de pluie. La Ville de Québec a proposé pour adoption un règlement sur l'utiisation de l'eau. Voici en quelques lignes l'essentiel de la proposition :

Le règlement proposé :

- détermine les conditions de l'utilisation de l'eau potable provenant du réseau d'aqueduc municipal pour les périodes d'arrosage, le remplissage des piscines, le lavage de véhicules et le nettoyage des stationnements;
- fixe à 6 litres la quantité maximale d'une chasse d'eau pour tout cabinet d'aisance qui sera installé à compter de la mise en vigueur du règlement;
- interdit l'installation de tout système de refroidissement et de réfrigération ou de congélation muni d'un système de refroidissement à l'eau.

Selon Mme Ann Bourget, conseillère municipale associée au comité exécutif, « la Ville souhaite ainsi se doter d'un des règlements les plus complets au Québec, facile d'application et tout en n'imposant pas de contraintes excessives aux citoyens et citoyennes ».

En vertu du règlement proposé, l'arrosage d'un jardin, d'un potager, de la pelouse, d'un arbre ou d'un arbuste sera permis entre 20 h et 23 h, sauf les samedis :
- les dates paires pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre pair;
- les dates impaires pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre impair.

Autres dispositions réglementaires :
Le projet de règlement R.V.Q. sur l'eau potable propose que le remplissage des piscines soit autorisé en tout temps, sauf au cours des mois de mai et de juin où il sera permis uniquement de 20 h à 6 h, selon le même calendrier que celui de l'arrosage : dates paires, sauf les samedis, pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre pair, et dates impaires, sauf les samedis, pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre impair.
Le nettoyage des entrées, des allées d'accès et des stationnements ne sera permis qu'en utilisant un boyau muni d'une fermeture automatique et uniquement du 1er avril au 10 mai de chaque année lors du grand ménage du printemps ou encore lors de travaux de peinture, de rénovation, de pose d'enduit protecteur ou de nettoyage d'une surface comportant des produits pétroliers ou des substances gommeuses.
En ce qui a trait au lavage d'un véhicule, celui-ci sera permis en tout temps à la condition d'utiliser un boyau à fermeture automatique.
À la refonte des règlements des anciennes villes s'ajouteront d'autres actions de la Ville de Québec pour économiser l'eau potable, dont la recherche et la réparation des fuites sur le réseau d'aqueduc, l'optimisation du traitement de l'eau potable, la gestion de la pression d'eau, l'éducation et la sensibilisation (notamment par sa participation au Programme d'économie d'eau potable de Réseau-Environnement).
(Source : communiqué de presse, Ville de Québec)

Bien hâte de voir les modalités d'application du règlement. J'espère que le baton va frapper fort !

Envoyé par - François - le mardi 17 juin 2003 | Commentaire (5)

samedi, le 14 juin 2003

Question marées noires

Je vous recommande fortement d'écouter l'émission Thalassa de cette semaine qui devrait être fidèle à son habitude : tout à fait passionnante !

THALASSA : vive la marée noire !
Cette semaine, l'émission THALASSA nous livre une enquête fouillée où l'on découvre qu'en matière d'hydrocarbures, il vaut mieux guérir que prévenir, nettoyer les plages que multiplier les contrôles dans les ports, gratter les rochers mazoutés que faire le ménage dans le milieu des pollueurs, ces rois du pétrole qui sont les vrais gagnants des marées noires. Un milieu opaque et verrouillé, une filière qu'Antoine Mora a remontée (avec Patrick Boileaux) de la Suisse à la Russie, sur les traces du Prestige, le si mal nommé pétrolier coulé au large de la Corogne cet hiver. Un voyage hallucinant dans un monde où l'argent pue plus encore que les hydrocarbures ! Récit autour d'un naufrage annoncé.

Ce vendredi 20 juin, 19 h 30, à l'antenne de TV5
Rediffusion le samedi soir à 0 h 30 et le mardi à 15 h. HE

(Source : infocourriel TV5)

Envoyé par - François - le samedi 14 juin 2003 | Commentaire (0)

mercredi, le 11 juin 2003

Retour sur le concert d'hier soir

Un bilan de la soirée d'arrosage : les gicleurs ont fonctionné pendant 1h30 !!! Le sol était tellement gorgé d'eau que celle-ci n'y pénétrait même pas. Je suis découragé...

Envoyé par - François - le mercredi 11 juin 2003 | Commentaire (0)

mardi, le 10 juin 2003

Le concert des gicleurs

Ce soir et cette nuit :
Quelques nuages. Ennuagement graduel au cours de la nuit. Vents d'ouest de 40 km/h devenant légers ce soir. Minimum 11.
Mercredi :
Pluie débutant le matin et cessant en fin de journée. Quantité totale de pluie prévue de 15 à 25 mm. Vents du nord-est de 20 km/h. Maximum 16. Indice uv de 1 ou bas.

On prévoit de la pluie demain. Une quantité appréciable nous annonce Environnement Canada. Pourtant, de ma fenêtre, j'entends les gicleurs qui arrosent les fleurs et le gazon sacré. C'est vrai qu'il a fait soleil aujourd'hui. Faut arroser ces végétaux mais pas avec n'importe quelle eau. Non monsieur ! Ils exigent de l'eau traitée, celle qui ne coûte rien... On dit tellement que la pluie est acide. On est jamais trop prudent.

Envoyé par - François - le mardi 10 juin 2003 | Commentaire (9)

mardi, le 3 juin 2003

La qualité de l'environnement urbain au Canada

La qualité de l'environnement dans les villes canadiennes : le rôle du gouvernement fédéral - rapport de la série « l'état du débat »

La Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (TRNEE) a rendu public son nouveau rapport sur l'État du débat intituléLa qualité de l'environnement dans les villes canadiennes : le rôle du gouvernement fédéral, au cours d'une conférence de presse à Winnipeg, le vendredi 30 mai 2003.

De plus en plus de Canadiens vivent dans les villes. La qualité de l'environnement est une composante majeure de la qualité de vie en général. En outre, la qualité de l'environnement urbain joue un rôle important dans l'attraction et la rétention des talents créateurs de richesse. À l'heure actuelle, les politiques du gouvernement fédéral touchant les villes manquent d'orientation et de coordination. Une réforme de la politique budgétaire serait une contribution extrêmement bénéfique pour les villes canadiennes.(Source : Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie) Merci à mon amie Julie TELLIER pour l'information.

Pour télécharger :La qualité de l'environnement dans les villes canadiennes : le rôle du gouvernement fédéral

Quand on jette un oeil sur cette étude, on conclut rapidement qu'on y répète le même bla bla maintes fois ressassé dans plusieurs études. Faudrait que les décideurs se bougent et appliquent les politiques lorsque, heureusement, elles existent. Et j'aime bien la phrase «La TRNEE se compose d’un président et d’un maximum de 24 membres distingués de la société canadienne. Les membres sont nommés par le Premier ministre... ». Pas de grosses surprises attendues...

Envoyé par - François - le mardi 3 juin 2003 | Commentaire (1)

dimanche, le 1 juin 2003

Quand les Chinois jouent aux castors

Alors qu'au Québec les projets de mini-centrales hydroélectriques soulèvent bien des protestations et des inquiétudes chez une partie de la population (dont je fais partie), voyez plutôt ce que les Chinois inaugurent...

En Chine, la mise en eau du barrage des Trois Gorges a commencé même si la persistance de fissures suscite des interrogations sur la solidité de l'ouvrage, le plus grand du genre au monde. Le réservoir a quelque 600 kilomètres de long et le niveau du Yangtse sera porté à 135 mètres au-dessus du niveau de la mer vers le 15 juin. L'ouvrage a une hauteur de 185 mètres. Les dernières inspections ont montré que les travaux de réparation des fissures n'avaient pas été une réussite complète. Ce barrage, dont le coût est de 25 milliards de dollars, a été construit pour lutter contre les inondations et pour produire éventuellement près de 85 milliards de kilowatts/heure d'électricité par année. Il a entraîné le déplacement de 725 000 personnes et la destruction de 13 villes et 116 villages. (Source : Radio-Canada)

Rien de moins. J'ai cru même entendre que le gouvernement chinois envisage la construction de trois autres ouvrages de ce type...

Envoyé par - François - le dimanche 1 juin 2003 | Commentaire (0)

Un portrait de l'environnemment

Dans son édition de la fin de semaine du 31 mai-1 juin 2003, le journal Le Devoir contient une section environnement fort intéressante. Je retiens principalement l’entrevue avec Harvey Mead, président de l’Union de la conservation de la nature (UQCN), qui espère que le nouveau gouvernement libéral aille de l’avant avec l’idée d’un Plan vert pour le Québec. Je partage aussi son inquiétude sur la relance possible des projets de mini-centrales hydroélectriques sur certaines rivières québécoises, surtout que le ministre des Ressources naturelles, Sam Hammad, semble favorable dans une certaine mesure à cette option...
Par ailleurs, je suis aussi rassuré que le nouveau ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, soit d’accord avec la Politique de l’eau et la nouvelle règlementation sur les pesticides développées sous l’ancien gouvernement péquiste. Reste à voir comment le ministre entend les appliquer...
Aussi au menu : l’industrie porcine, l’assainissement et l’industrialisation des eaux, le développement durable et l’urgence d’une planification intégrée pour l’application de cette dernière.

Envoyé par - François - le dimanche 1 juin 2003 | Commentaire (3)

Un portrait de l'environnemment

Dans son édition de la fin de semaine du 31 mai-1 juin 2003, le journal Le Devoir contient une section environnement fort intéressante. Je retiens principalement l’entrevue avec Harvey Mead, président de l’Union de la conservation de la nature (UQCN), qui espère que le nouveau gouvernement libéral aille de l’avant avec l’idée d’un Plan vert pour le Québec. Je partage aussi son inquiétude sur la relance possible des projets de mini-centrales hydroélectriques sur certaines rivières québécoises, surtout que le ministre des Ressources naturelles, Sam Hammad, semble favorable dans une certaine mesure à cette option...
Par ailleurs, je suis aussi rassuré que le nouveau ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, soit d’accord avec la Politique de l’eau et la nouvelle règlementation sur les pesticides développées sous l’ancien gouvernement péquiste. Reste à voir comment le ministre entend les appliquer...
Aussi au menu : l’industrie porcine, l’assainissement et l’industrialisation des eaux, le développement durable et l’urgence d’une planification intégrée pour l’application de cette dernière.

Envoyé par - François - le dimanche 1 juin 2003 | Commentaire (3)