Merde à l'été. Merde à sa chaleur. Puis tant qu'à y être, merde aux tondeuses à gazon à sept heures trente du matin.
Tel qu'annoncé, il y aura apprentissage ludique de l'anglais dans les écoles pour les enfants de première année, alors qu'actuellement il commençait en première (grosso modo 6 ans au lieu de 9). Ce bonbon du yes or no cache les défaillances de son enseignement par la suite. Enfin, ça m'inspire ceci : une réaction demi-teinte, car les baragouineurs feront les gorges chaudes, en porteurs du « multilingusme », analphabètes du français maternel, encore tire-pois de la société québécoise. Tsé veux dire ???
Comprenne qui veut, mais le sondage sur le taux de satisfaction de la mairesse Boucher laisse pantois :
« Deux citoyens sur trois sont satisfaits du travail de la mairesse Andrée Boucher, mais trouvent que le climat d'affrontement régnant à l'hôtel de ville handicape le développement de Québec.
Cinq mois après les élections municipales, un sondage CROP-Le Soleil montre une Andrée Boucher bien en selle dans son fauteuil de mairesse, avec un taux de satisfaction de 60 %, soit exactement l'inverse de celui du premier ministre Jean Charest...
Les citoyens de Québec, interrogés du 11 au 15 avril, sont 47 % à se dire plutôt satisfaits et 13 % à se dire très satisfaits de la mairesse. À l'autre bout du spectre, 22 % des sondés sont plutôt insatisfaits et 11 %, très insatisfaits. [...]
La cote d'amour reste la même qu'on soit de la banlieue ou du centre, observe Claude Gauthier, vice-président chez CROP. Le taux de satisfaction est plus marqué chez les hommes (67 %).
Si des élections étaient déclenchées aujourd'hui - elles sont prévues en 2009 - , la mairesse remporterait 42 % des intentions de vote, soit 4 % de moins que ce qu'elle a obtenu en novembre 2005.
Les sondés aiment leur mairesse, mais sont critiques par rapport aux chicanes à l'hôtel de ville. Ainsi, 73 % des citoyens estiment que le climat d'affrontement entre Mme Boucher et l'opposition formée par le Renouveau municipal nuit au développement de la ville. De même, ils sont 66 % à croire qu'avec une mairesse indépendante et une opposition majoritaire, le conseil peut difficilement être efficace.
Certaines décisions de la jeune administration ne passent pas la rampe. Pas moins de 62 % des personnes interrogées condamnent les changements des noms de rue, réforme poussée par le RMQ. Et 63 % grondent la mairesse pour avoir repris son ancien bureau à l'hôtel de ville de Sainte-Foy, expulsant la présidente de l'arrondissement.» (Source : Le Soleil, mercredi 26 avril 2006, p. 1)
Drogue, eau fluorée, oreilles trop châtiées par trop de conneries ou ouïe sélective, vos hypothèses valent les miennes. Néanmoins, le chroniqueur du Soleil François Bourque conclut comme moi lorsqu'il écrit qu' « arrive un jour où celle qui était rassurante par sa gestion traditionnelle de bonne mère de famille puisse inquiéter. Précisément par sa gestion de bonne mère de famille. » (Source : Le Soleil, mercredi 26 avril 2006, p. 5) L'ambition des citoyens de Québec : rester au chaud, sous la couette rassurante qu'est leur mairesse en avalant ce qu'ils croient être des bonbons mais qui en réalité des couleuvres ; réformer, modifier, certes, qu'elle s'exécute mais pas en boutefeu.
Ouin ben si il y a quelque chose qui commence à m'écoeurer, c'est la relation qui est entretenue avec la bouffe ; des circulaires de supermarchés aux couleurs criardes, aux émissions télévisées de « matantes » dans lesquelles y a toujours un mec qui popote, en passant par les nutritionnistes qui roulent les R et calculent à combien de morceaux de beurre équivaut tel ou tel truc, partout on parle du manger. Ce matin, pas question de jouer la culpabilité versus certaines régions du monde qui sont affamées, mais l'omniprésence des Obélix dans la société... me pèse.
À mettre dans les mains des masculinistes pour une petite branlette de l'esprit, le bouquin Le Premier Sexe (Denoël) de Éric Zemmour. Ce vendredi, la journaliste Josée Blanchette publiait une critique de ce pamphlet contre la féminisation de l'homme et de la société. La semaine dernière, Zemmour a pris une branlée à Tout le monde en parle, l'original, et je soupçonne qu'il en a joui. Alors, comme c'est toujours le cas lorsqu'il s'agit de ces provocs aux troubles hormonaux - l'habit ne fait pas l'homme -, on en parle ou on n'en parle pas ? Vous qui me lisez - depuis quand et pourquoi, je suis curieux... - croyez-vous que je suis adepte de la première ou la deuxième école ?
À coup sûr, moi, j'en parle, car même si c'est à leur satisfaction selon le célèbre adage « parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en », ce « premier sexe [qui] a la queue entre les jambes », pour reprendre le titre de Josée Blanchette, a le don de m'énerver ; derrière ces palabres, y a des mecs qui feront des femmes les boucs émissaires de leurs échecs. Or, messieurs, cessez de jouer les ados attardés (sic).
Chiant est l'été québécois avec son humidité chape de plomb. Marre. Fallait bien que ce soit aujourd'hui ce fameux manteau ; alourdir cette journée qui se voulait légère avec ce retour de madame, qui est présentement quelque part au-dessus des eaux atlantiques.
Vivement l'automne. Je, mais je déteste la chaleur.
Ce qui m'énerve profondément dans ce pays, c'est ce que j'appelle « l'hiver bashing ». Alors que nos pères ont affronté les rigueurs hivernales avec des moyens techniques qui nous apparaissent aujourd'hui dérisoires, nos progrès en matières vestimentaire, véhiculaire ou de déneigement s'accompagnent d'une attitude de complexés. Le Québécois est devenu un pleutre face à son hiver. Un pissou.
Et y en a marre.
Vous auriez dû les voir et les entendre, nos miss météo de la télé. D'abord, leur ton se faisait grave, presque solennel : mesdames et messieurs, nous avons reçu plus de quinze centimètres de neige. Ensuite, la respiration devenait haletante, les mots jaillissaient de leur bouche et une petite écume blanchâtre à peine visible rivalisait avec leur rouge à lèvres : mesdames et messieurs, c'est la tempête. Leur petit coeur pomponné sous le tailleur battait la chamade comme un grand cri de désarroi : mesdames et messieurs, dix centimètres supplémentaires sont prévus et les vents continueront à souffler de leurs quarante kilomètres heure.
À travers ces miss, on entend déjà la litanie du Québécois ; au pays de l'hiver, on aime s'en plaindre et être un pleutre de ce que nous sommes. Et ce n'est qu'un aperçu... À plusieurs, ceux qu'on va trop entendre durant les prochains mois, je n'aurais qu'une chose à dire : ça existe la libre circulation des personnes.
Que dire si ce n'est que le temps est moche : vent, pluie intermittente et le froid qui s'installe tranquillement. Novembre avant l'heure dirait-on. Alors allons-y avec un billet d'humeur...
Ainsi, le temps a été maussade aujourd'hui. Pourtant, j'aime. J'aime pour le silence, parce que c'est lourd dehors et que les gens demeurent à l'intérieur ou fréquentent les centres commerciaux, si bien qu'on n'en voit pas. Suffit d'un dimanche un tantinet tristounet - voire dimanche tout court - et voilà les magasins envahis, ces nouveaux temples des familles. Exception : les Néo-écossais résistent à la tentation de violer la journée du seigneur. Hey ! Adresse à certains parents : un peu de temps en famille à vous oxygéner le corps ou l'esprit dans les biblios ou les musées, ça ne vous tente pas ? Ou simplement donner du temps à la famille et aux enfants, plus que ces minutes minables ?
Tiens... Voilà que la mafia montréalaise se manifeste. Quand les portes de l'hôtel de ville de Montréal seront-elles défoncées ?
Me semble qu'il y a un autre truc qui me titillait... Ah oui... Savez-vous qui est le pire ennemi des Québécois ? Les Québécois, bien sûr. Et le pire ennemi du Parti Québécois ? Lui-même, bien sûr. Et l'ennemi de l'indépendance ? Bis, le parti souverainiste, le PQ, avec son obsession référendaire et cette façon de banaliser l'exercice et sa démarche. Constat d'un indépendantiste...