À plus ou moins 10 degrés sous zéro, un ciel de bleu et un soleil radieux, il n'y a aucune, mais alors là aucune raison de rester encabané. Ma-gni-fique.
Après les préliminaires, des guili-guili pour les yeux à côté de chez-moi, voici l'orgie automnale auquelle madame et moi avons participé. Hélas, les voyeurs ne pourront plus se rincer l'oeil ; la pluie, le vent, ont dénudé les arbres à leur squelette.
Au nord de Québec, la rivière Jacques–Cartier qui sillonne le comté de Tewksbury

Des environs de Deschambault à St-Augustin
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Et une pointe dans la région de Charlevoix et ce fleuve, immense

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Pour ces belles photos, c'est madame qu'il faut féliciter !
Une orgie d'automne et pourquoi pas quelques préliminaires qui exciteront l'oeil, jusqu'à en écarquiller les yeux. Et les narines, avec ce sent-bon qu'est la forêt d'automne.

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Tout ça au pays de l'or bleu, avec les petites algues bleues qui deviennent reines. Ce n'est guère surprenant avec des cochons comme sujets : toujours plus verts les gazons, plus que celui du voisin. Et le bateau : toujours plus puissant, plus bruyant, plus puant. Je pollue, donc je suis.
Les choses s'expliquent. En congédiant le ministre de l'Environnement pour nommer son yes man, qui hop, sitôt en place, donne son accord à un projet contestable et contesté, le PM Charest fait peine à voir ; Intrawest et le Mont-Tremblant ont fait école et du moment où des millions de dollars valsent, la recette vaut partout. Un ministre qui juge « que la consultation ayant eu cours sur un changement de vocation sur 143 ha (proposition L'Espérance) vaut tout autant pour les 649 qu'on entend privatiser » (Le Devoir) n'est pas rassurant. Bah, une superficie quatre fois plus importante, avec une qualité de milieu naturel qui varie, fort probablement, pourquoi attendre ???
Chiante. De la pateaugoire de ce samedi à la patinoire de demain, mère Nature joue vraiment les sales emmerdeuses. La température joue les yo-yo et si cet épisode trace la tendance, c'est-à-dire que le réchauffement contribuera à l'augmentation du nombre de yo-yo, là vous pourrez exécrer l'hiver.
Voir du gazon le 14 janvier, moi, ça m'écoeure.

Source : Environnement Canada
Parce que le Québec est un éternel été pour les miss météo et les pleutres, la météorologie médiatique qui se targue de tendances pseudo-scientifiques sur quatorze jours casse déjà du sel (sic) sur le dos de l'hiver. Novembre et ses dents de scie ne sont qu'un début ; mois des morts, tel le présage au défilé des édentés de la saison blanche, novembre annonce décembre. Et, comme ce dernier est la suite logique du premier, il n'y a pas de doute que nous avançons vers la saison des jérémiades et des lamentations. La tempette (sic) qui est la tempête d'urbains des dernières heures nous en convainc. Alors allons-y de quelques boules de neige en pleine gueule, chers lecteurs.
D'abord, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, la science météorologique a cédé au marketing ; ici, les observateurs nourrissent un peu plus le complexe québécois par rapport à sa nordicité, faisant mentir le poète. Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver, chanta-t-il. Mon pays ce n'est pas un pays, c'est un tiers-monde climatique, vous dis-je. De cette nordicité refoulée, un jour j'écrivis pour mon mémoire de maîtrise qu'elle est la prise en compte d'un milieu de vie dans une zone froide fortement associé à l'humidité, la neige et les vents. De fait, la nordicité exige une philosophie de développement qui conduit à proposer des solutions originales, satisfaisantes et durables aux problèmes politiques, économiques, culturels et urbanistiques. Autrement dit, il faut dépasser la perception que la nordicité est uniquement le « Grand Nord » et les terres des Inuit. La notion du nord est en bien relative, en définitive.
Par ailleurs, seulement le vocabulaire « bâtardise » un plus notre hiver, sous prétexte d'une vulgarisation de l'information. Je vous présente la plus récente trouvaille que j'ai décrochée chez Météomédia, la neige roulée :

Poétique, mon oeil et nous sommes loin de la prose de monsieur Jourdain. On dirait plutôt l’invasion de chardon de Russie, ces boules d’herbe des plaines de l’Ouest qui roulent dans les bons vieux films westerns.
Dernière remarque : lorsque par malheur le ciel annonce une neige prochaine, les citoyens réclament qu’on la ramasse avant qu’elle ne soit tombée. De territoire fortement marqué par la saison froide, nous sommes passés à une époque de disparition de l’hiver dans la ville, soit une « désaisonnisation ». En quelque sorte, c’est l’existence d’un paradoxe : autrefois plus pénible à vivre, l’hiver était relativement accepté, alors qu’aujourd’hui il est l’objet de constantes lamentations et récriminations.
L'amie Julie vient de me souligner : vous pouvez regarder en ligne le reportage d'Enjeux sur l'industrie du froid. Ça se passe ici. Ça méritera un article !
Le cours du pétrole s'est envolé, pas l'oiseau « pétrolé ».

Et un proprio écolo d'un Hummer, ça existe.

Source : Anti-voitures
Si je vous disais que d'une samare je suis passé au gland...
« ...en 2005, l'administration Bush a réduit de 80% le budget prévu de 27,1 millions de dollars demandé par le Génie civil de l'armée pour améliorer les digues, qui est tombé dans un premier temps à 3,9 millions avant d'être légèrement relevé par le Congrés à 5,7 millions (contre 10 millions de dollars en 2001). Le budget prévu de 100 millions de dollars demandé par l'organisme de contrôle des crues de Louisiane a été réduit à 34 millions de dollars, contre 69 millions en 2001. Mercredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan, avait pourtant nié tout sous-financement par l'administration, affirmant qu'il n'avait reçu aucune plainte du Génie civil de l'armée. "Nous avons ignoré le problème jusqu'à la catastrophe", souligne Mark Fischetti, éditorialiste au Scientific American Magazine, dans une tribune publiée par le New York Times vendredi. » (Source : TF1)
La goutte d'eau budgétaire est devenue un océan. À moins que les coûts de réparation, estimés à 150 milliards de dollars selon ce j'ai lu plutôt aujourd'hui, soient un puits sans fond...
Sur le blogue Real Climate dont l'« objectif est de fournir une réaction rapide aux actualités, et de fournir le contexte scientifique souvent absent dans les médias », on peut lire l'article Hurricanes and Global Warming - Is There a Connection? qui a le mérite de placer la catastrophe dans une perspective climatique sur un long horizon temporel. De plus, il permet la compréhension du réchauffement sans tomber, ni dans le catastrophisme, ni le nihilisme qui polarisent certains discours.
À l'Isle-aux-Grues, le bonheur est dans le pré pour la Bernache du Canada.

Le drame de l'autoroute des lâlâ, ce n'est pas la conclusion prévisible d'un rapport du BAPE [PDF] dans lequel j'ai louvoyé comme un bon automobiliste sur la 175. D'abord, et ce qui est frappant, on y machouille les mots et les concepts. Ainsi, on ne parle pas d'autoroute, mais de route à « quatre voies séparées » pour faire plus soft et le développement durable, comme le tourisme associé, est galvaudé par les commissaires. Par exemple, on y lit que « [l'État] devrait profiter du projet d’amélioration de la route 175 pour intégrer une voie cyclable entre les villes de Québec et de Saguenay. L’accotement pavé pourrait être configuré pour accueillir les cyclistes en toute sécurité. » (Projets d’amélioration de la route 175, p. 105) Sérieusement, croient-ils que le dit accotement pavé, qui ne peut être qu'un site propre, isolé physiquement des bagnoles et des fardiers pour être sécuritaire, sera réalisé ? C'est du bonbon, une pilule dorée pour environnementalistes. Vous pouvez même parier qu'on en annoncera l'abandon - ou bien qu'on le balaiera en douce - en raison de son coût, a contrario de l'énormité pour les bagnoles qui n'offusque personne.
Ensuite, comment ne pas sourire lorsque les commissaires écrivent que « ...quatre voies séparées et la route de contournement permettraient aussi d’améliorer la fluidité de la circulation, principalement en période de pointe... » (p. 111)
Enfin, qu'un cancre municipal, maire au royaume, déclare aux médias qu'il en a marre de ces « processus de consultation qui [...] retardent inutilement certains projets » (Source : SRC), autrement dit qu'il n'en a rien à secouer des impacts tant financiers qu'environnementaux, c'est du mauvais prêche de paroisse du haut de sa mairie. Mais pour le prêcheur, quatre voies, un terre-plein, trêve d'alternative ; je bande, nous bandons, quand il est question d'autoroute, se dit-il.
Le drame est plutôt ailleurs, je vous le dis ; c'est qu'avec une autoroute, les idiots du royaume deviendront plus rapidement idiots au village.
Pas de procréation prévue entre madame et moi, mais une graine (sic) a été mise en terre cette semaine. De la samare devrait naître un petit érable dont vous pourrez suivre la croissance ici, chaque vendredi. Que de suspense en prévision ! ;c))

Au chalet de mon père, l'assiette au beurre est une assiette aux arachides pour ce petit suisse (tamia) qui accepte la douceur des doigts sur son dos.

Tombés du ciel, arrivés d'on ne sait où, Monsieur et Madame amerrissent dans la piscine à chaque printemps depuis plusieurs années et ce, pour un repos de quelques jours. Au menu : bouchées de pain et coins-coins.
Madame
Monsieur
Madame et Monsieur
Via Info-Finlande, je vous ramène où vous étiez il y a quelques mois. Souvenez-vous, Québécois, vous brailliez, un peu comme si vous débattiez du sexe des anges ; tous deux inutiles, à la différence que le premier se débat avec une réponse. Bienvenue à nouveau au nord, au froid et leur hiver.
Cliquez sur ce lien pour voyager sur la Baltique gelée et écoutez la glace se fracturer comme l'eau prisonnière de votre fleuve en hiver.
Ça semble tout simplement superbe.
Comme j'adore l'hiver, une copine m'a offert pour mon anniversaire un joli livre au titre évocateur : Flocons de neige. Chaque flocon est unique et il est une merveilleuse construction qui tombe sur nous :
« Très haut dans le ciel, un flocon de neige naît. Des branches cristallines poussent autour d'un noyau de poussière microscopique, formant ainsi des œuvres uniques. Son poids étant insignifiant, un cristal de neige met parfois des heures à tomber, pour finalement atterrir là où les micro-photographies de Patricia Rasmussen peuvent capter la beauté évanescente et la complexité de l'art de la nature.
Le plus merveilleux, c'est la manière dont les flocons de neige prennent des formes complexes et symétriques en l'absence de tout plan ou de tout code génétique qui en instruirait la construction. Comment en viennent-ils à adopter des structures si compliquées ? Où se trouve le génie créateur qui conçoit l'infinie diversité de leurs motifs ? Pourquoi n'y a-t-il jamais deux flocons de neige semblables ? Malgré ce mystère non résolu, cet ouvrage captivant nous fait mieux apprécier l'intime beauté des flocons de neige et la variété de leurs formes.
Flocons de neige
Kenneth Libbrecht
Photographies de Patricia Rasmussen
Éditions de l'Homme
2003
ISBN : 2761918754
Passage à Rovaniemi, Finlande, pour un petit article bien sympa au sujet de leurs huit saisons.
Il y a quelques jours, les Hautes-Tatras, une portion slovaque de la chaîne de montagnes des Carpates, ont été balayées par d'immenses vents qui ont soufflé douze mille hectares de forêt dans une région peu développée. Une catastrophe naturelle en soi, mais qui pose le dilemme suivant : reboiser pour tenter de retrouver l'intégralité de l'écologie ou simplement laisser la nature à son cours, ou bien profiter de la catastrophe pour ouvrir la région au secteur récréotouristique.
Voilà le combat qui va s'engager entre environnementalistes et promoteurs du développement économique. La question est lancée dans cet article [ANG].
La première fois, c'est merveilleux !
Les prédictions de votre expert...
D'abord, Bush sera élu (reste à prédire combien de jours ça prendra officiellement).
Ensuite et plus important, mes antennes prévoient le premier dix centimètres de neige le 21 novembre. Et vous, la première blanche de cette importance, c'est pour quand ? Les paris sont ouverts.
Ce serait trop bête de ne pas figer ces couleurs d'automne qui sont saisissantes.

Pour le lever de mardi, quelques couleurs offertes par l'automne québécois que j'ai eu le plaisir d'immortaliser pour égayer une autre journée.


Avec le froid plus mordant de ce matin, les couleurs rouge, jaune et orange des feuilles chassent un peu plus chaque jour le vert. Le week-end prochain sera sûrement cette orgie de couleurs qu'on aime voir.
Même l'odeur a changé depuis peu. Le mélange de froid, de terre et de feuilles mortes qui se décomposent dans la terre est unique et sous les pas, on entend un murmure que la neige aura tu dans quelques semaines.
Dommage que, si loin, tes pas foulent les pavés et le macadam au-lieu de faire bruisser les feuilles à mes côtés.
La tempête tropicale nommée Bonnie s'est abattue sur la côte est américaine, suivie de l'ouragan Charley. Pourquoi n'a-t-on pas baptisé ce dernier Clyde ?
Au printemps, alors que je dégourdissais de mon dernier hiver, le pied enfin au soleil, on est venu m'amputer un bras. Au son de la scie, François eut beau gueuler et protester, mais ce fut trop tard, les dents de l'outil avaient commencé leur boucherie.
Puis, avec une détermination toute naturelle et force du soleil aidant, j'offre à mes tortionnaires un nouveau membre sous mon moignon, véritable bras d'honneur.
Assis tranquille sur la terrasse, j'ai assisté au drame, impuissant. À une vingtaine de mètres de moi, deux oiseaux, des merles d'Amérique, ne piaillaient pas mais criaient en volant de façon erratique ; une grande corneille, bien plus grosse que le couple d'oiseaux, tentait d'avaler un de leurs oisillons. Attaquée par les parents, la corneille s'est envolée, l'oisillon accroché au bec... La loi du plus fort.
Chez Thierry, j'ai piqué cette photographie de jacynthes poussant dans les bois. En allant sur le billet où Thierry nous parle de ce joli parterre, il y a un lien pour découvrir d'autres photos de ce qui sent si bon.

Puis tiens... Je republie par plaisir cette photo de la rivière Kamouraska que j'avais mise sur ce site l'automne dernier. Elle a été prise une fin de journée, à l'instant où la rivière est en feu et va s'éteindre dans le fleuve St-Laurent. Le printemps maintenant arrivé, elle pourra se rallumer dans tous ses méandres très bientôt.

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La veille, la température s'est un peu assoupie et la pluie a mouillé. Le froid venu, il a congelé l'eau et un mince vernis a recouvert les arbres qui se sont illuminés grâce au soleil du matin. Des arbres d'argent.

Les secteurs de Montréal et de Laval qui bordent la rivière des Prairies sont aux prises avec des inondations qui menacent plusieurs résidences. Un phénomène de cette ampleur est assez rare en plein hiver et par grand froid ; les inondations sont plus communes lorsqu'il pleut l'hiver ou lors des redoux quand la glace fond. Pour expliquer ce sursaut des eaux, on a mis en cause le frasil comme l'un des responsables. Un bien joli mot aux oreilles, mais qu'est-ce que c'est ? Explications...
Pendant les périodes de gel, la glace se forme sur la surface de la rivière à partir des berges. Des cristaux de glace peuvent croître dans la rivière sous forme de frasil, dans les eaux turbulentes libres qui sont rapidement refroidies, c'est-à-dire lorsque la température de l'eau est légèrement inférieure à 0°C. C'est un phénomène très courant dans les rapides. Les cristaux de glace tendent à s'agglomérer et à s'accumuler, et ils peuvent se fixer sous la surface de la nappe de glace ou sur le lit de la rivière sous forme de glace de fond.
Le frasil aggloméré peut aussi former des flocons qui flottent à la surface lorsque la turbulence du cours d'eau est réduite ou lorsque la flottaison d'une masse croissante est supérieure à la turbulence descendante. Les flocons continuent à s'agglomérer et ils forment des radeaux de glace, lesquels peuvent à leur tour se souder ensemble pour devenir des blocs de glace à la dérive. Les radeaux et les flocons de frasil sont les principaux composants dans la formation de la nappe de glace d'une rivière. Sur les eaux tranquilles, cette nappe constitue une couche unique de blocs de glace à la dérive et de radeaux de glace, mais ailleurs, plusieurs couches peuvent se superposer.
Durant les périodes de gel, les embâcles surviennent habituellement lorsque la glace flottante, sous forme de frasil ou de blocs, rencontre une nappe de glace stable. L'extrémité aval de l'embâcle est appelée début, et l'extrémité amont est appelée fin. La glace stable est soudée par le gel à la rive, ou encore elle ne peut pas se déplacer en raison de la morphologie du cours d'eau. De façon générale, la glace qui arrive coule sous la glace stable et s'accumule en dessous, ou s'empile derrière, ou encore les deux à la fois. Toutefois, certains éléments physiques peuvent, conjointement avec la nappe de glace ou seuls à l'occasion, augmenter la possibilité de formation d'un embâcle : piliers de ponts, îles, tournants prononcés, eaux peu profondes, réduction soudaine des pentes et étranglement du cours d'eau.
Source : Environnement Canada
Un ami m'a fait parvenir de superbes photos qu'un collègue de travail a prises à bord d'un bateau sur le St-Laurent. Elles ont été croquées la semaine dernière à bord du Nordik Express, entre Rimouski et Québec. Ce bateau effectue le transport de passagers et de marchandises vers les villages isolés de la Basse-Côte-Nord. Il s'agissait de son dernier voyage de la saison et au retour vers Québec, il a pris à bord une cinquantaine de passagers à Rimouski.
Avec l'autorisation de M. Marcotte (aucun lien de parenté avec moi...), j'en publie quelques-unes sur Magellan. Remerciements à mon copain Étienne qui me les a fait parvenir.






Parce qu'il fait un -21°C polaire sur Québec, que ces bêtes sont belles et qu'Elle aime bien ces « nounours », me semble-t-il.

J'ai bien aimé ce reportage à la SRC sur la grosse besogne accomplie par les brise-glaces et les remorqueurs du fleuve St-Laurent pour dégager la voie maritime et l'entrée du port des immenses glaces qui atteignent parfois les cinq mètres d'épaisseur !
1. Petite mélodie de flûte...
2. Voix du narrateur :
« Voici le bison, grand bovidé sauvage... »
Le site web La faune et flore du pays contient des ressources éducatives destinées aux enfants pour leur faire connaître la richesse de la nature d'ici. Mais ce qu'il y a de plus amusant, et ça rappellera des souvenirs à plusieurs, ce sont ces vidéos qui étaient diffusés il y a longtemps à la télévision. Je me suis bien amusé en revoyant certains d'entre eux. Mes deux préférés : l'ours noir et le renard roux. J'avais fait une recherche sur ce dernier à l'école à l'âge de dix ans environ. Je dis ça, car je l'ai retrouvée récemment à travers de la vieille paperasse. Joli travail et attention, une reliure faite de mes mains... avec de la laine rose. C'est pas mignon ça ? :-)
Soubresaut, n.m.
Mouvement brusque et inopiné.
Inopiné, ée, adj.
Imprévu, inattendu
Températures froides et neige au menu
De vifs soubresauts de l'hiver sont au programme pour le Québec, aujourd'hui : dans l'Ouest, le temps très froid sévira dès cet après-midi, après les chutes de neige de ce matin, tandis que des accumulations de plus de 15 centimètres de neige sont prévues, plus à l'Est.
Source : Cyberpresse
Ouais, ouais, j'en fais une obsession, mais y en a marre du pleurnichage contre l'hiver, comme si des chutes neige et du grand froid en hiver étaient rarissimes. Tenez, lors des derniers jours où l’on a connu de grands froids, y a même TVA qui a ouvert son bulletin télévisé en faisant le tour de ses correspondants des régions (en passant, Montréal n'est pas une région, le reste du Québec en est composé de plusieurs... Je raille, j'ironise). Son chef d'antenne, tenant bien en place son écouteur dans l'oreille pour ne rien manquer de la description de cette scène comme une nouvelle page d'histoire, demande à son interlocuteur :
- Alors Jean-Paul, comment parvient-on à survivre aujourd'hui à Sherbrooke ?
- Mon cher Pierre, je vous dis qu'il fait froid. On doit même s'habiller chaudement.
Bien sûr, j’ai inventé la converse mais ça se rapprochait. Ça vient du ciel mes coquelicots, mais je vous assure que ça n'a rien à voir avec le Saint-Esprit.
Aujourd'hui, 11h30, il fait –26° C dehors. Ça n'a rien d'exceptionnel en ce pays et malgré ce que plusieurs peuvent croire, il peut faire chaud à cette température. Une température glaciale à fendre l'écorce d'un arbre, comme mon souvenir de ce gros et grand merisier en face de notre ancien chalet dont l'écorce s'était fendue durant une nuit polaire sur toute sa hauteur. Plus tard, la plaie s’est refermée et l’on apercevait une grande cicatrice sur cet être immense.
J'ai toujours considéré les arbres comme des êtres à part entière. L’été, je m’évadais dans la forêt environnante pour écouter leurs feuilles au vent, tandis que l’hiver, malgré leur nudité, le froid et le vent faisaient parler les arbres autrement. Raquettes aux pieds et emmitouflé, j’adorais marcher dans la forêt lors des nuits glaciales à travers les arbres, où seule la lune éclairait faiblement mon chemin. Je me croyais presque en expédition avec ma lampe de poche, mes allumettes et mon grand couteau au cas où des loups m'attaqueraient. J'aimais me faire peur, car je doute qu'il y avait de ces animaux. Alors les nuits où je me sentais brave, je m’enfonçais un peu plus loin à travers les bois et après plusieurs minutes de marche, je m’arrêtais pour écouter les arbres gelés qui craquaient parce que le vent les faisait balancer. Parfois, pour résister au froid, j’allumais un petit feu non loin de la source au bout de notre immense terrain. En me réchauffant, j’étirais le plaisir d’être là.
Ça fait près de quinze ans la dernière nuit où je suis allé dans ma forêt et je me demande si mon merisier était encore là. Si lui se dresse toujours aussi droit, aussi fièrement.
L'obsession météorologique pousse certains organismes à jouer aux prédicteurs. Par exemple, sur ce site où je vais prendre le poul du temps qu'il fera pour la région de Québec, on donne les prévisions météorologiques sur une période de neuf jours ! Certains y verront une prouesse alors qu'Environnement Canada ne les donne que pour cinq jours. Or, si les souvenirs de mon cours de climatologie sont exacts, il n'existe pas de modèle pour prévoir sur une si longue période et danc ce cas, on n'est pas dans la tendance, mais dans la prévision avec chiffres.
Autre truc qui me fait rire sur le premier site : on parle de « précipitations hivernales ». Ça veut dire quoi ? De la neige, de la pluie, de la bruine, de la grêle ? Y a un joli méli-mélo de possibilités... Alors, au lieu de faire croire aux gens qu'on peut prédire quasiment dix jours à l'avance, peut-être se concentrer sur les trois ou quatre jours à venir.
L'hiver officieux et même officiel perd souvent son nord ici. Un grand froid la semaine dernière qui était le bienvenu pour tester mon nouveau manteau, une tempête de neige lundi qui nous laisse près de cinquante centimètres, la journée suivante radieuse, toute de ciel bleu et de soleil, ensuite de la pluie une nuit parce que plus chaude que le jour et qui se poursuit le lendemain et enfin, aujourd'hui, du vent, de la neige et de la poudrerie. Pas de place à la monotonie. C'est parfois déroutant et déconcertant, mais loin d'être ennuyant.
Première tempête de neige. Une « vraie » tempête comme il est dit dans les médias. Merde... C'est une tempête ou pas. Ce qui est bien avec toute cette neige - on en attend environ 30 cm - c'est que ça crée un silence, tous les bruits sont atténués. Et puis, c'est joli... Petit mot pour Jean RICHARD s'il se pointe ici : Carole, notre miss météo de la SRC, va certainement parler de catastrophe naturelle ce soir aux actualités.

En feuilletant le journal du samedi, le géographe que je suis a trouvé un article sur un coin du monde qu'il affectionne particulièrement : la région de l'ex-URSS. C'est bien connu qu'en disparaissant des atlas géopolitiques, le territoire de cette ex-URSS a laissé apparaître de nombreuses catastrophes écologiques comme ces vieux dépôts de sous-marins tout rouillés qui pourrissent dans le port de Vladivostok ou comme le cas que je vous présente, la disparition d'une mer intérieure, la mer d'Aral.
Le traces de cette lente agonies apparaissent nettement sur cette carte tirée du journal Le Monde diplomatique et la photo ci-dessous. On y aperçoit clairement les anciennes zones submergées par la mer.
Pourquoi cet assèchement, cette désertification ? La raison principale est la suivante comme on peut le lire dans un article publié dans le journal Le Devoir : « [la mer] se transforme depuis les années 60 en désert de sable et de sel du fait de l’irrigation massive mise en oeuvre pour la culture du coton par les anciens dirigeants soviétiques. Les deux fleuves qui s’y jettent, le Syr-Daria et l’Amou-Daria, n’alimentent plus suffisamment la mer. » (Le Devoir, 6 et 7 déc. 2003, A9)
Image satellite de l'assèchement de la mer d'Aral

En modernisant les pratiques agricoles, en érigeant une digue et en régularisant le cours de ses affluents, les scientifiques et les autorités espèrent que la mer aura gagné deux mètres d'ici trois ans et 870 km2, ce qui demeure tout de même insignifiant par rapport à la situation qui prévalait il y a plus de cinquante ans.
Quelques chiffres :
- les pêcheurs kazakhs et ouzbeks ont vu les côtes reculer de plus de 150 kilomètres en 40 ans ;
- 28 des 30 races de poissons ont disparu ;
- des 85 000 habitants de l’Aral kazakh, 40 000 vivaient
de la pêche et 16 000 ont quitté la région ;
- la mer a baissé de 53,40 mètres en 1960 à 30 mètres au sud et 40 au nord.
À voir aussi, le dossier Les chantiers de l’environnement à l’Est du Monde diplomatique publié en 2000.
Quand il y a cette aurore, vêtue tout d'un mélange d'orange et de rose, m'en fous de me réveiller si tôt, à peine le « dong » de 5h30 sonné. La neige est tombée cette nuit ; les derniers flocons rejoignent lentement les autres et viennent s'y coller et s'y blottir pour mieux habiller les arbres et couvrir les voitures. La voisine, qui n'a pas le sourire facile, va certainement s'ajouter une ride ce matin et serrer les dents en balayant sa bagnole.
Flocons au petit matin

Sans avoir touché cette neige mais sachant qu'il ne fait qu'un maigre 0°, elle doit faire ce « crounch » sous nos pas. Une neige bien collante que les garçons auront tôt fait de mettre en boules qu'ils lanceront sur les fesses des jeunes filles sur le chemin de l'école...
Vous vous souvenez de ce vieux sketch au festival Juste pour rire qui date d'il y a plus de 15 ans ? Ben je viens d'y penser (assez bizzarre tout de même ce flash) en lisant un article de journal. J'ai déjà parlé de ce complexe québécois par rapport à son hiver et comme ça m'énerve de lire ces bêtises sur le traitement de l'hiver dans les journaux et les médias. Et je ne parle pas de ce que je peux entendre dans la populace.
Et l'hiver qui n'est pas encore commencé...
« La faible tempête de neige qui a balayé Québec hier soir... »
Je la cherche encore, cette moindre trace de tempête...
«...ont dû bien se vêtir pour braver les vents froids. »
Ben oui... Faut s'habiller.
« Mais les plus braves ont tout de même pu assister à un événement... »
Sûrement nos bonnes vieilles racines de coureurs des bois ? Vraiment...
Source : Le Soleil

Un phoque sur la grève à Rivière-Ouelle
(Extrait)
M. Paul Charbonneau de Rivière-Ouelle a eu toute une surprise mardi matin lorsqu'il a découvert un petit phoque bien vivant se reposant sur la plage face à sa résidence à Rivière-Ouelle.
Intrigué par cette rencontre et surtout par le fait que l'animal ne se déplacait pas et qu'il se laissait approcher, M. Charbonneau a contacté le service de la Protection de la faune, qui l'ont mis en contact avec l'Institut Maurice-Lamontagne.
Après leur avoir transmis des photos de l'animal par Internet, M. Charbonneau a été informé qu'il s'agissait d'un petit phoque du Groenland, qui se reposait après un long voyage. Normalement, ce phoque fréquente les banquises flottantes du golfe du Saint-Laurent en hiver et au printemps. En été, il migre vers l'Arctique. C'est donc inhabituel qu'il se retrouve dans notre région.
[...]
Source : Gilles LeBel, Le St-Laurent-Portage
Lorsque nos ciels sont à la grisaille et qu'une lumière déjà loin s'éloigne encore plus, celle au-dessus de nos têtes qui se faufile parmi les nuages est tout de même un réconfort.
À Rivière-Ouelle

Source : Paul CHARBONEAU, Le soleil du jour
Ce qui semble n'être que du noir est l'infini. Ce qui semble absent est là. Une photo prise un peu tard en cette soirée d'éclipse lunaire. Qu'un maigre croissant de lune capturé avant cette noirceur totale. Loupé, si vous voulez.
Lorsque je m'adonnais à la photographie, l'un de mes plaisirs était de pointer l'objectif de l'appareil photo vers le ciel et laisser l'objectif ouvert pour que s'impriment le mouvement de la lune et des étoiles. Ce qui semble immobile est une course.
Puis, ce qu'il y a de beau dans les astres et les planètes, c'est qu'à un moment précis, on peut se donner rendez-vous et regarder ensemble le même point, au même instant, peu importe les kilomètres qui nous séparent.

Québec, le 4 novembre 2003
18h44
Un regard furtif par la fenêtre pour constater que nous avons une premère neige au sol, une mince pellicule. Sans aucun doute que les Miss malheurs de la température du petit écran parleront de tempête...

Vision d'aurore à Hyvinkää
Cette aurore boréale, photographiée vendredi à Hyvinkää dans le sud de la Finlande, est la conséquence de l'éruption solaire qui s'est produite mercredi. Cette dernière a en effet provoqué une nouvelle tempête magnétique, qui, en touchant terre jeudi a entraîné d'inhabituelles aurores boréales. Source : Libération
En complément du billet qui portait sur le palmarès météorologique canadien d'Environnement Canada, voici un article assez drôle du journal La Presse qui se fait un peu l'écho des propos que je tenais. Du moins dans le ton ;-)
(Merci à Julie TELLIER pour le tuyau)
Vive la canadienne
Voilà l'argument décisif contre la souveraineté, que tous les fédéralistes attendaient. Montréal est la ville où le climat est le plus "canadien", établissait cette semaine une étude d'Environnement Canada. Et dire qu'au référendum de 1980, Jean Chrétien invoquait les Rocheuses comme symbole du Canada. Exit les montagnes, vive le climat!
La clé de ce succès, c'est la variété: les Montréalais expérimentent toutes les conditions météorologiques, froides, chaudes, orages, verglas, poudrerie. "Un peu de tout, mais peu d'extrêmes", résume Environnement Canada. Peu d'extrêmes? Avec un thermomètre qui monte et descend, entre décembre et août, de plus de 60 degrés centigrades? Mais nos hivers n'ont rien à voir avec ceux de la ville la plus froide, Yellowknife, qui affiche une température moyenne de - 28.9 degrés centigrades. Nos étés sont surpassés par ceux de Kamloops: température moyenne 27 degrés. En consultant le palmarès, on constate qu'il pleut beaucoup à Prince Rupert, qu'il neige abondamment à Val d'Or et qu'il tonne souvent à Windsor. Victoria remporte la palme du climat le plus agréable.
Déjà, nous étions obsédés par le temps qu'il fait: les récriminations contre les conditions météo constituent probablement le second sport national des Québécois après le hockey. Avez-vous déjà remarqué le nombre de minutes à la télé, le nombre de pages dans le journal qui sont consacrées au temps qu'il fait? Et maintenant, avec ce diable de palmarès, la météo risque de faire irruption... en politique!
Source : Katia GAGNON, journal La Presse, 2 octobre 2003.
Le nordique et l'amoureux de l'hiver que je suis se pompe à chaque fois quand j'entends le perpétuel pleurnichage et le complexe dont sont affligés les Québécois par rapport à l'hiver. Les médias y contribuent en se faisant le relais de cette foutue attitude qui m'énerve. Pour preuve, un journaliste du journal Le Soleil parle ainsi du classement de villes québécoises dans le palmarès météorologique dont j'ai parlé sur mon site :
« ...disons que les attributs hivernaux de Québec sont davantage reconnus que ses qualités estivales. » Wow ! Comme on s'instruit ! Québec serait-elle une ville du nord, de neige et de froid en hiver ?
« En fait, Québec arrive première dans une seule catégorie, soit celle, un peu « plate », avouons-le, de la plus grande épaisseur moyenne de couche de neige pour un 31 janvier. »
« À part Québec deux autres localités de la province méritent aussi des premières positions canadiennes peu enviables. Val-d'Or arrive première [...] pour la ville canadienne ayant l'automne le plus enneigé (61,91 cm) et pour le plus grand nombre de jours de neige (103,5).
Source : Le Soleil, 30 septembre 2003, A1-A2
Voilà un petit échantillon de la longue et pénible litanie qu'on entend à l'approche de l'hiver ; à chaque fois qu'il en est question, c'est négatif, pénible et affligeant.
L’automne est arrivé, accompagné comme il se doit de pluie, de vent et de fraîcheur. Les journées ensoleillées seront là mais j'aime bien regarder ce temps avec Chopin à mes oreilles. Ne manque que le fleuve pour me combler dans ces instants.
Il y a aussi ces grandes voyageuses que sont les oies blanches qui amorcent leur long pélerinage vers le sud, loin de nos hivers rigoureux et bientôt rejointes par des milliers de nordiques complexés.
« ...Elles s'avancent par volées angulaires, liées ensemble à l'oie capitale par un fil invisible. Inlassablement, elles entretiennent cette géométrie mystérieuse, toutes indépendantes, chacune tendue vers sa propre fin, mais, en même temps, toutes unies, toutes obliques, sans cesse ramenées, par leur instinct social, vers cette fine pointe qui signifie : orientation, solidarité, pénétration unanime dans le dur de l'air et les risques du voyage… » (F.-A. Savard, L'Abatis, tiré du site Striptocentris)
Celui ayant le mieux illustré cet animal et ses envolées est le peintre québécois Riopelle qui a su en illustrer toute la grâce, l'élégance et la beauté.

Y a longtemps que je n'ai pas vu le soleil s'éteindre dans les eaux du fleuve St-Laurent. Chauvin un brin, je vous dirais que le plus bel endroit pour assister à ce spectacle c'est au bout du vieux quai à Kamouraska, avec en main une pâtisserie de la boulangerie. C'est ce même quai qui est ravagé par le temps mais surtout par l'inexcusable indifférence des hommes. Dans ces moments, le silence doit dominer, à peine violé par le son du vent et des vagues.
À Kamouraska

Source : Paul Charbonneau, site web Le Soleil du Jour
Je me suis rappelé vaguement du site de ce photographe à la fois amoureux de ces couchers de soleil et du Bas-St-Laurent. Je l'ai retrouvé facilement et je vous le propose avec ses magnifiques photos.
Il s'intitule Le Soleil du Jour
Le soleil, l'hiver et le fleuve

Source : Paul Charbonneau, site web Le Soleil du Jour
Rien à dire, sinon que c'est beau... Une baleine bleue et son petit immortalisés à Cap bon désir (Grande Bergeronne).
Merci à mon amie Julie TELLIER pour la photo.

Ce jeudi 5 juin, TV5 présente le documentaire « Le barachois », un habitat naturel de la péninsule gaspésienne. Ce film documentaire de Harold Arsenault nous fait découvrir un habitat exceptionnel de la Gaspésie. Le barachois est un milieu humide séparé de la mer par un banc de sable renommé comme l'un des plus prolifiques habitats naturels au monde.
LE BARACHOIS, 5 juin 21:00 (en reprise vendredi 15:00)
Pour en connaître plus sur le barachois
de la Gaspésie. Pour un tour d’horizon d'habitats naturels du fleuve St-Laurent, visitez le site Saint-Laurent Vision 2000.