Aujourd’hui, plus de 1 300 requêtes sur le moteur de recherche Sympatico/MSN pour la phrase «Le pour et le contre d’avoir un profil Facebook» ont abouti sur cette page de mon blogue. Sans doute que ces deux billets (1, 2) ont quelque chose à voir avec le fait que cette phrase soit devenue pendant une grande partie de la journée la recherche la plus populaire sur ce portail très fréquenté. Étant référencé au premier rang pour cette requête, j’ai accueilli beaucoup de nouveaux visiteurs aujourd’hui qui sont demeurés près de trois minutes sur mon blogue, en quête d’explications sur Facebook. Espérons qu’ils auront trouvé réponses à leurs préoccupations…
Le Web participatif révèle de ces surprises qui ont le don d’étonner, parfois. On parle ici d’un billet écrit en juillet 2007 qui tout à coup, prend une importance insoupçonnée dans le contexte d’une campagne électorale où Internet demeure encore une énigme pour toutes les formations politiques. Il y a bien une exception, comme le souligne judicieusement Éric Baillargeon. Dans ce billet, Anne-Marie Provost, (responsable des cyber-militant-e-s et candidate dans Beauce-Sud) explique comment elle a convaincu le responsable des communications de Québec Solidaire de lui laisser «le champ libre» dans son appropriation du Web 2.0. Les résultats sont là… elle réussi à établir un dialogue avec les internautes ce qui est tout à son honneur. Va-t-elle convertir toute cette belle énergie en intentions de vote? L’histoire ne le dit pas encore, mais le contact est établi; c’est déjà beaucoup, si on compare avec ce qu’on essaie de nous enfoncer dans la gorge à travers Internet dans les autres formations politiques.
J’ai quelques entrevues médias de prévues la semaine prochaine sur le thème de l’utilisation du Web dans cette campagne électorale provinciale… Si je compte bien répéter que les partis «considèrent avant tout le web comme une grosse télé», j’aurai en tête qu’un parti qui n’a rien à perdre, Québec Solidaire, possède en son sein une intervenante qui joue franchement le jeu…
Quant à moi, j’attends de voir demain, lequel de mes 1 929 billets fera le délice des moteurs de recherche!
«Apprendre à perdre le contrôle du message», qu’ils disent!
Dimanche dernier, Philippe Watrelot nous informait qu’un appel d’offres bien particulier avait récemment été lancé: «Veille de l’opinion pour le compte du ministère de l’éducation nationale». Cette semaine, j’ai suivi avec intérêt le fil des événements par l’entremise de Rue89 et du Nouvel Observateur. Plusieurs blogueurs ont témoigné de leur état d’âme sur la question dont Ostiane, Luc Cédelle et le profencampagne.
Dénoncé par Jack Lang qui parle de «flicage des professeurs», Philippe revient ce soir sur l’initiative en précisant son «sentiment sur cette affaire»:«Certes le milieu enseignant est réactif et même, convenons-en, quelquefois parano. Il est tentant de voir dans chaque acte politique un complot et une intention inavouable. Mais j’ai montré aussi que cet événement a été amplifié par tout ce qui précède. En ce qui concerne cette veille, elle me semble surtout refléter la manière dont se construit aujourd’hui l’action publique : beaucoup de communication et une action guidée par une prise en compte des opinions (en essayant éventuellement de jouer les unes contre les autres comme les parents ou les élèves contre les enseignants).»
«Leaders d’opinion» et «lanceurs d’alerte» semblent être les mots-clés de l’opération qui, selon «l’éduc nat» consiste à:
Philippe parle d’une possibilité de «contournement des interlocuteurs traditionnels (les syndicats et les associations)» qui souffrent de «la fin des “mis-à-disposition”» et des «baisses drastiques des subventions» qui compromettent la santé de nombreuses associations pédagogiques telles le CRAP-Cahiers Pédagogiques et le Café pédagogique, entres autres. Le ministère de l’Éducation nationale parle plutôt (dans cet addendum du lundi 10 novembre, à 23h36 cité en pas de cette page) «d’une surveillance qui remonte à 2006, mais qui a simplement mué, notamment cette année, vers une veille accrue sur le Net, évolution du militantisme oblige. L’équipe de Xavier Darcos (le ministre du cabinet Sarkozy) précise par ailleurs que “tous les grands ministères ont un budget alloué à la veille de l’opinion”.»
La blogueuse Ostiane me paraît avoir la réaction la plus juste dans tout ce que j’ai lu:
«Nous sommes là! Vous voulez comprendre? Et bien venez, participez, entrez dans la ronde, vous y êtes invité! Nous ne serons pas toujours d’accord, et alors? Vous ne serez pas forcément accueilli avec les usages du politiquement correct, et alors? C’est le risque à prendre. Mais derrière ce risque, et comme en résonance immédiate, le mot “ensemble” trouve toute sa puissance. Ensemble, même différents. Ensemble même sans être d’accord. C’est cela la force d’Internet. Être ensemble malgré la distance et en dépit des idées qui nous séparent.»
Dans le contexte où seront «investis» 220.000 pour 2009 dans cette opération de surveillance de l’opinion sur La Toile, plusieurs questions se posent dont le recours à l’anonymat d’un pseudonyme (je comprends mieux l’excellente Samantdi) et le niveau de «richesse de la blogosphère éducative» qui suscite autant d’attention! Et au Québec, a-t-on connaissance d’une telle veille de la part des autorités du MELS?
Dans «Souriez, vous êtes grillés…», Vincent Delfau pose la fatidique question: «Syndrome Big Brother ou simple revue de presse ?» Il faut quand même dire qu’Internet reste un lieu public et que le gouvernement comme n’importe qui y est le bienvenu. Ce qui étonne réside davantage dans les moyens pris pour «faire remonter» les informations jusqu’en haut sans qu’on juge utile de s’investir dans ces mêmes espaces de conversation pour montrer sa bonne foi de gouvernant à l’écoute des préoccupations de chacun, capable d’authenticité et de transparence. Si j’écris quelque chose qui dérange, j’aime mieux le savoir directement sur mon blogue (ou à la limite, par un contact direct et privé) que de l’apprendre après coup, sans avoir pu m’expliquer convenablement. C’est probablement ce sentiment soudain qu’on «nous espionne» qui a pu remuer autant la blogosphère éducative chez nos cousins.
Preuve que la blogosphère éducative d’ailleurs passe pour être des plus dynamiques…
On se souviendra facilement du lancement de l’initiative «buzzz.tv» en octobre dernier (1, 2, 3, 4, 5 et 6). Aujourd’hui, j’ai vu pas mal de monde défiler au bureau pour terminer la mise en place de la démarche conduisant au débat des chefs du 25 novembre. S’il fut un temps où nous souhaitions une participation modérée à l’expérience, là on peut dire qu’on ouvre «les robinets»…
Tout le monde est convié au prochain Tout le monde en parle, celui de dimanche soir le 16 novembre pour une répétition générale…
Ah oui, maintenant, il y a le blogue buzzz.tv!
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis le moment où nous avons appris par le Devoir que le parti conservateur songeait à accréditer des blogueurs à son prochain congrès du parti, qui aura lieu à Winnipeg du 13 au 15 novembre prochain.
Après une première discussion ici et un éditorial au Devoir signé par Marie-Andrée Chouinard, quelques blogueurs ont cru bon réagir (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10). Parallèlement, l’idée avait été proposée de dresser une liste de critères que nous pourrions suggérer aux organisations politiques, de la perspective des blogueurs, pour «encadrer» l’accréditation, craignant un mécanisme exclusivement partisan qui pourrait dénaturer la pratique carnetière dans le contexte «du mélange des genres» évoqué par Mme Chouinard. À la pensée de voir journalistes et blogueurs-reporter, disposer des mêmes privilèges sur le plancher de l’événement, ils nous semblent que des précautions doivent être prises…
Nous sommes quelques-uns à penser que la démarche enclenchée sur cette page wiki arrive à terme. Voici ce que je propose:
Si un blogueur passant par ici croit important de contacter d’autres blogueurs pouvant être intéressés par la démarche, ne pas hésiter à relayer l’invitation…
Je vous tiens au courant par mise à jour de ce billet de l’évolution des démarches. Entre-temps, sur le wiki, chacun pourra voir les choses bouger…
«L’esprit d’équipe… quel beau sujet pour une conférence! Dans un monde où les jeunes nés avec Internet ont quinze ans, où les blogues foisonnent et où le réseautage social par le Web captive l’attention, de nouvelles expressions font leur apparition : fils de nouvelles, Wikipédia, théorie de la longue traîne, utilisation du Web 2.0, travail en communauté de pratique, etc. Pourtant, les enjeux autour du fait d’apprendre à travailler ensemble en dehors des temps de réunion ne sont pas technologiques. Numérique ne veut pas dire virtuel. Connecter, échanger et contribuer… voilà l’essentiel des ingrédients du mode collaboratif! Les outils d’un Internet qui valorise le contenu généré par les utilisateurs font-ils partie des problèmes… ou des solutions? Après cette conférence, vous serez plus à même de répondre pour votre organisation, de façon à choisir les meilleures stratégies, adaptées à votre réalité organisationnelle. Si la communauté vous intéresse, c’est un rendez-vous!»
Encore cette fois, plusieurs personnes m’ont inspiré dans la confection de ma présentation; parfois, elles m’ont donné l’idée d’une diapositive ou elles ont été la source de certaines images ou graphiques et en d’autres temps, elles ont participé à une de mes nombreuses discussions préparatoires. Je voudrais donc remercier, François Guité, Clément Laberge, Michaël Carpentier, Carl-Frédéric De Celles, Martin Comeau, Émilie Ogez, Fred Cavazza, Isabelle Dremeau, Julien Beaudry et Patricia Tessier. Voici les diapositives (6.1 Mo) présentées à ce rendez-vous qualifié de «Défis du nouveau monde numérique». Ma tâche consistait à «brasser la cage» un petit peu et je dois admettre que les nombreuses discussions qui ont suivi la présentation m’ont fait croire que «le courant a bien passé». Deux conférences en si peu de temps devant un auditoire «gouvernemental»… (l’autre ici), je sors de ces expériences en me considérant privilégié d’avoir pu compter sur «ces tribunes»!
Mise à jour du 15 novembre: Patrice-Guy Martin du Magazine Web Direction Informatique était sur place et il a commis trois articles en suivi à la journée dont celui-ci qui évoque la participation de CFD à la table-ronde en ouverture de la journée puis celui-là où il traite de mon intervention.
«Un gouvernement libéral s’engage donc à soutenir, à hauteur d’un million de dollars, le projet Québec sans fil, qui vise à fournir l’accès internet sans fil sur l’ensemble du territoire de la ville. Cette initiative pourrait être étendue à d’autres villes du Québec.»
Ce matin, un article du Soleil rapporte certaines de mes réactions de porte parole de Zap Québec. L’article traduit bien l’essentiel de mon propos, mais comme il découle d’une entrevue faite très rapidement, je crois que de petits problèmes de communication ont altéré l’exactitude de certains faits véhiculés, sous certains aspects… Je ne suis pas président de l’organisme, c’est connu. Au téléphone, j’ai donné les montants octroyés par chaque partenaire du début de notre aventure et l’addition de ce financement de départ que nous avons obtenu pour étendre le branchement totalise 170 000$ contrairement au chiffre qui est dans le journal. Enfin, sur Île sans fil de Montréal, j’ai peine à comprendre comment on peut arriver à me faire dire que sans financement, aucune expansion n’est possible… mais bon; si ça peut les aider d’une façon ou une autre, je veux bien «porter» cette «position». Évidemment, j’espère que les gens de Île sans fil comprendront que certaines nuances devraient accompagner une telle déclaration. Les projets comme les nôtres peuvent avancer sans financement, mais pas à la même vitesse, il va sans dire!
Pour le reste, le communiqué contient une bonne nouvelle pour la couverture Internet sans fil: M. Charest donne un coup d’épaule dans une porte qui était entre-ouverte et permettra au projet de faire de Québec, plus rapidement, une ville sans fil, dans un plan de couverture le plus large possible et comportant bien moins «de trous».
Nous, les bénévoles, travaillons sur un communiqué officiel qui devrait paraître sous peu. Reste aussi à vérifier que nous comprenons bien les annonces qui ont été faites…
À suivre!
Mise à jour du dimanche 16 novembre: Depuis l’annonce de M. Charest, on peut dire que la question de l’accès à Internet sans fil gratuit à Québec a fait son entrée en tant qu’enjeu de cette campagne. J’ai été rejoint tôt vendredi A.M. par la radio de Radio-Canada ce qui a résulté en une manchette en boucle dans les bulletins de la région de Québec de vendredi; ce billet témoigne du ton des manchettes… Par cet article sur Cyberpresse, on voit bien que ZAP Québec est véritablement partie prenante de la Stratégie libérale ce qui est réjouissant pour nous. Par contre, on peut se demander ce qu’il en est des propositions adéquistes qui baseraient leur annonce sur le modèle de Boston. On va leur laisser le devoir de s’expliquer… Enfin, il y aura sûrement des répercussions provinciales puisque je me demande tout comme Christian Gingras et Michel C. Auger «Pourquoi l’Internet sans fil mériterait-il l’aide gouvernementale à Québec, mais pas dans les autres villes?» Enfin, je me présenterai aux médias cette semaine (ça commencera lundi à 7 h 35 à CHRC avec Rémy d’Anjou) fort d’un communiqué de presse publié sur notre site qui explique bien la position de notre Conseil d’administration.
«Il faut prendre en considération le contexte électoral chez nous, qui ne peut se comparer à la machine sur laquelle pouvait par exemple compter Barack Obama aux États-Unis.»
La journaliste faisait référence à mon billet du 6 novembre dernier dans lequel j’affirmais que les spécialistes du Web québécois auraient avantage à ouvrir la voie et montrer davantage le chemin que de toujours être sur le dos des formations politiques en soulignant leurs bourdes bien plus que leurs (rare) bons coups. La réplique de Michael Carpentier à mon billet a engendré une vingtaine de commentaires qui finissent par former une discussion de très grande qualité. Aujourd’hui, c’est Patricia Tessier qui a retenu mon attention avec un billet à caractère informatif qui me paraît être un fameux point de départ pour tout politicien qui voudrait s’instruire sur la façon moderne d’utiliser les outils du Web participatif de façon à rassembler et à mobiliser la population envers un programme ou une cause; à condition d’en avoir un(e) bien entendu!
Même si je fais bien attention pour ne pas comparer les tentatives québécoises d’intégration du Net en politique à la réussite du nouveau président américain élu, je ne peux m’empêcher comme l’est Éric Baillargeon d’être impressionné par Barack Obama qui applique après son élection les principes qui l’ont guidé avant et pendant sa campagne. Il est conséquent avec les attentes qu’il a générées:
«Cinq jours après son élection, le site Change.gov aide à la transition tout en récoltant les messages et histoires des électeurs pour mieux gouverner et surtout de prendre le pouls de la population tout en collectant leur adresse courriel et un peu plus de détails que sur son site de campagne.»
Je le répète, il ne faut pas comparer des pommes avec des radis, mais il reste que l’expérience qui se déploie devant nous concoctée par l’équipe de M. Obama se doit de nous inspirer. Aujourd’hui encore, notre actualité au Québec (c’était arrivé avec les conservateurs au fédéral), c’est un épisode de stupides vidéos montées par des sympathisants (pour ne pas dire «employés») adéquistes que Mario Dumont doit maintenant essayer de gérer. Une grande partie de ces vidéos, d’ailleurs, portent la signature du blogueur que je décriais dans mon billet du 6 novembre; on a du chemin à faire… d’autant plus que dans cet article d’Antoine Robitaille du Devoir, Mario Dumont déclare: «On peut perdre pas mal de temps avec ça [le cyberespace]. Moi, un candidat qui me dit qu’il va bloguer, je n’y crois pas tellement.» Plus ça change, plus c’est pareil!
Dans le but de ne pas tomber dans les travers que je veux éviter (dénoncer les mauvais coups sans équilibrer cela avec du constructif), je me suis dit aujourd’hui que l’initiative de Patricia Tessier était le signal d’ouvrir la page wiki visant à rassembler le patrimoine de ce que nous savons en tant que spécialistes de l’utilisation du Web qui pourrait intéresser nos formations politiques. À noter que c’est le même wiki utilisé pour promouvoir et enrichir l’initiative de doter le Québec d’un plan numérique. Les prochains jours devraient permettre à plusieurs volontaires de venir y mettre leur grain de sel et ainsi, contribuer à construire la base de connaissances de notre expertise en matière d’utilisation du Web pour servir un projet de société mobilisateur et engageant (souhaitons-le)!
L’exemple Obama et les secrets de sa réussite sur le Web sauront trouver une large place dans le wiki, j’imagine…
«Les jeunes privilégient l’utilisation de l’écran parce qu’il préserve du regard de l’autre et libère de toute inhibition pour découvrir le monde. Il devient alors un confident privilégié, un paravent qui protège de tout débordement émotionnel et permet de développer sans risque un nouveau rapport aux autres.»
Le document se lit bien puisqu’il respecte un principe élémentaire énoncé par M. Assouline: «C’est que personne ne connaît mieux Internet que les internautes».
Invité vedette de la Journée Infopresse sur le sujet de la culture et du divertissement, on peut dire que David Usher n’a pas fait les choses à moitié. L’ex chanteur du groupe Moist a véritablement échangé avec les participants venus de différents horizons pour mieux comprendre comment se démarquer quand l’offre excède la demande. David Usher était cette semaine le premier d’une série d’invités de prestige que j’aurai l’occasion de rencontrer à titre de blogueur.
Au début de sa présentation, je lui ai demandé ce que le Web lui avait permis de découvrir qu’il n’aurait pas appris autrement. Sa réponse a été très spontanée: «This new way to communicate with my audience changed a lot the way I make my music». C’est sûr que le fait de pouvoir tester à trois heures du matin du matériel qu’on vient de produire et de recevoir plein de feedback avant huit heures de ceux avec qui on veut échanger, ce n’est pas du tout le même cycle de production que celui où on obtient les premiers commentaires des fans au moment du lancement du disque… David Usher semble vraiment devenu «accro» à son blogue et à son réseau Twitter!
Mark Evans en tant que meneur du jeu est celui qui dirigeait la circulation. Lorsqu’il a abordé le sujet des débuts de l’artiste sur le Web, Usher a bien entendu écorché l’industrie du disque qu’il blâme un peu de ne pas avoir réagi encore à cette baisse des tirages qui n’est rien à côté de ce qui va arriver selon lui. Plus important encore, il mentionne que ce qui l’avait frappé au début de ses expériences sur le Net était lié à sa perception de «qui décide de ce qui est important» dans son processus créatif. Inutile d’ajouter qu’il ne croit plus au disque, même s’il ne cracherait pas sur une première page du Rolling Stone Magazine, preuve que certains maillons traditionnels du business comptent encore beaucoup pour lui!
Son MySpace et sa page Facebook sont donc devenus des lieux précieux pour «perdre un peu de contrôle et mieux «connecter» avec ses fans»! Tout au long de sa conversation avec les gens présents, il y a eu beaucoup de ces petites phrases «punch» où je me suis dit que David Usher avait vraiment compris comment le Web changeait la donne en matière de communication et de mise en marché. Je les ai presque toutes «twitté en direct»:
Au sortir de la rencontre, beaucoup de monde avaient le goût de revenir sur les propos de David Usher. Sa critique de l’industrie ne faisait pas l’unanimité parmi les gens présents… Bien qu’on soit d’accord avec le fait que l’argent est loin d’être la seule motivation des artistes, il faut voir que même David Usher pense à s’entourer d’intermédiaires pour l’aider à gérer «sa présence» dans les différents médias sociaux ce qui peut aussi s’apparenter aux modèles d’affaires qui émergent actuellement des constats faits par l’industrie. Chacun sait que l’industrie de la musique, celle du spectacle et celle du disque, c’est loin d’être la même chose… Si David Usher a décidé de ne plus compter sur la vente de disques, certains artistes n’en sont pas là et le virage ne peut s’opérer aussi drastiquement pour chacun. Évidemment, Usher semble avoir trouvé «son ton», «sa voix» ce qui traduit son grand niveau d’authenticité; plusieurs artistes et musiciens auront besoin de beaucoup d’aide et de support pour parvenir à faire leur place dans ce nouveau monde qui reste étranger à plusieurs! «L’avenir est au mélange des outils sur le Web, pas dans un seul», disait l’invité de marque d’Infopresse. L’essentiel de l’artiste reste le même, c’est le support de communication qui est appelé à changer!
Patrick Roy (Président et chef de la direction d’Alliance Vivafilm) a conclu la journée en parlant de l’importance pour l’industrie de passer d’un marketing plus intuitif à celui, plus analytique, où on se donne des outils plus performants pour gérer le passage au numérique. L’entente avec Apple au sujet de la distribution des films québécois en découle, j’imagine… Force est d’admettre que la communauté artistique aura besoin de davantage de David Usher pour brasser le paysage et mieux s’adapter aux nouveaux pouvoirs des usagers en matière de choix culturels que leur procure le Web!
En ce sens, la Journée Infopresse aura été instructive pour plusieurs…
J’ai beaucoup aimé votre éditorial publié ce matin au Devoir. Il donne beaucoup d’importance aux blogueurs… C’est déjà ça de pris!
J’ai vécu deux expériences «d’emberlificoteur blogueur» (je préfère blogueur accrédité, mais bon…); une en juin 2006, dans un événement du P.Q qui portait sur l’éducation, mon domaine d’expertise, et une autre en juin dernier, dans un événement jeunesse de l’ADQ. Dans les deux cas, j’ai moi-même fait les démarches pour obtenir une accréditation équivalente à celle d’un journaliste. Enfin, pour compléter le topo, j’ai eu comme client le Bloc québécois dans la dernière campagne électorale fédérale; je les ai aidés à mettre sur pied leur blogue de campagne.
J’ai eu quelques réactions à votre éditorial et la conversation sur un de mes billets m’a porté à commenter davantage vos propos. Je me suis dit que ce serait plus simple de vous écrire…
Vous avez qualifié de «faux pas» le fait d’installer les bibittes blogueuses aux côtés des journalistes; je me suis dit qu’il devenait peut-être intéressant de regarder pourquoi les partis politiques auraient intérêt à accepter la présence des blogueurs dans leurs activités partisanes. Dans mon cas, je n’ai pas eu connaissance d’une grille de sélection; j’ai fait ma demande, ils ont accepté. Je ne crois pas que les partis politiques aient avantage à utiliser une telle grille, partisane, mais je crois beaucoup à une liste de critères qui viendrait préciser le rôle qu’ils pourraient jouer et le cadre dans lequel «cette couverture» pourrait s’exercer. J’y reviendrai…
Voici pourquoi je crois que les partis politiques ont raison de favoriser la présence de blogueurs aux côtés des journalistes dans leurs activités partisanes. Ma liste est plutôt candide, pardonnez-moi…Votre éditorial s’adresse aux citoyens en général et tend à passer le message que «une nouvelle confusion des genres dans une profession qui, déjà, pratique le croisement des styles» n’est pas souhaitable. Faut-il éviter de faire de la place aux blogueurs pour éviter cette confusion ou mieux éduquer les gens sur ce qui distingue les blogueurs des journalistes? Vous comprendrez que je penche pour la deuxième solution…
En ce sens, j’ai initié une démarche sur cette page wiki où j’invite les blogueurs à proposer certains critères qui pourraient être utilisés par les partis politiques pour encadrer les accréditations et ainsi, baliser quelque peu «la cohabitation des genres» que je vous suggère de considérer.
Je vous réitère toute ma considération d’avoir écrit un éditorial sur cet important sujet de la présence de blogueurs dans un lieu où se pratique, de façon «extrême», l’exercice de la démocratie!
Mise à jour du 9 novembre: Michel Monette nous offre son point de vue sur le sujet développé par Mme Chouinard sur CentPapiers.
Ça vient du Devoir et ça concerne le fait que «la formation de Stephen Harper a choisi d’accréditer formellement les blogueurs, au même titre que les journalistes.»
Voilà une bonne nouvelle pour les blogueurs en général et pour les «Blogging Tories, en particulier!
Je reviens à peine de l’auditorium de l’Hôpital Ste-Justine. En compagnie de Denis Bédard et de Patricia Garel, j’ai eu le privilège de m’adresser à des parents, des universitaires, des enseignants et des étudiants sur le thème de l’école, des apprentissages et des nouvelles technologies. Bientôt, on pourra voir notre conférence sur le site aménagé par l’entreprise Succès Scolaire.
Je suis fasciné d’avoir vu sur place plusieurs «pros» de l’intégration des TIC aux apprentissages qui passent leurs journées à réfléchir et agir sur ces questions. J’étais en même temps flatté, honoré et presque inquiet; qu’est-ce que je pourrais dire qu’il ne savent pas déjà?
La complicité avec mes collègues m’a réellement enchanté.
Je ne connaissais pas Denis et Patricia. En amont, nous avons eu beaucoup de plaisir avec Benoit de Succès Scolaire à préparer le rendez-vous et en prenant une marche pour retrouver notre véhicule au terme de la soirée, je me trouvais privilégié d’avoir rencontré ces personnes, très sensibles au cheminement des jeunes en société. La soirée a passé très rapidement, comme d’habitude, dans ces circonstances où j’ai à intervenir. En deux semaines, j’ai prononcé plusieurs allocutions et je me surprends à savourer tout autant chacun des contacts avec un public à chaque fois différent. Le moment que je préfère le plus réside dans les minutes qui suivent la fin de l’événement. Entouré des gens qui viennent à notre rencontre, les gens tiennent à nous parler «un à un» et on voit dans leurs yeux des étincelles qui nous parlent bien davantage que tous les remerciements du monde.
Les étincelles… J’imagine facilement le type de journée que va passer Michelle Blanc en préparation de son passage à «Tout le monde en parle», demain soir. Elle a déjà les yeux brillants, je peux présumer. Nous verrons dimanche soir le montage au terme des entrevues, mais je prévois que Michelle aura beaucoup de peine à nous cacher ses impressions dès vendredi matin; elle ne pourra pas nous dire grand-chose - confidentialité exigée par l’équipe de TLMEP oblige - certes, mais la tentation de nous partager ses impressions du moment sera forte. Michelle ne fait pas toujours l’unanimité; je lui disais néanmoins aujourd’hui que sa résilience continue de m’impressionner. Ce sera un plaisir de voir et d’entendre ce copain d’enfance nous parler de sa transformation de genre, mais surtout, de son expertise mise de l’avant par l’émission. C’est ce qui captivera mon attention pendant que je l’écouterai se raconter. J’espère qu’on l’a invité pour les bonnes raisons… Par l’entremise de Michelle, «Pourquoi bloguer en contexte d’affaires» et notre démarche vers un plan numérique pour le Québec fera l’actualité chez Guy A. Sans oublier la dysphorie de genre…
Merde Michelle!
Mise à jour du lendemain: Ce vendredi matin ne m’aura pas fait mentir… Michelle nous livre ses commentaires «post-TLMEP» et indique qu’elle n’a «pas discuté de la lettre au premier ministre et du plan numérique pour le Québec» lors son passage chez Guy A. Par contre, elle affirme avoir «pu expliquer en terme clair ce qu’est la dysphorie d’identité de genre». Le montage nous en dira davantage sur le rôle qu’aura pu jouer «ce personnage du Web québécois» dans la mise en lumière de nos carences en matière d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans la sphère publique.
Carl Boileau écrit sur son blogue que «l’actuelle campagne électorale ne suscite pas vraiment d’intérêt chez les blogueurs québécois». Il n’a pas tort… Aucun parti n’a véritablement fait le pari d’utiliser Internet pour mobiliser les internautes qui leur sont favorables, établir un dialogue avec les électeurs ou, tout simplement, donner des outils à ceux qui veulent se servir de La Toile pour faire du «porte à porte numérique». Il y a bien peu d’initiatives intéressantes, à part peut-être le comportement du «twitteur» de Québec Solidaire qui a établi une vraie conversation avec ceux qui se sont abonnés à son canal. Les formations politiques utilisent le Web comme s’il s’agissait d’une grosse TV, sans le filtre des journalistes ou des publicitaires! Quand c’est rendu que des journalistes comme Nathalie Collard sonnent l’alarme, c’est que la situation commence à devenir préoccupante… Bien entendu, les élections ne passionnent pas beaucoup plus en dehors d’Internet ce qui peut expliquer, en partie, pourquoi la blogosphère politique ne s’active pas davantage.
Pourtant, il y a quelques annonces/initiatives/enjeux qui pourraient contribuer à émoustiller les électeurs, qu’ils soient actifs ou non sur le Web. Au-delà du fait de savoir si la population du Québec veut donner un mandat majoritaire au parti libéral, il y a en éducation, au niveau de l’économie et en santé plusieurs divergences entre ce qui est proposé par les formations politiques. On n’aura beau dire qu’on est trop souvent invité à voter ces temps-ci, il reste que les résultats de l’exercice «porteront conséquence»; pourquoi manquer une chance d’influencer le cours des choses?
Certains blogueurs font leur part… Je pense à André Chartrand qui a rassemblé beaucoup d’informations sur ce que propose chaque groupe politique qui veut pousser une vision du domaine. Si Internet influence au point de voir apparaître Claudette Carbonneau de la CSN sur un blogue, les partis peuvent sûrement être plus imaginatifs. Les jeunes péquistes font leur part en ayant mis en ligne une formule blogue pour leur site, mais force est d’admettre qu’il faudra autre chose pour que la conversation se mette en branle. Il y a aussi cette initiative d’un sympathisant de Madame Marois qui vaut la peine d’être regardée de près. Au parti libéral, à part Alexis St-Gelais, il n’y a pas d’indice que ça va bouger d’ici le 8 décembre. S’il y a quelque chose de positif du côté de l’ADQ, c’est qu’on sait maintenant avec les dessous de «l’affaire bleuquébec» que M. Dumont croit fermement que le cyberespace est une perte de temps (source); ça a le mérite d’être clair!
Le communiqué de presse de ZAP Québec, l’annonce officielle du déménagement de CIBL Radio-Montréal au 2-22, les événements qui entourent la démarche devant nous mener vers l’adoption d’un plan numérique pour le Québec… voilà autant de gestes qui démontrent que la campagne ne doit pas laisser les internautes indifférents.
En fin de semaine, j’étais fasciné de lire sur Twitter les réactions de Charles-Antoine Bachand à partir d’un simple tweet de QS qui remettait en cause l’importance des connaissances dans le renouveau pédagogique… On ne peut négliger aucun élément d’une présence efficace sur Internet et je souhaite que les jours qui viennent nous prouveront que les «politiques» sauront s’adapter; c’est beau de moins prévoir de pancartes après les poteaux, mais l’objectif de rencontrer les gens demeure LE défi de cette campagne si on veut convertir en votes les énergies déployées à faire campagne.
Je ne désespère pas… Il faut s’intéresser à cette campagne électorale coûte que coûte!
Le Vade mecum sur le patrimoine de ce que nos formations politiques devraient savoir pour mieux utiliser le Web participatif reste encore à construire… d’ailleurs.
Mise à jour du lendemain A.M.: Un journaliste du Soleil m’a demandé la semaine dernière ce que je pensais de l’utilisation d’Internet pendant cette campagne? Ça donne cet article publié en page 10 où je dis «Ils ont une Lamborghini et ils s’en servent comme une Lada.» Ils ont coupé le bout où je vantais l’utilisation de Twitter faite par Anne-Marie Provost de Québec Solidaire…
Le cours, c’est celui d’éthique et de culture religieuse qui a fait l’objet d’une large consultation en mai 2007. Quelques parents (j’ai déjà lu qu’ils représentaient 1%, selon des données au MELS) ont demandé que leur enfant soit exempté malgré le battage médiatique important accordé à ce sujet.
Si cette question est une des priorités de l’ADQ en éducation, je comprends pourquoi le sujet des commissions scolaires est disparu du paysage après avoir fait l’objet d’une motion de blâme à la même date l’an dernier; les sapins de Noël, c’est pas mal plus populaire auprès des gens et ça fait des belles phrases punch…
La lutte de l’ADQ contre ce programme est un gros pari; à part consolider la base de son électorat, je ne vois pas le gain à faire pour Mario Dumont… à moins que la population soit assez dupe pour croire qu’en défendant la cause des sapins de Noël, Mario Dumont a ainsi une réponse au problème du décrochage scolaire ou de l’éducation aux valeurs dans nos écoles. Je serais bien surpris!
«Un bateau qui prend l’eau» disait aujourd’hui un membre de l’exécutif national du parti?
Ajout: Reçu par l’intermédiaire d’un lien sur Twitter, un article paru au Devoir en décembre 2007 qui complète bien le topo de l’oportunisme identitaire.
Mise à jour du lendemain soir: Lu sur le site de Radio-Canada… «Jointe au téléphone par la télévision de Radio-Canada, une porte-parole de l’ADQ n’a pas pu donner un seul exemple d’arbre de Noël qui aurait été enlevé d’une école au Québec.» Aurait-on voulu nous passer un sapin, hier, à l’ADQ? Pour ce qui est de l’utilisation d’Internet, on peut aussi lire ce nouveau billet de mon cru dans lequel je raconte que sur ce sujet, l’ADQ semble également être en décalage avec la réalité, «Obamienne», dans ce cas-ci.
La semaine dernière, plusieurs de mes camarades blogueurs ont relayé un billet écrit par un jeune étudiant du secondaire qui affichait son désespoir de s’être vu privé de l’utilisation d’une borne wifi qui permettait à lui et à quelques copains de pouvoir utiliser Internet à l’école (1, 2, 3, 4). À la lecture de tout ce qui entoure cette histoire de borne Internet sans-fil, on se rend compte qu’il semble possible de discuter par blogue interposé de vie scolaire sans que ça fasse scandale, le tout sera probablement discuté au conseil d’établissement de l’école concernée, si j’ai bien compris…
Sans prendre position sur le dénouement qui devrait être privilégié, je voudrais tout de même souligner en ces temps de campagne électorale que les débats entourant ce litige semblent se dérouler de manière pas mal plus responsable que d’autres dont les médias font échos (1, 2, 3, 4)! C’est tout à l’honneur des personnes concernées!
Espérons que ça restera comme cela jusqu’à ce que chacun trouve sa satisfaction dans la façon dont sera réglé «ce litige». Pour ce qui est du ton de la campagne, je n’entretiens plus beaucoup d’espoir que ça change…
La campagne provinciale n’est vieille que de quelques jours et déjà, la bisbille péquiste est à l’avant-plan. On annonce pour ce soir une assemblée d’investiture houleuse dans l’Assomption en raison du refus de la direction du parti québécois de considérer la candidature de Jean-Claude St-André. Pire encore, victime d’une malveillance d’un membre influent du parti, Mme Marois est obligée de composer avec des fuites qui l’associent à une image de «politicienne sans sens de la répartie» qui serait «snob» et «loin des problèmes des gens».
Je n’aime pas beaucoup l’idée d’une campagne axée sur la personnalité des chefs, mais l’arrivée d’une candidate au poste de première ministre pour une première fois apporte un facteur de nouveauté qui rend ce passage obligé. L’image publique projetée par Jean Charest a abondamment été discutée dans le passé et Mario Dumont fait partie du paysage politique en tant que chef depuis tellement longtemps qu’on ne compte pas sur lui pour ce qui est d’apporter du nouveau. Reste que l’analyse de la personnalité d’une femme politique souffre toujours de prêter flanc au «deux poids deux mesures». Est-ce le cas ici dans le contexte où ce qui sort d’un document intitulé «Plan de campagne-Élection 2008» (datant du 10 octobre dernier) vient du parti lui-même? La principale intéressée pense que «dans tous les partis il y a des gens qui n’ont pas le même intérêt que nous», ce qui expliquerait la fuite. Disons que le PQ est «plus vulnérable» que les autres partis quand vient le temps de montrer son esprit de corps.
Selon Tommy Chouinard, «Pauline Marois laisse entendre que c’est parce qu’elle est victime d’un sexisme latent au sein de la société québécoise» que ces allégations sortent à ce moment-ci. Denise Bombardier a dit hier soir sur les ondes de TVA que c’est le double standard imposé aux femmes politiques qui expliquerait ces propos, pas vraiment l’analyse politique… Mme Bombardier avait été déçue en septembre 2007 quand Mme Marois avait ouvert les portes de son chalet de Charlevoix aux médias, l’une des gaffes qui a le plus contribué à nourrir l’image d’une femme qui ne s’assume pas, à mon avis. Le double standard n’était pas en cause cette fois-là…
Hier sur son blogue, Marie-Claude Lortie a écrit que Pauline Marois n’était pas snob, que tout au plus, elle avait «un problème de connexion» avec l’électorat.
Je ne sais pas trop…
Si les instances du parti qu’elle dirige ont écrit ce qu’ils ont écrit, c’est sûrement parce que cette image d’une femme qui regarderait les autres de haut doit être devenue préoccupante sans quoi, on se serait concentré sur autre chose. Non?
Wikipédia définit le comportement d’un snob comme étant celui d’une personne qui «cherche à se distinguer du commun des mortels, désireux d’appartenir à une élite; le snob tend à reproduire le comportement d’une classe sociale ou intellectuelle qu’il estime supérieure.» Madame Marois ne se cache pas d’admirer ce qui est à la mode et me semble à l’aise dans les milieux jugés distingués. Elle a des sous ($) et possède avec son conjoint un château qui a fait les manchettes. Est-ce qu’on peut lui reprocher tout cela? Est-ce que ces faits pourraient faire en sorte qu’elle prenne de moins bonnes décisions en tant que femme d’État? La réponse est non, bien entendu…
Le problème de Mme Marois demeure celui d’un politique (homme ou femme) auquel les gens ne s’identifient pas. Ce qu’elle possède et ce qu’elle semble aimer par goût personnel font obstacle à ce qu’elle pense. Son projet de société, les valeurs auxquelles elle adhère et sa compétence passent en deuxième (et souvent en troisième) face à l’électorat.
C’est le défi de sa campagne, bien davantage que celui de faire l’unité dans son parti.
Dans tous ses gestes de communication, elle doit être consciente que la transparence est son meilleur outil. Dès qu’elle prêtera flanc à l’idée qu’elle nous cacherait quelque chose, on va se réfugier en arrière de ce cliché qu’elle nous regarderait de haut et qu’au fond, elle aurait du mépris pour nous.
En cela, la performance de celui qui gère le compte Twitter du PQ autant que celle de Mme Marois au débat des chefs, en passant par sa présence quotidienne dans les médias doivent nous convaincre qu’elle est authentique.
L’histoire de son chalet est le contre-exemple de ce qu’elle doit faire.
Elle doit nous démontrer que ce qu’elle possède, que son goût pour la mode et que sa capacité à être à l’aise avec les «grands de la société» ne l’empêchent pas d’être comme nous, de penser comme nous et d’agir dans notre intérêt.
Y en aura pas de facile!
Difficile journée sur Twitter pour le parti québécois qui n’a cessé de se faire titiller par un feu nourri de scepticisme sur son approche en matière d’utilisation d’Internet en ce début de campagne. Québec solidaire s’en est mieux tiré…
Les billets de Éric Baillargeon (1, 2), de Yves Williams et de de Michelle Blanc ne laissent que très peu de place à interprétation; les partis politiques accumulent mauvaise note sur mauvaise note.
L’expertise de mes collègues en matière d’utilisation du Web participatif n’est pas en cause, car l’observateur moins avisé qu’eux remarque rapidement que la présence Internet des formations politiques du Québec est caractérisée par l’improvisation, le manque de respect des bonnes pratiques et l’opportunisme électoral qui n’encourage même pas le fameux «call for action» si déterminant pour ceux qui font ça sérieusement ailleurs dans le monde. Notre comportement très (trop?) critique n’aide en rien ceux qui prennent les décisions dans les partis puisque la moindre «gaffe» est bien documentée sur le Web et reprise dans les 24 heures dans les médias. Pour un billet du type de celui de Martin Lessard qui ne porte pas à conséquence et contribue à motiver les partis, il y a souvent le triple de billets qui font passer les partis pour des pee-wee du Net.
C’est mal connaître les formations politiques et le contexte électoral du Québec que de penser favoriser la généralisation des usages de pointes sur le Web en montant en épingle chaque faux pas. Je le répète, je ne juge pas mes collègues; je veux juste mentionner que s’ils «aiment autant» les politiques qu’ils le disent (ils veulent «leur bien»), il faudrait cesser de comparer «la Obamachine» avec nos trottinettes. Il n’y a pas de Chris Hugues et de budgets faramineux ici… Le contexte où seules les dépenses électorales sont remboursés favorise le paresseux réflexe de ne s’occuper du Web (et du bon monde) que pendant la durée d’un parlement dissous malgré les enseignements d’une blonde aimée de tous qui prouve qu’on peut faire beaucoup avec peu de moyens à l’aide des outils du Web participatif. Il ne faudrait pas se surprendre que bien peu d’initiatives de type «Web 2.0» surgissent dans cette campagne; avec la meute d’experts qui fouille le Web en quête de tous les mauvais coups, ça devient plus «payant» de se faire dire qu’on n’a rien essayé que de se voir crucifié par une tentative bien imparfaite de rassembler par le Web. Avec ce que rapporte Éric aujourd’hui, un billet bien épicé deviendra vite le cauchemar de ceux qui auront essayé. Personnellement, je me dis qu’on pourrait documenter un peu mieux les comportements vicieux de certains blogueurs politiques (cautionnés par le parti soupçonné d’abriter en son sein ce type présumé de blogueur).
Au moment d’écrire ces lignes, la même communauté des spécialistes du Web se donne la main pour initier sur un wiki une démarche visant à proposer au gouvernement de notre province un Plan Numérique pour le Québec. Je me suis fait scooper par Éric Baillargeon sur Twitter, mais l’idée de bâtir sur ce même outil du Wiki une base de connaissances sur «l’art de faire de la politique 2.0» au lieu de twitter/bloguer à tout vent serait peut-être plus constructive?
Encore ici, la dernière chose que je voudrais faire est de prêcher pour la politique de l’autruche devant le peu d’originalité (et d’expertise) des agences qui conseillent parfois les partis dans leurs stratégies à mettre en oeuvre pour respecter un tant soit peu les principes de la théorie de la longue traîne. Mais si devant les critiques en matière de fidélité de Wikipédia nous disons que ceux qui condamnent devraient corriger à même les pages avant de s’époumoner, on pourrait développer la même attitude et se dire que pour un billet qui déterre un lièvre (lire les gaffes des partis), on pourrait documenter la bonne chose à faire sur notre wiki qui se veut le lieu de nos revendications…
On pourrait appliquer la même logique avec le DGE qui vient de rendre publique sa position sur la diffusion d’information partisane sur Internet et que dès demain, on sera tenté de décrier. Le wiki reste disponible pour toute proposition d’amélioration…
Je me trompe où ça peut se faire?
Mise à jour du 10 novembre: Même si la discussion a bien levé (voir les commentaires ci-bas et les billets auxquels elle réfère), personne n’a relevé l’idée de continuer à même le wiki l’assemblage du patrimoine de ce qu’on sait sur l’utilisation du Web participatif en vue d’aiguiller nos organisations politiques. Je viens tout de même d’ouvrir la page en question puisque la publication d’un billet à caractère pédagogique chez Patricia Tessier me semble vouloir être un excellent début de synthèse! On verra…
Mise à jour du 12 novembre: Du nouveau dans le dossier des liens qui unissent un certain blogue à un certain employé d’un certain parti politique.
Je fais partie d’un bien petit groupe, j’imagine: j’aime les campagnes électorales! Je suis gâté depuis le début de l’automne, c’est le moins qu’on puisse dire…
Je savais depuis dimanche que ce jeudi soir serait la première soirée de libre où je pourrais bloguer «tranquille» sur le début de la campagne provinciale. Je pars avec l’idée d’écrire deux billets différents; un premier, là, tout de suite, sur les véritables enjeux de la campagne. Après avoir nommé mes intérêts, je voudrais prendre le temps de regarder pour chaque parti ce qui me paraît être les bonnes et les moins bonnes raisons de voter pour eux. Pour mon deuxième billet, j’hésite encore sur le titre, mais je sais sur quoi il va porter. Le titre provisoire («Les partis politiques mangent une volée sur Twitter pendant les agences ont un oeil au beurre noir»), pourrait laisser croire que je voudrais me livrer à une charge en règle contre les partis et leurs bêtises sous l’angle des «Web-ouais-reux» que nous sommes sur la twitosphère, mais il y a de fortes chances que je me lance plutôt sur la piste des raisons qui expliquent qu’en tant que «Web-ouais-reux», on fait peut-être davantage partie des problèmes que des solutions.
Je m’en vais me chercher un café et je débute ma soirée d’écriture…
Mes intérêts en politique provinciale sont à la fois, simples et complexes. Je prends de l’expérience du domaine politique au fil des mandats qu’on me confie, mais rien ne me rapproche de la politique militante. Sur mon portfolio numérique, j’ai déjà mentionné qu’un de mes défis professionnels était de faire avec la politique active; telle que se pratique la politique actuellement, je ne vois que la possibilité de réaliser des mandats. En rafale, voici néanmoins ce qu’on pourrait convenir d’appeler «une déclaration d’intérêts»:
Cela dit, on comprendra que ce sont des «intérêts» plutôt bénins… Au Québec, il est heureux de pouvoir penser librement et continuer à avoir des liens d’affaires avec «le pouvoir». Je me sens donc tout à fait libre de commenter l’actualité politique au Québec, présente et à venir. Je ne crois pas divulguer pour qui je vais voter quand j’aurai fait mon choix, mais je vais livrer mes opinions et mon analyse le plus directement possible, à partir de ma lecture des faits et de l’opinion des sources médiatiques dont je dispose.
À l’ADQ, je suis persuadé qu’on s’attend à voir diminuer de beaucoup le nombre de députés à l’Assemblée nationale. Je m’explique… Denis Lessard a rapporté que Gilles Taillon avait choisi la méthode douce pour mettre fin à sa carrière politique. Antoine Robitaille avait aussi écrit sur le sujet quelques jours avant. Je pose la question: comment peut-on croire en la possibilité de se rapprocher de sa famille en Outaouais quand on sait combien de temps un député passe à Québec, peu importe dans quelle région il est élu? Gilles Taillon sait qu’il a toutes les chances d’être battu dans Chapleau et Mario Dumont lui seul sait pourquoi M. Taillon lui donne autant de support en s’accrochant, histoire de ne pas prêter flanc à des interprétations que les sondages disent les uns après les autres… l’ADQ n’a pas livré une opposition qui mériterait qu’on lui confie le pouvoir. Je ne vois pas comment on pourrait lui donner ce pouvoir comme son slogan de campagne nous le suggère subtilement, voire maladroitement. Même si Mario Dumont nous le demandait gentiment, il a fait la preuve qu’il ne peut rassembler en ce moment assez de forces vives pour se donner les moyens de ses ambitions. J’ai eu des contacts avec quelques membres de son équipe et je peux confirmer qu’en dehors du cercle restreint qui entoure M. Dumont, personne n’a assez d’ascendant pour lui/leur donner le goût de partager un peu de sa/leur «gloire»… Un point positif: M. Dumont va continuer d’avoir des bonnes idées dans les circonstances où il sait qu’il n’aura pas à les déployer dans un contexte de réelle gouvernance.
Au PQ, on a bien peu à perdre, à part creuser davantage sa marge de crédit. On a les moyens d’écarter des candidats qui ont souvent fait la preuve de leur obstination à vouloir faire l’indépendance sans le peuple et surtout, on peut difficilement faire pire qu’en 2006. Mme Marois annonce son désir de ne pas jouer de personnage pendant cette campagne et c’est une bonne nouvelle. On risque de voir M.M. Landry, Parizeau et quelques autres ténors du PQ, mais «la famille» à gauche sera toujours aussi gêné de l’autre, à droite, dans ce parti. Reste que plusieurs candidats au PQ ont de bonnes chances de retrouver un peu d’honneur dans l’opposition officielle si Mme Marois réussit à gérer le royaume des belles-mères et à déranger un peu la belle assurance du P.M. Elle aurait un mal fou à passer au travers de quatre ans au deuxième rang de l’opposition et elle va se battre avec une équipe qui sent que tout est possible si on resserre les rangs. Le retour de Louise Beaudoin est un symbole plus fort que le départ de quelques députés.
Au PLQ, on part avec un gros capital que le déclenchement impopulaire des élections n’altérera pas. Je parle ici d’un Conseil des ministres à parité entre hommes et femmes, d’un nationalisme affirmé sur le dos des conservateurs fédéraux et d’un chef qui passe pour s’être renouvelé, au point où il peut tenir tête à M.M. Couillard, Fournier et Pelletier qui n’ont pas eu ce qu’ils voulaient au gouvernement. La fenêtre d’opportunité d’un gouvernement majoritaire est étroite, mais elle valait assurément le coût de s’y engager puisque l’hiver sera long et pénible dans bien des domaines. L’annonce d’aujourd’hui à Donnacona n’est que «la pointe de l’asperge» dirait sieur Perron!
Pour les Verts et le parti solidaire de ses deux chefs, le défi de faire élire un député reste entier. L’annonce de l’arrivée de Scott McKay dans l’Assomption représente une jambette pour les premiers et la remontée du PQ n’est pas une bonne nouvelle pour les seconds.
Il n’y a donc rien de bien original dans ce billet… Vincent Marissal l’a écrit ce matin. Le seul enjeu véritable est de savoir si les libéraux seront majo ou mino?
À nous de décider, comté par comté…
Un titre anglophone pour une journée où l’histoire s’écrit à l’américaine! Une fois n’est pas coutume…

Ce doigt du nouveau président des Étas-Unis, il pointe dans la direction de l’espoir et chacun de nous aujourd’hui a envie de faire partie de l’aventure. Aux nouvelles aujourd’hui, j’ai entendu des gens raconter que pour une première fois, ils se sentiraient citoyens des U.S.A. même si ça fait plus de vingt ans qu’ils habitent un État américain. Tout ça parce que le fait d’élire à la tête du pays une personne de couleur prouve leur capacité d’y appartenir. D’autres gens se sont fait photographier au bureau de vote pour marquer le coup…
Beaucoup d’attentes ce soir à l’heure du dépouillement du