Je crois bien que l'automne est ma saison préférée. Pas pour les jolies couleurs dans les arbres et tout. Parce que c'est le retour de la saison régulière au patin! Je me suis rendue compte que le patin, c'est le milieu où je me sens le mieux, où je suis le plus à l'aise, où j'ai le goût d'intervenir à tous les niveaux. Cette semaine, pour la deuxième semaine, c'est la pré-saison, dix jours durant lesquels les patineurs sont présents tous les soirs. Depuis deux semaines, je passe à l'aréna tous les soirs, juste comme ca, pour voir le monde, faire les petits trucs (y compris rassurer les parents qui sont insécures à la vue des cours des groupes récréatifs!). Je passe une ou deux heures par soir, juste après le travail, et c'est tellement bénéfique! Pas que je n'aime pas mon emploi, au contraire, j'ADORE ce que je fais dans le jour! Et plus ca va, plus j'aime ca, plus je vois l'événement arriver!
Récemment, on me demandait pourquoi je m'impliquais autant au patin alors que ca ne me rapporte pas un sous (sauf durant les pratiques pour une compétition pour les tout-petits, et encore, c'est ridicule!) étant donné que j'ai choisi de ne pas devenir entraineure professionnelle. La réponse m'est tellement évidente que j'ai de la difficulté à l'expliquer. Pour moi, permettre aux jeunes de vivre ce que j'ai vécu comme patineuse de 3 à 23 ans, c'est la plus belle chose qui puisse arriver.
Et ca, ca passe par l'organisation d'un souper bénéfice (avec des revenus records l'an dernier!), par la conception du gala de fin d'année (j'aurai bien le temps d'en reparler, mais on a déjà commencé à travailler là-dessus!), par l'enseignement du patin à des tout-petits...
Cet été, un membre du comité a joué au golf avec mon père et lui a dit qu'il aimerait que ses filles, à mon âge, s'impliquent dans plein d'activités comme moi... J'ai trouvé ca très flatteur, mais je souhaite surtout à ses filles de trouver un endroit où elles pourront être aussi bien que je le suis au patin!
Pour la deuxième année, je suis adjointe à la coordination pour le Salon Éducation Emploi depuis ce matin! Bien que ce soit loin de mon domaine d'études, j'envisage les seize prochaines semaines avec beaucoup de plaisir! Je pense même que ce sera bénéfique pour ma réflexion pour ma maîtrise... Je commençais à sérieusement tourner en rond, je crois que j'ai besoin de prendre un peu de distance avec tout ca.
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Comme je le disais, la semaine dernière j'ai assisté au Summer Institute. Ca m'a donné l'occasion de beaucoup réfléchir sur les sujets à l'honneur, mais aussi sur ma propre situation à travers tout ca. Marie-Élaine fait un très bon résumé de l'évènement, j'aime particulièrement ce bout là : Je suis contente de faire partie d'un groupe innovateur et d'avoir leur reconnaissance, à défaut de l'avoir localement. Ça encourage à continuer. J'ai eu une bonne dose de découragement, mais après avoir discuté avec des participants de plusieurs pays, ca m'a convaincue que ca vallait le coup.
Pour ce qui est de la ville, je n'ai tellement rien vu il me semble! J'y retournerai bien un jour pour visiter dans les règles!
Excellente fin de semaine que décrit justement très Christine. J'ai eu la chance d'entendre de très beaux témoignages autant de québécois que des gens de Barcelone. J'ai été plus qu'impressionnée de voir le travail réalisé notamment par Mélanie Tremblay à Protic et par Marie-Élaine Jobin dans l'Outaouais. J'ai passé la fin de semaine à me dire que certains étudiants en bacc en enseignement et certains profs auraient avantage à les écouter au lieu de dire que la réforme, c'est impossible à appliquer. Ca prend du guts, mais ca se fait!
Et comme Christine le mentionne, nos invités ont les mêmes préoccupations qu'au Québec. Je n'avais jamais eu l'occasion d'être en communication avec eux avant vendredi, mais je l'ai rapidement compris quand un des profs de Barcelone a dit "it's not what they learn, it's the way they learn".
À la demande générale (!!), voici le plan pour mon atelier.
La semaine prochaine, je me rends à Toronto pour le Summer Institute de l'Institute for knowledge Innovation and Technology (IKIT), où je ferai mon premier atelier. Après avoir passé par pas mal toutes les émotions, je me retrouve, à une semaine, presque prête et un peu angoissée à l'idée de faire ca en anglais. On a beau me dire que ce sera une expérience fantastique (ce que je ne mets pas en doute, au contraire), ca ne fait pas de moi une fille-qui-parle-anglais. On a beau me dire que les gens là-bas comprendront que l'anglais n'est pas ma langue maternelle, j'aurais aimé que ma première expérience soit en francais... Une chance qu'il y a une gentille-traductrice-qui-travaille-à-TACT pour m'aider!