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07.09.2006
Que faut-il savoir de ses élèves ?
Pas facile d'individualiser les apprentissages. Malgré tout, je persiste. L'une des plus grandes difficultés réside dans la personnalisation de la relation maître-élève, notamment la connaissance des caractéristiques propre à chaque apprenant. Avec près de 200 élèves, cela relève de la prestidigitation. Heureusement, la plupart des enfants et ...
Publié par François Guité à 12:18 AM
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22.04.2006
Les enfants sont plus sensibles à l’échec
Il m’est arrivé plusieurs fois de constater que des commentaires négatifs envoyés par Lumi affectaient les élèves beaucoup plus grièvement que prévu. J’ai dû m’expliquer auprès des parents à quelques occasions. Un message écrit, certes, pèse davantage qu’un commentaire exprimé de vive voix. Mais une autre cause de ces ...
Publié par François Guité à 07:56 PM
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03.02.2006
Bulletins scolaires: chiffres, lettres ou descriptions ?
Quand le ministre de l’Éducation lui-même ne comprend pas un bulletin scolaire, c’est qu’il y a définitivement un problème (La Presse : Vers un retour aux chiffres ou aux lettres ?). Le bulletin représente d’abord et avant tout une communication aux parents ; or, le moyen fait défaut si le message ne passe pas. Les réactions des lecteurs ...
Publié par François Guité à 04:46 PM
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01.11.2005
Communiquer = soigner les rapports avec les parents
Le moment de la première rencontre avec les parents approche. En discutant avec des collègues et ma stagiaire, aujourd’hui, il m’est apparu que les communications régulières avec les parents assuraient des relations plus harmonieuses. À dire vrai, je ne me souviens pas d'avoir jamais eu une seule altercation avec un parent depuis ...
Publié par François Guité à 11:52 PM
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19.08.2005
Mise à jour iTexte
Une nouvelle version de iTexte a été placée sur le site. L'ancienne version ne fonctionnait pas sur Tiger de Mac OS X. Vous pouvez faire la mise à jour à partir du lien de la version de démonstration. En fait, il n'y a qu'une version de iTexte. La version de démonstration est complète. Pour ceux qui apprécient le logiciel, n'oubliez pas d'aller faire votre paiement.
Publié par Michel Desbiens à 12:01 PM
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12.04.2005
Pas de réforme sans réformer l'évaluation
Le dilemme de la primauté de l’individu ou de la collectivité ne peut être résolu que par bribes. Dans le cas de la santé, par exemple, il est généralement admis que les droits de l’individu ont préséance sur ceux de l’État. Quand il s’agit d’environnement, par contre, on peut arguer que le bien de la collectivité subordonne celui de l’individu. Mais quand ...
Publié par François Guité à 01:01 AM
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03.04.2005
Les TIC causent-ils un déficit d'attention ?
Il semble que je ne sois pas le seul à dénoter une diminution de la capacité d’attention des élèves. Mes collègues s’en plaignent également (fait rassurant, sachant que mon enseignement n’est pas en cause). L’écoute active constitue pourtant l’un des six points méthodologiques au coeur du projet éducatif de mon école. Or, le premier à me ...
Publié par François Guité à 12:38 AM
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06.09.2004
Maths optionnelles après 14 ans ? Pas bête.
Considérant l’importance accordée aux mathématiques, il est toujours surprenant d’entendre une voix discordante. D’autant plus quand elle vient du milieu de l’éducation, et d’une université de surcroît. Quoique je ne sois pas mathématicien — plutôt une victime des maths — j’ai immédiatement sursauté en apprenant qu’un expert, ...
Publié par François Guité à 12:07 AM
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27.06.2004
L'action communautaire
De fil en aiguille, le socioconstructivisme, l'actualisation des apprentissages et la communauté éducative mènent inévitablement à la communauté. Et par la nature même des réseaux, les nouvelles technologies de la communication accélèrent, tout aussi inévitablement, le phénomène. De sorte que le modèle de l'école en vase clos est voué à ...
Publié par François Guité à 12:41 PM
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12.06.2004
Leadership et TIC
Quand il est question de dissémination des TIC en éducation, certains préconisent le leadership directionnel tandis que d'autres favorisent l'initiative professorale. Évidemment, l'un n'exclut pas l'autre, et leur conjonction constitue un idéal. L'expérience, cependant, semble confirmer que la seule propagation par les pairs, sans leadership de la direction, ...
Publié par François Guité à 05:57 PM
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06.06.2004
Galerie existentielle
Les portfolios ont gagné la faveur des enseignants en quête de moyens d'individuation. L'ennui, cependant, avec les portfolios papier — qu'ils soient de type apprentissage, présentation, évaluation ou autre — c'est que l'élève n'y voit qu'un outil scolaire éphémère, une autre obligation associée à l'école. Utilisés à des fins d'objectifs particuliers, et ...
Publié par François Guité à 01:04 PM
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31.05.2004
Un esprit sain dans un corps sain
L'épidémie d'obésité (oui... on parle aujourd'hui d'épidémie !) n'est-elle symptomatique de la lourdeur du système d'éducation ? Que l'on ait à ce point négligé la santé et l'éducation physique au profit de l'encyclopédisme et des habiletés techniques, jusqu'à sacrifier le bien-être des enfants, dénote une lacune grave. D'autant plus que ...
Publié par François Guité à 07:06 AM
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29.05.2004
Communications aux parents
Les parents dénoncent le manque de communication en provenance de l'école. Ce qui explique en partie leur satisfaction à l'endroit de Lumi. Considérant que l'école a souvent affaire à des parents éduqués et branchés, la soif d'information est légitime. D'autant plus que bon nombre de parents ont adopté les TIC, mesurent le potentiel, et sont ...
Publié par François Guité à 01:26 PM
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27.05.2004
Paradigmes de diplomation
L'incohérence entre les paradigmes de notre école québécoise mine la réforme. Rappelons, d'entrée de jeu, que la mission de notre système scolaire est d'éduquer, socialiser et qualifier. Or, si on a largement débattu du changement de paradigme au regard de la finalité éducative, qu'en est-il des missions de socialiser et de qualifier ? ...
Publié par François Guité à 03:15 PM
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26.05.2004
Les blogues au secours du livre
Par bonheur, les bibliothèques commencent à se remettre du choc du Net. Plutôt que de résister à l'envahisseur, on a compris qu'il est plus efficace de l'apprivoiser. En devenant des centres multimédias, elles s'adaptent en intégrant les nouvelles technologies. La transformation ne fait que commencer, dès l'instant où l'instrument et la pensée ...
Publié par François Guité à 11:45 AM
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24.05.2004
Vacuité du leadership
L'absence de leadership dans le réseau des écoles publiques l'entraîne inlassablement à la dérive. Plusieurs facteurs conspirent à cette inertie :
Publié par François Guité à 03:42 PM
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22.05.2004
D'éducation et de silence
Que fait l'école en matière de piratage électronique ? Oh, bien sûr, elle protège sa cour en érigeant des coupe-feu, en filtrant l'information, et en menaçant les élèves. Ces derniers ne s'en soucient d'ailleurs guère plus, puisqu'ils chapardent impunément de leur chambre-sanctuaire. Mais est-ce en se lavant les mains d'un problème qu'on prétend inculquer ...
Publié par François Guité à 04:36 PM
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21.05.2004
Lecture et liberté
Pourquoi diable faut-il faire du travail scolaire une épreuve ? À croire certains enseignants, le supplice serait une vertu de l'apprentissage. Naturellement, un enfant doit acquérir l'habitude de l'effort et de la persévérance. Mais n'a-t-on pas plus de chance de réussir en plaçant l'élève dans des situations complexes et stimulantes, relativement à son ...
Publié par François Guité à 06:40 AM
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19.05.2004
Agora pédagogique
Mon développement professionnel a pris un essor vertigineux depuis que j'ai découvert les carnets électroniques. Et tout cela en marge de mon milieu de travail. Comme l'élan serait plus euphorique si je réussissais à faire entrer mes collègues dans la danse. Mais comment les convaincre de former une communauté d'échange ? ...
Publié par François Guité à 07:46 AM
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18.05.2004
Cerveau d'ado
Les adolescents font-ils damner parents et enseignants, ou inversement ? Les écarts, pour ne pas dire les incompatibilités, doivent pourtant avoir une explication. La recherche scientifique commence seulement à percer le mystère du silence ou du vacarme. Dans Secrets of the Teen Brain, un article fascinant du magazine ...
Publié par François Guité à 07:48 AM
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17.05.2004
Cybercarnets et recherches
La vague des blogues continue de submerger le Web. Paradoxalement, le milieu de l'éducation, hormis quelques exceptions tel l'Institut St-Joseph, traîne dans le sillage des individus branchés, des organismes et des corporations qui ont saisi la portée des agrégateurs. Pourtant, les avantages crèvent les yeux, ne serait-ce qu'au niveau de ...
Publié par François Guité à 06:48 AM
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16.05.2004
iTexte et la photographie
Mon ancienne passion refait surface avec l'arrivée des caméras numériques à prix abordable (single-lens reflex). J'ai un plaisir fou à prendre des photos et les retravailler à l'ordinateur. Fini la chambre noire et les préparations de solutions, on fait place aux «layers», histogrammes, saturations, curves, levels...
Publié par Michel Desbiens à 08:53 PM
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15.05.2004
Cordonniers mal chaussés
À l'intérieur de l'équipe d'enseignants que je côtoie tous les jours, il s'est développé une magnifique synergie de coopération entre ceux qui ont fait l'acquisition d'un ordinateur portable — à leurs frais, bien entendu. Les répercussions sont à la fois pédagogiques (modification des pratiques en classe, interdisciplinarité, etc.), sociales ...
Publié par François Guité à 03:42 PM
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12.05.2004
Les 12 travaux d'Héraclès (Hercule)
Après les 14 principes d'apprentissage de l'American Psychological Association, dont la dernière révision remonte à 1997, voici que deux spécialistes des neurosciences présentent une nouvelle liste de 12 principes définis dans MindShifts: A Brain-Compatible Process for Professional Development and the Renewal of Education. Voici une traduction libre : • Principe 1 : le cerveau est un système adaptatif complexe. • Principe 2 : le cerveau est un organe socialisant. • Principe 3 : la quête de signification est innée. • Principe 4 : la quête de signification se fait par structuration de la pensée (classification et schématisation). • Principe 5 : les émotions jouent un rôle crucial dans la structuration de la pensée. • Principe 6 : le cerveau perçoit et crée simultanément les parties et les entités. • Principe 7 : l'apprentissage implique à la fois une attention focalisée et une perception périphérique. • Principe 8 : l'apprentissage implique toujours des processus conscients et inconscients. • Principe 9 : nous possédons au moins deux modes d'organisation de la mémoire (taxinomique et momentané). • Principe 10 : l'apprentissage est développemental. • Principe 11 : les apprentissages complexes sont facilités par le défi, mais inhibés par les menaces. • Principe 12 : chaque cerveau est organisé de façon unique. De quoi pousser encore plus loin les limites du nouveau paradigme en éducation. Par ricochet : • Quelques caractéristiques d'un apprenant immature
Publié par François Guité à 10:27 PM
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12.05.2004
L'émancipation des TIC
Un article dans Wired a déclenché une rafale de réflexions sur la mobilité des outils électroniques et les implications pédagogiques d'une telle accessibilité. À l'ère de la miniaturisation des TIC et de l'avènement du sans fil, les règles du jeu ont changé. Du coup, la relation entre l'homme et la machine est renversée quand celle-ci devient le prolongement de la main plutôt qu'un objet d'assujettissement. C'est toute la puissance de la mobilité par opposition à l'immobilité. Sans compter qu'il est beaucoup plus facile de ranger un accessoire, pour ceux qui craignent la dépendance aux TIC. Les laboratoires d'informatique ne sont qu'une étape transitoire et caduque dans l'utilisation des TIC à des fins pédagogiques. Et ce n'est pas trop tôt, car les salles d'ordinateurs en rangées auront certainement contribué à pâlir l'image que l'on se fait des TIC en éducation. Une qualité fondamentale de la mobilité d'un outil est sa personnalisation et, par conséquent, son appropriation. Alors qu'un ordinateur fixe dessert souvent plusieurs usagers, c'est-à-dire condamné à rester un véhicule relativement neutre auquel l'utilisateur doit se modeler, l'outil possédé, quant à lui, peut être librement façonné. D'où l'efficacité décuplée des TIC en tant qu'instrument méthodologique à des fins d'apprentissage. La notion d'empowerment vient immédiatement à l'esprit. En faisant une analyse objective de mon expérience avec les TIC depuis quinze ans, de l'ordinateur de bureau au portable et au Palm, je constate que chaque changement a donné lieu à une progression exponentielle de mes apprentissages et de ma productivité, tant sur le plan personnel que professionnel. Cela s'explique par une utilisation plus efficace des TIC en fonction du moment. Le gain est qualitatif dans la mesure où l'information et les idées sont saisies sur le champ plutôt que d'être reconstituées plus tard, ce qui entraîne inévitablement une perte de temps et d'information. L'utilisation qui est faite de Lumi dans mon école s'avère un exemple concret de cette productivité. Alors que l'application aussi est installée sur les ordinateurs de la salle de travail des enseignants, 95 % des informations saisies sont produites par les enseignants qui disposent de portables. Il ne faut pas sous-estimer, non plus, le gain dans les relations humaines in situ. L'assujettissement à un ordinateur fixe oblige à des rapports virtuels, tandis que la mobilité permet le rapprochement des personnes. Même s'il est plus facile de communiquer virtuellement, l'expérience démontre que l'on préfère retrouver une personne en se déplaçant avec son ordinateur quand cela est possible. La synergie ainsi créée par l'association des personnes et des TIC multiplie donc les occasions d'affordance, tel que l'entend Gibson. En me faisant l'avocat du diable, cette accélération de l'évolution, que laisse présager la mobilité des outils électroniques, peut être effarante. C'est un contre-argument que je suis prêt à considérer. Mais à titre de pédagogue, peut-on volontairement interdire pareils outils d'apprentissage ? Par ricochet : • la faisabilité de doter chaque élève d'un portable
Publié par François Guité à 12:49 AM
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07.05.2004
Évaluer pour qui ?
Le cadre d'évaluation actuel réussit très bien à favoriser les élèves plus riches culturellement en leur permettant d'acquérir un diplôme qui leur ouvre des portes. Les parents en sont conscients et cherchent à placer leurs élèves dans une école qui permettra à leur enfant d'être parmi les premiers. L'important, pour la réussite sociale, c'est d'être parmi les meilleurs. « Briller parmi les meilleurs », voilà un slogan qui s'applique parfaitement au cadre d'évaluation de l'école (évaluation normative). Un parent qui joue le jeu de la société devrait chercher une école où les élèves sont meilleurs et aider son enfant à briller. Les écoles d'éducation internationale en sont l'exemple parfait: les parents en rêvent. Comme enseignant, je ne peux que m'opposer aux pratiques actuelles d'évaluation, car le coût pédagogique est trop grand. Les outils d'évaluation normative briment la majorité des élèves et ne peuvent d'occasionner un décrochage scolaire important. C'est une situation inacceptable qui brime la créativité, l'apprentissage différencié, le plaisir, bref, les besoins fondamentaux des apprenants. L'école me rend malheureux, dans mon rôle d'enseignant, car elle me demande à la fois de sélectionner les meilleurs et de contrer le décrochage. Nos politiciens ne se rendent pas compte, ou font semblant de ne pas le faire, que les outils d'évaluation adaptés à la sélection ne le sont pas à l'accompagnement dans le respect des différences. La réforme scolaire doit s'accompagner d'une réforme sociale. « Ensemble pour former un arc-en-ciel »... « Transformons nos écoles en kaléidoscope »... Comment va-t-on faire pour identifier les brillants? diront certains...
Publié par Michel Desbiens à 10:50 AM
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02.05.2004
La fièvre de l'évaluation
Le mois de mai signale l'arrivée de l'antiprintemps dans mon école. C'est alors que débute la frénésie de l'évaluation : évaluation du service communautaire, évaluation de la méthodologie du travail intellectuel, évaluation de l'enrichissement, révision des contenus disciplinaires, plans d'étude et, pour couronner le tout, les examens de fin d'année. Plusieurs enseignants s'en réjouissent, car c'est un moyen infaillible d'occuper les élèves : leur placer un fusil sur la tempe. « Si tu ne travailles pas, tes notes vont baisser ! » ou, pire encore, « ... tu vas couler ton année. » Et gare à la colère de tes parents ! Comment les élèves font pour endurer tout ça, je me le demande. Et pourtant si, je crois savoir : ils sont conditionnés à ne travailler que pour les résultats. Durant toute l'année, je fais valoir la primauté des apprentissages sur les résultats, ainsi que l'importance de la réflexion et de la métacognition à l'aide d'une évaluation critériée. Rien n'y fait : dès qu'il est question d'examen sommatif (obligation de l'école et de l'O.B.I.), ils sont obsédés par les résultats. Il appert que le système scolaire a dénaturé l'accord entre l'évaluation formative et l'évaluation sommative. Le premier, et le seul qui vaille du point de vue de l'apprentissage, a perdu de sa valeur parce qu'on fait l'erreur d'accorder plus d'importance au résultat qu'à la démarche méthodologique ou aux processus cognitifs. En s'arrêtant ainsi au résultat, l'évaluation formative pâlit à côté de l'évaluation sommative. Par ailleurs, il faut reconnaître que l'évaluation sommative est devenue moins un indice de la progression des apprentissages de l'élève qu'un indice de performance de l'élève et d'efficacité de l'école. Une distinction fondamentale doit être faite entre l'évaluation formative et l'évaluation sommative telle qu'elle est devenue, à savoir que la première sert principalement les apprentissages, et la deuxième l'école en tant que système. L'expérience semble démontrer que nous avons eu tort de les intégrer comme nous l'avons fait. C'est, à mon avis, une erreur magistrale que d'évaluer l'efficacité de l'école au regard des apprentissages des élèves. Qu'en est-il de l'évaluation des enseignants, du personnel de soutien, de la direction des écoles, du soutien parental, des membres des conseils d'établissement, des administrateurs des commissions scolaires, et des fonctionnaires au MEQ ? Pourquoi l'élève doit-il être le seul imputable de la compétence ou de l'incompétence de ceux qui ont la responsabilité de son éducation ? Oui, je sais... c'est tellement plus simple d'évaluer uniquement le produit final : comme sur une chaîne de production, on installe un contrôle de qualité en bout de ligne et on rejette tout article défectueux. POINT 1 : évaluation du système. Je propose le changement de paradigme suivant : éliminer l'évaluation sommative des élèves et la remplacer par l'évaluation des enseignants, du personnel de soutien et de la direction d'école. J'émets l'hypothèse qu'en mesurant l'efficacité de ces trois paliers d'intervention, on assure une qualité égale des apprentissages d'un point de vue systémique. De plus, les syndicats ne sont pas opposés à cette formule. Mais puisque les élèves sont déjà conditionnés à ne travailler qu'en fonction des résultats, comment fait-on, en l'absence d'examens sommatifs, pour les motiver dans leur travail ? Une réponse possible : en comptabilisant toute production qui est officiellement présentée pour évaluation. POINT 2 : évaluation des apprentissages. L'évaluation sommative (en tant qu'indice de progression des apprentissages) doit se faire tout au long de l'année, au gré des élèves, chaque fois qu'ils soumettent une production (texte écrit, présentation orale, réalisation d'un projet, etc.) pour évaluation, mais sachant qu'ils pourront se reprendre autant de fois qu'ils le désirent. Cela est beaucoup plus près de la réalité, alors que toutes nos actions sont évaluées ; l'anticipation d'une rétroaction quelconque est naturelle et sans trop de conséquences quand il y a cette compréhension tacite que l'on peut faire mieux la prochaine fois. Ainsi, nous redonnons à l'évaluation formative toute l'importance qui lui revient (rétroaction sur la démarche méthodologique, sur le processus cognitif, sur les attitudes, etc.) et nous ramenons l'évaluation sommative au simple rang d'un indicateur de progression. Et puis cette mesure est plus réaliste quand on sait que l'élève a eu l'occasion de manifester ses apprentissages plusieurs fois. Pour avoir déjà commencé à appliquer cette formule cette année, je peux vous assurer que ce n'est pas pure fantaisie. Voici quelques constatations que je fais à ce jour : • l'apprentissage et l'évaluation sont parfaitement intégrés ; • les élèves sont plus motivés à la tâche ; • les élèves accordent plus d'importance à la démarche méthodologique (sachant qu'on en fait un critère d'évaluation) ; • contrairement à ce que l'on pourrait penser, cela n'alourdit pas la correction pour l'enseignant : d'une part, la quantité de travail est moindre lorsqu'on réussit à intégrer les objectifs d'apprentissages dans des tâches plus complexes et, d'autre part, le travail à évaluer est mieux étalé sur toute l'année (fini les piles de correction pour tout un groupe). Avec les portfolios d'apprentissage, c'est un jeu d'enfant pour l'enseignant et un défi tout à fait prenant pour l'élève.
Publié par François Guité à 04:55 PM
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29.04.2004
D'enseignant à programmeur
Comment en suis-je venu à l'apprentissage de la programmation en Objective C sous Mac OS X? Par la frustration de devoir utiliser des applications qui ont été conçues dans une dynamique bureautique. Par le plaisir de commencer à imaginer à quoi ressemblerait un traitement de texte adapté à mon processus d'écriture et non de publication. Par la difficulté d'accompagner les élèves dans la mise en place de stratégies d'écriture efficaces avec les outils d'écriture populaires. Les traitements de texte populaires sont construits autour du processus de publication. Bien que les dernières versions tendent à fournir de nouveaux outils pour appuyer le processus d'écriture, ceux-ci entrent en conflit avec les outils de publication et amènent les élèves à formater le texte pendant le processus d'écriture: l'accompagnement des élèves s'en trouve complexifié. Mais alors pourquoi les logiciels bureautiques sont-ils si répandus dans les écoles? Où sont les alternatives? Sans l'existence des outils de programmation d'Apple, iTexte n'aurait pu naître. Je me rappelle d'avoir entendu Steve Jobs dire, il y a de cela quelques années, que les librairies de programmation Cocoa allaient permettre à des non-programmeurs spécialistes dans leur domaine de créer de toutes nouvelles applications. iTexte est une application créée de A à Z par un enseignant. L'expertise pédagogique a précédé l'expertise en programmation. Je pense que cela fait d'iTexte une application originale qui répond à des besoins d'écriture.
Publié par Michel Desbiens à 11:20 AM
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28.04.2004
Élucubrations économiques
En tant que société, combien investissons-nous dans l'éducation d'un enfant ? Les chiffres vous étonneront. Les Indicateurs de l'éducation (édition 2003) du MEQ révèlent que l'État a déboursé 7 499 $ pour chaque élève du primaire et du secondaire pour l'année 2001-2002. Pour la totalité des études primaires et secondaires, cela équivaut à 91 488 $. (Pour un bachelier, cela grimpe à 180 161 $ ; mais tenons-nous en au primaire et au secondaire). Si l'on ajoute à cela la contribution des parents (manuels scolaires, fournitures, sorties, garderie, habillement, etc.), il faut ajouter environ 2 000 $ par année selon une étude de la Fédération des comités de parents de la province de Québec (FCCPQ) que j'ai vue il y a deux ans de cela et qui m'avait renversé. Avant qu'un jeune n'ait terminé ses études secondaires, cela représente approximativement 20 000 $. Ajoutés au 91 488 $ de l'État, cela fait plus de 110 000 $. Et je ne compte pas la taxe scolaire et les autres coûts qu'un économiste chevronné réussirait à cumuler. Considérant l'ampleur de cet investissement, comment expliquer que l'on ne dote pas chaque élève québécois d'un ordinateur portatif ? Il suffit de quelques milliers de dollars, sans doute moins si l'on se tourne du côté du code libre, et moins encore si l'on se limite d'abord au secondaire, pour que chaque élève dispose de son propre outil d'optimisation des apprentissages. Par surcroît, cela propulserait le Québec à l'avant-scène mondiale des sciences de l'éducation. Sans être un administrateur, voici quelques facteurs qui, sans être trop farfelus je crois, peuvent financer ce projet : • économies sur les sommes consacrées à la lutte au décrochage scolaire ; Je sais que c'est bête de s'arrêter à des considérations pécuniaires et économiques, mais il se trouve qu'il y a des gens qui n'entendent que cela. Pour les autres, plus éclairés, il est inutile pour l'instant d'élaborer sur les avantages pédagogiques. Pour l'instant, il semble que nous soyons surtout en manque de leaders et de visionnaires — mais peut-être aussi de quelques bons économistes ;-)
Publié par François Guité à 11:36 PM
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27.04.2004
Sentiment de vacuité
Il y a quelques semaines, je me suis arrêté un instant pour écouter Yves Laroche venu donner une conférence aux élèves. Yves Laroche, rappelons-nous, est ce skieur acrobatique, champion du monde, qui a failli perdre la vie dans un accident de parapente. Paralysé et condamné à un fauteuil roulant pour le restant de ses jours, ce n'est que par pur acharnement et refus d'abandon qu'il réussit aujourd'hui à marcher, avec toute la grâce d'un quasi-paraplégique qui a vaincu la gravité. Ce que j'ai vu et entendu pendant ces quelques minutes m'a abasourdi. Les élèves, entassés sur les chaises, sur le rebord des fenêtres, sur le plancher et debout tout autour, étaient suspendus à ses lèvres. Il les tenait en haleine par son extraordinaire courage et des mots tels que « il vaut mieux être que paraître » et « chercher à faire comme le meilleur au monde, c'est se condamner à être un éternel deuxième. » J'étais soufflé. Il m'était impossible d'enseigner après ce coup. Comme un de ces bibelots de verre qu'on agite pour disperser des cristaux en suspension, j'entrevoyais à nouveau comment devait être l'école. Ma discipline scolaire me semblait bien petite et nulle devant la richesse de la vie. J'ai eu à nouveau une pensée pour M. Laroche, ce matin, en lisant cet article sur le tabac qu'a fait le Dalaï-Lama à Toronto, cet étranger intemporel qui réussit à remplir le SkyDome tandis que nos églises se vident. Je retiens surtout cette perle : "War is outdated. The 20th century was the century of violence, [and] violence solved nothing. The 21st century should be the century of dialogue." En tant que blogueur, cela me soulève.
Publié par François Guité à 12:43 AM
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25.04.2004
Apprendre à marcher
À la vitesse à laquelle le Web — et les cybercarnets particulièrement — démocratise le pouvoir associé à l'écriture, il est utile de se rappeler que "The Medium Is the Message", comme l'a fameusement remarqué Marshall McLuhan. Dans Understanding Media: The Extensions of Man, il explique que "the personal and social consquences of any medium—that is, of any extension of ourselves—result from the new scale that is introduced into our affairs by each extension of ourselves or by any new technology." Et un peu plus loin : "it is the medium that shapes and controls the scale and form of human association and action." Dans l'optique où les TIC bouleversent nos habitudes, il est utile de se détacher momentanément des idées pour observer comment nous utilisons le médium. Par conséquent, je propose un fil de discussion sur la démarche et les outils d'écriture utilisés par les blogueurs, dans un esprit de communauté et dans l'espoir d'accroître notre efficacité. Je commence : 1) Les premières étincelles sont captées dans OmniOutliner ; c'est plus pratique qu'un 'sticky' car je peux hiérarchiser et catégoriser tous les sujets dans un même petit document ; et comme l'éclat initial souvent nous éblouit, j'ai appris à laisser décanter quelque temps pour y voir plus clair. 2) Dès que j'ai un peu de temps, je fais un remue-méninges dans iTexte ou, si je suis dans l'autobus, sur mon Palm ; j'en profite pour vanter les mérites du transport en commun et faire un clin d'oeil à la Cité éducative. 3) Au besoin, je cherche des références dans les archives personnelles que je cumule à l'aide de DevonThink et dans des bases de données FileMaker ; parfois je complète l'information par une recherche sur le Web (Scirus, Google, Teoma, Vivisimo), souvent par l'intermédiaire de DevonAgent ; pour ceux qui sont allergiques aux bases de données, je vous incite fortement à jeter un coup d'oeil à DevonThink qui est devenu ma mémoire électronique. 4) Pour la rédaction, j'utilise iTexte, lequel du coup me permet d'écrire et de façonner le plan du texte (à ceux qui me reprocheront de vendre ma salade, je réponds que je n'ai encore rien trouvé qui facilite autant l'écriture et que je ne saurais m'alourdir d'un outil boiteux) ; au moment de la rédaction, je tape le texte sans m'arrêter pour corriger les fautes : cela a le double avantage de ne pas distraire la pensée et de nécessiter une relecture. 5) Je procède à une révision du texte pour... a) corriger les erreurs, b) retravailler les idées et, surtout, c) supprimer les parties inutiles (concision d'abord). 6) Après quoi je corrige le texte à l'aide d'Antidote ; à la fois une leçon d'humilité et instructif. 7) Au besoin, je demande l'opinion de mes pairs, souvent par courrier électronique ; dans l'éventualité d'un changement majeur, je recommence les étapes 4 à 6. 8) Je publie dans mon cybercarnet, mais sans d'abord avoir fait une dernière relecture. 9) Enfin, je sauvegarde mes idées dans NoteTaker, lequel me sert de portfolio électronique ; un plaisir pour archiver les commentaires en réponse aux autres carnetiers, les signets et les codes HTML, et qui offre de surcroît un formidable outil d'indexation et la possibilité d'ouvrir un fureteur directement dans une page du portfolio. Je suis conscient que les outils proposés ne sont pas gratuits. Mais il se trouve que je privilégie les applications qui me procurent du plaisir, contrairement au supplice de Microsoft Office (encore plus coûteux). De plus, le plaisir ne fait qu'accroître l'efficacité. Faites-m'en découvrir de nouveaux !
Publié par François Guité à 05:47 PM
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22.04.2004
La mécanisation des apprentissages
J'ai ri de dépit ce matin en lisant un article du Washington Post sur les conséquences de la politique scolaire du 'No Child Left Behind' de George Bush. En incitant les écoles des milieux moins nantis — et elles pleuvent — à viser les mêmes objectifs de performance en mathématiques et en lecture que les milieux plus favorisés, cette politique ne leur laisse souvent guère le choix que de sabrer les cours d'art et d'éducation physique afin de miser sur le martellement des disciplines de base et l'évaluation à outrance. Aussi bien dire une politique de 'Every Poor Child Left Behind'. Le plus triste est d'entendre les directions avouer qu'elles se prêtent au jeu alors qu'elles savent très bien que les élèves n'y arriveront pas. Et cela est prévu pour 10 ans encore : toute une génération d'enfants en voie d'abêtissement. Comment peut-on raisonnablement réduire la complexité de l'éducation d'un enfant aux mathématiques et à la lecture ? Conséquence d'autant plus néfaste qu'on est en train de former une génération de nouveaux enseignants à privilégier les résultats et la collecte de données au détriment de la relation humaine et de l'individuation des apprentissages. Ne sachant où donner de la tête, certains districts se tournent vers l'entreprise privée. Des consultants sont engagés pour appliquer un modèle industriel de contrôle de la qualité, adapté à l'éducation. Comme si on pouvait mécaniser les apprentissages. Naturellement, les enseignants aussi finissent par s'abrutir : "I am a much smarter teacher nowadays [...]. The Brazosport method [...] has forced teachers to work together more collaboratively. We are told what we need to do in a three-week period, and I plan my days accordingly." L'article est farci de contradictions tout aussi savoureuses que celle-ci, avec un petit bijou de conclusion.
Publié par François Guité à 07:36 PM
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21.04.2004
Papier à vue
Il suffit de quelques traits parfois pour rompre l'inertie de la page blanche. Dans cette optique, Papier isométrique peut servir de tremplin à la créativité, et pas seulement en mathématiques. Les quelques enseignants à qui je l'ai montré ont été ravis. Ce charmant et ingénieux gratuiciel (shareware) pour Mac OS X permet de générer des feuilles de papier quadrillé, triangulé ou pointillé en tout genre. Simple et efficace, pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'avoir des élèves munis d'un ordinateur portatif ou qui savourent encore les plaisirs du papier. Un joli cadeau de Jean-François Pautex de l'Université Henri Poincaré de Nancy. Mais n'allez surtout pas juger de la beauté de l'application d'après le site Web.
Publié par François Guité à 11:24 PM
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19.04.2004
Place au génie
« Quelle est la moitié de 13 ? » demande Michael Michalko dans Thinking Like a Genius: Eight strategies used by the super creative, from Aristotle and Leonardo to Einstein and Edison . Un merveilleux exemple du conditionnement que l'école fait subir aux élèves. Pour la majorité d'entre nous qui y sommes passés, la réponse est catégorique : 6,5. Comme c'est banal. Avec un peu d'imagination, on répond tout aussi correctement 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8 ou 11, en surprenant tout le monde, et surtout les enseignants. L'auteur nous rappelle que l'école devrait nous apprendre à réfléchir de façon productive plutôt que reproductive. À cet effet, il décrit huit stratégies qui sont le signe d'une pensée créatrice : • analyser un problème sous tous ses angles La lecture de cet article ramène à la surface quelques auteurs. Dans Learning With Confidence , Stephen Yurkiw affirme que « in order to be truly effective, the teacher must relinquish the starring role [...] and allow the student to assume the lead. In order to become truly fearless, students need to be able to work in an environment that allows them to explore all possible solutions to a problem or situation, and know that this is not only tolerated, but whole-heartedly accepted. » Et le plus subversif Gordon MacKenzie dont le premier chapitre de Orbiting the Giant Hairball: A Corporate Fool's Guide to Surviving With Grace , intitulé « Where Have All the Geniuses Gone? », nous rappelle que « creativity and genius have not so much to do with being normal as being original. [...] Small wonder that by sixth grade, hardly anyone will admit to creative genius. But we need our genius to bail ourselves out of the messes we continually get ourselves into. » L'acceptation de l'individualité oblige l'école à composer avec la marginalité. Signe encourageant, la réforme de l'éducation prône l'individualisation des apprentissages. Mais dans les faits, l'école encouragera-t-elle l'originalité ? Il est fort à parier qu'elle continuera à privilégier la socialisation (c'est-à-dire la collectivisation des moyens de production) dans les apprentissages et que, par conséquent, on continuera à étouffer le génie. Dans un esprit de dialectique, la société n'a-t-elle pas tout à gagner en misant plutôt sur la diversité et l'essor des individus ? Dans l'éventualité où l'on voudrait accorder la primauté au développement de l'être (sans toutefois négliger l'intelligence sociale), il revient d'abord à l'enseignant de montrer son savoir-faire.
Publié par François Guité à 05:49 PM
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12.09.2003
Lancement de Lumi junior
Osmoze annonce aujourd'hui le lancement de Lumi Junior, un ensemble de bases de données FileMaker Pro™ conçues par des enseignants afin de dynamiser l'évaluation des élèves et la communication entre les enseignants, les élèves et les parents. Pour en savoir plus sur Lumi Junior>>>
Publié par François Guité à 01:13 AM
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12.09.2003
Lancement de iTexte
Osmoze annonce aujourd'hui le lancement de iTexte, un logiciel qui offre aux enfants (et aux adultes!) un espace de travail qui facilite l'écriture en proposant de nombreux outils: des structures de texte, des marqueurs de relation et des variations de style. Le logiciel permet notamment aux enseignants de préparer des fichiers pour guider les élèves dans la réalisation de leurs projets d'écriture. Pour en savoir plus sur iTexte>>>
Publié par Michel Desbiens à 01:13 AM
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Lumi et Lumi Junior
• faciliter l'évaluation des élèves • communiquer avec les élèves • acheminer un bulletin électronique mensuel personnalisé [ Détail + ] iTexte
( MAC OS X) [ Détail + ] |