avril 29, 2003

Un autre (re)converti au Mac

Ce matin, cfd écrivait qu'une certaine journaliste de La Presse était retournée au Mac. Il y a quelques semaines, j'écrivais une chronique nostalgie où je mentionnais un vieux livre écrit sur le dépannage du Macintosh par mon copain Daniel Lafrenière. J'annonçais que Daniel pensait se racheter un Mac après des années d'égarement :-). C'est fait ! Ne croyez pas que ce soit rien. Daniel est aussi l'auteur de Créez des interfaces gagnantes, livre ayant un beau gros logo de Windows au-dessus du titre sur la page couverture. C'était publié en 1995 aux éditions Logiques.

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Que fait-il avec son Mac? Il écrit un second livre sur la conception d'interface. Aime-t-il son Mac? L'expression débordant d'enthousiasme résume bien son état d'esprit. Que dire de plus que ce qu'il me disait hier: « Un Mac, c'est un Mac ».

Je serais curieux de savoir combien il y a de ces retours... Qui sait, après avoir réactualisé mon vieux PC à la maison (P2-450), j'envisage que mon prochain portatif pourrait être un Mac. Mon vieux PowerBook 540 mériterait bien le repos, aux côtés de mon Lisa.

N.D.L.R. Oups. J'avais oublié: en fait mon Lisa est un MacXL.

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avril 22, 2003

Le Web: 1 page par personne.

Les moteurs de recherche (Google, HotBot, Altavista, etc.) nous donnent accès au Web visible. Tout ce qu'ils n'indexent pas est parfois nommé « Web invisible » ou quelquefois « Web profond ». Certains estiment que ce Web profond est au moins 400 fois plus important que celui accessible par les moteurs de recherche. Mais restons-en au Web visible pour l'instant.

Google: 3,083,324,652 de pages. Si on additionne les pages des autres principaux moteurs de recherche, on obtient un total de quelque 14 470 milliards de pages visibles. Toutefois, si on enlève les recoupements entre les différents moteurs, on arrive à environ 42% de pages uniques. Mettons 50%. Ça ne fait toujours que 7 à 8 milliards de pages accessibles pour 6,3 milliards de personnes (voir chronique précédente). Oui, « que ». Oui, c'est beaucoup. Mais c'est peu. Ça ne fait toujours que 1,1 page visible par personne sur cette planète !

Comme dirait Yvon Deschamps : « Qu'ossa donne ? » Un rappel concret que les moteurs de recherche sont encore bien imparfaits et toujours très petits. Que le Web sémantique est plus qu'une nécessité pour nous donner un meilleur accès et un meilleur accès au Web profond. Qu'il reste encore tant de savoir, tant de connaissances à ajouter et à rendre accessibles.

Le Web visible est bien petit...

Posted by ppilon at 10:55 AM | Comments (0) | TrackBack

avril 21, 2003

Fort nombreux sur cette planète.

Je voulais partager une observation sur la petitesse du Web, oui sa petitesse. Pour faire cette démonstration j'avais besoin de connaître la population mondiale estimée pour 2003. Plutôt qu'un nombre sec, je suis tombé sur une petite horloge fascinante mais assez paniquante. Assez pour justifier cette rubrique et revenir plus tard sur la petitesse du Web.

Constatez par vous-mêmes...

Script utilisé avec la permission du Centre de recherches pour le développement international.

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avril 18, 2003

Six chapeaux pour penser... à Montréal

Hier, petit aller-retour à Montréal pour le travail. C'était au restaurant Hélène de Champlain, île Sainte-Hélène. La dernière fois que je suis allé sur cette île, il s'y tenait une très très grosse fête... et j'étais très jeune.

Moi, l'informaticien (GED, XML, gestion de projet), au hasard des demandes du métier, je joue (c'est bien l'impression que ça me donne!) de plus en plus souvent le rôle d'animateur. Hier, c'était pour la CSST. J'animais une réunion qui visait à établir le bilan d'un projet pilote d'une année. J'ai utilisé une technique que j'aime beaucoup: « les 6 chapeaux pour penser ». J'aime cette technique parce qu'elle fonctionne! C'est simple et efficace tout en étant amusant.

C'est un Anglais originaire de Malte, Edward de Bono, qui a inventé cette approche. J'ai plusieurs réticences sur certains écrits du monsieur en question, mais pas vraiment sur l'efficacité des six chapeaux. Comme tout outil, il faut que ça soit utilisé pour la bonne chose et dans le bon contexte. Pour ceux qui ne connaîtraient pas du tout, le site français Coaching Avenue (sic) en donne une idée en une toute petite page. Si vous ne connaissiez pas cette technique de communication, ça vaut la peine de vous y intéresser, foi d'informaticien pragmatique (pléonasme?). Moi, ça fait plus de 10 ans que j'en retire des bénéfices... sous toutes formes.

Posted by ppilon at 04:35 PM | Comments (3) | TrackBack

avril 14, 2003

Pléonasme pour sceptique

Ça fait longtemps que je voulais partager cette perle. C'en est toute une belle, tout au moins pour un sceptique. J'ai longtemps eu envie d'appeler le récipiendaire 1997 du prix des sceptiques du Québec pour lui laisser le plaisir de rapporter ma trouvaille. Je suis certain qu'il aurait apprécié. Malheureusement on ne peut plus l'entendre. Mais ça, c'est une autre histoire.

Vous connaissez certainement la série de livres ...pour les nuls: Internet pour les nuls, SQL pour les nuls, etc. Il y en aurait près d'une centaine en informatique seulement. On compte aussi des titres en management mais également dans des domaines très divers. C'est dans l'un deux que j'ai trouvé, vu et identifié ce que je considère comme un joli pléonasme dans le titre même d'un livre.

« Bon, Pierre. C'est assez. Vas-tu le lâcher le morceau ! C'est probablement pas si intéressant et d'autres diront que c'est même pas un vrai pléonasme, que c'est juste un truc de sceptique ! »

D'accord. À vous de juger: pléonasme... ou rien du tout.


P.-S. Il fallait bien que je parle d'un livre aujourd'hui. Ça va m'aider à me remettre de ma déception de ne pas avoir été inclus par cfd dans la liste des personnalités rencontrées au Salon du livre. Qui sait? Un jour peut-être. (soupir)

Posted by ppilon at 12:41 AM | Comments (1) | TrackBack

avril 09, 2003

Le guillemetage

Dans les premières heures du démarrage ce ce cybercarnet, j'ai eu à me poser des questions sur les guillemets: usage et codage. J'ai lu que la grande rousse s'y était aussi frottée. Je cherchais le bon code HTML pour respecter les guillemets français. Je voulais également en connaître l'usage exact. En cours de balade, j'ai donc trouvé une page qui m'expliquait et montrait « tout ce que vous voulez savoir sur les guillemets sans avoir jamais osé le demander » et même un peu plus.

Je ne pensais pas qu'on pouvait écrire autant sur un sujet si particulier. Puis, je me suis soudain rappelé un très vieux souvenir. Jean BEAUDOIN (autrefois membre très actif du Club Macintosh de Québec) m'avait déjà rapporté l'existence d'un livre portant sur la seule lettre g ! Si on écrit un livre sur une seule lettre, on peut bien écrire quelques pages sur les guillemets...

Posted by ppilon at 12:48 PM | Comments (4)

Au moins un lecteur !

C'est vrai. Mon cybercarnet est officiellement ouvert puisque j'ai maintenant confirmation qu'au moins une personne a lu un de mes textes. Un commentaire m'en assure. Merci donc à Jean d'être officiellement le premier lecteur-commentateur. Je sais pourtant bien que cfd s'est tapé les avant premières pendant que je me faisais la main. Il a donc probablement essayé de lire malgré certaines mises en pages absolument bizarres. Merci.

Posted by ppilon at 10:38 AM | Comments (1)

avril 04, 2003

Auprès des puissants, loyauté vaut mieux que vérité

Dan Sperber est directeur de recherche au CNRS à Paris. Il a fait de nombreuses publications en français et en anglais. Ses textes touchent notamment l'anthropologie, les sciences sociales, les sciences cognitives et l'argumentation.

Il y a quelques semaines, en lisant son texte An Evolutionary perspective on testimony and argumentation publié en 2001, une phrase a retenu mon attention. Je ne sais pas si en d'autres temps j'y aurais perçu de façon aussi claire ce qu'elle exprime.

For instance, it is often advantageous to flatter powerful people, who care as much about loyalty than about credibility, even if it means misleading them.

Dois-je vraiment ajouter des noms de pays?

Posted by ppilon at 02:05 PM | Comments (0)

avril 02, 2003

Comprend une pile Hypercard...

Dans une caisse de bebelles de Logiciel Avenue (voir la chronique précédente), j'ai retrouvé un livre. Ouche! On vieillit mais la technologie plus encore.

Le Macintosh facile? Oui. Ça ne veut quand même pas dire qu'à l'occasion on ne soit pas mal pris! Mon copain Daniel Lafrenière avait donc pondu en 1989 un livre intitulé:


Guide de dépannage du Macintosh


Trois éléments m'ont amusé:

"Comprend une pile HyperCard de dépannage du Macintosh"

Qui se souvient de HyperCard? Quelle merveille. Quelle simplicité. Je me souviens de mon excitation à examiner ce nouveau type de logiciel après avoir mis la main sur une version bêta du produit. Dans l'esprit de cette époque,  Daniel avait donc conçu une petite pile de dépannage. C'était simple et efficace. En passant, y a-t-il des équivalents aujourd'hui?

"... à l'égard du Mac-addict que je suis"

C'est ce qu'il écrivait dans ses remerciements pour s'excuser du temps consacré à cette passion. Devinez toutefois comment il gagne sa vie depuis 10 ans? Concepteur d'interfaces pour le Web... et pour Windows. Nous pouvons regarder cela du bon côté: son expérience du bon et du beau est transportée de l'autre côté. Il en est même devenu un spécialiste et conférencier recherché (France, Suède, États-Unis, Canada). Dans un souci d'honnêteté, je dois ajouter que Daniel rêve de se racheter un Mac. Je crois qu'il va succomber bientôt et n'attend que ses retours d'impôts!

"Préface de Pierre Pilon, président de Logiciel Avenue"

C'est ce qu'on peut lire sur la page couverture. Ce que vous ne savez pas, c'est que Daniel a préféré cette préface à une autre que j'avais pourtant négociée pour lui. Une autre bien plus intéressante. Même à l'époque "Pierre Pilon, président de Logiciel Avenue", ça ne disait pas grand-chose et à pas beaucoup de gens. Dans ses habitudes de livrer rapidement, Daniel ne voulait pas attendre après le prestigieux "préfacier" que je lui avais dégoté. J'avais rencontré ce monsieur au MacWorld Expo de Boston, en août 1989. Il visitait, se promenant comme monsieur tout le monde. Je l'ai abordé. Je lui ai expliqué qu'un livre en français serait bientôt publié et je lui ai demandé s'il accepterait d'en faire la préface. Il a accepté immédiatement, avec le sourire. Il m'a donné sa carte. Sur la couverture, on aurait donc dû plutôt lire:

Préface de Jean-Louis Gassée, vice-président d'Apple Computer

Que voulez-vous, comme aurait pu dire monsieur de La Palice: un gars pressé, c'est quelqu'un de pressé.

Posted by ppilon at 04:51 PM | Comments (3)