Remolino

    Du cyberespace à la cité éducative

Cyberpédagogie

16 mars 2005

Enfin! (elle devait bien venir cette réplique...)


Ravi de lire la réplique de Jacques Désautels, Marie Larochelle, Suzanne Vincent, Lucie DeBlois et Fernand Gervais au texte de Clermont Gauthier et M'hammed Mellouki dans Le Devoir de ce matin. Bien envoyée. Bien méritée.

Voilà pour la réplique des universitaires aux universitaires, dans le registre universitaire. Un événement quand même assez exceptionnel dans un média de masse.

Le texte qui expliquera en des termes positifs et justifiera de façon convainquante la réforme à l'intention du grand public reste toutefois à écrire.

Beau défi de relations publiques dans les circonstances!

La discussion

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Je suis de ton avis sur les deux volets de ton commentaire. D'une part, que des collègues d'une même faculté s'empoignent à coup d'article dans le Devoir relève presque de l'utopie. De l'autre, le défi (des relations publiques) doit se réaliser (en ce moment) dans des circonstances peu favorables. On dirait parfois que les différents cabinets des différents ministres (de l'Éducation) essaient d'éteindre un incendie qu'ils n'arrêtent pas d'allumer (et d'entretenir) par leurs propres déclarations. Mme Marois a commencé le bal en acceptant que le langage de la réforme utilisé dans les explications aux médias et à la population soit exclusivement du jargon de technocrate (l'exemple des nouveaux noms des instruments de musique pour ne citer que celui-là). Ensuite, il y a eu M. Legault avec les "ostinages" sur le bulletin (pimentés par les interventions de M. Bouchard). Après, M.M. Simard et Reid ont joué "du report" comme s'il s'agissait de décisions anodines. Mais la perle, revient à Sylvain Simard qui, cédant devant le lobby des éditeurs, a fini par dire, "ma réforme c'est un étudiant, un livre !" Lui, il avait tout compris... Je me souviens cette journée là à la DGFJ, le moral était pas au plus haut... Pour ce qui est de M. Fournier, "il est encore vierge" si je puis dire...

À leur décharge, je dois dire que ce n'est pas de la tarte que d'expliquer ça simplement... même dans un contexte d'une ouverture relative !

Écrit par Mario Asselin le 16 mars 2005
2

Mon passage préféré :

« Les résultats sont transposés au contexte québécois, comme si les questions d'apprentissage pouvaient être détachées du contexte socioculturel et de l'histoire cognitive des élèves.»

On a trop souvent tendance à vouloir généraliser sans précaution les recherches. À mon avis, la recherche doit être vue comme servant à alimenter la réflexion menant à une prise de décision éclairée et non comme une solution miracle ou un argument «massu» pour imposer son point de vue sans dialogue.

Écrit par Patrick Moisan le 18 mars 2005
3

Bien sûr, je voulais écrire «massue» et non «massu» :-)

Écrit par Patrick Moisan le 18 mars 2005
4

"À mon avis, la recherche doit être vue comme servant à alimenter la réflexion menant à une prise de décision éclairée et non comme une solution miracle..."

Moi, c'est cette remarque qui me plaît. L'enseignement est une pratique où l'on passe ses journées à prendre des décisions... que nous souhaitons les plus éclairées possibles dans des circonstances toujours changeantes.

Écrit par André Chartrand le 18 mars 2005

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